Le petit Ziryâb. Recettes gourmandes du monde arabe de Farouk Mardam-Bey et Julie Guillem

Le petit Ziryâb : un univers raffiné et gourmand à portée de main!

Recueil de recettes (album) pour enfants dès 9 ans

Le petit Ziryâb.
Recettes gourmandes du monde arabe

de Farouk Mardam-Bey
et Julie Guillem

Ed. Actes Sud Junior, novembre 2020, illustrations de Julie Guillem,
88 pages, 18 euros

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Thèmes: cuisine, enfants, monde arabe, gastronomie

 

Présentation de l’éditeur: “Ziryâb fut un musicien, modiste et gastronome du XIe siècle qui vécut à Bagdad puis à Cordoue. (…)C’est sous son patronage qu’a été écrit ce livre qui présente la richesse de la cuisine moyen-orientale avec des anecdotes et des recettes faciles à réaliser en famille! (…) De quoi mettre l’eau à la bouche des lecteurs gourmands et gourmets!”

 

Cet album est en réalité un livre de recettes illustré et adapté pour les enfants (et leurs parents) désirant découvrir les saveurs orientales.

L’auteur nous emmène dans un voyage gustatif à travers différentes destinations. Le petit Ziryâb est un concentré du raffinement de la cuisine issue de nombreuses cultures arabes.

Qu’il s’agisse d’entrées, de plats ou de desserts; les créations culinaires présentées dans ce livre de recettes sont plus alléchantes les unes que les autres! De plus, en consultant cet ouvrage, on en apprend davantage sur certains  légumes et épices. C’est pourquoi j’ai beaucoup apprécié découvrir ce recueil de recettes.

Saviez-vous que Ziryâb était le surnom d’un musicien et modiste gastronome du IXème siècle? Je l’ignorais également et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les différentes anecdotes annexées aux recettes.

Remarquablement illustré par Julie Guillem, Le petit Ziryâb permettra aux enfants d’appréhender la richesse du monde arabe à travers de nombreuses expériences olfactives et gustatives.

D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé les dessins délicats de Julie Guillem. Les tons vifs, énergiques tranchent sur les fonds bleus ou blancs.

L’album est très stylisé et les textes de Farouk Mardam-Bey sont accessibles et ludiques grâce aux informations supplémentaires annexées aux recettes proprement dites.

 

Le petit Ziryâb est donc un très beau livre à découvrir pour cuisiner en famille tout en s’instruisant!

 

~Melissande~

+ Hérisson vous présente Un carnet de recettes bonnes à croquer de Seymourina Cruse et Carole Chaix

+La cuisine des pays celtes de Riwanon Kervella, présenté par Nathalie

+ Le site de l’illustratrice: Julie Guillem

 

Le serpent et l’enfant gâté. Contes kouya de Côte d’Ivoire présentés par Denis Ramseyer

Des contes indémodables qui, sous des traits animaliers, reflètent parfaitement la société humaine

Recueil de contes africains dès 8 ans

Le serpent et l’enfant gâté.

Contes kouya de Côte d’Ivoire

présentés par Denis Ramseyer

Editions L’Harmattan jeunesse,

mars 2019, coll. La légende des monde

(Afrique Subsaharienne- Côte d’Ivoire),

98 pages, 12 euros

Thèmes: contes, Côte d’Ivoire, animaux, morales, sagesse

 

Présentation de l’éditeur: “Du plein coeur de la Côte d’Ivoire, ces courtes histoires nous offrent un monde où les animaux et les humains communiquent et nous transmettent les valeurs du peuple kouya. Ce recueil de contes est une mise en garde contre l’égoïsme, la colère et le mensonge qui sont mauvais conseillers et nuisent à la communauté. (…)”

 

Tour à tour sérieux, cyniques ou humoristiques, ces contes prêtent à sourire mais aussi à réfléchir. Il ressort de ces récits traditionnels oraux une grande sagesse. A la lecture de ce recueil, on se rend compte que ce sont les humains (et les araignées bizarrement) les plus retors. Certains contes à la morale assez inattendue m’ont bien fait rire.

Lire Le serpent et l’enfant gâté c’est découvrir les traditions et les valeurs d’un peuple méconnu. J’ai beaucoup aimé découvrir ces récits, retranscrits grâce à des ethnologues passionnés. En effet, comme stipulé dans la préface du recueil, il serait dommage que ces précieuses traditions disparaissent faute de transmission. Le serpent et l’enfant gâté a donc pour fonction de préserver une partie du patrimoine du peuple kouya.

Ces contes sont très courts. Ils sont donc adaptés aussi bien aux adultes qu’aux enfants. De plus, pour les enseignants qui liraient cette chronique, Le serpent et l’enfant gâté me semble idéal pour être travaillé en classe.

A lire et à relire sans modération!

 

~Melissande~

 

+ Un album présenté par Hérisson pour les enfants qui souhaitent en savoir plus sur les animaux d’Afrique: Découvre le monde. Animaux d’Afrique de Marie Nicolas et Mathias Friman.

+ Pour les adultes, un article de Détours des Mondes présentant le roman de Denis Ramseyer sur le peuple kouya: Les kouya de Côte d’Ivoire

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Liberty – BD – Mois Américain 7

LibertyMois Américain

BD Tranche de vie

LIBERTY
Warnauts & Raives

Casterman (2010)

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Kinshasa, capitale du Zaïre, 1974Tshilanda est la fille du chef de la sécurité d’un grand hôtel international luxueux. Elle a 16 ans. Son père continue à la traiter comme une petite fille, mais elle, elle a senti les regards changer. Le regard des femmes, qui voient en elle une rivale. Celui des hommes, noirs ou blancs, qui voient en elle un morceau de choix à attraper… Elle est jeune, jolie et naïve. Et elle va se laisser “séduire” par un blanc (et se faire violer, n’ayons pas peur des mots !). Deux mois plus tard, elle s’aperçoit qu’elle est enceinte. Dans sa détresse, et pour lui éviter le scandale, deux hommes vont l’aider, Mike et Édouard, et lui faire quitter le Zaïre pour l’Amérique. Sa fille, Liberty, naîtra donc à New-York.

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Une belle histoire qui parle d’amour (platonique ou non), de ségrégation, de politique (du combat des Blacks Panthers à la victoire de Barack Obama). De boxe aussi (un tout petit peu) avec le combat de Mohamed Ali contre George Foreman (la bd s’ouvre là-dessus !). On y parle aussi brièvement des conséquences de la guerre du Vietnam sur ceux qui en sont revenus… Ou encore du niveau de vie/de la qualité de vie des Afro-Américains à New-York. Des relations fille-mère aussi. Bref, une bd qui aborde beaucoup de sujets importants !

J’ai beaucoup aimé le côté historique et très humain de cette bande dessinée ainsi que la multitude de sujets abordés. Et dans l’ensemble, les illustrations et couleurs m’ont bien plu également.

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Sur le site des deux auteurs, plusieurs planches

Sur Bodoï, une interview des deux auteurs.

De ces deux auteurs, j’ai également lu et apprécié “Les temps nouveaux“.

Une autre très belle bd qui parle de ségrégation : Cinq branches de coton noir

D’autres belles bd qui se passent à New-York : Giant, Un homme de joie, Broadway

Cette semaine nous sommes dans la bibliothèque de Noukette !

C’est aussi ma 7ème participation au Mois Américain

Merci à Irene Cannibal Lecteur pour ce Logo du Mois Américain !

Les neiges du Kilimandjaro – Mois Américain 4

NeigesRecueil de nouvelles

Les neiges du Kilimandjaro

Suivi de Dix indiens

Ernest Hemingway

Gallimard (1946)

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Ce recueil se compose de 12 nouvelles.

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Première nouvelle : “Les neiges du Kilimandjaro”.

Afrique. Harry et sa femme sont venus faire un safari non loin des neiges éternelles du Kilimandjaro. Mais leur voiture est tombée en panne et le chauffeur n’a pas su la réparer. En plus, Harry s’est blessé bêtement en voulant prendre une photo. Une égratignure à la jambe qu’il n’a pas cru bon devoir nettoyer. La petite blessure s’est infectée et la gangrène est arrivée. Harry, immobilisé, se questionne sur sa vie en buvant. Sur sa vie d’auteur, d’écrivain, mais aussi sur sa vie conjugale. Sa femme essaie pourtant de le distraire de ses noires pensées, sans succès. Il pense à tous les livres qu’il n’a pas écrit et qu’il porte en lui.

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Dans les neiges du Kilimandjaro, la première nouvelle, Harry n’est pas un personnage que j’ai trouvé sympathique. Il va mourir, il le sait et nous aussi, mais je n’ai ressenti que bien peu d’empathie envers ce personnage plutôt désagréable. Ceci dit, on ressent très bien la mort qui rôde

La seconde nouvelle, “Dix indiens” m’a bien plu. C’est une toute petite tranche de vie (7 pages) le jour de la Fête de l’Indépendance américaine avec des personnes simples. Nick est un gentil garçon.

Le sujet de la 3ème nouvelle “La capitale du monde” est le métier de matador. Un sujet qui ne m’attire guère et une fin… Terrible… Et si bête !

Hommage à la Suisse“, la 4ème, m’a laissée de marbre. J’ai par contre apprécié le cynisme de “L’heure triomphale de Francis Macomber“, même si je n’aime décidément pas les histoires de chasse.

En conclusion

même si j’ai apprécié certaines de ces nouvelles,  je n’ai pas été particulièrement enthousiasmée par ce recueil. J’ai trouvé l’écriture d’Hemingway assez froide, on ne ressent que peu d’empathie pour ses personnages. De plus, j’aime le format court de la nouvelle quand il y a une “vraie” chute, pas quand c’est juste un “morceau” d’histoire. Et puis, les thèmes abordés ici, la chasse, la pêche, la boisson, ne m’attirent pas plus que ça ! Ce qui ne m’empêchera pas d’essayer de lire ses romans “le vieil homme et la mer” (Prix Pulitzer 1953) et sans doute aussi “L’adieu aux armes” pour son thème, la première guerre mondiale.

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Rien à voir avec ce recueil, sauf qu’il s’agit toujours d’Hemingway. C’est une anecdote que m’a raconté mon fils : Mis au défi d’écrire une histoire en 6 mots, Hemingway répondit : “A vendre, chaussures bébés, jamais portées.Je trouve ça excellent !

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C’est ma 3ème participation au Mois Américain – Voir la liste de mes lectures prévues.

  Ce recueil participe également à l’Objectif PAL chez Antigone ainsi qu’au Challenge Cette année je (re)lis des classiques.

américain  Classique

 

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