Aussi libres qu’un rêve – SF

libresQuoi de plus important que de réaliser ses rêves ?
Roman jeunesse SF

AUSSI LIBRES QU’UN RÊVE

Manon Fargetton

Coll. Autres mondes

Mango éditions (2006)

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Silnöa et Silnëi sont sœurs jumelles. Malheureusement, l’une est née le 31 décembre à 23h58 et l’autre dans les premières minutes de janvier. Du coup, elles auront des vies totalement différentes.

Pour Silnëi, née début janvier, ses parents ont pu choisir un beau métier, très demandé : elle sera actrice. Mais pour Silnöa, née fin décembre, il ne reste que les métiers dont personne ne veut. Elle s’occupera des filtres sur un bateau.

En cette fin du XXIème siècle, c’est en effet votre date de naissance qui décide du métier que vous ferez une fois adulte. Né en janvier, tout vous est ouvert. Né en décembre, vous prenez ce qui reste. Cette tyrannie des dates de naissance a été mise en place pour des raisons d’égalité à la base… Mais du coup, plus personne ou presque ne peut faire ce qu’il veut.

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Il s’agit du 1er roman de Manon Fargetton et elle l’a écrit entre 16 et 17 ans… Après l’avoir lu, on n’est pas surpris qu’elle soit aujourd’hui autrice à plein temps.

On sent en le lisant que c’est écrit par quelqu’un de très passionné (et/ou quelqu’un de jeune ?). J’ai beaucoup aimé les personnages, tous très différents, ainsi que les poèmes. C’est très prenant, on y croit et c’est vivant ! J’ai trouvé la fin un peu rapide mais malgré ça, c’est un roman qui m’a beaucoup plu.

J’ai été très rapidement “happée” par cette histoire, l’ambiance, les personnages. Ça m’a intriguée, j’avais vraiment envie de lire la suite !

Une lecture très agréable et qui peut donner à réfléchir sur de nombreux sujets.

Une autrice à suivre, d’ailleurs, 3 de ses romans attendent dans ma PAL (voir ci-dessous)

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Ce roman a remporté 4 prix :

Prix Chronos / Prix Ruralivre en Nord Pas de Calais / Prix des Collégiens de l’Estuaire / Prix Jacaranda

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Bibliographie : Ceux en gras attendent leur tour dans ma PAL

  • Tout ce que dit Manon est vrai (Héloïse d’Ormesson, 2021)
  • A quoi rêvent les étoiles (Gallimard Jeunesse, 2020)
  • En plein vol (Rageot, 2020) – co-écrit avec Jean-Christophe Tixier
  • Nos vies en l’air (Rageot, 2019)
  • Dix jours avant la fin du monde (Gallimard jeunesse, 2018)
  • Quand vient la vague (Rageot, 2018) – co-écrit avec Jean-Christophe Tixier
  • Les plieurs de temps – 4 tomes (Rageot, 2017/2018)
  • Les illusions de Sav-Loar, Bragelonne, 2016 (Rééd. Milady, 2017) – Prix Imaginales des lycéens 2018
  • L’héritage des rois passeurs, Bragelonne, 2015 (Rééd. Milady, 2016) – Prix Imaginales du meilleur roman francophone 2016
  • Le livre de toutes les réponses sauf une (Rageot, 2015)
  • Diptyque : La Nuit des fugitifs (Rageot, 2015) / Le Suivant sur la liste (Rageot, 2014) – Policier jeunesse qui a remporté 16 prix (dixit Wikipédia)
  • Trilogie : June (Mango, rééd. Rageot, 2012/2014)
  • Aussi libres qu’un rêve (Editions Mango, 2006)

Nouvelles de littérature japonaise – Manga

Manga adulte

Nouvelles de

LITTERATURE JAPONAISE

Ryoichi Ikegami (ill.)

D’après les œuvres des auteurs cités ci-dessous

Éditions Tonkam (2006)

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Ce recueil se compose de cinq nouvelles d’auteurs “classiques” japonais adaptées et illustrées par Ryoichi Ikegami (1944-)

 

Figures infernales de Ryunosuke Akutagawa (1918)

Madame Osei de Ranpo Edogawa (1926)

L’amour de Tojuro de Kan Kikuchi (1919)

La porte de Matsukaze de Shugoro Yamamoto (1940)

L’histoire du donjon de Kyoka Izumi (1917)

 

Ce manga a un sens de lecture “français”. Il y a un sommaire, puis 5 magnifiques illustrations en couleurs (voir la 1ère plus bas à droite). On a ensuite la source des œuvres lors de leur prépublication en BD au Japon (dans Big Comic, entre 1995 et 1997), viennent ensuite les nouvelles, puis une postface de Philippe Marcel clôt ce recueil.

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Figures infernales de Ryunosuke Akutagawa (1892-1927)

Le seigneur de Horikawa était un homme bon et généreux avec son peuple. Pourtant un jour, il se mit en colère. Yoshidide était un peintre inégalé dans son domaine. Mais c’était un être odieux. Avare, dur, paresseux, cupide, il ne connaissait pas la honte. Il était de plus arrogant et orgueilleux. Le seigneur lui demanda de peindre un paravent sur les figures infernales. Après plusieurs mois, le peintre, qui n’arrivait pas à peindre ce qu’il voulait, fit une terrible demande au seigneur.

La fin de cette histoire est tout bonnement monstrueuse !! Et digne d’un film d’horreur…

Et après avoir lu ce manga, je me suis aperçue que j’avais un recueil de nouvelles “L’iris fou” dans lequel il y en a une de cet auteur “Le tableau d’une montagne”. Je la lirai bientôt.

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Madame Osei de Ranpo Edogawa, appelée aussi “L’apparition d’Osei”

Ranpo Edogawa (1894-1965) grand admirateur d’Edgar Allan Poe, il est considéré comme l’un des fondateurs principaux de la littérature policière au Japon.

Kakutaro, le mari de Madame Osei, était tuberculeux. Chaque jour, sa femme se maquillait, se faisait belle et sous un prétexte ou un autre, sortait. Et il restait seul. Il savait bien que sa femme était infidèle, mais il refusait de divorcer. Un jour que sa femme était sortie, leur fils demanda l’autorisation d’inviter des amis. Le père accepta et se mit même à jouer avec eux.

Quelque chose va mal tourner, mais quoi et pour qui, vous le saurez en lisant cette nouvelle ! Dont la fin est à peine moins horrible que la précédente…

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L’amour de Tojuro de Kan Kikuchi (1888-1948)

1697. Un célèbre acteur de Kabuki doit jouer le rôle d’un amant adultère. Or, si c’est un homme à femmes, il n’a jamais couché avec une femme mariée (ce qui est puni de mort). Et il a peur que son jeu s’en ressente. Il va se débrouiller pour arriver à ses fins…

Un homme sans pitié s’il en est !

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La porte de Matsukaze de Shugoro Yamamoto (1903- 1967)

1670. Parti à Edo à l’âge de 11 ans, un homme revient sur ses terres d’origine pour succéder à son père et être le nouveau Daimyo de la région. Cet homme a un secret. Il est borgne et n’a jamais dit à personne comment c’était arrivé.

C’est une histoire de culpabilité. De fidélité aussi. J’avoue que c’est celle que j’ai le moins aimé !

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L’histoire du donjon de Kyoka Izumi (1873-1939)

Un des samouraïs du seigneur est chargé d’aller inspecter le 5ème étage d’un donjon. Alors même que personne ne s’y est aventuré depuis plus de 100 ans. L’esprit qui vit là le laisse repartir, mais le prévient de ne jamais revenir sinon il mourra. L’esprit étant une belle femme, devinez ce que va faire le samouraï ?

Une histoire fantastique, pleine de violence (mains coupées au sabre !) mais que j’ai trouvé plutôt belle !

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Ryōichi Ikegami est notamment connu pour avoir illustré “Crying Freeman” (avec Kazuo Koike au scénario) et Sanctuary (avec Buronson au scénario).

Je ne suis pas une grande lectrice de mangas, loin s’en faut. J’ai lu quelques Taniguchi (non présentés ici) et aussi :

Kasane, la voleuse de visageCelle que je ne suis pasDans l’abime du temps

Mais je dois dire que celui-ci a vraiment été une excellente surprise !

Tant au niveau des histoires, très bien écrites, que des illustrations, que j’ai trouvé très belles.

Une lecture que je vous recommande vivement.

Cette version-ci ne doit plus être disponible, mais Delcourt en a sorti une nouvelle version avec 8 nouvelles au lieu de 5.  Yuko

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Cette semaine nous sommes chez Moka Au milieu des livres

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Un manga qui participe également au Mois du Japon

Chez Lou et Hilde

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Au tour du monde en 80 jours livres (Japon) chez Bidib

monde

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au challenge 2022 en classiques ici et chez Blandine

 

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Ainsi qu’au challenge Les adaptations littéraires chez Lydia

Le chant du héron au crépuscule ♥

héronRoman historique

Le chant du héron au crépuscule ♥

TAN TWAN ENG

Traduit de l’anglais (Malaisie) par P. Giraudon

Charleston poche (2021)

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Ce roman a déjà été publié en 2016 sous le titre “Le Jardin des brumes du soir” aux éditions Flammarion.

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Résumé éditeur : Malaisie, 1951.

La Seconde Guerre mondiale est finie depuis six ans lorsque Teoh Yun Ling se décide à quitter Kuala Lumpur pour rejoindre les montagnes qui s’élèvent au cœur du pays. C’est là que s’est retiré Nakamura Aritomo, l’ancien jardinier de l’empereur du Japon, l’homme qui pourra l’aider à honorer la promesse faite à sa sœur : créer le plus beau des jardins.

Celui dans lequel elles se réfugiaient en pensée pour survivre dans le camp d’internement japonais où elles ont passé la guerre… et dont sa sœur n’est jamais revenue.

Tiraillée entre son serment et sa soif de vengeance, Teoh Yun Ling débute un apprentissage auprès de l’énigmatique Aritomo.

Tandis que l’insurrection communiste fait rage dans le pays, des liens se nouent entre ces deux êtres, le maître et l’élève, que la vie aurait dû irrémédiablement séparer.

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J’aime beaucoup le titre poétique et la jolie couverture de ce roman. Malgré ses 557 pages, je l’ai dévoré en quelques jours.

C’est une histoire difficile à raconter mais qui vaut le coup d’être lue ! Cette femme, pleine de colère envers les japonais (elle a été internée dans un camp et mutilée) va passer outre son ressentiment et se mettre au service de l’ancien jardinier de l’empereur du Japon. Et cela, pour tenir une promesse faite à sa sœur. Le personnage de Teoh est complexe. On comprend ce qui lui est arrivé au fil du roman dont les chapitres alternent passé et présent.

Un roman qui parle de mémoire, de culpabilité, d’amour, de jardin japonais, de thé, de famille et de secrets. Pas forcement très facile à lire (je ne retiens pas facilement les noms asiatiques !) mais très beau. Je me suis laissée envouter par cette ambiance tour à tour dure (le passé, la guerre) et sereine (la création du jardin).

Si vous aimez la culture japonaise, vous devriez apprécier ce roman.

Une très jolie découverte pour moi !
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Le Chant du héron au crépuscule, deuxième roman de l’auteur, a remporté le Man Asian Literary Prize, le Walter Scott Prize et a été finaliste du Booker Prize.

Télécharger un extrait (site de l’éditeur)

Un roman qui participe au Mois du Japon

Chez Lou et Hilde

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à l’Objectif PAL chez Antigone

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Ainsi qu’Au tour du monde en 80 jours livres (Malaisie) chez Bidib

monde

Les dames de Kimoto – BD Japon

damesSaga familiale pour le mois du Japon
BD Ado/Adulte

LES DAMES DE KIMOTO

Cyril Bonin

D’après le roman de Sawako Ariyoshi
Éd. Sarbacane (2022)

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Les dames de Kimoto se déroule au Japon, à la fin du XIXème, début du XXème siècle. Grâce à sa grand-mère Toyono et malgré la tradition, Hana a bénéficié des mêmes avantages que son frère. Elle a eu le droit de poursuivre ses études.

Mais l’heure est arrivée de se marier et de quitter la maison familiale et sa grand-mère. Elle va avoir deux enfants. Un garçon, Seiichirô, puis une fille, Fumio.

C’est la vie de celle-ci que nous allons suivre après celle d’Hana. Fumio va se marier et avoir des enfants, dont une fille Hanako.

Au travers l’histoire de cette famille, de ces trois générations, nous allons voir les traditions, les modes de vie évoluer… Et chaque nouvelle génération se révolter d’une manière ou d’une autre contre la génération précédente.

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Cette bande dessinée est un cadeau de mon fils pour mon anniversaire. Il ne le savait pas, mais elle est arrivée juste pour le mois du Japon ! En plus, je l’avais déjà repérée sur quelques blogs et j’avais très envie de la lire. Je ne connais pas le roman dont cette bd est l’adaptation.

J’ai beaucoup aimé cette histoire ! Au point qu’en la terminant, j’étais vraiment déçue. J’avais envie d’en savoir plus sur la vie d’Hanako. Trois femmes, trois vies très différentes malgré le poids des traditions. Ce poids, qui pèse beaucoup sur les femmes, s’allège au fil des ans et des générations. Les femmes veulent être plus libres, choisir leurs maris, faire des études ou encore travailler. Et qui pourrait les en blâmer ?

Si j’ai toujours un peu de mal avec les visages dessinés par Cyril Bonin, j’ai par contre adoré les couleurs employées ici. A l’image de la couverture, c’est très doux, avec beaucoup de rose et de vert.

Une belle découverte !
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Lire une dizaine de pages (site éditeur)

Le site de Cyril Bonin

De cet auteur, j’ai déjà lu : “Comme par hasard”, “Chambre obscure” (2 tomes, j’ai bcp aimé !)

L’avis de Noukette (fan absolue de Cyril Bonin, Zidrou va être jaloux…)

Une autre BD qui parle de traditions au Japon : Ama, le souffle des femmes

Cette semaine nous sommes chez Stephie du blog Mille et une frasques

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Une BD qui participe également au Mois du Japon

Chez Lou et Hilde