Jusqu’au dernier – BD – Western sombre ♥

La fin d’une époque…
BD Western ado/adulte

dernier

Jusqu’au dernier ♥

Félix & Gastine

Grand Angle

Bamboo (2019)

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Russel est cow-boy. En arrivant chez son ami William Hattaway, Russel à la mauvaise surprise de passer devant sa tombe. Il s’aperçoit quelques minutes plus tard que sa femme Martha est également décédée. Après avoir enterré cette dernière, Russel repart, emmenant avec lui Bennett, leur jeune fils un peu simplet. Dix ans plus tard, avec l’arrivée du train, Russel a décidé d’arrêter le métier de convoyeur de vaches et de devenir fermier dans le Montana. Un évènement malheureux et imprévu va modifier cruellement ses plans…

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J’avoue que je ne sais plus si j’ai entendu parler de cette BD quelque part ou si j’ai juste été séduite par la couverture ! N’est-elle pas magnifique ? Cet homme au visage raviné que l’on sent à la fois pensif et en colère, qui attend sous la pluie…  J’aime beaucoup les couleurs également, avec cette lueur de feu de camp qui illumine son visage.

Cet homme, c’est Russel.

L’arrivée du train va sonner le glas de son travail de cow-boy. Qu’importe. Il s’est imaginé une autre vie, fermier. En attendant, à Sundance, Wyoming, il va croiser ce qu’il y a de plus sombre chez l’humain : La méchanceté, la bêtise, l’avidité, la manipulation, la recherche du profit à tout prix…

L’histoire commence comme un western “classique”, avec des cow-boys qui convoient des vaches à travers l’Amérique. Mais c’est une époque charnière car avec l’arrivée du train c’est la fin des cow-boys qui devront se reconvertir. Ce fameux train, prometteur de richesses à venir, crée des convoitises, des opportunités pour certains, des jalousies.

Que seriez-vous prêt à faire pour obtenir ce dont vous rêvez ?

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C’est une histoire très sombre, avec, tout de même, un petit poil d’optimisme.

J’ai tout aimé dans cette BD. Le scénario, le dessin, la couleur et la fin.

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C’est une histoire complète. Mais vu le succès de cet album, les deux auteurs ont prévu de faire une suite ! Je ne vais pas m’en plaindre.

Lire un extrait (site de l’éditeur)

Du même scénariste : Une vie à écrire

D’autres BD western : CalfboyLa venin T1Texas JackSykesUndertakerL’odeur des garçons affamésLune d’argent sur ProvidenceStern

Cette semaine, nous sommes chez Stephie pour Mille et unes bulles…

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“La maison qui parcourait le monde” de Sophie Anderson

La maison qui parcourait le monde est un roman atypique magnifiquement illustré !

 

La maison qui parcourait le monde couverture

Roman fantastique pour la jeunesse dès 11 ans

La maison qui parcourait le monde

de Sophie Anderson

illustré par Elisa Paganelli

Editions L’école des loisirs, septembre 2020,
illustration de couverture de  Melissa Castrillon
collection Medium, 15,50 euros

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Thèmes: initiation, épreuve, mort, deuil, amitié

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Présentation de l’éditeur: “Tout ce que veut Marinka, 12 ans, c’est un ami. Un véritable ami. (…) Mais c’est difficile quand votre grand-mère est une Yaga, une gardienne qui guide les morts dans l’au-delà. C’est encore plus difficile quand vous vivez dans une maison qui parcourt le monde, vous emportant avec elle. (…) Alors, quand Marinka tombe sur l’occasion de se faire un véritable ami, elle n’hésite pas à enfreindre toutes les règles… (…)”

 

Tout d’abord, je tiens à m’attarder sur l’objet livre qui est magnifique! La couverture (réalisée par Melissa Castrillon) donne le ton: les illustrations d’Elisa Paganelli sont sobres et très poétiques. Cela se marie merveilleusement bien avec le côté mystérieux du récit. Dès le départ, j’ai été conquise!

L’histoire de La maison qui parcourait le monde sort vraiment de l’ordinaire. Je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à ce type d’intrigue mais c’était une bonne surprise. Si le fantastique est bien présent, il permet surtout d’aborder de manière originale le chagrin causé par le deuil. Sophie Anderson exploite avec brio un panel d’émotions. Il s’en dégage d’ailleurs une question essentielle: comment vivre avec le sentiment de culpabilité qui survient après la perte d’un être cher?

Bien entendu, la mort n’est pas l’unique thème du roman. Mais la grand-mère de Marinka étant une célèbre Yaga, difficile d’ignorer les âmes défuntes attirées par les feux magiques de leur maison. Rassurez-vous, il n’y a rien de morbide. Au contraire, les morts se souviennent avec tendresse de leur vie passée. Mais je n’en dirai pas plus au risque de vous révéler des informations cruciales.

Marinka est bien trop jeune pour comprendre tous les enjeux qu’impliquent la fonction exercée par sa grand-mère. C’est pourquoi elle fera des erreurs et en paiera les conséquences. La maison qui parcourait le monde est un roman initiatique différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Les personnages sont attachants, j’ai aimé découvrir la vie de cette petite fille dans une maison de Yaga. À un moment donné, l’histoire prend une tournure à laquelle on ne s’attend pas du tout et c’est très bien pensé de la part de l’auteure.

En somme, il s’agit d’un roman particulier, aux thématiques un peu tristes mais présentées de manière douce et poétique. De plus, l’auteure livre un message d’espoir à la fin du récit. Je vous invite à le découvrir.

 

~Melissande~

 

+Un roman ado abordant d’une autre manière le deuil, présenté par Hérisson: ‏Le soleil est pour toi de Jandy Nelson

+Un récit atypique, également présenté par Hérisson : Le bonheur de A à Z de Barry Jonsberg

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Bluebells Wood – BD Fantastique

bluebellsLes sirènes existent*
Bande dessinée fantastique

Bluebells Wood

Guillaume Sorel

Glénat (2018)

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Préface de Pierre Dubois

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Quelque part entre la forêt et la mer, dans une maison bâtie sur une plage, un homme vit avec ses souvenirs. William peint inlassablement sa femme disparue, Helena. Il n’arrive pas à faire son deuil et s’est isolé volontairement, n’acceptant que la visite de son ami Victor et celle d’une jeune femme qu’il utilise comme modèle, Rosalie. Alors qu’il peint tranquillement assis dans sa barque, il va faire une étrange et terrible rencontre… Il ira jusqu’à se demander si sa raison ne l’a pas quitté.

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Bluebells :  jacinthes des bois bleues.

Elles forment un tapis bleu sur le sol de la forêt proche de la maison du peintre. A la fin de l’album, l’auteur nous explique que cet endroit existe (je veux y aller !!). Il raconte comment il l’a découvert et comment ça l’a inspiré pour cette bande dessinée.

L’histoire est relativement simple et pourrait être résumée en peu de phrases. Mais certaines choses arrivent, progressivement, et vont venir mettre une ambiance étrange. Étrange et inquiétante… Et la fin est surprenante !

Les illustrations sont magnifiques, les décors surtout (je n’aime pas tellement les visages…)! J’ai tout particulièrement apprécié le cahier graphique final, qui regroupe les couvertures non retenues, des portraits et des croquis (avec de superbes double-pages).

Encore une belle découverte faite grâce à la BD de la semaine. Je ne serai pas allée de moi-même vers cet album, la couverture ne m’attirant pas du tout. Et ça aurait été dommage !

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Le site de l’auteur

Découvrir quelques planches sur le site de l’éditeur

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Illustration empruntée sur le site de l’auteur

*Les sirènes existent est le nom de l’exposition d’originaux de Guillaume Sorel à St Malo du 1er août au 27 septembre 2020.

D’autres avis : Noukette, Brize

Cette semaine, nous nous retrouvons chez Stephie du blog Mille et une frasques

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Les beaux étés – BD 5 tomes

beauxBande dessinée tendre et nostalgique

LES BEAUX ÉTÉS

Zidrou & Jordi Lafebre (ill.)

Dargaud

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T1 : Cap au sud ! 1973 : Quand “La maladie d’amour” était numéro 1 sur toutes les radios (2015)

T2 : La Calanque 1969. (2016)

T3 : mam’zelle Estérel. 1962 : Quand on dansait sur “Let’s Twist Again” ! (2017)

T4 : Le repos du guerrier. 1980 : L’année où Lio chantait “Le banana split”. (2018)

T5 : La fugue. 1979 : Pink Floyd cartonnait avec THE WALL (2018)

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Toute la famille attend le père pour partir en vacances. Voilà déjà 3 jours que tout le monde est prêt et attend qu’il ait terminé la mise en couleurs de sa dernière bd… Et puis c’est enfin le moment du départ !! L’excitation est à son comble dans la famille Faldérault. Tout le monde grimpe dans la 4L rouge et c’est parti pour un mois de vacances dans le sud, au soleil !!

En passant par les petites routes bien sûr. Avec des pique-niques au bord de la rivière et du camping sauvage. Chaque année apportant son lot d’aventures, de surprises, de beaux et bons moments !

beaux

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Croyez moi sur parole, si vous avez vécu ses années là, plein de choses vont vous revenir ! A commencer par les airs des chansons…  “Banana, Banana, Banana split ! ” ou encore “La maladie d’amour…”

En décembre 2016, je vous avais brièvement parlé des deux premiers tomes de cette série que je n’avais jamais terminée. C’est chose faite ! La seule chose qui m’ait un peu “gênée” c’est que les époques sont totalement mélangées ! Mais l’avantage, c’est que vous pouvez les lire dans l’ordre que vous voulez…

Beaucoup de sujets sont abordés cette série qui présente les vacances d’une famille un peu bohème, un peu farfelue.  Mais ils le sont avec légèreté, insouciance fraicheur, tendresse, humour et un brin de nostalgie !

Les beaux étés est une série “feel-good” pour reprendre un terme à la mode.

Si vous êtes un peu déprimé, elle va vous redonner le sourire !
Une bien jolie série avec laquelle je me suis régalée.

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A lire ici, une interview des deux auteurs

D’autres BD de Zidrou présentées ici.

Retrouvez les avis enthousiastes de Noukette, Jérôme, Jacques, Moka et Hélène

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