America [s]

America
L’Amérique des années 70

America [s]

Ludovic Manchette & Christian Niemiec

Le Cherche Midi (2022)

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Amy, 13 ans, vient de perdre sa meilleure amie, Sandy. Elle a été fauchée par une voiture deux mois auparavant. Elle est morte sur le coup.

Amy avait aussi une grande sœur de 17 ans, Bonnie. Mais il y a un an, Bonnie est partie. A 17 ans, elle a décidé d’aller tenter sa chance au Manoir Playboy, à Los Angeles. Autrement dit, elle est partie traverser les États-Unis en stop, avec un gars qu’elle connaissait à peine…

Elle avait promis d’écrire. Mais un an après, rien, pas un mot. La police l’a cherchée au début. Amy avait juré de garder le secret sur la tête de Sandy, alors elle n’a rien dit. Pour ce que ça a servi…

Bref, aujourd’hui, plus rien ne retient Amy à Philadelphie. Elle décide de partir à la recherche de sa sœur et de voir si elle a réussi à concrétiser son rêve…

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C’est une histoire totalement incroyable, à laquelle, cependant, j’ai cru. Une gamine qui traverse l’Amérique des années 70 pour retrouver sa grande sœur. Elle va faire de nombreuses rencontres, certaines merveilleuses, d’autres beaucoup moins, on s’en doute. Un voyage initiatique pour (re)trouver une famille.

J’ai vraiment adoré cette histoire, qui n’est pourtant pas toujours très gaie !

Le meilleur des conseils : “Va là où tu es aimée“.

Une très chouette lecture que je vous recommande !
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Des mêmes auteurs, j’ai lu (et beaucoup aimé également) : Alabama 1963

sortir

C’est le 4ème roman à sortir de mon panier pour “en sortir 25 pour 2025

Il participe aussi au Challenge ABC chez Enna

ABC

L’auberge de la Jamaïque ♥

JamaiqueClassique d’aventure Anglais

L’auberge de la Jamaïque

Daphné du Maurier

Traduit de l’anglais par Léo Lack

Illustré par Daniel Dupuy

Presses de la cité (vf 1944 /v o 1936)

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Sur son lit de mort, la mère de Mary lui fait promettre d’aller rejoindre sa tante Patience. D’abord réticente, la jeune fille finit par accepter. Après avoir tout vendu, elle quitte son village. En ce jour gris et pluvieux de novembre, dans le coche qui la mène chez son oncle et sa tante, elle se demande si elle a bien fait. Car après avoir demandé au cocher de la conduire à l’auberge de la Jamaïque, celui-ci fait une drôle de tête et fini par avouer que la Jamaïque a mauvaise réputation…

En arrivant, elle est accueilli par son oncle (qu’elle ne connaissait pas) Joss Merlyn. Puis arrive sa tante, que Mary reconnait à peine tant elle a changé. Au fil des jours, la jeune fille va s’apercevoir que sa tante a peur et que son oncle est brutal et alcoolique. Et que, s’il n’y a pas de clients dans cette auberge perdue au milieu de la lande, on y fait tout de même de drôles de rencontres certains soirs…

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Des personnages étranges et souvent dangereux, une lande désolée et marécageuse où il est facile de se perdre, du suspense, de la violence, un zeste de folie et une pincée d’amour, vous trouverez tout ça à l’auberge de la Jamaïque !

Il se lit très facilement. Il y a pas mal de descriptions de la lande, des marais, de la côte, mais ça participe à l’ambiance (genre “Les Hauts de Hurlevent” : la lande déserte, le vent qui souffle, le brouillard…) Les personnages principaux sont bien campés et pour certains, jusqu’à la fin, on ne sait quelle confiance leur accorder… Quand à l’héroïne, elle a du caractère et essaie de modifier l’avenir que la condition féminine de l’époque lui réserve.

Une lecture longtemps repoussée (on devait faire une LC avec Blandine en 2023). Là, ce devait être une LC avec Enna, mais elle n’accrochait pas et a abandonné. Du coup j’ai failli ne pas le lire non plus ! Et puis j’avais tellement aimé Rebecca, je me suis dit qu’il fallait laisser sa chance à celui-ci.

Et j’ai bien fait ! C’est totalement différent, mais ça m’a beaucoup plus également.

Un roman d’aventure avec du suspense et une “vraie” ambiance que je vous recommande.
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Elle existe bel et bien cette auberge ! C’est même un hôtel.

Adaptations : Alfred Hitchcock en a fait un film en 1939 : La taverne de la Jamaïque / La série de la BBC n’a pas convaincue Martine / Et il existe apparemment deux autres adaptations en téléfilm (dixit Wikipédia)

D’autres que moi ont aimé : Missycornish

De la même autrice, j’ai lu (et beaucoup aimé aussi) : Rebecca

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le Mois Anglais

(qui cette année se poursuit jusqu’en août !)

chez Martine  et Lou

 

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Le challenge Solidaire sur Babelio

https://www.babelio.com/users/GROUPE_Challenges-de-lecteurs_6035.jpg

Et le challenge “Classiques” sur ce blog

L’apprenti conteur de Gaël Aymon

Un roman singulier incarnant la magie des plus grands contes de Perrault!

Roman pour la jeunesse dès 8 ans

L’apprenti conteur

de Gaël Aymon

Ed. L’école des loisirs, coll. Neuf,

ill. de Siegfried de Turckheim, janvier 2025

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Thèmes: contes, tradition orale, Perrault, magie, deuil, enfance

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Présentation de l’éditeur: “Pas facile d’être le fils du grand Charles Perrault… À douze ans, Pierre est envoyé à la campagne pour y écrire le recueil de poèmes qui le fera remarquer à Versailles. Afin d’échapper à la corvée, le garçon se dit que collecter des contes auprès d’une vieille nourrice puis les retranscrire ne devrait pas lui demander trop d’efforts. (…)”

 

J’ai totalement adhéré à L’apprenti conteur, c’est un coup de cœur! En effet, l’auteur mêle habilement réalité et fiction. Ainsi, Pierre Darmancour a réellement existé. Il s’agissait du troisième fils de Charles Perrault.

Au fil des pages, l’imaginaire fait son œuvre et notre jeune héros vivra une folle aventure. L’apprenti conteur c’est un récit où la frontière entre le réel et le rêve s’amenuise jusqu’à ne plus former qu’une seule et même réalité.

De plus, les illustrations en noir et blanc de Siegfried de Turckheim s’accordent parfaitement avec l’ambiance du récit. Mélanger différents personnages et les faire évoluer ensemble de manière cohérente, il fallait y penser. Et ça fonctionne!

Je pense que là réside la grande force de ce roman. Dans L’apprenti conteur, les figures de notre enfance prennent vie d’une manière qui leur est propre; indépendamment des attentes du lecteur. Ils s’animent pour aider Pierre à grandir, bien  sûr mais surtout pour continuer à vivre à travers nous. Une sorte d’héritage des temps anciens en quelque sorte.

À l’heure actuelle, on aurait tendance à oublier ou en tout cas sous-estimer l’importance de la transmission orale (et écrite). La voix des anciens s’estompe et les contes commencent à mourir. C’est ce message que je garde à l’esprit en refermant L’apprenti conteur.

Une lecture divertissante et inspirante!

 

~Melissande~

 

Tom haut comme trois pommes de Carole Martinez, un conte original présenté par Nathalie

 

+ Un autre conte célèbre revisité: Annabel et la bête de Dominique Demers, présenté par Nathalie

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Je reviendrai avec la pluie

pluieUn roman délicat

Je reviendrai avec la pluie

Takuji Ichikawa

Flammarion (2012)

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Takumi élève seul son fils de 6 ans, Yûji, depuis que sa femme, Mio, est décédée. Il fait du mieux qu’il peut, mais il est malade et un peu distrait. Porter des vêtements tâchés par exemple, ne le dérange pas vraiment. Ni mettre un costume d’hiver en été…
Ce qui est important pour lui par contre, c’est de passer du temps avec son fils et de lui parler de sa mère. Ils ont un quotidien simple et bien réglé.
Un jour, au cours d’une de leurs promenades, alors que la saison des pluies vient de commencer, ils retrouvent Mio. Elle apparaît, comme ça, au détour d’un chemin. Elle ne se souvient plus de rien, mais elle suit Takumi et Yûji et rentre avec eux.

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Un extrait :
« Tu es prêt à partir pour l’école ?
– Comment ?
– Tu es prêt ? Tu as bien épinglé ton nom ?
– Hein ?
Pourquoi est-il si dur d’oreille ? Ce n’était pas le cas du temps de Mio. Je me demande si c’est dû à quelque désordre émotionnel.
– Bon, c’est l’heure. On y va ?
J’ai pris la main de Yûji déjà à moitié reparti au pays des songes, pour sortir de l’appartement. Je l’ai confié à son chef de groupe qui attendait au pied de l’escalier et les ai regardés s’éloigner. A côté de ce garçon de douze ans, Yûji avait l’air d’un bébé. A six ans, il était encore petit pour son âge. Comme s’il avait oublié de grandir. »

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« Je reviendrai avec la pluie » est un roman d’amour léger et poétique. Un roman qui parle de la difficulté à faire son deuil aussi. J’ai beaucoup aimé la relation entre le père et le fils, on perçoit de l’amour bien sûr, mais aussi de la tendresse et beaucoup de douceur. En fait, malgré le jeune âge de l’enfant (6 ans) ils prennent soin l’un de l’autre.

On ne sait pas de quoi souffre exactement le père, à part le fait qu’il soit extrêmement anxieux, mais sa « maladie » ou son « mal-être » lui complique beaucoup la vie. Le retour de la mère (rêve ou réalité ? Elle est décédée un an auparavant) va apporter un peu d’ordre et beaucoup de joie dans leur vie.

Les autres personnages du roman sont assez peu présents mais également étonnants et tous un peu fragiles. Il se passe relativement peu de choses et les dialogues sont parfois un peu bizarres (-Vraiment ? –Hein ? –Hmm ?) mais il y a une ambiance que j’ai trouvé très agréable.

Un livre que j’ai lu rapidement et avec beaucoup de plaisir (il y a un côté très zen) comme apparemment plus de 3 millions de japonais et je ne sais combien de personnes dans le monde ! Je n’en avais jamais entendu parler, mais il a eu beaucoup de succès, et il a inspiré un film et un manga.

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Un Mois au Japon chez Hilde et Lou

Kimono