Suzuran

SuzuranSuzuran

Aki Shimazaki

Actes Sud (2020)

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Éditeur : Anzu est céramiste. Elle habite seule avec son fils depuis son divorce et ne souhaite pas se remarier. Elle s’épanouit pleinement dans un quotidien calme rythmé par la pratique de son art. Sa douceur naturelle est à l’image de sa vie, dans une petite ville au bord de la mer du Japon et au pied du mont Daisen. Sa sœur aînée, séductrice impénitente tout juste fiancée, annonce qu’elle viendra de Tokyo présenter à sa famille l’heureux élu.

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Suzuran est le premier tome de la série “Une clochette sans battant“. C’est la quatrième pentalogie d’Aki Shimazaki. Elle réunit Suzuran (2020), Sémi (2021), No-no-yuri (2022), Niré (2023) et Urushi (2024).

Et c’est également le premier roman que je lis de cette autrice. L’originalité de son œuvre, c’est que l’on peut lire les romans de chaque série dans n’importe quel ordre. Chacun étant la même histoire, mais en une version différente, car racontée par un autre personnage. Et donc, forcement, une autre vision des choses…

Elle est en train d’écrire sa 5ème série (2 tomes parus).

J’ai bien aimé cette histoire, à la fois douce et cruelle. Je lirai un des autres tomes par curiosité, même si je ne suis pas sûre de lire toute la série.

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C’est toujours un mois au Japon chez Lou et Hilde !

Le challenge ABC (lettre S) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre S) de Sophie (sur ce blog)

L’immeuble Yacoubian

Yacoubian

L’immeuble Yacoubian

Alaa El Aswany

Traduit de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier

Collection Babel

Actes Sud (2006 / vo 2004)

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Lecture Commune avec Blandine

Une lecture recommandée par Rachel ;)

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Éditeur : L’auteur est un vrai Égyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz.
Il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège.

Il ne juge pas, mais préfère nous montrer les espoirs puis la révolte de Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier ; l’amertume et le mal de vivre de Hatem, homosexuel dans une société qui lui permet de jouir mais lui interdit le respect de l’amour ; il nous fait partager la nostalgie d’un passé révolu du vieil aristocrate Zaki ; l’affairisme louche mêlé de bigoterie et de lubricité d’Azzam ; la dérive de la belle et pauvre Boussaïna, tout cela à l’ombre inquiétante du Grand Homme, de ses polices et de ses sbires de haut vol comme l’apparatchik El-Fawli, et à celle non moins inquiétante d’un islam de combat, qui semble être la seule issue pour une jeunesse à qui l’on n’a laissé aucun autre espoir.

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Si j’ai bien aimé l’écriture et le “témoignage”, la vision d’une certaine époque, j’avoue avoir eu beaucoup plus de mal avec tous les passages sur la religion. Même si, à mon avis, ils sont plus donnés à titre “critique” pour montrer l’exagération de certains, que par prosélytisme…

Dans ce roman, on découvre la vie de plusieurs personnages au sein d’un monde où la corruption, la pauvreté et les inégalités sont importantes. Et où les homosexuels doivent être prudents, où les femmes ne sont pas encore voilées, même si elles sont souvent “à la merci” des hommes.

C’est aussi le passage d’un monde “occidentalisé” à un monde islamique et gouverné par la stricte obéissance à Dieu.

La nostalgie de certains personnages m’a rappelée celle de ma grand-mère qui a vécu en Égypte (à Héliopolis) de sa naissance en 1920, jusque dans les années 50 (où les étrangers, mes grands-parents étaient italiens, n’étaient plus les bienvenus…). Elle gardait de cette époque et de cette vie un merveilleux souvenir !

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Un film tiré du roman a été réalisé en 2006 par Marwan Hamed

La littérature Africaine sur les blogs (+ ma pal Africaine)

Un roman qui participe à plusieurs challenges

Et c’est le 6è/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

Le challenge ABC (lettre E) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre I) de Sophie (sur ce blog)

L’Énigme de Saint-Olav Melchior l’Apothicaire

Saint-OlavL’Énigme de Saint-Olav

Melchior l’Apothicaire, livre 1

Indrek Hargla

Traduit de l’Estonien par Jean Pascal Ollivry

Babel noir – Actes Sud (2017 / vo 2010)

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Résumé éditeur : En Estonie, au XVe siècle, un haut responsable de l’Ordre des chevaliers teutoniques est assassiné. Dans l’ancienne Tallinn, où l’on fait commerce du sel, l’apothicaire Melchior tente de résoudre une intrigue mêlant haines ancestrales et mystérieuse malédiction. Moines, marchands de la guilde hanséatique, jeunes épouses de vieux barbons hantent ce polar médiéval estonien.

L’énigme de Saint-Olav est le premier roman d’une série d’enquêtes de Melchior l’Apothicaire, mais c’est une histoire complète qui peut être lu indépendamment des autres.

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J’ai beaucoup aimé cette lecture. Les passages historiques sont parfois assez denses, mais pas indigestes ! Et le personnage de Melchior est attachant. C’est un homme bon et intelligent, qui aime s’occuper de ses semblables et résoudre des énigmes. On apprend un peu de l’histoire de l’Estonie, qui a été envahie de tous côtés (finlandais, allemands, suédois puis russes…) Ainsi que la vie des gens à cette époque, leurs priorités, leurs coutumes. Mais c’est avant tout une enquête policière menée conjointement par le bailli et l’apothicaire.

Ce qui est sûr, c’est que ça m’a donné envie d’en savoir plus sur cette ville de Tallinn ! Et d’aller voir la vieille ville et cette fameuse église Saint-Olav, la plus haute à son époque…

Une chouette découverte. Je lirai les autres tomes !

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Un autre roman policier qui se passe dans les Pays Baltes (en Lettonie) : Les chiens de Riga

Un roman qui participe au challenge de SachaUne rentrée à l’Est

consacré cette année aux Pays Baltes

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Il participe également au challenge Thrillers et Polars chez Sharon

Logo de Belette (Dessin de Juanjo Guarnido)

Kinderzimmer – roman

KinderzimmerKinderzimmer

Valentine Goby

Babel

Actes Sud (2013)

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Lecture commune avec Blandine

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Suzanne Langlois est dans une classe de terminale. Elle est venue raconter sa déportation, le quotidien du camp, la kinderzimmer.

Kinderzimmer, pour ceux qui n’ont jamais fait d’allemand, c’est la garderie, la chambre des enfants. Mais une question inattendue l’arrête dans son récit bien rodé. Une question simple, qui la perturbe pourtant parce qu’elle lui fait perdre le fil de son histoire. Et parce qu’elle doit réfléchir, se replonger dans ses souvenirs douloureux. Elle ne raconte plus, elle revit.

Elles sont quatre cents femmes moins les mortes en arrivant au camp. Mila le sait parce qu’on les a comptées avant de les envoyer en Allemagne. Elle est épuisée, mais les flashs, les aboiements des chiens, les cris des femmes l’empêchent de tomber. Mila est enceinte et a des nausées sans arrêt. Elle se demande si l’enfant est une chance ou non.

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Étrangement, en lisant ce roman, je n’ai pas pleuré. Ce n’est pas “tire-larmes” ni même émouvant. Non. C’est juste glaçant. Ce quotidien dans lequel nous sommes plongés, dans les Blocks du camp de concentration pour femmes de Ravensbrück, est tellement insoutenable, monstrueux, inimaginable.

Les phrases sont brutes, directes parfois hachées. Rien ne nous est épargné à nous pauvres lecteurs bien à l’abri dans nos maisons, le ventre plein. Comment se mettre à la place de ces femmes ? La faim, le froid, la crasse, la puanteur, les poux. Les maladies, la violence des soldats. Tenir. Il faut tenir. Le moindre moment de bonheur, une chanson, un souvenir permettent de tenir encore un peu. Alors un nouveau-né, promesse d’un avenir, rassemble les femmes.

Un récit à lire
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Extrait p. 25 : (Ce sont des prisonnières françaises qui parlent aux nouvelles venues)

Elles disent qu’il ne faut pas être malade, les malades sont les premières victimes des sélections, qui conduisent à des transports noirs vers d’autres camps, dont ne reviennent que des robes numérotées. Aussi, éviter le [revire], l’infirmerie, qui est un mouroir et vous désigne illico comme charge, plutôt que comme Stück exploitable chez Siemens ou au [betribe], l’atelier de couture. Au Revier on ne soigne pas. On est parfois empoisonné. On côtoie le typhus, la scarlatine, la coqueluche, la pneumonie. Éviter le Revier le plus longtemps possible. Mila entend. Le Revier, c’est la mort. La grossesse, à terme, c’est le Revier donc c’est la mort.

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Sur ce blog des médiathèques d’Antony, vous pourrez voir 2 vidéos : l’une de Valentine Goby, l’autre de Marie-José Chombart de Lauwe (la puéricultrice de la kinderzimmer)

Ce roman a obtenu de nombreux prix voir sur la page de l’éditeur

Sophie vous l’avait déjà présenté ici

De cette autrice, j’ai déjà lu et beaucoup aimé “Un paquebot dans les arbres“.

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Ce roman participe au challenge “LE TOUR DU MONDE EN 80 Jours LIVRES” (France)

proposé par Bidib

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