Kiki la petite sorcière – Roman jeunesse

KikiRoman jeunesse

A partir de 9/10 ans

KIKI LA PETITE SORCIÈRE

Eiko Kadono

Ynnis Éditions (2019)

*****

1er tome d’une série de 6.

*****

Résumé : Kiki est une jeune sorcière qui vit chez ses parents, dans un petit bourg niché entre une forêt et de jolies prairies. Elle vient juste d’avoir 13 ans. Et, comme toutes les sorcières à cet âge là, elle doit quitter ses parents et commencer son apprentissage. Ce qui signifie qu’elle doit devenir autonome. Trouver un endroit, ville ou village, où s’installer. Puis se rendre utile à son entourage grâce à ses pouvoirs. Oui, c’est ainsi que les sorcières « gagnent » leur vie. Elles rendent service et on leur donne quelque chose en échange, comme de la nourriture par exemple. Mais ce n’est pas si facile de quitter le domicile parental… Heureusement, Kiki a un chat (noir, ça va de soi !), Jiji, qui l’accompagne partout et lui tient compagnie.

*****

Mon avis : C’est un roman que j’ai lu pendant le RAT d’Halloween (du 11 au 13/10/19). Je n’ai pas vraiment aimé le prologue (il fait juste 8 pages) que j’ai trouvé trop « didactique ». Mais il a le mérite de poser le cadre de l’histoire et de présenter les différents personnages. Ensuite, le style est beaucoup plus vivant et on se laisse vite emporter par cette histoire franchement mignonne. La jeune Kiki est une jeune fille charmante et volontaire à laquelle on s’attache vite. J’ai indiqué qu’il s’agissait d’un premier tome, mais il peut se lire tout seul, l’histoire est complète.

Un agréable moment de lecture !

*****

Chez le même éditeur, déjà présenté sur ce blog : 7 nuits

Si vous ne connaissez pas les éditions YNNIS (qui existent depuis 2013), sachez qu’ils sont spécialisés dans la culture pop, les mondes imaginaires et le Japon (anime et mangas entre autres).

Ce roman participe au Challenge Halloween

Nous suivre et partager :
error0

Mon petit frère est un monstre #Halloween

Mon petit frère est un monstre est un album très drôle pour les enfants, idéal pour parler avec humour de l’arrivée d’un petit frère dans la famille, notamment en cas d’adoption.

mon petit frère est un monstre

Album jeunesse dès 3 ans

Mon petit frère est un monstre

de Isabelle Wlodarczyk

et Nicolas Rouget

illustré par Thierry Manès

Frimousse, 2017
9782352413042, 13€

***

Thèmes : frère, famille, monstre, humour, halloween

***

L’album Mon petit frère est un monstre a déjà été commenté par Nathalie, mais le challenge Halloween est le bon moment pour le remettre en avant, puisque cela fait déjà deux ans, d’autant plus que cet album est un coup de coeur à la maison depuis qu’il nous a été offert par Blandine pour la naissance de micro hérisson.

Une petite fille, assise au parc sur un banc, raconte à une gentille grand-mère que son petit frère est un monstre. A chaque pas elle nous décrit ce qu’il fait, deux images se confrontent alors : l’image de la petite fille, et celle de ce qu’imagine la grand-mère… Deux images aux antipodes, ce qui crée tout l’humour du livre, surtout vu la chute ! Quelle est la bonne image ?

mon petit frère est un monstre

Mon petit frère est un monstre est un livre qui joue sur l’écart entre le discours de la petite fille et celui de la personne âgée. Cet écart est toujours source de beaucoup d’attention de la part de mini hérissonne, car elle adore repérer les différences entre texte et image. Ici c’est fait avec beaucoup d’humour, et si la conclusion l’a un peu surprise la première fois, maintenant elle attend cette chute avec impatience.

Cet album, grâce aussi à cet humour, permet de préparer ou d’accompagner l’arrivée d’un petit frère, en anticipant un peu les bêtises qu’il va faire… Manger les jouets, dessiner sur les murs, après tout, autant que les grandes soeurs soient prévenues, leur petit frère pourrait bien être un monstre !

 

+ Les avis de Blandine et de Bidib

+ Le site d’Isabelle Wlodarczyk

+ la maison d’édition Éditions Frimousse

Challenge Halloween
+ & Challenge Albums 
 

Nous suivre et partager :
error0

« La promesse du fleuve » d’Annie Bacon

Un voyage initiatique dans un univers à la fois enchanteur et hostile.

la promesse du fleuve

Roman fantastique pour la jeunesse dès 8 ans
Rentrée Littéraire jeunesse 2019

La promesse du fleuve

d’Annie Bacon

illustration d’Annie Carbo

Editions Castelmore, septembre 2019,
10,90 euros, 288 pages

 

***

Thèmes : voyage, guerre, différence, conte

***

 

Présentation de l’éditeur: 

« Un voyage sur l’eau inoubliable, sous le signe de l’amitié et du courage !

Odilon a un rêve : trouver Terre promise, une île dont lui parlait sa mère autrefois. Une île où lui et sa grande sœur Babette pourraient vivre en paix. Pour échapper à la guerre contre les hommes-oiseaux, ils embarquent tous deux sur le radeau d’un drôle de poète, qui descend le fleuve en quête d’aventure.

Ensemble, ils découvriront des lieux merveilleux et effrayants : la ville aux mots de pouvoir, l’île des bâtards, et une capitale qui ne vit que pour les courses d’escargots géants… et ils rencontreront de nouveaux compagnons, à la recherche d’une terre d’accueil, comme eux.

Mais jusqu’où l’eau les portera-t-elle ? Terre promise existe-t-elle ailleurs que dans le cœur d’Odilon ? »

 

Avec « La promesse du fleuve », Annie Bacon nous offre une histoire d’amitié et de tolérance inoubliable. J’ai pris beaucoup de plaisir à voyager aux côtés de Dammal et d’Odilon, deux personnages semblables dans leur manière d’appréhender l’existence. Les autres protagonistes sont également attachants mais ce sont les deux personnalités qui m’ont le plus marquée.

Chaque chapitre ouvre une porte sur un microcosme fascinant: là où la loi des hommes règne, la liberté se meurt. L’auteur parvient à décrire une société cruelle et destructrice de manière sobre. De ce fait, le roman s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes. Ces derniers se retrouveront d’ailleurs sans peine dans la morale et les messages véhiculés. En effet, nos héros apprendront à leurs dépends que le monde des adultes n’est pas forcément plus sage que celui de la jeunesse…

La promesse du fleuve est bien plus qu’une invitation au voyage, c’est aussi une mise en garde contre la dictature et le totalitarisme. La plume d’Annie Bacon est fluide et très poétique. Les chapitres défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Et lorsque la fin de l’aventure se profile, on se prépare à quitter les protagonistes le cœur serré.

Ce roman est un coup de cœur, je n’ai qu’un seul regret : que le voyage n’ait pas duré plus longtemps!

Je vous le recommande chaudement, certains livres changent la manière de percevoir le monde et La promesse du fleuve en fait partie.

 

~Melissande~

 

+ Le site de l’auteur

+ Pour lire un extrait c’est ici

+D’autres œuvres traitant de la différence présentées par Nathalie: ‎La différence invisible et quelques titres d’un challenge

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0

Dans la toile du passé – Roman jeunesse

toilePeut-on « transmettre » son passé ?

A partir de 11 ans

DANS LA TOILE DU PASSÉ
Anouk Bloch-Henry

Éd. Oskar (2018)

*****

Ana adore aller chez ses grands-parents, qu’elle a surnommé Jep et Jem. Ana, qui habite en ville, adore leur jardin, un vrai espace de liberté. Avec Jep, son grand-père, elle s’occupe du potager, va à la pêche, l’écoute réciter des poèmes. Avec Jem, sa grand-mère, elle apprend à tricoter et à manger ses crêpes sans se salir les doigts. Jep ne prend jamais rien au sérieux. Pour les réponses sérieuses, mieux vaut demander à Jem.

Un jour, La Mort vint chercher Jep. Elle le rata de peu, mais il dû aller passer quelques temps à l’hôpital. Ana compris ce jour là que ses grands-parents aussi pouvaient mourir et elle fut très triste. Si triste qu’elle n’arrivait plus à manger. Le médecin qui l’examina lui dit qu’elle avait des toiles d’araignées plein le ventre…

*****

Même si j’aime beaucoup les romans qui parlent de l’Histoire, j’ai toujours une grosse appréhension avant d’en ouvrir un qui parle de la seconde guerre mondialePourtant, celui-ci se lit sans problème ! Même si l’on y parle de la mort, la façon dont le sujet est abordé fait qu’on ne se sent pas oppressé.

Ce roman en fait, parle surtout des secrets de famille. Des « non-dit« , de toutes ces choses non formulées qui finissent bien souvent par dégénérer en conflit. Du mal que peuvent faire ces secrets. Mais il parle aussi de la difficulté que peuvent avoir les gens à exprimer ces souvenirs souvent douloureux pour eux.

Le côté « fantastique » aide à « adoucir » l’histoire.  Je ne sais pas si les enfants comprendront le côté « transmission » des secrets d’une génération à une autre, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont c’est raconté.

*****

L’avis d’Histoire d’en lire

Sur la Seconde Guerre Mondiale, plus « documentaire » : Oradour, un village si tranquille

Nous suivre et partager :
error0