RDL Juin 2020 – avec de la musique et Hunger Games

Une ronde des livres par mois, pour tenter de garder une trace de mes lectures, celles que je n’ai pas pris le temps de présenter, et celles dont j’ai seulement parlé sur Instagram !

En juin j’ai donc lu (entre autre)…

Romans

Le mois de juin est passé si vite, les lectures ont été peu nombreuses en roman, mais j’ai tout de même dévoré le nouvel Hunger Games !

Hunger Games : La ballade du serpent et de l'oiseau chanteurHunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur 

Un nouvel Hunger Games, toujours pas Suzanne Collins, impossible de passer à côté, malgré la peur d’être déçue. Je n’ai pas attendu bien longtemps après sa sortie pour le lire, de peur de lire des avis négatif ou trop positifs… j’aime me faire mon propre avis sur ce genre de “grosse production”.

Le pitch de ce pré-quel  :

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la Maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate.

Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des Tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine. Dans l’arène, ce sera un combat à mort.

Déjà prendre un des personnages que l’on aime le moins dans Hunger Games comme personnage principal, c’est osé… mais en plus nous faire l’origine des Hunger Games… Et finalement je me suis prise au jeu de ce roman, j’ai appris à détester Snow, mais différemment, en découvrant ses failles, son histoire. L’origine des Hunger Games, de ses évolutions, j’ai trouvé ça passionnant, tout comme l’évolution des personnages.

Il y a plusieurs parties dans ce roman, tout commence doucement, pour prendre de l’ampleur, avec une partie, vraiment liée aux Hunger Games que j’ai adoré. Vient ensuite une partie plus étrange, le calme avant la tempête, où l’on cherche à comprendre à l’avance comment Corio peut devenir ce Snow que l’on déteste… et le moins qu’on puisse dire c’est que l’on est pas déçu par la fin !

Un sentiment ambivalent à la fin de cette lecture, avec du très bon par moment, des moments trop lents à mon goût, mais dans tous les cas deux personnages principaux charismatiques ! Je suis heureuse d’avoir replongé dans Hunger Games, surtout que je fais partie des gens qui n’avaient que peu apprécié le tome 3 !

PKJ, 2020

BD et mangas :

Second Summer : Never see you again, un manga en 2 tomes léger malgré sa thématique, avec beaucoup de musique !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

🤍Second summer Never see you again 🤍 Ce manga en 2 tomes est une belle histoire d’amour et de musique 🎶 Alors qu’ils viennent de monter un groupe de musique au lycée, Rin meurt. Elle a toujours su qu’elle allait mourir, sans rien dire. Satoshi est effondré d’autant plus que la dernière chose qu’il lui a dite, c’est qu’il l’aimait… Ce qu’elle a mal pris. Quand il se réveille le jour de sa rencontre avec Rin, Satoshi comprend qu’il a une deuxième chance… Et il est bien décidé à ne pas lui avouer ses sentiments cette fois ! Ce manga adapté d’un roman (et qui existe aussi en film) est une histoire classique d’amour caché au lycée, mais entre le côté musique, les personnages attachants et pétillants et cette fin tragique inéluctable, on se laisse porter. Une lecture agréable qui permet de rencontrer des personnages bien campés, servis ici par les illustrations de Motomi Minamoto. Des illustrations adaptées, expressives, avec des personnages ayant chacun leur style propre. Le côté musique apporte une petite touche funky et me donne envie de voir le film pour écouter les chansons de Primember ! Une série parfaite pour mettre dans les cdi de collège : courte, sympa et avec le thème sous-jaccent de la musique. Vous lisez des mangas ? Quel est votre dernier coup de cœur ?

Une publication partagée par Sophie Herisson 📚 Bookstagram (@herissonfamily) le

Billy_C1_RVB okBilly Symphony 

Le jour où le jeune Billy aperçoit un saxophone dans une vitrine, c’est le coup de foudre. Sans un sou en poche, il va devoir redoubler d’efforts pour tenir enfin l’instrument entre ses mains ! Commence alors un long chemin vers le rêve d’une carrière de musicien… 

Encore de la musique, mais cette fois ci en bande dessinée ! Un jeune homme décide de se mettre à la musique, son parcours le mènera à un saxophone… dont il ne tirera que des notes peu appréciables… jusqu’à ce qu’il collabore avec un petit oiseau. Le succès est alors au rendez-vous, mais l’amitié peut elle juste survivre au succès ?

Cette bande dessinée sans texte n’est pas silencieuse pour autant, car au fil des pages les dessins de David Périmony prennent vie et la musique de ce petit oiseau se fait entendre… Une histoire douce et poétique, que l’on suit au gré des pérégrinations du héros. Les belles illustrations aux tons marrons un brun vintage de l’auteur rendent l’ensemble paisible

David Périmony, Editions de la Gouttière, 2020

 

 

 

 

 

J’ai commencé quelques autres romans, repris Filliozat pour essayer de savoir comment aider micro hérisson a traversé le terrible two – et pour l’instant on est plus proche de l’échec qu’autre chose… – mais surtout on a vécu la fin du confinement en prenant l’air, et en reprenant le rythme des réveils école ménage repas… Demain, vacances, on verra bien si j’ai plus de temps pour des romans, mais dans tous les cas on a plein de beaux albums qui nous attendent !

Nous suivre et partager :

Contes de l’ Inde – Étapes indiennes 5

indeÉtapes indiennes

Tout public

CONTES DE L’ INDE

Récits du conteur errant

Recueillis par Vladimír Miltner

Illustrés par Vladimír Tesar

Gründ (1977)

*****

Dans ce recueil de “Contes de l’ Inde”, nous suivons un conteur errant, Jagannath. Nul ne sait d’où il vient, ni depuis combien de temps il marche. Nous sommes en Inde et il va de villages en villages conter ses histoires. Les villageois l’accueillent toujours avec un grand plaisir. Il commence par aller se laver à la rivière de la poussière du chemin, puis les villageois lui apportent à manger. Et enfin, quand tout le monde a terminé son travail, ils viennent tous s’asseoir sous un gros sycomore et Jagannath entame son récit…

*****

J’ai déjà lu ce recueil plusieurs fois (ça doit bien faire 30 ans qu’il est dans ma bibliothèque) mais ça faisait vraiment longtemps que je ne l’avais pas relu et je l’ai retrouvé avec plaisir. J’aime beaucoup le premier conte (le plus long de ce recueil, il fait 32 pages) “Les aventures du Roi Vikram“. Mais j’aime bien les autres aussi.

Les illustrations sont très colorées, à l’image de la couverture, et pleines de dieux, de chevaux, de guerriers ou de princesses richement vêtues.

Régulièrement, Jagannath change de village. Et à la fin de chaque conte, il prend son iktar (instrument à cordes), joue un petit air et chante :

Un conte, toujours, est fallacieux,

Y gît un grain de vérité.

Mensonge ou vérité ? tous les deux :

C’est à toi de les retrouver !” Puis il commence un nouveau récit…

De tous mes livres de contes dans cette collection, je pense que c’est celui-ci que j’ai le plus relu !

*****

Dans cette collection chez Gründ, je vous ai déjà présenté : Contes du Japon,

Pour retrouver tous les titres de la collection”Légendes et contes” chez Gründ, voir l’article de l’association AEDES.

*****

C’est ma 5ème participation aux étapes indiennes chez Hilde. // Et ce recueil participe également au Challenge Contes et légendes chez Bidib

http://www.lelivroblog.fr/media/00/01/3463383214.jpg

légendes

Nous suivre et partager :

How to stop time – Mois Anglais 8

HowFuir l’amour à tout prix pour rester en vie
Roman à partir de 13/14 ans

HOW TO STOP TIME

Matt Haig

Traduit de l’anglais (G-B) par Valérie Le Plouhinec
Illustration de couverture de Joëlle Jolivet

Hélium (2019)

*****

Présentation de l’éditeur : Tom Hazard, 41 ans en apparence, vient de postuler pour devenir professeur d’histoire dans un collège londonien. Il n’a ni amis ni relations, passe son temps sur Internet, et se tient résolument à l’écart des autres. Tom a un secret. Il est atteint d’anagérie, une condition qui survient à la puberté et qui provoque un vieillissement extrêmement plus lent que la normale. Âgé de 439 ans, il doit désormais, tous les huit ans, changer de vie pour ne pas éveiller les soupçons. Ce mal dont il est atteint, il l’a transmis à sa propre fille, Marion, née il y de cela plusieurs siècles. Il a dû se résigner à l’abandonner, pour ne pas la mettre davantage en danger.

Au travers de nombreux flashbacks, son existence se dévoile au fil des siècles, depuis sa naissance en France en 1581, jusqu’à la mort tragique de son grand amour, en passant par l’Angleterre de Shakespeare, celle d’aujourd’hui, ou encore le Paris de 1928, aux côtés de Zelda et Scott F. Fitzgerald.

*****

How to stop time

raconte l’histoire d’un homme qui, sans être immortel, vieillit beaucoup beaucoup beaucoup plus lentement qu’un humain lamba. A 439 ans, il en paraît 40. Sur le coup, on se dit, c’est super ! Mais en fait, il y a quelques inconvénients… Il doit bouger régulièrement pour ne pas attirer les soupçons des gens. Et il ne peut se lier à personne (vous aimeriez, vous, voir mourir de vieillesse l’amour de votre vie alors que vous êtes toujours débordant d’énergie et que vous n’avez pas vieillit ?)

Vivre longtemps ça peut être chouette, mais toujours seul ? Sans pouvoir dire ce qu’on est, ce qu’on a vu, ce qu’on a fait ? Sans partage aucun et dans la peur continuelle d’être découvert (et pris, selon les époques, pour un être diabolique ou pour un rat de laboratoire…)

Ce serait certainement très dur ! Une longue vie composée de fuites et de recommencements. Avoir du temps sans pouvoir en profiter pour se poser quelque part… Ne pas pouvoir aimer sans mettre la personne aimée en danger ? Drôle de vie !

Tom a souvent pensé à se suicider car s’il n’est pas sensible aux maladies, il peut mourir. Mais il a promis à Rose, l’amour de sa vie, de retrouver leur fille Marion et de prendre soin d’elle. Cette promesse lui permet de ne pas perdre pied, de continuer à avancer. C’est son but.

C’est un roman fantastique (sauf erreur de ma part), avec une romance, mais aussi un questionnement sur ce qu’est la vie, ce qui nous pousse à avancer, à faire certaines choses, à aller vers les autres… J’ai bien aimé l’alternance passé/présent des chapitres. Et les passages qui parlent de Shakespeare ou de Fitzgerald comme s’ils étaient là…

Un roman facile à lire et très agréable qui m’a beaucoup plu ! ♥

*****

D’autres que moi ont apprécié cette lecture : Antigone, Blandine

De Matt Haig, Sophie vous a présenté un conte parfait pour Halloween : La forêt interdite

*****

C’est ma 8ème et dernière lecture pour ce Mois Anglais 2020

organisé par Lou et Titine

et relayé sur Instagram par Lamousmé

Logo réalisé par Belette alias Cannibal Lecteur

Nous suivre et partager :

Inventer les couleurs de Gilles Paris

Un artiste en herbe, des couleurs chatoyantes, une très belle leçon de vie!

inventer les couleurs

Album pour la jeunesse de 10 à 13 ans

Inventer les couleurs

de Gilles Paris

Editions Gallimard jeunesse, mars 2019,
hors-série Giboulées,
illustrations d’Aline Zalko,
48 pages- 11,90 euros

Thèmes: enfance, couleurs, apprentissage, école

 

Présentation de l’éditeur d’Inventer les couleurs : “Hyppolite vit avec son papa à Longjumeau. La vie pourrait être grise, avec un papa qui s’échine entre les quatre murs d’une usine, et l’école où Hyppolite fait l’apprentissage d’une vie avec ses copains Gégé et Fatou. Seulement voilà Hyppolite dessine et les couleurs transfigurent tous ceux qui l’approchent. Et si un enfant pouvait faire grandir les adultes autour de lui?”

 

Superbement illustré par la talentueuse Aline Zalko, ce premier album jeunesse adapté du roman de Gilles Paris est très touchant et ne peut laisser indifférent.

Depuis le départ de sa mère, Hyppolite voit son père tomber dans le cercle vicieux de la dépression. Pourtant, il l’aime ce père qui a perdu tous ses repères. C’est pourquoi, à l’aide de ses crayons, le petit garçon va l’aider à redonner des couleurs à son existence.

“Inventer les couleurs” c’est réinventer la vie afin qu’elle soit merveilleuse, loin de la grisaille quotidienne. Un récit court mais terriblement évocateur d’un quotidien qui nécessite d’être sans cesse réenchanté. Un message fort donc, mit en valeur par les illustrations réalistes, très colorées et dynamiques d’Aline Zalko.

En temps normal, les histoires réalistes ne me tentent pas mais j’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai été ravie de découvrir l’univers de cet auteur et le fabuleux travail de cette illustratrice que je ne connaissais pas.

C’est un très bel ouvrage que je vous recommande chaudement!

 

~Melissande~

 

+ Un album traitant de l’école du point de vue des élèves chroniqué par Hérisson: Dans la cour de mon école de Sylvain Victor

+ Cet album parle plutôt de la difficulté pour un enfant jugé différent de trouver sa place, également chroniqué par Hérisson: Ma couleur de Catherine Leblanc

Nous suivre et partager :