King Kong – Album jeunesse ♥

king
Mais en fait, qui est la bête ?
Album à partir de 6/7 ans

KING KONG ♥

F. Bernard et F. Roca

Albin Michel Jeunesse (2020)

*****

D’après le scénario novélisé et publié en 1932

*****

Sur cette île du Pacifique, autrefois généreuse, les humains n’avaient pas laissé grand-chose. Kong, King Kong, le Roi Kong comme l’appellaient les quelques humains qui restaient, crevait de faim. Et d’ennui. Seul de son espèce depuis longtemps, il se nourrissait d’huitres qu’il pêchait et des quelques offrandes offertes par les tribus de l’île.

Un jour pourtant, une chose nouvelle arriva. Il ne le savait pas, mais c’était un navire. Un navire qui apportait avec lui une odeur inhabituelle, un parfum qui lui rappelait quelque chose…

*****

Cette couverture m’a attirée au premier regard. Puis j’ai vu le nom des deux auteurs : Fred Bernard et François Roca. Pour moi, c’est une valeur sûre. Et je dois bien avouer que cet album ne m’a pas déçue, bien au contraire. Je ne suis pas très objective, j’adore les illustrations de François Roca ! On a envie de toucher, de consoler, de protéger ce gorille aux yeux si humains. Et aussi de se promener dans ce New-York des années 30, coloré et insouciant.

Les textes ont des bordures comme dans les vieux films muets, j’ai beaucoup aimé la mise en page et les dessins sépia également.

Un très bel album que je vous recommande, que vous connaissiez ou non King Kong !

(il y a vraiment des gens qui ne connaissent pas ???)

*****

De ces deux auteurs nous vous avons déjà présenté : Anouketh, Le pompier de Lilliputia, Anya et Tigre blanc et Ushi

Illustré par François Roca : Sacré Raoul

De Fred Bernard : L’histoire vraie de Siam l’éléphant, L’histoire vraie de Yen-Yen le panda géant

A la fin de l’avis de France Inter, François Roca explique comment il a dessiné King Kong.

Un autre album de King Kong qui est très fort, c’est celui d’Antoine Guilloppé (voir la présentation en fin de billet)

Le poisson qui me souriait de Jimmy Liao

Le poisson qui me souriait est une très belle histoire d’amitié, hors du commun

Album pour la jeunesse dès 7 ans

Le poisson qui me souriait

de Jimmy Liao

Editions HongFei, mars 2021,
hors collection,
texte et illustrations de Jimmy Liao,
104 pages- 14,90 euros

 

Thèmes: poisson, mer, liberté, amitié

 

Après le magnifique Nuit étoilée, c’est sans aucune hésitation que je me suis plongée dans cette nouvelle histoire de Jimmy Liao. Dans Le poisson qui me souriait, il y a un côté délicieusement absurde que j’ai adoré. Rêve et réalité s’entrelacent savamment afin de faire vivre au lecteur une aventure hors du commun.

 

On sent que l’auteur a un lien étroit avec la nature. En effet,  le message véhiculé par Le poisson qui me souriait est un véritable appel à la liberté. Et la liberté, ce n’est pas tourner en rond dans un aquarium simulant un environnement aquatique…

 

Le poisson qui me souriait raconte l’histoire d’un homme attiré par un poisson qui, comme le titre l’indique, sourit constamment. Ce poisson semble heureux de sa condition. Mais au fur et à mesure, cette cohabitation singulière va permettre à l’homme d’ouvrir les yeux sur une situation affligeante.  Cette fois je n’ai pas mis le résumé de l’éditeur car il raconte comment l’histoire se termine. Et ce serait dommage de gâcher le plaisir d’une si belle lecture!

À l’instar de Nuit étoilée, le texte et les illustrations sont l’oeuvre de Jimmy Liao. Pour Le poisson qui me souriait, Jimmy Liao a principalement utilisé une palette de tons froids au début du récit. Par la suite, grâce à l’introduction de notes de jaune et de vert fluorescent, les bleus dominants font place à des couleurs plus lumineuses. Les décors sont assez minimalistes; seul le dessin de la ville est plus détaillé. Cette sobriété met parfaitement en valeur les personnages.

 

J’apprécie beaucoup l’illustration  de couverture. On y voit parfaitement le contraste entre la ville synonyme d’entrave à la liberté et l’immensité de la mer. C’est un album qui invite le lecteur à réfléchir sur diverses notions. Les sentiments de l’homme sont légitimes mais n’est-ce pas une forme d’égoïsme au final?

 

À lire!

 

~Melissande~

 

+ Sur le même sujet: Amélie et le poisson de Helga Bansch, présenté par Nathalie

+ Un album humoristique présenté par Nathalie: Totoche et le poisson malheureux de Catharina Valckx

Le secret d’ Aberuco – roman jeunesse ♥

aberucoRoman à partir de 8/9 ans

Le secret d’ Aberuco ♥

Naïk Feillet

Éd. Oskar (2020)

*****

Alba et Aubin, deux jumeaux de 9 ans sont intrigués par un des clients de leurs parents qui tiennent un magasin de peinture. En effet, Monsieur Legris vient tous les 15 jours, le mercredi, acheter des toiles et des pinceaux. Mais il n’achète jamais de tubes de peinture… Il semblerait qu’il fournisse un célèbre peintre, Aberuco.

Quand ils ont posé la question à leur père, celui-ci à répondu qu’il n’avait sans doute pas la marque préféré de ce monsieur. Et que par conséquent, il achetait ses couleurs ailleurs.

Mais un autre mystère accapare l’attention des jumeaux. Depuis quelques temps, on retrouve d’étranges bêtes mortes. Un rat couleur violine, un cochon jaune fluo, une mygale chauve et rouge… Et si les deux mystères étaient mêlés ?

*****

Quelle excellente surprise que ce petit roman !

C’est un mélange d’enquête, d’aventure et de fantastique qui se lit d’une traite. Les chapitres sont courts (5/6 pages), il y a pas mal de dialogues et d’action. Un jeune lecteur n’aura aucun problème pour le lire (il découvrira sans doute quelques mots de vocabulaire au passage, mais rien qui n’entrave sa lecture.)

Les deux jeunes enfants sont sympathiques et malins. Je n’en dis pas plus, il faut garder le plaisir de la découverte !

J’ai beaucoup aimé le style de Naïk Feillet, simple à comprendre sans être simpliste, facile à lire mais avec pas mal de vocabulaire. Une autrice que je découvre avec ce roman qui m’a beaucoup plu et que je vais suivre.

*****

De cette autrice, présenté sur le blog : Jolek, le conteur de lune

Son blog

Fourmidable – roman jeunesse

FourmidableUne fourmidable histoire !!
A partir de 8 ans

Fourmidable ♥

Jo Hoestlandt

Coll. Petite Poche

Éditions Thierry Magnier (2016)

*****

La fourmi 68 était une fourmi noire comme les autres. Du matin au soir, elles travaillaient. N°68 était avant n°69 et après n°67. Elle ne regardait rien d’autre que ses pattes ou ses antennes. Et ne pensait qu’à son travail : récolter des graines et du miellat pour nourrir les larves de la reine.

Jusqu’au jour où n°68 tomba sur un puceron qui fuyait une coccinelle. Et la consigne, c’était de ramener à la maison tout puceron rencontré. Lui était à l’abri, et trait pour nourrir les bébés-fourmis. Le puceron, pas vraiment d’accord, se mit à bouder. Du coup, n°68 l’appela “Bouda”… Au fil des jours, une étrange relation commença à se nouer entre le puceron et la fourmi.

*****

C’est un tout petit texte (44 pages, écrit gros). Mais il est très fort. C’est une ode à la liberté et à l’amitié. Une réflexion sur la façon de voir les choses, la sienne et celle des autres. Sur le fait qu’on peut un jour cesser d’être un mouton (ou une fourmi) et choisir de suivre un autre chemin que celui que la vie/le destin/la société (barrer le mot inutile !) vous a fait prendre.

Une petite histoire qui m’a beaucoup plu ! ♥

*****

Le site de l’autrice

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

D’autres romans de cette collection “Petite Poche”

*****

Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone