Le poisson qui me souriait de Jimmy Liao

Le poisson qui me souriait est une très belle histoire d’amitié, hors du commun

Album pour la jeunesse dès 7 ans

Le poisson qui me souriait

de Jimmy Liao

Editions HongFei, mars 2021,
hors collection,
texte et illustrations de Jimmy Liao,
104 pages- 14,90 euros

 

Thèmes: poisson, mer, liberté, amitié

 

Après le magnifique Nuit étoilée, c’est sans aucune hésitation que je me suis plongée dans cette nouvelle histoire de Jimmy Liao. Dans Le poisson qui me souriait, il y a un côté délicieusement absurde que j’ai adoré. Rêve et réalité s’entrelacent savamment afin de faire vivre au lecteur une aventure hors du commun.

 

On sent que l’auteur a un lien étroit avec la nature. En effet,  le message véhiculé par Le poisson qui me souriait est un véritable appel à la liberté. Et la liberté, ce n’est pas tourner en rond dans un aquarium simulant un environnement aquatique…

 

Le poisson qui me souriait raconte l’histoire d’un homme attiré par un poisson qui, comme le titre l’indique, sourit constamment. Ce poisson semble heureux de sa condition. Mais au fur et à mesure, cette cohabitation singulière va permettre à l’homme d’ouvrir les yeux sur une situation affligeante.  Cette fois je n’ai pas mis le résumé de l’éditeur car il raconte comment l’histoire se termine. Et ce serait dommage de gâcher le plaisir d’une si belle lecture!

À l’instar de Nuit étoilée, le texte et les illustrations sont l’oeuvre de Jimmy Liao. Pour Le poisson qui me souriait, Jimmy Liao a principalement utilisé une palette de tons froids au début du récit. Par la suite, grâce à l’introduction de notes de jaune et de vert fluorescent, les bleus dominants font place à des couleurs plus lumineuses. Les décors sont assez minimalistes; seul le dessin de la ville est plus détaillé. Cette sobriété met parfaitement en valeur les personnages.

 

J’apprécie beaucoup l’illustration  de couverture. On y voit parfaitement le contraste entre la ville synonyme d’entrave à la liberté et l’immensité de la mer. C’est un album qui invite le lecteur à réfléchir sur diverses notions. Les sentiments de l’homme sont légitimes mais n’est-ce pas une forme d’égoïsme au final?

 

À lire!

 

~Melissande~

 

+ Sur le même sujet: Amélie et le poisson de Helga Bansch, présenté par Nathalie

+ Un album humoristique présenté par Nathalie: Totoche et le poisson malheureux de Catharina Valckx

Le secret d’ Aberuco – roman jeunesse ♥

aberucoRoman à partir de 8/9 ans

Le secret d’ Aberuco ♥

Naïk Feillet

Éd. Oskar (2020)

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Alba et Aubin, deux jumeaux de 9 ans sont intrigués par un des clients de leurs parents qui tiennent un magasin de peinture. En effet, Monsieur Legris vient tous les 15 jours, le mercredi, acheter des toiles et des pinceaux. Mais il n’achète jamais de tubes de peinture… Il semblerait qu’il fournisse un célèbre peintre, Aberuco.

Quand ils ont posé la question à leur père, celui-ci à répondu qu’il n’avait sans doute pas la marque préféré de ce monsieur. Et que par conséquent, il achetait ses couleurs ailleurs.

Mais un autre mystère accapare l’attention des jumeaux. Depuis quelques temps, on retrouve d’étranges bêtes mortes. Un rat couleur violine, un cochon jaune fluo, une mygale chauve et rouge… Et si les deux mystères étaient mêlés ?

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Quelle excellente surprise que ce petit roman !

C’est un mélange d’enquête, d’aventure et de fantastique qui se lit d’une traite. Les chapitres sont courts (5/6 pages), il y a pas mal de dialogues et d’action. Un jeune lecteur n’aura aucun problème pour le lire (il découvrira sans doute quelques mots de vocabulaire au passage, mais rien qui n’entrave sa lecture.)

Les deux jeunes enfants sont sympathiques et malins. Je n’en dis pas plus, il faut garder le plaisir de la découverte !

J’ai beaucoup aimé le style de Naïk Feillet, simple à comprendre sans être simpliste, facile à lire mais avec pas mal de vocabulaire. Une autrice que je découvre avec ce roman qui m’a beaucoup plu et que je vais suivre.

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De cette autrice, présenté sur le blog : Jolek, le conteur de lune

Son blog

Fourmidable – roman jeunesse

FourmidableUne fourmidable histoire !!
A partir de 8 ans

Fourmidable ♥

Jo Hoestlandt

Coll. Petite Poche

Éditions Thierry Magnier (2016)

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La fourmi 68 était une fourmi noire comme les autres. Du matin au soir, elles travaillaient. N°68 était avant n°69 et après n°67. Elle ne regardait rien d’autre que ses pattes ou ses antennes. Et ne pensait qu’à son travail : récolter des graines et du miellat pour nourrir les larves de la reine.

Jusqu’au jour où n°68 tomba sur un puceron qui fuyait une coccinelle. Et la consigne, c’était de ramener à la maison tout puceron rencontré. Lui était à l’abri, et trait pour nourrir les bébés-fourmis. Le puceron, pas vraiment d’accord, se mit à bouder. Du coup, n°68 l’appela “Bouda”… Au fil des jours, une étrange relation commença à se nouer entre le puceron et la fourmi.

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C’est un tout petit texte (44 pages, écrit gros). Mais il est très fort. C’est une ode à la liberté et à l’amitié. Une réflexion sur la façon de voir les choses, la sienne et celle des autres. Sur le fait qu’on peut un jour cesser d’être un mouton (ou une fourmi) et choisir de suivre un autre chemin que celui que la vie/le destin/la société (barrer le mot inutile !) vous a fait prendre.

Une petite histoire qui m’a beaucoup plu ! ♥

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Le site de l’autrice

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

D’autres romans de cette collection “Petite Poche”

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

H. Tubman – Esclave, fille et petite-fille d’esclaves

Tubman
Mes enfants ne naîtront pas esclaves !
Récit à partir de 11 ans

Harriet Tubman
La femme qui libéra 300 esclaves

Anouk Bloch-Henry

Collection “Elles ont osé !”

Oskar (2019)

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 Araminta Ross (alias Harriet Tubman) est née vers 1825 dans le Maryland. Elle est née esclave, de parents esclaves. Sa grand-mère était arrivée d’Afrique dans un bateau négrier.

A l’âge de 5 ans, Araminta, appelée Minty, est louée à des blancs comme esclave. A 13 ans, elle reçoit un poids d’un kilo sur la tête, qui lui donnera la “maladie du sommeil”. Quelques années plus tard, elle se marie à John Tubman, un “nègre libre”. Mais elle apprend que leurs enfants, eux, auront le même statut que leur mère, ils seront esclaves. Le jour où elle apprend ça elle décide de s’enfuir.

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Quel courage et quelle ténacité a montré cette femme ! Ayant réussi à se libérer, elle aurait pu se contenter de vivre sa vie de femme libre. Mais non, elle est retournée de nombreuses fois dans le sud pour aider d’autres esclaves à s’enfuir, à commencer par sa famille. Et cela, au péril de sa vie car sa tête était mise à prix.

Et quand la guerre de Sécession débute, elle n’hésite pas à s’enrôler comme infirmière.

Ce récit biographique se lit comme un roman et il m’a beaucoup plu !

Un récit plus complet que l’autre présenté sur le même thème (mais l’autre a une partie documentaire) : La femme noire qui montra le chemin de la liberté

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De la même autrice : Dans la toile du passé

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C’est ma 5ème participation au challenge d’Enna, le African American History Month

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