Kiki de Montparnasse – Roman graphique

Kiki

Kiki

Kiki de Montparnasse par Man Ray

Kiki de Montparnasse ♥

Catel & Bocquet

Coll. écritures

Casterman (2007)

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De cette femme, Alice Prin dite « Kiki« , je ne savais qu’une chose : qu’elle avait été la muse du photographe Man Ray et je connaissais surtout cette célèbre photographie « le violon d’Ingres » (1924) où l’on voit Kiki, de dos, à qui l’on a ajouté les ouïes d’un violon (voir photo, l’original est visible à Beaubourg).

Mais Kiki, célébrée Reine de Montparnasse n’a pas été que modèle, même si elle a inspiré, en plus de Man Ray, de nombreux peintres tels que Amedeo Modigliani, Chaïm Soutine ou encore Foujita. Cette femme a été tour à tour modèle, chanteuse, actrice, danseuse, peintre et amoureuse.

Cette biographie, un pavé de près de 400 pages se lit très facilement. La bd elle-même fait 336 pages, puis il y a une bio chronologique de Kiki et enfin 25 pages de notices biographiques présentant les personnes les plus importantes dans l’histoire de Kiki.

Kiki était une femme libre, qui faisait ce qui lui plaisait (voir la scène avec Fujita, très drôle !) et n’avait pas sa langue dans sa poche. Comme pas mal de femmes aujourd’hui me direz-vous, certes, mais sa vie à elle a démarré en 1901 et c’était sûrement beaucoup moins facile qu’aujourd’hui (en France j’entends) à cette époque là.

Pour écrire cette présentation, je feuilletais la bd pour retrouver certaines infos, et, de fil en aiguille, je l’ai relu ! C’est vous dire si elle m’a plu.

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  • 2008 : Prix de public Essentiel à Angoulême pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Grand prix RTL pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Prix mille pages pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Prix du meilleur album des Lyons de la BD pour Kiki de Montparnasse

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Un site qui montre de nombreuses photos et peintures représentant Kiki.

Kiki

Alice PRIN alias Kiki 1901-1953

Des mêmes auteurs, nous vous avons déjà présenté le magnifique « Joséphine Baker »

Dans cette belle collection « écritures » j’ai aussi lu « Blankets » et « Habibi » de Craig Thompson, ainsi que le terrible « Soupe froide » de Charles Masson que j’ai lu mais pas présenté. Mo’ du Bar à BD en parle très bien.

Le site de l’illustratrice Catel où vous pourrez voir d’autres illustrations.

Celui de José-Louis Bocquet (pas mis à jour depuis juin 2015 ?)

Chez l’éditeur, Casterman, vous pourrez feuilleter les premières pages.

Kiki

Cette semaine nous sommes reçus par Noukette 

L’apache et la cocotte – T2 : Cléo

CocotteL’apache et la cocotte

T.2 : Cléo

Stéphane Betbeder & Hervé Duphot

Glénat (2017)

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Une histoire en 2 tomes.

Mon avis sur le tome 1 est ici.

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Si vous n’avez pas lu le tome 1, évitez de lire ce qui va suivre…

Le premier tome était, comme son nom l’indique, plus axé sur la vie du jeune homme, Ange. A la fin de ce premier tome, Cléo et Ange sortent ensemble, malgré les mises en garde de la Comtessa, une courtisane très populaire qui a pris Cléo sous son aile et qui est jalouse. Elle arrive d’ailleurs à les séparer, en emmenant Cléo avec elle à Vienne…

Au début du tome 2, nous retrouvons Cléo et la Comtessa à Prague, dans les cuisines du Grand-Duc. La Comtessa est d’une humeur exécrable, le Grand-Duc lui ayant expressément demandé de ne pas sortir… Puis on retrouve Cléo à Paris, à la recherche de son grand amour, Ange…

* * *

Ici aussi, il y a plusieurs parties, séparées par 3 « interludes » (chansons d’époques mises en images). Les dessins (et les couleurs !) sont toujours aussi beaux, en tous cas, je les aime beaucoup ! Ce deuxième m’a également énormément plu, même si j’avoue que cette fin… Arrgghh ! Je ne peux rien en dire sans la dévoiler et ce serait dommage !

Deux bien jolies bd, on retrouve bien le Paris de la « Belle époque » avec ses apaches, ses cocottes, ses roussins et ses bourgeois, cette ambiance si particulière de la belle époque (et son argot qui m’a toujours bien plu !)

* * *

Je n’ai pas trouvé d’enregistrement de la chanson du premier interlude.

La seconde est hyper connue : Fascination (je t’ai rencontré, simplement / Et tu n’as rien fait pour chercher à me plaire / Je t’aime pourtant d’un amour ardent…)

Chanson du troisième interlude : « Ne rendez pas les hommes fous » ou « la chanson du passant » : paroles ici

Le site de l’illustrateur

Lire les premières pages

La bd de la semaine

Cette semaine, c’est chez Stéphanie

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l’apache et la cocotte – BD ado/adulte

ApacheL’apache et la cocotte

T.1 : Ange

Stéphane Betbeder & Hervé Duphot

Glénat (2016)

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Une histoire en 2 tomes, dont le tome 2 sort fin mars 2017.

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Suite à une très grosse bêtise et pour n’avoir pas voulu dénoncer ses camarades, le jeune Ange doit quitter l’Auvergne et ses parents pour « monter » à la Capitale afin de devenir apprenti chez son oncle qui tient une boutique rue de Lappe. Son oncle ayant oublié d’aller le chercher à la gare, il traverse la ville à pied et se fait agresser par des « apaches » qui veulent lui piquer sa malle (ils vont être un peu déçu par le contenu d’ailleurs…).

Apache

* * *

Une bd composée de 3 parties, séparées par des « interludes », chansons d’époques mises en images. Je n’ai pas fait exprès, mais c’est la 2ème bd que je présente qui parle d’apaches*, de cocottes** et du Paris de la Belle époque ! Un bd très différente malgré tout des naufragés du métropolitain, qui était une enquête policière. Ici, il s’agit d’une histoire de vie et surtout, d’une histoire d’amour !

Dans cette bd, tout m’a plu ! L’histoire, le dessin, les couleurs et même ces étranges intermèdes !

Et j’adore la couverture, les couleurs sont superbes et on a envie de toucher son châle tellement il à l’air doux…

A la fin, deux pages vous permettront de réviser votre argot, ou de vous y mettre… J’avoue que je me suis bien amusée. Je connaissais la plupart des mots ou expressions (j‘ai lu Alphonse Boudard et San Antonio, moi, Madame ! J’ai des lettres…) mais pas tout !

Savez-vous ce que signifie « aller aux épinards » ? Une que je ne connaissais pas et que je trouve très poétique, c’est « se lever à l’odeur du jour« , c’est à dire aux aurores…

Bon, il arrive quand le tome 2 déjà ???

* Apache : Voyou parisien au temps de la Belle époque

**Cocotte : Prostituée

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Je n’ai pas trouvé la chanson du 1er interlude, mais voici la chanson du 2ème « Quand on vous aime comme ça » Yvette Guilbert et celle du 3ème « La marche des dos » Aristide Bruant.

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

Le site de l’illustrateur

Une interview de l’auteur par planetebd :

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Noukette

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Les petites reines – C. Beauvais

Les petites reinesRoman pour adolescents
Road Trip, Acceptation de soi et vélo

Les Petites Reines

de Clémentine Beauvais

Sarbacane, 2015

Ce titre vous l’avez forcément déjà croisé. Tout le monde en parle, tout le monde l’a lu, il reçoit des prix, des critiques élogieuses, et Nathalie vous en a déjà parlé ici-même… Alors je l’ai lu, moi aussi… Ce n’est pas un coup de coeur, mais je vous en parle quand même !

Les petites reines aurait pu s’appeler Les trois boudins. Un titre moins vendeur et moins humoristique, c’est sûr, mais qui donne le vrai ton de ce livre. Trois jeunes filles, nommées boudins lors d’un « concours » sur les réseaux sociaux de leur établissement scolaire, sont en effet les héroïnes. Boudin d’or, boudin d’argent, boudin de bronze. Les filles les plus laides, les plus grosses… Mireille est l’une d’entre elle, et ce n’est pas la première année qu’elle reçoit ce titre. Elle prend donc ça avec beaucoup de légèreté, du moins en apparence. Elle va rencontrer Astrid et Hakima, les deux autres boudins, et décider qu’à trois elles seront plus fortes. De fil en aiguille va jaillir une idée, être à la garden party de l’Elysée le 14 juillet. Astrid souhaite y rencontrer Indochine. Hakima parler au général Sassin (à cause duquel son frère est revenu infirme de la guerre). Mireille enfin, rencontrer le mari de la présidente, un grand philosophe qu’elle pense être son père, même s’il ne l’a jamais reconnue.

De ce point commun un peu capillotracté, elles font une force, et décident… d’aller ensemble à Paris, mais en vélo ! En vendant des boudins en route ! Une folle aventure commence alors, et franchement, avec ce pitch, ça ne partait pas gagnant pour moi…

L’écriture de Clémentine Beauvais ne m’accroche pas, je trouve l’ensemble trop cru, trop « langage parlé », et il me manque quelque chose. Pour autant, à part à quelques passages, j’ai réussi à en faire abstraction pour me plonger dans l’histoire. Intrigue justement qui, si on la regarde dans son ensemble n’est que coïncidences et hasard, relevée d’une pointe d’incongru totalement incroyable…

Mais voilà, Les petites reines a ce petit quelque chose qui nous pousse à avancer dans l’histoire, qui me pousse à vous en parler. Ce petit rien d’humanité, d’humour, d’amour, qui fait qu’on s’attache aux personnages. Astrid, Mireille, Hakima, trois grosses, mais surtout trois ados qui vont apprendre beaucoup tout au long de ce parcours, qui vont grandir, mais qui vont aussi faire grandir les gens qu’elles croisent. Cette interaction avec l’environnement, ce rapport aux autres, ces instants de rencontre, de dialogue, c’est réellement ce qui fait de ce livre une belle histoire malgré mes réserves, et qui m’incitent à le partager !

Ces jeunes filles nous apprennent beaucoup sur l’estime de soi et le dépassement, sur la volonté. Le regard des autres aussi va peu à peu changer, et cette partie est vraiment très bien amenée, dans un contexte très réel et moderne, qui parlera aux jeunes lecteurs.

Vous l’avez lu, qu’en avez vous pensé ?

Nathalie vous en a parlé, et elle a adoré :

Les petites reines

+ Challenge YA#5