Paul à la campagne – BD Québecoise

PaulPaul à la campagne

Michel Rabagliati

La Pastèque (1999)

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Paul roule avec sa femme et sa fille vers le chalet de ses parents. Chalet dans lequel il a passé toutes ses vacances depuis l’enfance. Il se remémore les baignades avec les copains, les discussions, les parties de pêche et les bêtises aussi.

Dans une seconde partie, “Paul apprenti typographe“, il se souvient aussi de ses leçons d’accordéon avec une professeure qui lui faisait un peu peur et de la visite pleine de  jolies surprises à l’imprimerie ou travaillait son père.

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C’est un tout petit album, mais il contient le charme un peu nostalgique qu’ont les souvenirs. Cette histoire est, de plus, parsemée d’expressions québecoises et j’adore ça !https://static.wixstatic.com/media/2363cd_65104fb51f2a41c58a8b464ffbb956de~mv2.jpg

Le dessin est simple, épuré, mais toujours très expressif et je le trouve plutôt amusant.

Si j’ai bien compris, c’est le tout premier album de la série. Il y en a maintenant une dizaine. J’avais déjà lu “Paul dans le Nord” il y a quelques années, il est ado (15/16 ans ?) et je me souviens que ça m’avait bien plu !

Je voulais aussi vous parler de Paul à la pêche, mais ça sera pour la semaine prochaine, il est beaucoup plus gros et je viens juste de le finir…

Une très jolie découverte que cette série ! ♥

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Paul dans le Nord (version audio sur Radio Canada)

Le site de l’auteur

Pour notre rendez-vous de la BD de la semaine, chez Noukette

Beignets de tomates vertes – Roman tendre ♥

beignetsRoman “feel good” !

Beignets de tomates vertes

Fannie Flagg

J’ai lu (2015)

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Alabama. Evelyn Couch, une femme au foyer d’une cinquantaine d’années, « travaillée » par sa ménopause et qui s’ennuie dans sa vie, va reprendre goût à celle-ci grâce à une vieille femme, Ninny.
Chaque dimanche, Evelyn et son mari Ed, se rendent à la maison de retraite de Rose Terrace rendre visite à la mère d’Ed, Big Momma.
Et chaque dimanche, Evelyn, ne supportant pas sa belle-mère, trouve le premier prétexte venu pour se sauver dans la salle des visiteurs, où elle passe son temps à grignoter des sucreries en attendant que son mari veuille bien rentrer à la maison.
Mais un jour, une vieille femme, Ninny, se met à lui raconter sa vie. Si au départ Evelyn est agacée par cette intrusion dans sa tranquillité, elle prend rapidement goût aux histoires de Ninny et en vient à attendre chaque dimanche avec impatience. Elle finira par se lier d’amitié avec cette vieille dame fringante, bavarde et adorable…

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Les chapitres alternent le passé et présent, entre Whistle Stop Alabama en 1929 et Birmingham Alabama en 1985.

Beaucoup de sujets “durs” sont évoqués dans ce roman (la ségrégation, la pauvreté, la condition des femmes…) mais toujours avec tendresse, amour et humour.

Les personnages sont drôles, attachants et humains. Il y a beaucoup d’amour, de tendresse et de bonté dans cette chronique d’un temps passé. Beaucoup d’humour aussi et de tolérance. Un vrai roman « feel-good » !!

Un roman qui se savoure tel les beignets de tomates vertes

et avec lequel j’ai passé un très bon moment ! ♥

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Un petit extrait :

« La vieille dame rit de bon cœur puis poursuivit :
– A une époque, ils avaient ce raton laveur nommé Cookie, et je passais des heures à le voir essayer de laver un cracker. Ils lui mettaient une bassine d’eau dans le jardin, et la pauvre bête lavait cracker après cracker sans jamais comprendre pourquoi ils disparaissaient. A chaque fois il regardait tout surpris ses petites pattes vides. Il n’a jamais su où son cracker était passé. Et je peux vous dire que des crackers, il en a lavé, dans sa vie ! Il lavait aussi des gâteaux secs, mais c’était moins drôle… Une fois, il a même lavé un cornet de glace… »

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Un film a été réalisé à partir de ce roman, mais selon les différents avis lus, il est très en deçà du livre et passe certaines choses sous silence. Comme bien souvent… ;)

La peau de l’ours – BD

peauQuel est le prix de la vengeance ?

BD 15+

LA PEAU DE L’OURS

Oriol – Zidrou

Dargaud (2012)

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Il est présenté comme un tome unique (et peut se lire comme tel) mais un 2ème tome vient de sortir.

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Octobre sur l’île de Lipari. Amadeo a encore crevé en montant la côte pour aller voir un vieil homme, Don Palermo pour qui il travaille. Après la lecture quotidienne du journal, Amadeo entreprend de réparer la roue de son vélo. Pendant ce temps, Don Palermo lui parle de sa jeunesse dans un cirque, où il était montreur d’ours. Ours qu’on a tué, en ne lui laissant que la peau. Puis de ce qu’il est devenu ensuite et de son premier amour de jeunesse. Amour qu’il n’a jamais oublié…

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Une histoire violente et attendrissante à la fois !

Pas très attirée par cette couverture au nez “Pinnochien” au premier abord, je suis très vite entrée dans l’histoire. Et je me suis rapidement passionnée par l’histoire de Don Palermo, touchante et terrible à la fois.

Si j’aime bien les couleurs employées et les décors, j’ai par contre plus de mal avec la façon de faire les visages aux traits “géométriques” d’Oriol et notamment les nez ! (oui, je dois avoir un problème avec les nez, ou alors c’est particulièrement délicat à dessiner, je n’en sais rien).

Bref. Ces fameux nez ne m’empêcheront pas de lire le tome 2 !

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Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Le site du dessinateur, Oriol

Zidrou, nous vous l’avons déjà présenté ici (Lydie / Les beaux étés / Merci et quelques autres !) + L’adoption + Emma G. Wilford + La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis…+ Shi + Boule à zéro (jeunesse), L’obsolescence programmée de nos sentiments (AD)

Zidrou et Oriol ont réalisé une autre BD ensemble, les trois fruits.

Noukette, en fan absolue de Zidrou (et je la comprends !) a présenté les deux tomes : tome 1, tome 2 (qui peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre)

Pour notre rendez-vous de la BD de la semaine, nous faisons Mille et une frasques chez Stephie !

Les livres d’Emmett Farmer – Roman

FarmerAccepteriez-vous d’effacer des pans entiers de votre vie ?
Roman Ado/Adulte

Les livres d’Emmett Farmer

Bridget Collins

JC Lattès (2019)

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Emmett Farmer a été malade. Il ne sait pas exactement combien de temps, ni ce qu’il a eu, mais il a du mal à s’en remettre. C’est un jeune homme, mais il est très lent et aussi fragile qu’un vieillard. Au milieu des cauchemars, il lui reste quelques souvenirs. Cris, pleurs, hallucinations… Après une journée de travail aux champs, il ne rêve que d’une chose : boire une bière et dormir d’un sommeil sans rêves ni terreurs nocturnes. Mais ce soir, une lettre est arrivée pour lui. La sorcière des Marais, l’enlivreuse, veut qu’il soit son apprenti. Et ce n’est pas comme s’il avait le choix… Il va devoir quitter la ferme de ses parents, où il pensait vivre toute sa vie, et sa sœur Alta aussi.

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Je n’en dirais pas plus sur l’histoire (on apprend ce que j’ai mis dans le résumé dans les 10 premières pages) parce que tout le plaisir est dans la découverte ! Ce roman fait 526 pages, mais je l’ai dévoré en 2 jours à peine. C’est Emmett qui nous raconte ce qui lui est arrivé, il y a beaucoup de dialogues et de “choses” à découvrir ce qui en fait un livre facile à lire et surtout très prenant !

Il y a du suspense, un côté “fantastique” (les enlivreurs), on ne sait pas vraiment où ça se passe (l’Angleterre ? Le nom du village est “Castleford”), ni quand ça se passe (il y a un côté moyenâgeux dans les descriptions de la ville, du quotidien…)

Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue…. Qui est plutôt originale.

En fait, mon seul bémol est pour la couverture, que je ne trouve pas attirante du tout…

En bref, c’est un livre avec lequel j’ai passé un très bon moment !

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Extrait “Les livres d’Emmet Farmer”

Quand la lettre arriva, j’étais encore dans les champs, à ficeler ma dernière gerbe de blé. Mes mains tremblaient tellement que je ne parvenais pas à faire le nœud. C’était de ma faute si on devait le faire à l’ancienne, alors abandonner était hors de question. Je m’étais échiné sous le cagnard tout l’après-midi, à battre des paupières pour repousser les flaques de ténèbres qui palpitaient à la périphérie de mon champ de vision ; maintenant la nuit tombait, et j’avais presque fini. Les autres étaient partis dès le coucher du soleil, en me lançant des au revoir par-dessus leurs épaules. Et ça m’allait très bien. Enfin, j’étais tranquille et je n’avais plus besoin de cacher ma lenteur. Je poursuivais donc mon ouvrage en solitaire. Tout aurait été si facile avec la moissonneuse… À ce qu’il paraît, j’avais été trop malade pour vérifier l’état de la machine. En même temps, je ne me souvenais pas de grand-chose. Hormis quelques moments de lucidité, l’été avait été une succession de trous noirs, d’échos confus et fantomatiques. Et bien sûr, personne n’avait songé à s’assurer que la moissonneuse fonctionnait ! Chaque jour, je découvrais des tâches qui n’avaient pas été effectuées. Pa avait fait de son mieux, mais il n’avait pas quatre bras. À cause de moi, cela faisait un an qu’on était en retard sur tout.

Une trilogie qui a quelques points communs avec ce roman (fantasy/ambiance moyenâgeuse/Amour et amitié…) : Le livre des mots

Cette page vous propose des livres qui parlent de livres