Faits d’hiver – roman pour adolescent

FaitsDeux visions d’une même chose…
Roman à partir de 12/13 ans

FAITS D’HIVER

Cathy Ribeiro

éd. Le Muscadier (2017)

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Faits d’hiver ou faits divers ? Un peu des deux. Elie, un vieil homme, vit seul dans sa maison landaise depuis qu’il a perdu sa femme, Marcelle, trois ans auparavant. Les jumeaux, Tony et le narrateur, sont arrivés du Nord avec leur mère et les “petits” Ludo, Lola et Jimmy. On les a logé dans une maison où ils ont juste des matelas par terre pour dormir. Pas de meubles. Et pas d’argent pour en acheter ou même payer le chauffage. Et c’est avec cette histoire de bois de chauffage que vont se croiser les deux histoires.

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Une histoire plutôt triste

il faut bien le dire mais dans laquelle on s’attache beaucoup aux deux narrateurs. Alternativement, on entend les voix d’Elie ou d’un des jumeaux (on ne peut pas se tromper, les polices de caractères ainsi que le langage sont différents).

Elie vit seul avec son vieux chien et ses souvenirs.

Les jumeaux s’occupent de leur mère et de leurs frères et sœur.

Les deux ont des raisons pour agir comme ils le font. Et on les comprend, même si on ne les approuve pas. Les deux sont à plaindre. Ils se débattent pour “survivre”, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. J’ai bien aimé suivre les deux façons de penser.

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Biographie de l’auteur sur le site des Incos

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté de nombreux titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de ZagapoïEmma, La peau noire des anges, Plastique apocalypse, Dysfférent, jours de soleil (nouvelles) Sur le dos de la main gauche (nouvelles), Les murs bleus, Trouver les mots et Pipriat Paradise.

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

Dans la toile du passé – Roman jeunesse

toilePeut-on “transmettre” son passé ?

A partir de 11 ans

DANS LA TOILE DU PASSÉ
Anouk Bloch-Henry

Éd. Oskar (2018)

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Ana adore aller chez ses grands-parents, qu’elle a surnommé Jep et Jem. Ana, qui habite en ville, adore leur jardin, un vrai espace de liberté. Avec Jep, son grand-père, elle s’occupe du potager, va à la pêche, l’écoute réciter des poèmes. Avec Jem, sa grand-mère, elle apprend à tricoter et à manger ses crêpes sans se salir les doigts. Jep ne prend jamais rien au sérieux. Pour les réponses sérieuses, mieux vaut demander à Jem.

Un jour, La Mort vint chercher Jep. Elle le rata de peu, mais il dû aller passer quelques temps à l’hôpital. Ana compris ce jour là que ses grands-parents aussi pouvaient mourir et elle fut très triste. Si triste qu’elle n’arrivait plus à manger. Le médecin qui l’examina lui dit qu’elle avait des toiles d’araignées plein le ventre…

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Même si j’aime beaucoup les romans qui parlent de l’Histoire, j’ai toujours une grosse appréhension avant d’en ouvrir un qui parle de la seconde guerre mondialePourtant, celui-ci se lit sans problème ! Même si l’on y parle de la mort, la façon dont le sujet est abordé fait qu’on ne se sent pas oppressé.

Ce roman en fait, parle surtout des secrets de famille. Des “non-dit“, de toutes ces choses non formulées qui finissent bien souvent par dégénérer en conflit. Du mal que peuvent faire ces secrets. Mais il parle aussi de la difficulté que peuvent avoir les gens à exprimer ces souvenirs souvent douloureux pour eux.

Le côté “fantastique” aide à “adoucir” l’histoire.  Je ne sais pas si les enfants comprendront le côté “transmissiondes secrets d’une génération à une autre, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont c’est raconté.

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L’avis d’Histoire d’en lire

Sur la Seconde Guerre Mondiale, plus “documentaire” : Oradour, un village si tranquille

Le grand Meaulnes – Un classique !

Meaulnes

A partir de 12/13 ans

Le Grand Meaulnes

Alain – Fournier

Le livre de poche (1971/ EO 1913)

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Une lecture commune avec Blandine et Une ribambelle d’histoires

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François Seurel, un jeune garçon de 15 ans, habite avec ses parents dans la grande maison rouge qui jouxte l’école. Ses parents sont instituteurs. François, suite à une maladie, ne sort guère jouer avec les autres enfants… Pour s’occuper, pendant que son père est à la pêche et que sa mère coud, il lit. Sa vie va être bouleversée par l’arrivée d’Augustin Meaulnes, mis là en pension par sa mère.

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Le Grand Meaulnes, c’est un roman que j’ai essayé de lire au moins deux fois. Sans succès, à chaque fois il m’était tombé des mains au bout d’une quarantaine de pages. Cette fois-ci pourtant, encouragée par la lecture commune, je me suis dit qu’il fallait que j’aille jusqu’au bout. J’ai donc persévéré dans ma lecture, et je ne le regrette pas !

En effet, passé les 40/50 premières pages, l’histoire prend un tout autre tournant avec “l’aventure” vécue par Augustin Meaulnes. Une aura de mystère, de romantisme vient planer sur cette équipée au cours de laquelle il est tombé désespérément amoureux d’une jeune femme rencontrée par hasard au cours d’une étrange fête…

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Extrait :

“Je n’avais guère été, jusqu’alors, courir dans les rues avec les gamins du bourg. Une coxalgie, dont j’ai souffert jusque vers cette année 189…, m’avait rendu craintif et malheureux. Je me vois encore poursuivant les écoliers alertes dans les ruelles qui entouraient la maison, en sautillant misérablement sur une jambe…

Aussi ne me laissait-on guère sortir. Et je me rappelle que Millie (sa mère), qui était très fière de moi, me ramena plus d’une fois à la maison, avec force taloches, pour m’avoir ainsi rencontré, sautant à cloche-pied, avec les garnements du village.

L’arrivée d’Augustin Meaulnes, qui coïncida avec ma guérison, fut le commencement d’une vie nouvelle.”

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Texte intégral en PDF

Site consacré au Grand Meaulnes

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Un livre qui participe à notre challenge : Cette année, je relis des classiques

Classique

Rivière tremblante – Lectrices ELLE (10)

Rivière

Un roman sombre, très sombre…

RIVIÈRE TREMBLANTE

Andrée A. Michaud

Rivages/noir (2018)

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On suit deux histoires en parallèle :

En 1979, celle de Marnie, 11 ans, dont le meilleur copain, le presque frère, Michaël Saint-Pierre, 12 ans, a mystérieusement disparu par un après midi d’orage.

Puis, en 2009,  on est confronté à la terrible douleur de Bill, auteur de livres pour enfants, dont la petite fille, Billie, 8 ans et 9 mois, a également disparu sans laisser de traces…

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On m’a présenté ce roman comme un roman policier. Certes, il y a des disparitions et des enquêtes sur ces disparitions. Mais alors que dans un polar on suivrait le détective, le policier, l’enquêteur ou à l’inverse le meurtrier ou le responsable de la dite disparition, ici nous sommes avec les proches des victimes.

Et c’est surtout d’eux dont il est question. De leur incommensurable tristesse bien sûr (l’une a perdu son meilleur ami, l’autre sa petite fille) mais aussi de leur incompréhension, de leurs doutes, de leurs déchirements, leur envie d’en finir, leur culpabilité même…

Et la question suprême : peut-on faire son deuil quand on ne sait pas ce qui s’est passé ? Quand il n’y a pas de corps à enterrer, de cercueil sur lequel pleurer ? Comment continuer à vivre dans ces conditions ?

Ce n’est pas un polar “page-turner” avec moults retournements de situations. Ceux qui, lisant ce roman, s’attendront à un suspense d’enfer, risquent d’être déçus.

Cela s’apparente beaucoup plus à un roman psychologique. Mais “Rivière tremblante” est tout de même un roman noir, très noir dont j’ai beaucoup aimé l’écriture ! Et qui m’a bien donné envie de lire les autres romans de cette auteure, dont “Bondrée” dont j’avais entendu beaucoup de bien !

Extrait :

“Accroupie près de la pierre tombale d’une inconnue faisant face au couchant pour l’éternité, j’ai demandé à mon père de me venir en aide, j’ai prié la mère que je n’avais pas connue, morte trop jeune, broyée en plein soleil, j’ai imploré le ciel de m’envoyer un signe, et c’est à ce moment là que le cri a retenti, un cri d’effroi pouvant aussi bien venir du creux de la terre que des profondeurs de ma mémoire. Michael, ai-je murmuré d’une voix enrouée par la pluie et le froid, c’est toi Michael ?”

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ELLE

10ème lecture / 28

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C’est ma 11ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock