Quand les groseilles seront mûres

QuandLesGroseillesQuand les groseilles seront mûres

Joanna Concejo

L’atelier du Poisson Soluble (2015)

Publié avec le soutien financier du Conseil Régional d’Auvergne et du CNL

 

L’auteure : Joanna Concejo, vous avez déjà entendu son nom ici, en lisant la présentation de l’album “Le petit chaperon rouge” aux éditions Notari.

L’histoire : C’est avec beaucoup de tendresse et de poésie que Joanna Concejo raconte les derniers moments d’un vieil homme. Entre souvenirs et contemplation, elle prend le contre-pied de notre monde, où tout va si vite. Elle offre au lecteur le temps d’égrainer une à une les secondes qui passent, lui rappelant combien il est doux d’observer les champs de blé alentour, de sentir le vent apportant le parfum de la pluie…
Ses images, délicates et intimistes, sa mise en page qui emprunte aux règles du carnet de voyage font naître une véritable empathie entre le lecteur et le héros. Un album beau et émouvant, “comme un groseillier dans la brume”.  

Mon avis : J’aime beaucoup les dessins de Joanna Concejo. J’aime sa façon de dessiner les arbres, les nuages et les herbes. On sent le vent dans ses dessins. J’aime aussi sa façon de dessiner les fenêtres, les rideaux, les tapisseries ou encore les meubles. Il y a un côté “vieillot” et calme qui me plait beaucoup.

En lisant ce carnet, on a l’impression de participer à la fabrication d’un livre. Il y les bouts de scotch qui retiennent les photos, les annotations au crayon. J’ai eu l’impression qu’elle avait regroupé ses dessins préférés pour en faire une histoire.  Il y a même une sorte de petit film, des “diapos” dessinées sur une dizaine de pages (le vieil homme regarde par la fenêtre).

A mon avis, cet album ne s’adresse pas aux enfants mais plutôt aux adultes. Il y a une grande sérénité dans ce carnet et beaucoup de douceur, comme vous pourrez le voir sur la couverture.

Un très joli livre !

SignatureNat

Petites scènes capitales – Sylvie Germain

*** 
rentrée littéraire 2013

avis de lecteurs

***

Rentrée littéraire 2013
roman adulte

Petites scènes capitales

de Sylvie Germain

Albin Michel, 2013

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Sylvie Germain nous livre dans ce roman une suite de petites scènes de la vie de Liliane. Des scènes capitales, celles qui rythment sa vie. Peu importe les entre-deux, l’auteur se concentre sur ces tranches de vie qui sculptent l’héroïne. Moments cruciaux rarement heureux. Les morts s’enchaînent.

Une vie de rebondissements négatifs en quelque sorte que l’on a du mal à croire tant ils sont accumulés, accolés les uns aux autres. Une vie pourtant et le bonheur d’être en vie.

D’une écriture recherchée Sylvie Germain nous dresse le portrait d’une génération d’après guerre où mai 68 laisse une emprunte libertaire et des slogans révolutionnaires.

A trop passer sur les détails pour se concentrer sur l’essentiel on perd un peu de l’essence du personnage. Pourtant l’auteur n’est pas exsangue de réflexion. L’ensemble du récit est indirect, pas de dialogues, tout se passe à posteriori et l’emploi de la troisième personne nous rend extérieur au récit. Spectateur d’une histoire qui traverse les années.

Un roman magnifiquement écrit qui nous conte la vie d’une héroïne singulière mais finalement peu attachante. Une ode à la vie et à l’amour qui passe par la mort et nous invite à découvrir l’histoire d’une génération.

La mouette de Wiebke Petersen

La mouette


mouette.jpg
Auteur : Wiebke Petersen

Editeur : Jarjille

Collection : BN2

Date : décembre 2009
Pages : 12 p.
Prix : 4€
ISBN
978-291865-803-0

 

 

Bande Dessinée

Thèmes : Seconde Guerre Mondiale, Culpabilité

 

 

Présentation et Avis :


Alors qu’une jeune femme vient d’accoucher, et qu’elle annonce à sa grand mère qu’elle a appelé le bébé Esther, les souvenirs se
mettent en place. C’est d’une autre Esther que l’on fait alors connaissance…

 

Un tout petit format carré, souple, une histoire qui tient en quelques pages, c’est un peu comme une nouvelle… en BD. C’est
tout simple et j’aime beaucoup. L’histoire est particulièrement bien menée, on imagine facilement la suite mais cela permet un retour dans le passé. Un regard enfantin sur la guerre des grands,
empreint de culpabilité.

 

Une toute petite BD donc, mais qui donne envie de lire les autres titres de la collection de cet éditeur stephanois, que je vais
m’empresser de découvrir, et de vous faire découvrir !

 

Pour compléter la découverte :

Le site de l’éditeur

Le blog de l’éditeur

Le blog de l’auteur avec un chouette planning de dédicace… et que je devrais donc
croiser à la fête du livre de St Etienne :)


 

 

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 Le mercredi c’est BD, avec Mango et pleins d’autres !

 

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      C-Herisson08 

La maison aux souvenirs de Nora Roberts

9782749911236FS.gifLa maison aux souvenirs

Nora Roberts


traduit par Joëlle Touati

 Michel Lafon, 05/11/2009
 978-2-7499-1123-6, 17,90€
328 p.

Thèmes : Secrets de famille, Souvenirs, Monde du spectacle, Rénovation / Décoration


D’habitude, Cilla McGowan revend toujours les propriétés qu’elle rénove. Mais cette fois-ci, il s’agit de la maison de sa grand-mère, une célèbre actrice hollywoodienne, qui s’est donné la mort il y a près de trente ans. Cilla commence la restauration avec nostalgie ; elle a d’ailleurs l’intention de s’installer dans la magnifique villa que son aïeule aimait tant… Mais lorsqu’elle découvre un paquet de lettres jaunies au fond du grenier, lorsque sa voiture, puis sa maison sont saccagées et ses proches agressés brutalement, elle comprend que dans cette petite ville paisible, certains sont prêts à tout pour protéger les secrets du passé…

Cilla McGowan fait partie d’une famille de célébrité. Sa grand mère était une actrice, sa mère s’est essayée aussi au monde du spectacle, et a un succès bien moindre. Elle même a été entrainé par sa mère dès toute petite et a tenu un rôle à succès étant enfant. Tout un passé familial lourd, suivi par la presse. Cilla a pourtant renoncé complètement à cela, pour se lancer dans la restauration de maisons anciennes.

Est-ce par défi, pour apprendre à connaître sa grand mère (qui se serait suicidée dans cette même maison il y a bien longtemps, bien avant sa naissance) ou pour prendre enfin le temps de se connaître elle-même ? Car cette jeune fille m’a semblé complètement perdue. Perdue dans sa relation avec sa mère, dans sa relation avec son père et sa nouvelle famille, perdue dans ses relations avec les hommes. Cilla n’est pas très attachante comme personnage, elle est pourtant agréable à suivre. J’ai beaucoup plus apprécié son voisin d’en face, un auteur de roman graphique, qui va rapidement prendre une place importante dans l’histoire.

L’écriture est très simple, le livre se lit très rapidement, sans même y réfléchir. Peut être est il même un peu trop simple par beaucoup d’aspect, mais je comprends que ce livre puisse être un best seller ! Tous les ingrédients sont réunis pour plaire aux femmes, de l’ex super sexy, motard et attachant, à l’animal de compagnie “so cute”… et puis bien sûr ce suspense, pas foudroyant, mais qui nous tient tout de même en haleine… Des attaques, des dégradations, une accélération qui laisse présager le pire, une histoire qui se répète, entrecoupée par les pseudos souvenirs de sa grand mère.

Une réflexion intéressante sur la difficulté d’être enfant de personne célèbre, sur les secrets de famille. Quand une famille est touchée de près par un terrible accident, que la mort les entoure, rien n’est plus vraiment pareil, on le ressent bien dans ce livre.

Un peu d’action, quelques bagarres, un peu d’amour, un peu de sexe, pas mal de réflexion, du suspense… un bon mélange, très agréable à lire, et qui ne donne pas envie de reposer le livre une fois commencé.