Joe la pirate – BD biographique

JoeJOE LA PIRATE

La vie rêvée de Marion Barbara Carstairs

Hubert & Virginie Augustin

Glénat (2021)

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Présentation éditeur : C’est l’histoire vraie d’une petite fille née en 1900 à Londres, qui « se sentait déjà queer dans la matrice ». En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée…

Vivant plusieurs vies, elle a porté plusieurs noms. À sa naissance, on l’appelait Marion. Puis à 5 ans, après une chute de chameau, elle a choisi le pseudonyme de Tuffy. Enfin, c’est très vite dans le prénom Joe qu’elle s’est vraiment reconnue. Et c’est en homme qu’elle a forgé sa réputation et créé sa légende… Amoureuse de la compétition, de la vitesse et des conquêtes féminines, Joe Carstairs a vécu une existence fidèle à son personnage : explosive, impulsive et excentrique. Suivez la destinée d’une femme richissime au charme incandescent, pleine d’une confiance inébranlable et pour qui la vie ne fut qu’un long feu de joie.

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J’ai vu passer cet album chez mes comparses de la BD de la semaine. Et j’ai immédiatement été attirée par deux choses. La couverture style “Art déco” (si je ne dis pas de bêtises) que je trouve très belle. Et le nom du scénariste, Hubert, dont j’ai déjà apprécié plusieurs BD (voir plus bas). Et dont ce sera, malheureusement, le dernier scénario, puisqu’il est décédé en 2020.

Cette biographie est librement adaptée de la vie extra-ordinaire de Marion Barbara Carstairs.

Un album qui m’a beaucoup plu, même si cette femme avait des côtés vraiment trop “macho” pour moi !! L’histoire est enlevée, passionnante et on ne voit pas pas les pages se tourner.

Une très belle découverte.

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De ces deux auteurs, nous vous avons présenté : 40 éléphants et Mr Désire ?

D’Hubert, j’ai également lu l’excellent “Peau d’Homme” (non présenté ici, on se demande bien pourquoi ??) et la trilogie “Beauté” présenté par Véro (avec Kerascoët au dessin)

Avec Virginie Augustin au dessin et Wilfried Lupano au scénario, j’ai également lu (et beaucoup aimé !) Alim le tanneur (pas présenté non plus – Le manque de temps peut-être ?)

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Cette semaine nous sommes reçus par Noukette

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Une BD qui participe aussi au Challenge Petit Bac d’Enna

3ème ligne – Catégorie Prénom

Ouest

40 ÉLÉPHANTS – Mois Anglais 7

40

40 ÉLÉPHANTS

Kid Toussaint & Virginie Augustin (ill.)

& Hubert (couleurs)

Grand Angle

Bamboo

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T1 : Florrie, doigts de fée (2017) – T2 : Maggie, passe-murailles (2018) – T3 : Dorothy, la poinçonneuse (2019)

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T1 : Florrie, doigts de fée

Londres, 1920. Florrie vient d’arriver dans le quartier, elle se fait la main. Ou plutôt, elle fait les poches des gens qu’elle croise ! Elle ne tarde pas à être recrutée par un gang de voleuses, les 40 éléphants. Des femmes qui ont remplacé leurs maris dans leurs tâches (y compris criminelles !) pendant la guerre et qui ne comptent pas retourner aux fourneaux. Elle va vite se rendre compte que ces femmes ne pratiquent pas que le vol. Faux et usage de faux, prostitution, meurtres, ivresse sur la voie publique, escroqueries et enlèvement d’enfants font également partie de leur quotidien. Le gang est dirigé par Catherine Bishop appelée “la Reine”.

On se rend vite compte (au bout d’une quinzaine de pages tout de même) que Florrie n’est pas vraiment là par hasard…

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J’ai dévoré ce tome 1 !

D’ailleurs, je ne me suis arrêtée que pour écrire le résumé et je retourne lire la suite… ;)

Chaque tome parle plus particulièrement d’un personnage. Dans le tome 1, on a l’histoire de Florrie, et on comprend pourquoi et comment elle s’est retrouvée là. Le tome 2, lui, s’intéresse un peu plus à la jeune Maggie “passe muraille”, et dans le tome 3, c’est l’enfance de Dorothy, dite la poinçonneuse, qui va nous faire froid dans le dos…

J’ai passé un très bon moment avec ces “40 voleuses” ou “40 éléphants” puisqu’elles opèrent dans le quartier Elephant & Castle de Londres. L’histoire, riche en action, tout comme les illustrations m’ont beaucoup plu. Les personnages sont expressifs et les moments qui se déroulent à une autre époque ou un autre moment faciles à reconnaître car ils sont en gris.

Une série qui, je l’espère, ne s’arrêtera pas là !

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Pour feuilleter les premiers pages, c’est par ici

De Hubert et Virginie Augustin, nous vous avons déjà présenté : Mr Désire ?

Avec Virginie Augustin au dessin et Wilfried Lupano au scénario, j’ai également lu (et beaucoup aimé !) Alim le tanneur (non présenté ici)

Dans le cadre de la BD de la semaine, Jacques d’un Amour de BD nous avait présenté le tome 1 en 2017

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C’est ma 7ème lecture pour ce Mois Anglais 2020

organisé par Lou et Titine

et relayé sur Instagram par Lamousmé

Logo réalisé par Belette alias Cannibal Lecteur

Monsieur désire ? – Bd adulte

désire

Monsieur désire ?
Hubert & Virginie Augustin (ill.)

Glénat (2016)

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Monsieur désire ? Raconte les frasques d’Édouard, jeune noble de 25 ans aux allures de dandy, qui est à la fois prétentieux, désabusé et provocateur. Riche, il passe son temps en sorties destinées à satisfaire ses envies de libertinage et d’abus d’alcool. Lisbeth, jeune femme pauvre, vient d’entrer au service d’Édouard en tant que domestique. Celui-ci découvre par hasard que, contrairement aux autres, elle reste impassible devant le récit de ses escapades nocturnes et qu’elle fait même preuve de compassion, chose à laquelle il n’est pas habitué… Il va finir par la prendre comme confidente, et, dans cette Angleterre victorienne où on ne mélange pas “les torchons et les serviettes”, la chose commence à faire jaser et provoque des jalousies…

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Si j’ai bien aimé l’histoire et l’ambiance victorienne de cet album,  je n’ai pas accroché au dessin (trop de petits traits partout) et j’ai trouvé les couleurs trop tristes (mais ça c’est probablement fait exprès pour aller avec l’histoire qui n’est pas franchement gaie) mis à part les dernières pages justement. Le personnage d’Édouard est franchement désagréable (même si on peut comprendre pourquoi), mais hélas tout à fait crédible…

Par contre

J’ai trouvé assez peu plausible le personnage de la servante, un peu trop “fine” pour une fille censée être sans éducation. Sa façon de parler, de penser ne sont pas, à priori, celle d’une personne de “basse extraction” de l’époque (tout juste censée savoir lire et écrire…).

En revanche, à la fin de l’histoire, j’ai trouvé vraiment très intéressantes les quelques pages documentaires pleines d’humour. Elles apportent un éclairage sur Londres, la reine ou encore l’époque victorienne.

Prix Diagonale – Meilleur album 2017

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Feuilleter les premières pages

Une bd découverte chez mes petits camarades de la BD de la semaine : Sabine, Antigone, LasardineMoka, Stephie

Des mêmes auteurs : la série “40 éléphants

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Cette semaine nous sommes chez Stephie du blog Mille et une frasques