Le violoncelle poilu d’Hervé Mestron

Recueil de nouvelles jeunesses historiques autour de la première guerre mondiale

Le violoncelle poilu

d’hervé Mestron

Collection tempo chez Syros

Trois nouvelles bouleversantes sur la première guerre mondiale… Ou comment en dire juste assez pour faire ressentir toute l’horreur de la guerre, sans choquer…

Un violoncelle comme narrateur pour une première nouvelle tout en douceur… et en horreur. Ce n’est pas un homme qui parle et pourtant déjà on est pris par une ambiance terrifiante, humide et
sale… Une histoire d’amour entre un homme et son violoncelle, une histoire heureuse, une histoire trise…

Ensuite nous avons ce jeune garçon, au chevet de son grand père mourant, avide des histoires sur cette sale guerre, qui a laissé un lourd secret dans sa famille… Peu à peu il écrit les souvenirs de ce grand père qui perd un peu la tête…

Et puis c’est encore un objet qui prend la parole, un fusil à baïonette, exposé dans un musée, qui voit les gens défiler… et qui redoute de devoir servir de nouveau…

Comment en dire assez pour vous conseiller ce livre, sans en dire trop… c’est souvent difficile, mais avec ces nouvelles très percutantes cela me semble vraiment impossible… Il n’a que 90 pages, alors le mieux c’est de le lire. A partir de 10 ans, ce livre pourra sembler simpliste pour les plus âgés j’en ai peur, alors que c’est ce qui fait sa force selon moi!

Commentaire de l’auteur :

Pourquoi ce livre ?

Ce qui a déclenché l’écriture de ce livre, c’est d’abord la rencontre avec l’historial de la grande guerre à Peronne, où j’ai pu voir et même toucher des instruments fabriqués dans les tranchées. Et là, j’ai été très ému, à un point que je n’aurais jamais pu imaginer. L’horreur de la bataille a laissé place à un grand moment de poésie. Le sujet est arrivé sur un plateau et je me suis fait tout petit devant l’immensité de la tache: écrire sur la guerre. Mais je m’y suis collé, avec passion et humilité.
L’historial est un musée qui, paradoxalement, dégage une vraie plénitude. Il est extrêment bien pensé, organisé, il travaille sur les mentalités et non sur le voyeurisme. Il ne donne pas à voir la violence de la guerre, il invite à se la raconter, contrairement à son homologue de la ville d’Albert, à une trentaine de kilomètres, véritable parcours du combattant qui ne nous épargne rien.
Un an et demi après, j’en garde un souvenir extrêmement présent. Et je suis content d’avoir été capable d’écrire ce livre.

Hervé Mestron

 Une autre critique chez Des livres et des champs

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0

Collection Ciné Roman – Actes Sud Junior

Et voilà trois jours d’absence pour une petite formation, où j’ai découvert quelques livres sympas (surtout que j’ai profité de mon voyage à la ville pour squatter la FNAC, et les petites librairies que j’adore… ) – Je vous en fait donc profiter ;)

La collection Ciné Roman chez Actes Sud Junior
Cette collection propose des petits romans qui sont en fait des court métrage dont le scénario est romancé. Les courts métrage, primés pour leur réalisation, sont joints sous forme de DVD, ce qui permet de faire une étude croisée, autour des courts métrage, des scénarios et du roman.

On trouve actuellement dans cette collection 5 titres.

Je n’en ai vu que deux :
C’était pas la guerre d’Alexandrine Brisson.
Dans les mois qui précèdent la guerre d’Algérie, une petite fille observe le monde qui l’entoure, ce monde qui change. L’apparition de gardes armés un peu partout, le racisme qui s’installe, tant à l’école que dans la ville. Et puis son père et ses secrets… En 25 min on trouve ici un témoignage d’une force incroyable, par tout ses non dits, ses images qui s’entrelacent. Et puis il y a les chansons, écrites aussi par Alexandrine Brisson, et qui résonne même une fois le film terminé.
Idéal pour aborder la guerre d’Algérie.
Le livre est très fidèle au film.

Pensée Assise de Mathieu Robin
Mathieu Robin, montluçonnais a réalisé un court métrage sur le handicap, primé au niveau national.
Le film est donc l’histoire d’une rencontre entre deux jeunes, lui est handicapé, elle étrangère. Commence alors une très belle histoire d’amour. Seulement voilà, il est en fauteuil roulant, et aimerait au moins une fois qu’elle n’ait pas besoin de se pencher pour l’embrasser.
Un très beau thème, malgré un jeu d’acteur assez banal… Le livre lui, reprend l’histoire du début, bien avant la rencontre, et explique aussi l’accident…

Voilà donc une belle collection, à découvrir!

Quand à ma PAL, elle n’a pas diminué…

Nous suivre et partager :
error0

Missing de Meg Cabot

Roman pour adolescents

Missing

tome 1 : coup de foudre

de Meg Cabot

Le livre de Poche jeunesse

Jessica, lycéenne américaine, mène une vie assez normale bien qu’un peu agitée. Pas très grande, mais entrainée depuis son plus jeune âge à se battre, elle n’hésite pas a boxer les garçons de son lycée qui ose s’en prendre à sa famille ou sa meilleure amie. Ces bagarres régulières lui valent de connaitre par coeur le bureau du CPE, et de passer tous ses après midi en colle, au milieu d’une bande de délingants, motards, mais très gentils… surtout un… Bref vu le titre Coup de Foudre, on pourrait s’attendre à un roman d’amour, surtout quand on connait Meg Cabot et son « Journal d’une Princesse« … Et bien non le coup de foudre n’est pas fictif! Une après midi  orageuse, en rentrant chez elle, Jessica se réfugie sous les gradins du stade… mais reste appuyé au poteau… et prend la foudre!

Elle pourrait mourrir, l’histoire serait fini et voila… Sauf que tout ça ce n’est que le premier chapitre de la déclaration de Jessica. Déclaration à qui? Pourquoi? tout cela on ne le saura que dans le dernier chapitre. Ce que je peux quand même vous dire sans dévoiler toute l’histoire, c’est que Jessica suite à ce coup de foudre va développer un pouvoir étrange : elle peut retrouver les personnes disparues… Ce pouvoir la conduira dans les locaux du FBI, mais aussi pour de folle poursuites en moto… Difficile de mener une vie normale, entre les harcélements de la presse, et ceux du FBI…

Le récit est bien fourni, avec quelques rebondissements agréables. Ce que j’ai aimé : une histoire facile à lire, assez drole, avec des références sympatiques (culturelles). Ce qui m’a géné : déjà que l’histoire en elle même est assez tirée par les cheveux, l’auteur en rajoute parfois un peu trop (un groupe de motard lycéen, bon pourquoi pas… mais qu’ils fassent exploser un hélicoptère du FBI, et qu’ils s’en tirent sans rien, alors là..)

La fin annonce sans nul doute un deuxième tome… et pour cause, ils en existent déjà plusieurs autres tomes : Nom de Code : Cassandre, et La Maison du Crime étant les suivants.

L’avis des autres… :
Mon homme n’a pas dépassé le premier chapitre, l’histoire lui semblait surfaite, trop facile, et trop adolescente (ce qui est le cas…) il faut quand même avouer qu’il n’aime pas la littérature ado ;)
Mes élèves : peu l’on lu pour l’instant, ils aiment bien, mais ne réclament pas trop la suite…
Sur le net : Critiquesdelivres.com, Chrestomaci, Tiphanya

Nous suivre et partager :
error0

La déclaration de Gemma Malley

Roman pour adolescents

La déclaration

de Gemma Malley

Naive,2007

           Anna n’a pas de nom. Elle n’est qu’une Surplus. Née alors que la loi l’interdit, elle ne vit que pour servir ceux qui ont signés la déclaration, ceux qui prennent le traitement qui les empêche de vieillir..  [un traitement a été découvert pour lutter contre la vieillesse et la maladie. Leshommes ne meurent plus et par conséquent, il est interdit d’avoir des enfants à moins de renoncer soi même à l’immortalité.] Anna vit dans une école pour Surplus, Grange Hall, sorte d’orphelinat anglais, régit par une vieille mégère insatisfaite… Des centaines de Surplus apprennent à se fondre dans le décor, pour faire de parfaits serviteurs. Alors qu’Anna effectue un stage à l’extérieur, elle se voit offrir un cahier, son futur journal intime.

C’est en partie comme ça que nous suivons son histoire, par le biais de ce journal, de ce qu’elle y raconte, le soir caché dans une salle de bain de l’orphelinat. C’est comme ça que l’on apprend à connaitre ce nouveau Surplus qui vient d’arriver, déjà adolescent, et qui affirme connaitre les parents d’Anna.

C’est une vraie quête iniatique, une quête de liberté, contre le système, mais aussi contre elle-même, contre ses préconsus, contre ce qu’elle a toujours appris! Une histoire très ancré dans notre temps, mais pourtant futuriste (elle se passe en 2140). De la science fiction légère et romantique, sans robots, mais avec tellement d’humanité… Peut être cependant un peu trop légère, parce qu’à part ce traitement miraculeux, peu d’autres signes de l’évolution de l’humanité est décrit, à l’inverse de la science fiction. On se croirait dans quelques années…

C’est à la fois un inconvénient, parce que l’auteur y perd en crédibilité et en cohérence, mais aussi un avantage puisque cela laisse la place à des personnages forts et attachants. Certaines scènes sont un peu larmoyantes à souhait, mais les adolescentEs y trouveront leur compte je pense!

coeur.gifCette histoire m’a magnifiquement touchée, je n’ai pas pu lacher le livre, et je n’en suis pas ressortie indemne… Un coup de coeur pour moi !

J’ai du lire un article dessus quelque part, avant de le commander… mais où?! Se signaler merci!

 

 

D’autres avis :

Livres Hebdo – Claude Combet (Septembre 2007)
Pour son premier roman, la Britannique Gemma Malley possède à la fois une écriture coupe de poing et tous les ressorts du genre. Elle a bâti un univers cohérent, poussant à l’extrême les traits d’une société, somme toute peu éloignée de la nôtre où le paraître importe davantage que la vérité. (.. .) Un livre sans concession et salutaire.

Lire – Nathalie Riché (Février 2008)

A travers L’ Histoire d’Anna, la romancière invite les adolescents à réfléchir sur l’affirmation de la personnalité et la défense des libertés individuelles et collectives. Un livre magnifique qui devrait toucher aussi les adultes.

Nous suivre et partager :
error0