La bibliothèque des rêves secrets – Roman

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La bibliothèque des rêves secrets

Michiko Aoyama

Traduit du japonais par Alice Hureau

Éd. NAMI (2022)

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LC avec Hilde, Lou et Un chocolat dans mon roman

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Autour d’un même lieu, la petite bibliothèque d’un centre social, et de sa mystérieuse bibliothécaire, Mme Komachi, plusieurs destins se croisent.

Nous allons tout d’abord faire la connaissance de Tomoka, une jeune provinciale de 21 ans. Souhaitant quitter sa campagne natale, elle a fait des études courtes pour pouvoir rapidement aller travailler à Tokyo. Vendeuse de vêtements, elle n’est pas forcement heureuse dans sa vie. Envisageant de prendre des cours d’informatique, elle se rend au centre social.

Ryo, lui, a 35 ans et il est comptable chez un fabricant de meubles. Mais en réalité, il a toujours rêvé d’avoir un magasin d’antiquité.

Sakutani est une femme de 37 ans. Travaillant au service éditorial d’un magazine, elle a la désagréable surprise, en revenant de son congé maternité (pourtant très écourté) d’être mutée dans un autre service.

A 30 ans, Hiroya est toujours chez sa mère. Il n’arrive pas à garder un emploi. Sa passion à lui, c’est le dessin, les mangas. Une histoire qui ravira les amateurs de mangas avec ses multiples références.

La retraite. Certains l’attendent avec impatience, d’autres la redoutent. Masao à 65 ans, a quitté son entreprise avec le sentiment du devoir accompli. Puis il se rend vite compte qu’il est encore jeune et qu’il n’a aucune passion. Sa femme, enseignant l’informatique au centre social, va lui tendre une perche…

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J’ai beaucoup aimé l’ambiance sereine de ce roman. Les changements n’arrivent pas de façon “magique” mais parce que les gens prennent le temps de la réflexion. Et en réfléchissant à ce qu’ils font, ce qu’ils veulent, ils prennent des décisions qui impulsent un changement dans leur vie.

Et c’est très drôle, parce que c’est ce qui m’est arrivé cette année ! J’ai repris des études en me disant “si ça ne marche pas, j’aurai au moins fait quelque chose qui me plaisait pendant un an…” Mais du coup, ça m’a remis dans une démarche de recherche plus active (pas seulement derrière mon ordi) et je vais sans doute avoir du boulot très bientôt !! Et un boulot qui me plaît bien évidemment !!

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Pour lire un extrait et une petite bio de l’autrice, c’est par ici (site de l’éditeur)

D’autres romans japonais lus les années précédentes : Le chant du héron au crépusculeDu sang sur la toileLes délices de TokyoTokyo vice

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Ce roman participe au Mois du Japon chez Lou et Hilde

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Nouvelles de littérature japonaise – Manga

Manga adulte

Nouvelles de

LITTERATURE JAPONAISE

Ryoichi Ikegami (ill.)

D’après les œuvres des auteurs cités ci-dessous

Éditions Tonkam (2006)

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Ce recueil se compose de cinq nouvelles d’auteurs “classiques” japonais adaptées et illustrées par Ryoichi Ikegami (1944-)

 

Figures infernales de Ryunosuke Akutagawa (1918)

Madame Osei de Ranpo Edogawa (1926)

L’amour de Tojuro de Kan Kikuchi (1919)

La porte de Matsukaze de Shugoro Yamamoto (1940)

L’histoire du donjon de Kyoka Izumi (1917)

 

Ce manga a un sens de lecture “français”. Il y a un sommaire, puis 5 magnifiques illustrations en couleurs (voir la 1ère plus bas à droite). On a ensuite la source des œuvres lors de leur prépublication en BD au Japon (dans Big Comic, entre 1995 et 1997), viennent ensuite les nouvelles, puis une postface de Philippe Marcel clôt ce recueil.

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Figures infernales de Ryunosuke Akutagawa (1892-1927)

Le seigneur de Horikawa était un homme bon et généreux avec son peuple. Pourtant un jour, il se mit en colère. Yoshidide était un peintre inégalé dans son domaine. Mais c’était un être odieux. Avare, dur, paresseux, cupide, il ne connaissait pas la honte. Il était de plus arrogant et orgueilleux. Le seigneur lui demanda de peindre un paravent sur les figures infernales. Après plusieurs mois, le peintre, qui n’arrivait pas à peindre ce qu’il voulait, fit une terrible demande au seigneur.

La fin de cette histoire est tout bonnement monstrueuse !! Et digne d’un film d’horreur…

Et après avoir lu ce manga, je me suis aperçue que j’avais un recueil de nouvelles “L’iris fou” dans lequel il y en a une de cet auteur “Le tableau d’une montagne”. Je la lirai bientôt.

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Madame Osei de Ranpo Edogawa, appelée aussi “L’apparition d’Osei”

Ranpo Edogawa (1894-1965) grand admirateur d’Edgar Allan Poe, il est considéré comme l’un des fondateurs principaux de la littérature policière au Japon.

Kakutaro, le mari de Madame Osei, était tuberculeux. Chaque jour, sa femme se maquillait, se faisait belle et sous un prétexte ou un autre, sortait. Et il restait seul. Il savait bien que sa femme était infidèle, mais il refusait de divorcer. Un jour que sa femme était sortie, leur fils demanda l’autorisation d’inviter des amis. Le père accepta et se mit même à jouer avec eux.

Quelque chose va mal tourner, mais quoi et pour qui, vous le saurez en lisant cette nouvelle ! Dont la fin est à peine moins horrible que la précédente…

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L’amour de Tojuro de Kan Kikuchi (1888-1948)

1697. Un célèbre acteur de Kabuki doit jouer le rôle d’un amant adultère. Or, si c’est un homme à femmes, il n’a jamais couché avec une femme mariée (ce qui est puni de mort). Et il a peur que son jeu s’en ressente. Il va se débrouiller pour arriver à ses fins…

Un homme sans pitié s’il en est !

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La porte de Matsukaze de Shugoro Yamamoto (1903- 1967)

1670. Parti à Edo à l’âge de 11 ans, un homme revient sur ses terres d’origine pour succéder à son père et être le nouveau Daimyo de la région. Cet homme a un secret. Il est borgne et n’a jamais dit à personne comment c’était arrivé.

C’est une histoire de culpabilité. De fidélité aussi. J’avoue que c’est celle que j’ai le moins aimé !

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L’histoire du donjon de Kyoka Izumi (1873-1939)

Un des samouraïs du seigneur est chargé d’aller inspecter le 5ème étage d’un donjon. Alors même que personne ne s’y est aventuré depuis plus de 100 ans. L’esprit qui vit là le laisse repartir, mais le prévient de ne jamais revenir sinon il mourra. L’esprit étant une belle femme, devinez ce que va faire le samouraï ?

Une histoire fantastique, pleine de violence (mains coupées au sabre !) mais que j’ai trouvé plutôt belle !

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Ryōichi Ikegami est notamment connu pour avoir illustré “Crying Freeman” (avec Kazuo Koike au scénario) et Sanctuary (avec Buronson au scénario).

Je ne suis pas une grande lectrice de mangas, loin s’en faut. J’ai lu quelques Taniguchi (non présentés ici) et aussi :

Kasane, la voleuse de visageCelle que je ne suis pasDans l’abime du temps

Mais je dois dire que celui-ci a vraiment été une excellente surprise !

Tant au niveau des histoires, très bien écrites, que des illustrations, que j’ai trouvé très belles.

Une lecture que je vous recommande vivement.

Cette version-ci ne doit plus être disponible, mais Delcourt en a sorti une nouvelle version avec 8 nouvelles au lieu de 5.  Yuko

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Cette semaine nous sommes chez Moka Au milieu des livres

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Un manga qui participe également au Mois du Japon

Chez Lou et Hilde

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Au tour du monde en 80 jours livres (Japon) chez Bidib

monde

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au challenge 2022 en classiques ici et chez Blandine

 

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Ainsi qu’au challenge Les adaptations littéraires chez Lydia