Sixtine – T1 L’Or des Aztèques

SixtineAmis imaginaires ou pas ?
BD Jeunesse

Sixtine

T1 – L’Or des Aztèques

Frédéric Maupomé

Aude Soleilhac

Les éditions de la Gouttière (2017)

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Aujourd’hui, la mère de Sixtine a jeté à la mer les cendres de son mari. Sixtine, elle, en profite pour jouer sur la plage. Elle sait que sa mère va pleurer et qu’elle préfère être triste toute seule. Sur cette plage, essayant vainement de pousser hors de l’eau une barque pourrissante, Sixtine voit apparaître trois pirates. Enfin, des fantômes de pirates plutôt ! Ceux-ci, tout étonnés d’être visibles pour la petite fille, finissent par jouer avec elle. Et elle les ramène avec elle à la maison. Quelques années plus tard, Sixtine est au collège. Si les études ne la passionnent pas, elle apprend par contre des tas de choses avec ses copains pirates !

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Je n’accroche pas toujours aux BD dites de jeunesse. Souvent le dessin “mangaisé” à la mode ces dernières années ne me plaît pas trop…

Mais je dois bien avouer que ça m’a vraiment agacé de ne pas avoir la suite de l’histoire quand je suis arrivée à la fin du tome 1 !

L’histoire est originale, les personnages aussi et le dessin est vif, frais et coloré. Il y a de multiples rebondissements et cette jeune fille plus ou moins élevée par les pirates a parfois des idées un peu spéciales !! Et elle a tendance à agir avant de réfléchir, ce qui rend les choses d’autant plus amusantes.

En bref : On ne s’ennuie pas une seconde, on s’amuse et on a envie de lire la suite ! ♥

Ajout du 20/07/20 : J’ai enfin lu les tomes 2 et 3 et c’est toujours aussi bien ! Vivement le tome 4…

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Lire quelques pages sur le site des éditions de la Gouttière

De Frédéric Maupomé déjà présentés sur ce blog : Anuki (plusieurs tomes, voir en fin de page), Supers

Et si je ne vous ai pas convaincu, allez voir les avis de Boumabib, Mo, Caro, Lecturissime et Stephie

Cette semaine nous nous retrouvons chez Moka

Dorothy Counts – 1957 la ségrégation est encore là.

DorothyElles ont osé !

Roman jeunesse 11+

Dorothy Counts
Affronter la haine raciale

Élise Fontenaille

Coll. Elles ont osé !

Éd. Oskar (2019)

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Mercredi 4 septembre 1957, cinq heures du matin, Charlotte, Caroline du Nord. Cette nuit, Dorothy n’a pas réussi à trouver le sommeil. Elle s’est réveillée en hurlant, poursuivie par un terrible cauchemar : Elle était assaillie par une foule enragée. Malheureusement, son cauchemar va devenir réalité, lorsqu’elle va se présenter aux portes du Lycée. Car Dorothy est noire, et, comme la loi l’y autorise maintenant, elle veut suivre des cours au lycée, un lycée de blancs… Pour cette rentrée, très importante pour elle, elle a mis sa plus belle robe, cousue par sa grand-mère. Elle va vivre ce jour-là le jour le plus horrible de sa vie.

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Je me demande (et avec le recul, Dorothy se le demande aussi) si c’était du courage ou de l’inconscience. De sa part à elle comme de la part de ses parents d’ailleurs. Laisser seule une adolescente de 15 ans affronter une foule haineuse (ils ne s’attendaient visiblement pas à autant de haine !)… Je ne sais pas comment elle a fait pour rester toute la journée, pour ne pas hurler, pour rester calme ! Et elle y est retournée. Le premier jour c’était peut-être de l’inconscience, mais les jours suivants, elle savait à quoi s’attendre. C’était donc du courage, un très grand courage ! Chapeau Dorothy !!

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Les avis de Noukette et Jérôme

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C’est ma deuxième participation au challenge d’Enna, le African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

Chez le même éditeur, sur la ségrégation également : Deux livres qui parlent de Martin Luther King

D’Élise Fontenaille, déjà présenté sur ce blog (pour les plus jeunes) : On a volé les poules de Clémentine !

Anne, la maison aux pignons verts – Roman

Rappelez-vous, début Mars, pour le défi 12 mois, 12 ami(e)s, 12 livres, j’avais demandé à 12 amies de me proposer “le” livre jeunesse qui a marqué leur enfance (lu avant 13/14 ans). Et j’ai donc 12 mois pour lire ces 12 livres ! Sauf, qu’ayant commencé en Mars, j’avais déjà 2 mois de retard… Retard que j’ai presque comblé en lisant ce mois-ci “les malheurs de Sophie” et “Anne, la maison aux pignons verts” et je suis en train de finir “les goonies” !

Et j’ai commencé par : Anne, la maison aux pignons verts recommandé par Sophie, qui m’accueille sur ce blog !

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Anne

Anne… La maison aux pignons vertsLucy Maud Montgomery – Éd. Julliard (1987) pour la traduction française. En réalité, il a été écrit en 1908.

Cette histoire se passe au Canada, sur l’île du Prince Édouard. Marilla et son frère Matthew, qui commencent à être un peu âgés, décident d’adopter un jeune garçon orphelin afin qu’il les aide à la ferme. Mais quand Matthew arrive à la gare, il n’y trouve qu’une petite fille rousse de 10 ans, Anne. Après des débuts un peu difficiles (Anne est très bavarde et a beaucoup d’imagination, ce qui cause parfois de petits tracas…) Anne finira par être totalement chez elle dans cette maison aux pignons verts…

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Je n’avais jamais entendu parler de ce roman, pourtant un grand classique de la littérature jeunesse canadienne (vendu à plus de 60 millions d’exemplaires), jusqu’à ce que Sophie m’en parle en disant que c’était un de ces livres préférés (bon ok, ex-aequo avec Harry Potter !! ;) ). J’ai ensuite lu un roman “Le train des orphelins” de Christina Baker Kline, dans lequel il est fait mention de ce roman… Je l’avais donc acheté (et mis de côté parce que j’avais des trucs plus “urgents” à lire !)

Ce défi a donc été l’occasion de le sortir enfin de ma PAL et de le lire…

Extrait : – Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas. (Matthew)
– Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire ! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ? (Anne)
– Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
– Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges ! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.

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Et je ne le regrette pas, j’ai passé un très agréable moment avec Anne, Marilla et Matthew ! C’est une histoire pleine de fraîcheur et de poésie, l’imagination et l’appétit de vivre d’Anne sont contagieux.

En fait, le premier mot qui m’est venu à l’esprit en fermant ce roman est “délicieux” ! Un charme au parfum légèrement suranné s’en dégage et l’écriture enthousiaste nous transporte là-bas, sur l’île du Prince Édouard (que j’aimerai bien visiter maintenant, c’est malin !).

Anne est  une petite fille très émotive, tout est transfiguré par sa vision des choses et son imagination. Elle affuble les lieux de noms magiques et enchanteurs : Une rue bordée d’arbres fleuris se voit ainsi renommée “le chemin blanc des délices“, une mare devient “le lac aux miroirs“…

J’ai d’ailleurs découvert que la maison existe et que ce roman participe grandement au tourisme de l’île du Prince Édouard :

 

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