Radium Girls – BD

Radium

Quand le travail tue…
Roman graphique Ados/Adultes

Radium Girls

Cy

Glénat (2020)

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États-Unis, 1918. Edna commence à travailler pour l’USRC au côté de Grâce, Kathrine, Mollie, Albina et Quinta. Elles peignent les chiffres des cadrans de montres avec une peinture spéciale qui se voit dans le noir.

Lip. Dip. Paint. C’est par ces trois mots que l’on explique le travail à Edna. Lip : Tu lisses le pinceau entre tes lèvres. Dip : Tu mets la peinture sur le pinceau. Paint : Tu peins.

Un médecin essaie de les mettre en garde contre la toxicité de cette peinture au radium, il est viré. Mais du coup, elles essaient de savoir s’il y a un risque pour leur santé. “Non, non, pas du tout”, leur répond leur supérieure. Et pourtant…

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Et pourtant, l’espérance de vie de ces femmes a été très sérieusement raccourcie à cause de cette fameuse peinture contenant du radium. On croit rêver quand on s’aperçoit que c’est sciemment qu’on ne leur a pas dit la vérité ! C’est monstrueux. Bref.

J’avais vu passer cette BD chez les copines de la BD de la semaine. Je l’ai donc empruntée quand je l’ai vu à la médiathèque malgré une couverture qui ne me tentait pas plus que ça.

C’est une bande dessinée assez légère et plutôt gaie malgré le sujet. On y côtoie des jeunes femmes qui ont envie de sortir, de s’amuser, de rencontrer l’amour ou encore de faire des blagues en se peignant les dents avec cette peinture si drôle qui brille dans le noir… Des jeunes femmes totalement inconscientes du danger, et pour cause, on ne leur a rien dit !

Si je n’ai que moyennement apprécié ce dessin au crayon de couleur (certaines pages sont très belles pourtant, mais j’ai eu du mal avec les visages), j’ai beaucoup aimé cette histoire et ce qu’elle m’a appris. Un petit bout de l’histoire américaine que je ne connaissais pas du tout !

Et la mort de ces jeunes femmes, même si elle est terrible, n’aura pas été inutile. Les lois ont ensuite été modifiées pour que les travailleurs puissent plus facilement attaquer leurs patrons en justice et les normes de sécurité industrielle ont été améliorées.

Mais quand même… Quelle injustice pour ces jeunes femmes !

Une histoire touchante et très intéressante qui m’aura appris plein de choses, j’aime !

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Lire un extrait sur le site de l’éditeur

Une BD découverte grâce aux avis de Fanny et Caro

Cette BD a reçu le Prix BD Lecteurs.com 2021

Pour en savoir plus sur les “vraies” Radium Girls : Wikipédia et deux épisodes sur France Culture

Et pour ce dernier rendez-vous avant la pause estivale, nous nous retrouvons chez Noukette !

Blanc autour – BD sur la ségrégation

blanc
Et si l’éducation pour tous devenait une priorité ?
BD Ados/Adultes

BLANC AUTOUR

Wilfrid Lupano & Stéphane Fert

Dargaud (2020)

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Blanc autour, c’est l’histoire d’une école pour jeunes filles. Et ça se passe aux États-Unis, à Canterbury, en 1832. La directrice de l’école, Melle Prudence Crandall, est une jeune femme très ouverte. Alors quand Sarah, une jeune fille noire intelligente et très curieuse, vient lui poser des questions (entre autre sur la réfraction de la lumière), elle décide de lui ouvrir les portes de l’école. Mais, bien évidemment, ça ne va pas plaire à tout le monde ! D’autant plus qu’elle ne va pas s’arrêter là…

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Une préface assez courte (une page à peine) nous explique d’où vient cette histoire. Et une postface de plusieurs pages, signée Joanie DiMartino, Conservatrice du musée Prudence Crandall, nous raconte la vie de ces jeunes filles prêtes à risquer leur vie pour apprendre.

Comme à chaque fois que je lis quelque chose à propos de racisme ou de ségrégation, je suis outrée. Je n’ai jamais compris comment on pouvait reprocher à quelqu’un sa couleur de peau. C’est tellement loin de la façon dont j’ai été élevée ! Bref.

Une lecture intéressante qui m’a appris des choses (j’aime !)

+ un dessin aux couleurs douces (et des cases sans “tour”, j’aime aussi)

= Un très bon moment de lecture !

Et une bd que l’on devrait trouver dans les CDI des collèges et lycées…

https://www.dargaud.com/sites/dargaud.com/files/styles/landscape_w800/public/2020-12/71_BLANCAUTOUR_00.jpg?itok=GEx75eIY

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Lire les premières pages (site de l’éditeur)

Une interview de Wilfrid Lupano

Pour en savoir un peu plus sur Nat Turner

De Wilfried Lupano, nous vous avons présenté : Le singe de Hartlepool (Sophie) (Nathalie), Ma révérence, Les vieux fourneaux, Un océan d’amour et Communardes !

De Stéphane Fert, déjà présenté sur ce blog : Peau de Mille Bêtes et Morgane

Et si je ne vous ai pas convaincu, allez voir les avis de Jérôme, Noukette ou Bidib !

https://www.actuabd.com/local/cache-vignettes/L672xH560/672x560_actuabd_laureat_21-874e0.jpg?1623193183

Cette semaine, nous sommes chez Moka au milieu des livres

Love in vain – Robert Johnson

Robert
Du blues, du blues, du blues…
BD Ado/Adulte

LOVE IN VAIN ♥

≈ Robert Johnson 1911-1938 ≈

Mezzo – J. M. Dupont

Glénat (2014)

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Présentation de l’éditeur : Figure mythique du blues, Robert Johnson est mort à 27 ans, sans doute empoisonné par un rival amoureux. Guitariste prodige, il aurait hérité de ses dons en vendant son âme au diable. De ce personnage énigmatique dont on ne connaît le visage qu’à travers deux photos retrouvées longtemps après sa mort, les auteurs dessinent un portrait fascinant qui explore son âme tourmentée et son existence sulfureuse.

Un hommage digne du culte phénoménal dont Robert Johnson est l’objet auprès des amateurs de blues et de rock. Non seulement pour son œuvre magistrale, mais aussi parce que son style a influencé plusieurs générations de musiciens, notamment les Rolling Stones, Eric Clapton, Bob Dylan, Led Zeppelin ou plus récemment les White Stripes.

En filigrane de ce portrait de Robert Johnson, Love in Vain est également une chronique aussi poignante que truculente de la vie quotidienne des Noirs dans le Mississippi ségrégationniste des années 1930.

https://fr.shopping.rakuten.com/photo/Johnson-Robert-Love-In-Vain-CD-Album-968959884_ML.jpg

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Vous n’êtes pas mélomane ? Ou alors vous n’aimez pas le blues ?

Qu’importe. Love in vain est avant tout l’histoire d’une vie. Une courte, trop courte vie. 27 ans à peine. Et pourtant ! Une vie bien remplie, si bien qu’on en parle encore 90 ans après son commencement. Bien remplie oui, mais mystérieuse. De cet homme, il ne reste que 2 photos et quelques chansons.

C’est un album avec un dessin très sombre, très noir. Noir comme l’était Robert Johnson, noir comme son désespoir, noir comme la nuit où il reprenait vie, noir comme sa musique… Je ne connaissais pas ce musicien. Il a pourtant composé de nombreuses chansons reprises par d’autres depuis.

J’ai adoré les illustrations qui ressemble à de la linogravure (dixit mon père, fan de blues et de jazz, à qui je l’ai offert !)

Un album au charme envoûtant, comme l’était sans doute Robert Johnson.
♥♥♥

http://1.bp.blogspot.com/-MgQfCOc2rJM/VZzwj9qKFTI/AAAAAAAANd4/PxLKn_YAfq0/w1200-h630-p-k-no-nu/planche-love-in-vain-blues-bd-robert-johnson-glenat.jpg

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Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Enna, Jérôme, Noukette, Mo’, l’ont découverte et appréciée bien avant moi !

Cette semaine, nous sommes chez Stephie

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur Robert Johnson…

Ama le souffle des femmes – BD ♥

AmaAma, les sirènes du Japon
Bande dessinée Ados/Adultes

ama

Le souffle des femmes

Franck Manguin & Cécile Becq

éd. Sarbacane (2020)

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Japon, 1962. Nagisa arrive de Tokyo. C’est la nièce d’Isoé, une ama de l’île d’Hegura. Jeune fille de la ville, elle va mettre un certain temps à s’acclimater. Au départ, on ne sait pas pourquoi elle est là. On sait juste que sa mère a écrit à sa sœur -perdue de vue depuis 20 ans- pour lui demander de l’accueillir.

Les ama sont des femmes libres, avec un franc parler, elles vivent nues et ce sont elles qui font vivre le foyer grâce au produit de leur pêche. A l’opposé donc du rôle traditionnel de la femme japonaise. Malgré le décalage avec sa vie de citadine, Nagisa va s’accrocher, s’habituer à la vie sur l’île et devenir une vraie pêcheuse. Jusqu’au moment où…

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Au premier abord, cette couverture assez “froide” ne m’attirait pas plus que ça. Mais plusieurs camarades de la BD de la semaine l’ont lue et m’ont convaincue de la lire !

Et je ne regrette pas du tout, ça a été une très belle découverte ! J’ai vraiment passé un très bon moment avec cet album dépaysant. Le trait délicat de Cécile Becq m’a beaucoup plu et les couleurs vont très bien avec cette histoire qui se passe au bord la mer. Le scénario est découpé en plusieurs chapitres correspondants à 4 époques : 1962, 1966, 1968 et 2003. J’ai juste trouvé l’épilogue un peu rapide, mais j’étais déçue d’être déjà arrivée à la fin de l’histoire, j’aurai bien lu encore quelques pages… Car les pêcheuses ont de sacrés caractères !

Une jolie découverte que je vous recommande. ♥

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Un article sur les dernières Amas du Japon

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Voir plusieurs planches sur le site de l’éditeur

D’autres avis : Fanny,

Et d’autres livres pour continuer le voyage au Japon : Les carnets de voyage de Florent Chavouet

Cette semaine, nous sommes chez Noukette