Les quatre filles du Dr March

MarchLE” roman de mon enfance ♥
Roman illustré

Les 4 filles du Dr March

Louisa May Alcott

Illustré par Nathalie Novi

Traduit par Janique Jouin-de-Laurens

(éditions Gallmeister)

Tibert éditions (2022)

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Lu aussi par Une ribambelle d’histoires et Jojo en herbe

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Ce roman a tellement bercé mon enfance que j’ai du mal à croire qu’on puisse ne pas le connaître… C’est sans doute celui que j’ai le plus relu. Mais pour ceux qui seraient passés à côté, voici le résumé :

Meg, 16 ans, Jo, 15 ans, Beth, 13 ans et Amy, 11 ans sont les quatre filles de Monsieur et Madame March. C’est une famille qui a été riche autrefois, d’ailleurs la tante March vit toujours dans une grande et belle maison bourgeoise, mais qui a été ruinée. Le père (selon les versions il est pasteur ou médecin) est parti sur le front aider les soldats (cela se passe pendant la guerre de Sécession). Nous suivons le quotidien de ces quatre sœurs aux caractères très différents. Meg est la plus raisonnable, Jo (ma préférée évidemment !) la plus impulsive, Beth est très timide et Amy… Pffou… Comment dire ça diplomatiquement ? J’avais toujours envie de lui donner des claques tellement elle m’agaçait par sa frivolité et son égoïsme !!

Bref. Les quatre sœurs vivent avec leur mère et la bonne, Hannah à Concord (Massachusetts). Les deux plus âgées travaillent un peu pour aider leur mère à joindre les deux bouts. Toute la famille est inquiète pour le père qui est au front. La vie n’est pas très facile, mais la joie et la bonne humeur règne dans la maison des March.

March

Édition originale américaine (1868) – Wikipédia

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C’est un roman en partie autobiographique selon la page Wikipédia qui lui est consacrée. On m’a offert cette nouvelle version il y a quelques temps déjà, mais je ne l’avais pas encore (complètement) lue. J’avoue que j’avais un peu peur que ma lecture “adulte” n’efface mes bons souvenirs d’enfance !

La première impression : Qu’est-ce qu’il est beau !! Les illustrations sont vraiment magnifiques et j’adore toutes les “décorations” de page. C’est un vrai plaisir que de l’ouvrir. Il est également gros et lourd ! Je ne me souvenais pas d’un si gros pavé…

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Pour plus d’illustrations et de détails sur ce magnifique ouvrage, c’est par ici

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Cette lecture participe à plusieurs challenges

Le challenge “Classiques” sur ce blog

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Ainsi qu’au mois américain chez Belette !

La brigade des souvenirs – série jeunesse

BrigadeAventure, histoire et humour
A partir de 9 ans

La brigade des souvenirs

Carbone, Cee Cee Mia, Marko

et, selon les tomes Maëla Cosson ou HadH (pour les couleurs)

Dupuis (2021-2025)

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5 tomes parus, série en cours

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Chaque tome est une histoire différente. A chaque fois, à partir d’un papier ou d’un objet, les enfants vont enquêter et remonter dans le passé pour comprendre ce qui est arrivé et ainsi satisfaire leur curiosité. A la fin de chaque tome, un dossier documentaire de 8 pages permet d’aller plus loin.

Les petites histoires qui parlent de la grande Histoire, je trouve que c’est toujours une excellente idée ! Et si ça peut faire que les enfants s’intéressent à l’Histoire, j’applaudis des deux mains.

En tous cas, moi j’ai passé un très bon moment avec cette série, même si, oui, parfois, ça va un peu vite (c’est pour les enfants à partir de 9 ans en même temps…)

Mylène avait déjà présenté les trois premiers tomes de cette série il y a longtemps, je l’avais notée, puis oubliée… Après avoir lu une autre BD “Piments zoizos“, j’ai cherché ce qu’il y avait comme livres sur “les enfants de la Creuse“. Et je suis tombée sur le tome 2 de cette série. Quand j’ai vu que le tome 1 parlait de la première guerre mondiale, j’ai emprunté toute la série !

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T1 : La lettre de Toinette

En essayant de rattraper leur chien, trois enfants, Tania, Alban et Théo se retrouvent dans les ruines d’une ancienne école. Là, ils découvrent une lettre qui semble très vieille, cachée dans une boite à gâteaux.

Leur curiosité va les pousser à enquêter pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, pendant la première guerre mondiale, entre Toinette et Ernest.

Une jolie manière de parler de la première guerre mondiale et de donner quelques infos sur la façon de faire des recherches généalogiques. Forcement, ça m’a plu !

L’avis de Mylène

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T2 : Mon île adorée

Camille vient d’acheter un vieil appareil photo dans une brocante. A l’intérieur, une pellicule que Camille et les enfants vont développer ensemble. Ils y trouvent des photos d’un petit garçon noir qui semble être sur une île puis une photo du TGV (ça donne une idée de la date ! Le premier train date de 1981 et l’exil des enfants de la réunion a cessé en 1984).  La “brigade des souvenirs” décide de rechercher cet enfant pour lui rendre ses photos…

On parle donc ici de ce scandale des enfants de la Creuse : de jeunes réunionnais (certains orphelins, mais pas tous) envoyés en France soi-disant pour avoir une vie meilleure, faire des études… Et qu’on a en fait totalement coupés de leur famille, de leur culture pour en faire de la main d’œuvre bon marché dans les campagnes françaises.

L’avis de Mylène

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T3 : La voiture de Bob

Ici il est question de droit des femmes et de féminisme. Les enfants trouvent une voiture dans le garage du grand-père de Théo, un ancien mécanicien. Atteint de la maladie d’Alzheimer, celui ne peut vivre seul. La mère de Théo souhaite vendre le garage, et c’est lors d’un grand rangement que débute cette nouvelle aventure. A qui appartient cette belle voiture ?

L’avis de Mylène

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T4 : Le mur de Hans

En cherchant des trucs à vendre pour une brocante, les enfants tombent sur des cartons qui appartiennent à leur père. Celui-ci les autorise à fouiller dedans, mais il souhaite conserver de vieilles cassettes audio, souvenir d’un correspondant allemand.

Ce tome ci parle de la chute du mur de Berlin et de la guerre froide.

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T5 : Le tableau de Rachel

Alors qu’ils emménagent dans leur nouvelle maison avec leur père, Tania et Alban, accompagné de Théo découvrent une pièce secrète. Là, ils trouvent un chaton tout mignon et… un tableau. Après quelques recherches, ils s’aperçoivent que c’est un tableau qui a été volé à son propriétaire juif, par les nazis, pendant la guerre !

Le thème de ce tome 5 est, comme vous l’aurez compris, la spoliation d’œuvres d’art par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Très intéressant !

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Les histoires sont intéressantes, les dossiers très instructifs et les dessins sympa et très colorés. Une réussite pour initier les enfants à l’Histoire.

Une série pleine de pep’s comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous !

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Une série recommandée par La revue française de Généalogie

Une bd qui participe à plusieurs challenges

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Au challenge “Pages de la grande guerre” sur ce blog

Pages

Ainsi, bien sûr, qu’à la BD de la semaine, chez Blandine

Piments zoizos les enfants oubliés de La Réunion

pimentsPiments zoizos

Les enfants oubliés de La Réunion

Tehem

Supervision historique de Gilles Gauvin

Steinkis (2022)

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Éditeur : Années 1960. Dans un quartier populaire d’une ville de La Réunion, Jean et Madeleine sont arrachés à leur mère par les services sociaux qui leur promettent une vie meilleure en métropole, une bonne éducation et des retours réguliers sur leur île. Lucien, jeune fonctionnaire fraîchement affecté à La Réunion, arrive à la préfecture et découvre ses fonctions à la Section 4 : il devra notamment superviser le transfert de « pupilles de l’État » dans l’Hexagone…

Transplantés en Creuse, Jean et Madeleine sont séparés. De foyers en familles d’accueil, Jean rencontre d’autres enfants réunionnais dans la même situation que lui. Une vie durant, entre errances et recherches, il tentera de comprendre pourquoi…

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J’avais vaguement entendu parler de personnes qu’on avait envoyé dans la Creuse pour repeupler le département dans les années 60/70. Mais j’ignorais qu’il s’agissait d’enfants séparés de leurs parents et venant de la Réunion !! Quelle histoire terrible…

A priori cela partait “d’une bonne intention” comme on dit. C’était pour permettre à des enfants orphelins ou abandonnés par leurs parents d’être adoptés, de faire des études, d’apprendre un métier et de devenir de bons français… Mais une expression bien connue dit que “l’enfer est pavé de bonnes intentions” !

Ces enfants ont été séparés de leurs parents (quand ils en avaient car une partie étaient orphelins) mais aussi de leurs frères et sœurs, de leurs copains, de leur environnement, de leur culture… Et souvent obligés de changer de nom ! Pour se retrouver, soit dans des centres avec d’autres enfants comme eux, soit dans des familles d’accueil où ils servaient de main d’œuvre pas chère.

L’Aide Sociale à l’Enfance n’a visiblement pas fait que des bonnes choses, au moins à cette époque…

Et le pire, c’est que, des années plus tard, il est très compliqué pour beaucoup de ces enfants de retrouver leur famille (pas beaucoup de notes, de papiers…)

Quant au dessin, il ne m’a pas spécialement plu, mais les personnages sont expressifs et l’histoire est tellement prenante que je m’y suis habituée.

Une bd intéressante et instructive qui m’a bien énervée !! (pas la bd en fait, son sujet…)

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La proposition de loi de la député Karine Lebon rejetée

Pour en savoir plus : Radio FranceFrance 3 Région Nouvelle Aquitaine

Un téléfilm policier disponible en replay : Un mensonge oublié

Une série documentaire à écouter  “L’enfant déracinée” de Sarah Vildeuil

Un film devrait voir le jour en 2026 : Children of Nowhere

De cet auteur, Sophie vous avait brièvement présenté Zap Collège

Cette semaine nous sommes chez Noukette

SERMILIK

SermilikSERMILIK

Là où naissent les glaces

Simon Hureau

Dargaud (2022)

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Prix Ouest-France – Quai des Bulles 2022

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Éditeur : À 18 ans Max a décidé de quitter Marseille pour s’installer sur la côte Est du Groenland. Dans le village isolé de Tiniteqilaaq où il habite depuis trente ans, il a appris des Inuits leur mode de vie particulièrement rude, à l’aune d’une nature aussi magnifique qu’impitoyable. Un parcours quasi-initiatique, fait de moments intimes ou épiques, dont Max a confié le récit à Simon Hureau. L’auteur de L’Oasis nous propose ici la biographie d’un homme ordinaire qui a choisi de vivre son rêve dans l’un des endroits les plus inhospitaliers de la planète…

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Max Audibert avait prévu d’être médecin des armées. Mais à la lecture d’un livre, il a un déclic : il sera chasseur arctique !  Traité de fou par ses copains, il va pourtant persévérer et émigrer au Groenland. Son adaptation à la vie inuit ne sera pas toujours facile mais il parviendra à être totalement intégré au village.

Une histoire étonnante qui nous apprend pas mal de choses sur un mode de vie très éloigné du nôtre ! Magnifié par les belles illustrations de l’auteur.

La couverture ne m’aurait pas spécialement attirée, c’est une collègue qui me l’a mise dans les mains. Quand j’ai vu que c’était de Simon Hureau, dont j’ai lu et beaucoup aimé “l’oasis“, j’ai dit ok !

Je ne regrette pas, c’est super instructif et en plus c’est beau. Et très coloré contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Dépaysement garanti !
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Lire quelques pages (site éditeur)

Pour voir quelques photos de Sermilik (site d’une agence de voyages)

Nous sommes accueillis par Blandine