Ces jours qui disparaissent – BD

Jours

Ces jours qui disparaissent

Timothé Le Boucher

Glénat (2017)

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Une fois n’est pas coutume, je vous mets le résumé de l’éditeur :

“Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler.

Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée.

Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps… Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?”

Commençons par les points négatifs :

Dans une librairie, c’est sûr, je serais passée devant cette bd sans m’arrêter. Je n’apprécie que modérément le dessin et je n’aime pas du tout la colorisation… Bref, une couverture qui ne m’attire pas du tout. Si j’avais quand même surmonté cela et ouvert la bd, ça n’aurait rien changé : je trouve le dessin froid / figé (je pense que c’est le côté un peu “manga” du dessin qui ne me plait pas), les cases (9 à 12 par pages) sont parfois très petites – j’aime bien les “grandes” illustrations !- Bref, je l’aurai vite reposée !

MAIS !!!

Mais j’ai la chance de participer chaque mercredi à “la BD de la semaine” et d’avoir des “collègues” qui me font faire de très belles découvertes ! J’en profite d’ailleurs pour les remercier au passage. Et cette bd est vraiment une très belle découverte. Alors oui, c’est vrai, je n’ai pas été subjuguée par le dessin et pour une bd, c’est un peu dommage. Mais le scénario tient bien la route. Il est tellement prenant qu’on se retrouve harponné après quelques pages lues et qu’on n’a vraiment pas envie de refermer cette bande dessinée avant de l’avoir terminée !

Lubin, celui du début et celui qu’on “suit” tout au long de l’histoire, est un jeune homme très sympathique, aimé, entouré par ses amis, sa famille. On ressent très vite de l’empathie pour lui. Mais chut, je n’en dis pas plus. Allez vite découvrir cette belle histoire (stressante un peu aussi, parce bon, on aimerait bien savoir…)

Tout au long de l’histoire, on se pose tout un tas de questions. Est-ce que c’est une bd fantastique ? Y a t-il du surnaturel ? Et puis à la fin… On sait.

Coup de ♥ pour l’histoire !

Le blog de l’auteur

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

Il fait partie de la sélection officielle Angoulême 2018

Du même auteur : Le patient

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D’autres avis, certains très enthousiastes, d’autres un peu moins, mais dans l’ensemble, une bd qui ne laisse personne indifférent !  Mo’, Stephie, Noukette, Jérôme, EstelleCalim, Lasardine, Karine, Mylène, Fanny, FaelysSabeli

est en congé pour la période estivale !

Mais je continuerai à vous présenter mes lectures de BD tous les mercredis.

Dr Jekyll et de Mr Hyde – Album

Jekyll

Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde

Robert Louis Stevenson (1885)

illustré par Simon Moreau

Éd. Marmaille & compagnie (2016)

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Mr Utterson, notaire de son état et doté d’une indulgence à toute épreuve, avait un problème.

Un de ses amis, le Dr Jekyll, lui avait remis un testament olographe (écrit, daté et signé par celui qui fait le testament) qui stipulait qu’en cas de décès ou de disparition inexpliquée de plus de 3 mois, tous ses biens devaient passer en la possession de son ami Edward Hyde.

Mr Utterson ayant entendu de sinistres histoires à propos de Mister Hyde, et craignant pour les intérêts de son ami, se décida à mener une petite enquête.

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Qui n’a jamais entendu parler de Docteur Jekyll et de Mister Hyde ?

De la lutte du bien contre le mal… Encore que ce ne soit pas tout à fait de cela dont il est question, mais plutôt de dédoublement de personnalité.

Je connaissais bien sûr cette histoire et j’en avais certainement lu une adaptation, mais je pense que je n’avais jamais lu la version originale avant de lire cet album. Car c’est bien d’un album dont il s’agit : un album très grand format (25 x 36 cm), taille qui permet de bien mettre en valeur les magnifiques illustrations de Simon Moreau.

C’est un album, mais, à mon avis, il s’adresse plutôt à des ados ou des adultes, car le langage employé est soutenu et serait sans nul doute trop ardu pour des enfants ou même des jeunes de 11/12 ans.

J’ai beaucoup aimé cet album, pour son côté fantastique, pour l’histoire et pour la très belle écriture de Robert Louis Stevenson. Mais également pour les magnifiques illustrations rougeoyantes et flamboyantes de Simon Moreau. Elles apportent un réel “plus” en apportant une touche effrayante supplémentaire !

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De Robert Louis Stevenson, Sophie vous avait déjà présenté “L’île au trésor” illustré par Vincent Dutrait

Simon Moreau sur Tumblr et sur Vimeo

Le site de l’éditeur Marmaille & compagnie. Dans cette même collection “Adaptations” nous vous avions présenté “Le fantôme de Canterville” d’Oscar Wilde.

La version audio du roman original gratuite et en français

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Cet album participe au Mois Anglais chez Lou & Cryssilda, ainsi qu’au Challenge je (re)lis des classiques et, bien sûr, au Challenge Albums !

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