L’enfant de Colas Gutman

Roman jeunesse dès 7 ans

L’enfant

de Colas Gutman

illustré par Delphine Perret

Ecole des Loisirs , 2011
Mouche
9782211206136

Thèmes : enfance

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              Léonard n’aime pas la campagne. Pourtant, chaque week-end ses parents l’y traînent de force. Au détour d’un sentier sous la pluie, il rencontre un mouton. Sauf qu’il n’est pas aussi ennuyeux que les autres animaux puisqu’il parle. Et ce mouton pose une étrange question “Tu sers à quoi?”. Léonard tente de répondre  “Un enfant, ça sert à devenir quelqu’un plus tard !” mais très vite d’autres animaux s’approchent d’eux et cherchent aussi à savoir à quoi sert cet étrange animal sur deux pattes. Une réflexion sur l’enfance par un enfant ! C’est  sympathique mais certaines choses ne m’ont pourtant par convaincue…

Quand un loup apparaît dans l’histoire, la réflexion avance… mais même le loup ne sait pas à quoi sert Léonard, puisqu’il est tout pollué!

Léonard, ce petit garçon est vraiment un personnage sympathique qu’on prend plaisir à découvrir au fur et à mesure de son échange, mais ce sont réellement les animaux qui sont intéressants par leurs réflexions et leur humour !

Une histoire à découvrir pour son humour décalé !

Extraits :
“Pardon, mais t’es quoi, toi ?
Comment ça, je suis quoi ?
Ben oui, t’es quoi comme animal ?
J’ai pensé: “Houlala, je dois être dans la campagne profonde dont m’a parlé maman, pauvre mouton, il n’a jamais vu d’enfant de sa vie” !
Je ne suis pas un animal, j’ai dit, je suis Léonard
C’est comme un léopard ? m’a demandé le mouton
Non, c’est mon prénom
Toi, par exemple, tu t’appelles comment ?
Mouton “

 

+ challenge Petit Bac

Petites scènes capitales – Sylvie Germain

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rentrée littéraire 2013

avis de lecteurs

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Rentrée littéraire 2013
roman adulte

Petites scènes capitales

de Sylvie Germain

Albin Michel, 2013

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Sylvie Germain nous livre dans ce roman une suite de petites scènes de la vie de Liliane. Des scènes capitales, celles qui rythment sa vie. Peu importe les entre-deux, l’auteur se concentre sur ces tranches de vie qui sculptent l’héroïne. Moments cruciaux rarement heureux. Les morts s’enchaînent.

Une vie de rebondissements négatifs en quelque sorte que l’on a du mal à croire tant ils sont accumulés, accolés les uns aux autres. Une vie pourtant et le bonheur d’être en vie.

D’une écriture recherchée Sylvie Germain nous dresse le portrait d’une génération d’après guerre où mai 68 laisse une emprunte libertaire et des slogans révolutionnaires.

A trop passer sur les détails pour se concentrer sur l’essentiel on perd un peu de l’essence du personnage. Pourtant l’auteur n’est pas exsangue de réflexion. L’ensemble du récit est indirect, pas de dialogues, tout se passe à posteriori et l’emploi de la troisième personne nous rend extérieur au récit. Spectateur d’une histoire qui traverse les années.

Un roman magnifiquement écrit qui nous conte la vie d’une héroïne singulière mais finalement peu attachante. Une ode à la vie et à l’amour qui passe par la mort et nous invite à découvrir l’histoire d’une génération.

Muette d’Eric Pessan

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 Toute la rentrée littéraire 2013, 
avis de lecteurs 

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Roman adulte
Rentrée littéraire 2013

Muette

d’Eric Pessan

Albin Michel, août 2013
224 pages

Muette n’est pas un adjectif ici, c’est un nom. Celui de la narratrice. Il ne la qualifie pas d’ailleurs, puisque cette grande adolescente n’est pas muette. Elle est plutôt rendue muette.

Muette est en fuite. Elle fugue. Non loin de chez elle, dans la campagne qu’elle connait bien. Elle s’est préparée, semble réfléchie. En la suivant dans sa fuite nous allons découvrir son quotidien, ses obstacles et ses peurs mais surtout nous allons tisser la toile de son passé, apprendre peu à peu à la connaître et à  comprendre cette fugue.

Une histoire assez banale en apparence que celle de cette jeune femme qui ne se sent pas à sa place, mais c’est beaucoup plus que cela. Coincé entre un père présent mais trop occupé et une mère au contraire omniprésente, Muette n’a pas la place d’exister. Et cette mère omniprésente nous la côtoyons un peu aussi, d’une certaine manière….

La grande force de ce roman, ce qui fait son originalité et son attrait, c’est le jeu de la narration. Eric Pessan pour nous faire ressentir le mal être de Muette et l’omniprésence aliénante de la mère insère dans le récit des réflexions maternelles, en italique. Celles que la mère aurait pu faire / aurait fait / a fait à ce moment là, dans cette situation là. Ces phrases en italique coupent réellement le récit, n’hésitant pas à s’interposer au milieu des phrases, des pensées, des situations. Et pourtant ses phrases s’intègrent aussi souvent comme une continuité des pensées de Muette. La résistance de cette jeune fille contre la vie qu’on lui impose se fait sentir dans son désir profond de s’intégrer dans la nature, de disparaître.

Omniprésence parentale donc qui sonne dans l’absence et impose un rythme très particulier au récit, sans pour autant le rendre bancal. En cassant l’apparente monotonie de cette histoire simple, Eric Pessan touche le lecteur, le surprend avec de magnifiques moments d’émotion mais aussi avec une douce tristesse.

« La nuit, déjà, et Muette écoute vibrer les insectes, glissée jusqu’au nez dans son sac de couchage. Elle a chaud mais ne peut se résoudre à se découvrir. Dehors, dans le grand monde, des gens courent à sa recherche, elle n’a plus de doute à ce sujet. Elle y est. Elle a grand ouvert les portes de sa vie. »

Rentrée 2013 +Un coup de coeur pour  Jostein

Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013

+ D’autres titres de l’auteur : Incident de personne (Albin Michel, 2010)

 

La nuit en vérité de Véronique Olmi

 

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Toute la rentrée littéraire 2013, avis de lecteurs

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 Roman adulte
Rentrée Littéraire 2013

La nuit en vérité

de Véronique Olmi

roman

Albin Michel, août 2013
9782226249692, 309 pages
19€

Une mère et son fils. Un magnifique immeuble parisien. Un collège des beaux quartiers. Un tableau idyllique qui se construit sous nos yeux pour s’effondrer aussitôt.
Une mère célibataire très jeune, femme de ménage. Un jeune garçon sans ami, tête de turc au collège. Une vie l’un avec l’autre, l’un pour l’autre, toujours.

C’est le récit de cette vie, jour après jour que nous livre Véronique Olmi. De leur rapport. Des micro changements qui peu à peu changent tout. Une quête de liberté, une quête d’identité.

Ce jeune garçon, Enzo Popov, un peu gros, est touchant par sa vision de la vie, par sa faiblesse et ses forces. On assiste à un harcèlement scolaire poussé à son paroxysme dans une indifférence générale qui fait mal. On voit les mensonges, ceux faits aux autres et ceux faits à soi-même, les quais de Paris, la lecture, le dessin, les rideaux à laver, trop laver. On sent les deux personnages qui se perdent peu à peu. Liouba,humiliée par la société et notamment ses patrons, apprentie maman d’un adolescent alors qu’elle est tout juste adulte ne sait pas vraiment faire face pourtant elle est là pour lui, toujours.

Un élément fantastique et historique survient alors dans l’histoire, lui apportant une autre profondeur… Une inclusion pas forcément nécessaire à l’histoire mais qui permet de rebondir et de donner encore plus d’accroche aux lecteurs.

Un roman avec une trame narrative souvent floue qui met l’accent, avec brio, sur les liens entre une mère et son fils. Un univers intime dans lequel on s’installe pour suivre nos protagonistes, envers et contre tout. Puissant et dérangeant !

 

+ Le site de la rentrée littéraire d’Albin Michel

+ Challenge 1% rentrée littéraire

+ D’autres romans où il est question de harcèlement scolaire : La liste, Enfer au collège d’Arthur Tenor, Harcèlement de Jimenes

+ La rentrée littéraire est officiellement lancée, retrouvez mes avis sur La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb, Le quatrième mur de Sorj Chalandon, Idiophatie de Sam Byers