Chaleur du sang – Roman

ChaleurRoman

Chaleur du sang

Irène Némirovsky

Denoël (2007) / France Loisirs (2008)

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Résumé éditeur : Dans un hameau du centre de la France, au début des années 1930, un vieil homme se souvient. Après avoir beaucoup voyagé dans sa jeunesse, Silvio se tient à l’écart, observant la comédie humaine des campagnes, le cours tranquille des vies paysannes brusquement secoué par la mort et les passions amoureuses.
Devant lui, François et Hélène Érard racontent leur première et fugitive rencontre, le mariage d’Hélène avec un vieux et riche propriétaire, son veuvage, son attente, leurs retrouvailles. Lorsque leur fille Colette épouse Jean Dorin, la voie d’un bonheur tranquille semble tracée. Mais quelques mois plus tard, c’est le drame. La noyade de Jean vient détruire la fausse quiétude de ce milieu provincial. L’un après l’autre, les lourds secrets qui unissent malgré eux les protagonistes de cette intrigue vont resurgir dans le récit de Silvio, jusqu’à une ultime et troublante révélation…

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Lu il y a quelques jours (une dizaine ?) j’ai mis le résumé de l’éditeur car j’ai tout oublié de cette histoire ou presque ! C’est un peu surprenant et assez rare que j’oublie aussi vite une histoire. Pourtant, après un départ un peu difficile lié à quelques tournures de phrases que j’ai trouvé surprenantes, j’en garde le souvenir d’une lecture plutôt agréable. Mais difficile d’en dire plus…

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire la préface d’Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt.

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Un roman qui participe à 3 challenges

Le tour du monde en 80 jours livres (Ukraine) chez Bidib

monde

à l’Objectif PAL chez Antigone

et au challenge 2022 en classiques

(Publié en 2007 mais écrit avant 1942)

2022

Jane Eyre – Roman “classique”

   JaneInitialement édité sous le nom de Currer Bell

Jane Eyre
Charlotte Brontë

Dargaud Jeunesse (1979)

Éd. Atlas (1991)

Éditions Pocket (1990)

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Version originale parue en 1847

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J’ai comparé 3 versions :

Jane  Jane  Jane

Jane, une jeune orpheline de 10 ans, est recueilli par son oncle. Malheureusement, celui-ci décède peu après. Elle reste donc avec sa tante et ses cousins, qui ne l’aiment guère et ne cessent de la tourmenter. Sa tante l’envoie dans un internat, Lowood, où elle ne va pas être mieux traitée, mais elle s’y fait une amie. Elle y restera plusieurs années, en tant qu’élève puis comme professeur. Souhaitant changer de vie, Jane accepte un poste de préceptrice dans un château, Thornfield Hall. Elle va y faire la connaissance du propriétaire Mr Rochester…

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Le premier que j’ai lu, c’est la version “jeunesse” parue chez Dargaud en 1979. J’avoue avoir été très (désagréablement) surprise de constater qu’il n’est nulle part fait mention du fait que ce soit une version abrégée ! Si on ne connaît pas, ou si on n’a pas une autre version sous la main, on ne peut pas savoir que ce n’est pas l’intégrale.

Dans ce roman, l’histoire est bien sûr conservée (en gros !), mais on a enlevé bon nombre de descriptions et simplifié les tournures de phrases, bref, enlevé tout ce qui fait le charme de l’écriture de Charlotte Brontë !

Les éditions “adulte”

Ensuite j’ai voulu voir s’il pouvait y avoir des différences significatives entre deux éditions “adulte” (selon le traducteur, l’éditeur, l’époque ?). La réponse est oui, il y en a. Dans la version des éditions Atlas par exemple (traduction d’Henriette Guex-Rolle) Mrs Reed vouvoie Jane, alors qu’elle la tutoie dans la version chez Pocket par exemple (traduction Sylvère Monod). Mais ensuite je me suis aperçue que la version des éditions Atlas (377 pages) n’était pas une version intégrale non plus !

Et c’est dommage, parce que la traduction, un plus “vieillotte” me plaisait mieux. Mais tant qu’à faire, je vais lire l’intégrale (695 pages) !

Lecture toujours en cours et pour l’instant, je me régale ! Je vous conseille vraiment de choisir l’intégrale…

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Un roman qui a été réédité, en version intégrale ou abrégée, plus de 12 fois en France. Pour la télévision, la BBC a réalisé 3 mini-séries (en 1973, 1983 et 2006). Quand au cinéma, entre 1910 et 2011, il y a eu  plus 14 adaptations ! Une adaptation en bande dessinée (Monique Amiel et Noël Gloesner) est sortie en 1999. Et les éditions Nobi Nobi ont sorti une adaptation en manga en 2017.

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Jane Eyre en Pdf (et c’est encore une version légèrement différente liée à un traducteur différent)

Et si vous préférez écouter : Jane Eyre (audio)

Bande annonce de la dernière adaptation réalisée en 2011 par Cary Fukugana avec Michael Fassbender et Mia Wasikowska dans les rôles principaux. Je ne l’ai pas vu, mais ça me tente bien !

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Clin d’œil : Pour le mois anglais (en juin !) j’envisage de (re)lire “L’affaire Jane Eyre” de Jasper Fforde.

Classique

Challenge Cette année je (re)lis des classiques – 1ère participation (Janvier : Les sœurs Brontë)

au Challenge Petit Bac chez Enna – Catégorie Prénom

et au Challenge Objectif PAL -n°1 chez Antigone

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Ma dévotion – Lectrices ELLE (15)

dévotionRentrée Littéraire 2018

Ma dévotion
Julia Kerninon

Collection La brune

Le Rouergue (2018)

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Vingt-trois ans après leur dernière rencontre, Helen et Frank, tous deux âgés de quatre-vingts ans, se croisent par hasard dans une rue de Londres. Cette fois-ci, Helen est bien décidée à parler, à dire tout ce qu’elle a sur le cœur, à donner “sa” version de l’histoire…

Tous deux enfants de diplomates, ils se sont rencontrés à Rome en 1950 et ont passé une bonne partie de leur vie ensemble. Ils ont parfois été amants, d’autres fois simples colocataires, mais toujours amis, Helen, dévouée, s’occupant bien souvent de faciliter le quotidien de Frank. Jusqu’à ce terrible jour…

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Dévotion : au départ, c’est un attachement aux pratiques religieuses (Littré). Mais c’est aussi vénérer, aduler, avoir un attachement profond et admiratif pour quelqu’un.

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J’avoue avoir eu du mal à entrer dans ce roman. Pas de dialogues -ou si peu-, pas d’action ni de suspense, des références littéraires qui ne me parlaient pas, un personnage principal, Helen, plutôt froid et pour laquelle je ne ressentais nulle empathie… A dire vrai, je m’ennuyais

Et puis je me suis habituée à l’écriture, cette femme a fini par “prendre corps”, par me sembler réelle. Car Frank, s’il est là tout au long du roman, est à l’arrière plan.

Bref, un roman que j’ai fini par apprécier… Même si ce n’est clairement pas un coup de cœur ! Je pense tout simplement que je n’ai pas le niveau de “littératie” requis pour l’apprécier pleinement.

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Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

 

Rentrée littéraire 2018 –  Romans déjà présentés

 Un gentleman à MoscouAsymétrieLe Mars ClubTenir jusqu’à l’aubeLa vraie vieAstaLe monde de Christina

 

ELLE

15ème lecture / 28

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C’est ma 19 ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Sunset song – Drame romanesque

sunset SUNSET SONG

Réalisé par Terence Davies

D’après le roman de Lewis Grassic Gibbon (1901-1935)

Musique composée par Gast Waltzing

Distribué par Rezo Films

Durée : 2h12

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Date de sortie : 2015
Sortie DVD : 2016

Bonus DVD : un entretien de 30 mn avec Pierre Murat (critique cinéma pour Télérama)

Attention le DVD est en anglais sous-titré français

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Avec Agyness Deyn : Chris
Peter Mullan : Le père, John Guthrie
Kevin Guthrie : Le mari, Ewan

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Écosse, près d’Aberdeen, début du XXème siècle. Chris est une bonne élève, elle vient de gagner une bourse pour poursuivre ses études car elle veut devenir institutrice. La vie en décidera autrement. Sa mère meurt, épuisée par les grossesses successives. Ses deux plus jeunes frères partent vivre chez leur tante. Peu après, Will, le plus grand des frères, quitte à son tour la maison, lassé de la violence paternelle.

Chris se retrouve donc seule avec son père, qui finit par succomber à une attaque. Et l’on passe dans la 2ème partie du film. Sa vie de femme libre, indépendante, adulte, commence. Une vie parfaite, si la première guerre mondiale n’arrivait pas à grands pas…

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Si vous êtes amateur de films d’action, s’il faut absolument que “ça bouge”, passez votre chemin, ce film n’est pas pour vous ! Si, par contre vous aimez les films dans lesquels on “voit” le temps s’écouler, où l’on contemple tranquillement la vie, il y a des chances que ce film vous plaise. Il arrive aussi qu’on passe plusieurs années d’un coup, sans autre indication que la vue d’un enfant qui a subitement grandi…

Les images, la photographie, la lumière, tout est magnifique dans ce film !!

L’histoire est très belle également même si vous vous doutez qu’avec la première guerre mondiale en arrière plan, il va forcement y avoir “de la casse”…

Agyness Deyn, que je découvre avec ce film, est lumineuse et interprète à merveille ce rôle de femme forte et indépendante qui, après avoir vu ses rêves s’écrouler, reprend sa vie en main. Les autres acteurs sont également très bons, le père, taiseux et violent est terrible…

Il y a aussi beaucoup de chansons dans ce film. Si j’ai apprécié les mélodies, j’ai trouvé les paroles… Heu ? Franchement pas géniales (mais on peut écouter les chansons sans lire les sous-titres !!)… Je ne sais pas si ce sont des chants traditionnels ou non, mais c’est possible (j’ai cherché mais je n’ai trouvé que Gast Waltzing pour la bande son).

Mon seul bémol : C’est un film avec un côté contemplatif, bucolique et j’ai, par moments, trouvé le temps un peu long… (mais j’ai tenu grâce aux images et à la musique !) ;)

Pas un coup de cœur pour moi, mais un film que j’ai trouvé très beau.

Je vous déconseille d’aller regarder la bande annonce qui montre beaucoup trop de choses et gâche le plaisir…

sunset

Ce film participe au Challenge “Première Guerre Mondiale” 2018 chez Blandine

D’autres films sur la première guerre mondiale présentés sur ce blog : Mémoires de jeunesse, 1917