Roberto Innocenti – Illustrateur

InnocentiRose Blanche

De Christophe Gallaz d’après une idée de Roberto Innocenti

Illustrations de Roberto Innocenti

Ed. Script (1985)

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Sur la couverture, une petite fille regarde par la fenêtre. Dans le reflet, on voit ce qu’elle regarde, à savoir des soldats fatigués, blessés qui passent dans des camions, sur des chars, devant chez elle. Dès les premières pages, on voit les drapeaux nazis. L’histoire se déroule en Allemagne vers la fin de la 2nde guerre mondiale.

Malgré la guerre, Rose Blanche continue sa vie normalement, elle va à l’école, sa mère lui a juste dit de faire très attention en traversant la route, à cause des camions de soldats qui n’ont pas lrose-blanche-innocenti 3e temps de ralentir. Un jour cependant, elle assiste à une scène qui éveille sa curiosité : un petit garçon d’à peu près son âge essaie de se sauver d’un des camions, mais il est bien vite rattrapé…

Rose Blanche, intriguée, suit les camions qui s’éloignent. Elle arrive dans un endroit étrange, des maisons de bois entourées de barbelés avec plein d’enfants qui ont faim. Rose Blanche ne sait pas ce qui se passe, elle ne comprend pas tout. Malgré tout, elle va aider ces enfants, partager ses repas avec eux. Mais un jour, quand elle arrive, il n’y a plus personnrose-blanche-innocenti 2e…

Je ne vous raconte pas la fin, déprimés s’abstenir, j’en ai encore des frissons. En lisant cet album, j’ai repensé à une histoire un peu similaire, un petit roman « Le garçon en pyjama rayé » de John Boyne paru chez Gallimard (Folio Junior) en 2006.

Les aquarelles de Roberto Innocenti reflètent bien l’ambiance, un peu triste, un peu grise, un peu morose. A la fin, le printemps revient, les couleurs aussi, mais le mal est fait…

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La vidéo ci-dessous vous raconte le livre, mais c’est en anglais.

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Roberto Innocenti a reçu le prix Hans Christian Andersen en 2008 pour l’ensemble de son œuvre.

De cet illustrateur, je vous ai déjà présenté « La petite fille en rouge » et « La maison » (2ème album présenté)

Une interview de l’illustrateur Roberto Innocenti sur le site du CRILJ (Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse)

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Roald Dahl – Part 3

Roald Dahl, suite et fin ?

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Vous trouverez ici le premier article sur le challenge Roald Dahl ou je vous présentais Matilda et le BGG, le Bon Gros Géant.

Et par là, le deuxième article, où je vous parle de L’énorme crocodile et du doigt magique.

Pour aujourd’hui, ce sera « Fantastique Maître Renard » et une adaptation de « Sacrées sorcières« .

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 FantasRoaldtique Maître Renard

Roald Dahl & Tony Ross (Gallimard 1989 pour cette édition)

« Qu’est-il donc arrivé à ta queue, mon vieux Renard ? s’écria Blaireau.
– N’en parlons pas, je t’en prie, dit Maître Renard.
C’est un sujet douloureux. » Ils continuèrent à creuser le nouveau tunnel en silence. Blaireau était un grand fouisseur
et depuis qu’il donnait un coup de patte. le tunnel avançait à toute allure. Bientôt, ils se retrouvèrent au-dessous d’un autre plancher.

* * *

Tout le monde sait, depuis « le roman de Renart » que les renards sont des animaux très rusés. S’il fallait encore une preuve, Roald Dahl nous la donne aujourd’hui, avec ce petit roman très amusant. Dans cette histoire (comme dans la vraie vie semble t-il !) Renard est un voleur de poules (mais il aime aussi les oies et les canards apparemment). Sa seule excuse est qu’il doit nourrir sa nombreuse famille. Et les humains de cette histoire sont tellement détestables, qu’on ne peut en vouloir à Maître Renard de les rouler ainsi dans la farine…

Les illustrations de Tony Ross sont très expressives, amusantes et ajoutent une touche d’humour supplémentaire à cette histoire déjà très drôle !

A la fin de cette édition, il y a quelques pages en supplément : la biographie de Roald Dahl, celle de Tony Ross et plusieurs pages de jeux liés à l’histoire.

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Sacrées sorcières

Adaptation de David Wood, d’après Roald DahlDahl

Roald a perdu ses parents dans un accident de voiture et il vit avec sa merveilleuse grand-mère. Mais les Sorcières rôdent partout, en quête de chair fraîche, et traquent les petits enfants…

$*$*$

Ce petit livre propose 7 courtes pièces de théâtre créées par David Wood à partir de l’histoire de Roald Dahl. Elles sont prévues pour être jouées par 10 à 20 personnes selon les pièces et sont  adaptées à de jeunes enfants, on peut les faire jouer dès l’école primaire.

Et elles sont parfaites pour une découverte du théâtre, même si on est soi-même un metteur en scène amateur. En effet, de nombreuses didascalies* permettent de se lancer facilement. Avant chaque pièce, tout est précisé : le nombre de personnages bien sûr, mais aussi des indications sur le décor à mettre en place, les accessoires, l’éclairage à apporter ou encore les effets sonores. A tout cela s’ajoute quelques « trucs » : par exemple, comment faire la bave et les dents bleues des sorcières ? Tout simplement avec un produit révélateur de plaque dentaire… (Je connaissais le rouge, ça doit se faire aussi en bleu !)

Toutes ces petites pièces ont, de plus, l’avantage d’avoir conservé tout l’humour du génial Roald Dahl !

*Indications de mise en scène (je fais un peu ma crâneuse, je viens d’apprendre ce mot aujourd’hui même !!)

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Sur le blog de Chicky Poo, « La planque à libellules » il y a un challenge spécial Roald Dahl ! Moi je participe déjà avec ces articles, et vous ?

Dahl  *   https://2.bp.blogspot.com/-Rqfe3magCQY/V4fkfQlzosI/AAAAAAAAHps/EA9RqUsjicMatxPSvqNkL0X0YIs9UjjIQCLcB/s320/Logo%2BJames.jpg

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Roald Dahl

Roald Dahl, dont nous allons fêter le centenaire de la naissance au mois de septembre (le 13) est un écrivain britannique que vous connaissez forcement !!  Roald Dahl

En effet, je pense qu’il est impossible d’aimer la littérature jeunesse et de ne jamais avoir entendu parler de « Charlie et la chocolaterie« , « Matilda » ou encore « James et la grosse pêche« … Si vraiment vous avez réussi à passer jusque là à côté de cet auteur incontournable, il n’est pas trop tard pour bien faire, ses romans sont toujours vendus par millions dans le monde entier !

De Roald Dahl, j’ai lu et adoré le célèbre « Charlie et la chocolaterie » ainsi que sa suite « Charlie et le grand ascenseur de verre » (j’ai d’ailleurs préféré le premier). Et, je ne sais pas pourquoi, alors que j’avais adoré « Charlie et la chocolaterie », je n’ai jamais rien lu ensuite de cet auteur ! L’autre jour à la bibliothèque, je me suis dit qu’il était grand temps de combler cette lacune et j’ai emprunté « Matilda » et « le Bon Gros Géant ».

Ω Ω Ω Ω Ω

Matilda

Matilda – (Gallimard – 1988)

Matilda était une petite fille très précoce. Intelligente et vive, elle vivait, pour son malheur, dans une famille stupide et bornée. Son père, garagiste, passait son temps à trafiquer les voitures et arnaquer ses clients. Sa mère jouait au bingo toute la journée et son frère, quand à lui, était tout à fait normal. Personne ne s’occupait de Matilda. Elle passait ses journées seule. A 3 ans, elle avait appris à lire en regardant les magazines qui trainaient dans la maison. A 4 ans elle lisait couramment, mais le seul livre disponible dans la maison était un livre de cuisine, qu’elle connut bientôt par coeur. A 5 ans, elle décida d’aller passer ses journées à la bibliothèque…

Voici un roman qui a presque 30 ans. Pourtant, il n’a pas pris une ride ! Et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu cette histoire délicieuse et pleine de fraîcheur. Une histoire avec un petit côté fantastique, un petit côté social aussi et surtout beaucoup d’humour ! Les dessins de Quentin Blake illustrent à merveille ce très joli roman. Et en prime (p.21) on vous donne toute une liste de (bons) romans à lire !

Ω Ω Ω Ω Ω

Le Bon Gros Géant (Gallimard – 1984)

Sophie, une jeune orpheline, est une nuit enlevée par un géant. Elle est terrifiée et se demande avec angoisse ce que le géant va faire d’elle. Elle pense qu’il va la croquer pour son petit-déjeuner…

« Sophie sentit qu’on la descendait vers le sol. Le géant en effet déposa la couverture par terre puis en lâcha les coins. Puis ses pas s’éloignèrent et la fillette, tremblante de peur, resta assise dans l’obscurité. Il s’apprête à me manger, pensa-t-elle, il va probablement me dévorer toute crue. Ou peut-être me fera-t-il bouillir. Ou frire. Il va me jeter comme une tranche de lard dans quelque gigantesque poêle pleine de beurre grésillant. »

Une histoire très drôle, pleine de géants et de jeux de mots, de mots mêlés, emmêlés… Le Bon Gros Géant ayant appris à parler et à lire et écrire tout seul, ses propos sont parfois un peu confus !

Toute mon admiration à Camille Fabien qui a assuré la traduction, ça n’a pas dû être simple tous les jours !!

Bref, deux romans devenus des « classiques » de la lecture anglo-saxonne qu’il faut lire, et faire lire, sans hésiter.

Ω Ω Ω Ω Ω

De cet auteur, nous vous avons déjà présenté :

Bizarre, bizarre (nouvelles, littérature adulte)

Charlie et la chocolaterie (roman jeunesse)

Un article de Libération vous présentant d’autres romans de cet auteur.

L’Express vous propose un chapitre inédit de « Charlie et la Chocolaterie »

Sans oublier le Hors-Série du magazine LIRE présenté ici par le blog « les petites madeleines »

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Si ça vous tente, sur le blog de Chicky Poo, « La planque à libellules » il y a un challenge spécial Roald Dahl ! Moi je participe déjà avec ces deux articles, et vous ?

https://2.bp.blogspot.com/-Rqfe3magCQY/V4fkfQlzosI/AAAAAAAAHps/EA9RqUsjicMatxPSvqNkL0X0YIs9UjjIQCLcB/s320/Logo%2BJames.jpg

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Lectures de Mai

Lectures de mai

Lectures diverses et variées de ce mois-ci :

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Un conte : La petite poule rousse et le renard russe de Maud Riemann aux éditions Bilboquet (2005)

Un conte traditionnel. La petite poule  vit seule, mais elle a beaucoup d’amis. Elle est très gentille et n’hésite jamais à rendre service, à recoudre ou raccommoder ce qui a besoin de l’être. Le renard, qui a faim, va se servir de la gentillesse de Maroussia pour essayer d’en faire son déjeuner… L’histoire est amusante, mais ce qui est encore plus chouette, ce sont les illustrations. Ce sont des collages et on a vraiment une impression de 3D, c’est très réussi !

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Lectures de maiUn album : La maison de J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti chez Gallimard (2010)

C’est une très jolie poésie, dans laquelle une maison nous raconte sa vie. Construite en 1656, une année de peste nous dit-elle, elle traverse les siècles, tombe en ruines puis renaît, différente mais pas forcement plus belle…

Chaque double page illustrée est à la fois identique (c’est la même maison, le même endroit) et en même temps très différente selon les saisons et le temps qui passe.

Un album découvert parce que je cherchais d’autres livres de Roberto Innocenti dont j’ai lu récemment le très effrayant « La petite fille en rouge » (un détournement du Petit Chaperon Rouge).  A découvrir pour ses splendides illustrations !

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Une bd : Le Lectures de maibeau voyage de Springer & Zidrou chez Dargaud (2013) – Ado/Adulte

Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre.

Une histoire triste, touchante et émouvante, mais je n’ai pas vraiment aimé les illustrations et du coup, je l’ai lu très vite, trop vite sans doute…

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Un p’tit dernier ? Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions des Fourmis Rouges (2014) Lectures

Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. Mais un jour, un garçon trouve un morceau de bois bien droit et solide et décide de l’utiliser pour repousser le ciel de toutes ses forces.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, très belle, un genre de légende aborigène sur les débuts de la terre. J’ai eu un peu plus de mal avec les couleurs, juste un bleu très sombre et un rouge orangé avec quelques touches de blanc. On se croirait presque dans un volcan ! Une ou deux comme ça, je trouve ça beau, tout un album, ça a un côté « agressif » (le mot est mal choisi, je ne sais pas trop comment expliquer l’effet que ça me fait !) Lectures