Roald Dahl

Roald Dahl, dont nous allons fêter le centenaire de la naissance au mois de septembre (le 13) est un écrivain britannique que vous connaissez forcement !!  Roald Dahl

En effet, je pense qu’il est impossible d’aimer la littérature jeunesse et de ne jamais avoir entendu parler de « Charlie et la chocolaterie« , « Matilda » ou encore « James et la grosse pêche« … Si vraiment vous avez réussi à passer jusque là à côté de cet auteur incontournable, il n’est pas trop tard pour bien faire, ses romans sont toujours vendus par millions dans le monde entier !

De Roald Dahl, j’ai lu et adoré le célèbre « Charlie et la chocolaterie » ainsi que sa suite « Charlie et le grand ascenseur de verre » (j’ai d’ailleurs préféré le premier). Et, je ne sais pas pourquoi, alors que j’avais adoré « Charlie et la chocolaterie », je n’ai jamais rien lu ensuite de cet auteur ! L’autre jour à la bibliothèque, je me suis dit qu’il était grand temps de combler cette lacune et j’ai emprunté « Matilda » et « le Bon Gros Géant ».

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Matilda

Matilda – (Gallimard – 1988)

Matilda était une petite fille très précoce. Intelligente et vive, elle vivait, pour son malheur, dans une famille stupide et bornée. Son père, garagiste, passait son temps à trafiquer les voitures et arnaquer ses clients. Sa mère jouait au bingo toute la journée et son frère, quand à lui, était tout à fait normal. Personne ne s’occupait de Matilda. Elle passait ses journées seule. A 3 ans, elle avait appris à lire en regardant les magazines qui trainaient dans la maison. A 4 ans elle lisait couramment, mais le seul livre disponible dans la maison était un livre de cuisine, qu’elle connut bientôt par coeur. A 5 ans, elle décida d’aller passer ses journées à la bibliothèque…

Voici un roman qui a presque 30 ans. Pourtant, il n’a pas pris une ride ! Et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu cette histoire délicieuse et pleine de fraîcheur. Une histoire avec un petit côté fantastique, un petit côté social aussi et surtout beaucoup d’humour ! Les dessins de Quentin Blake illustrent à merveille ce très joli roman. Et en prime (p.21) on vous donne toute une liste de (bons) romans à lire !

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Le Bon Gros Géant (Gallimard – 1984)

Sophie, une jeune orpheline, est une nuit enlevée par un géant. Elle est terrifiée et se demande avec angoisse ce que le géant va faire d’elle. Elle pense qu’il va la croquer pour son petit-déjeuner…

« Sophie sentit qu’on la descendait vers le sol. Le géant en effet déposa la couverture par terre puis en lâcha les coins. Puis ses pas s’éloignèrent et la fillette, tremblante de peur, resta assise dans l’obscurité. Il s’apprête à me manger, pensa-t-elle, il va probablement me dévorer toute crue. Ou peut-être me fera-t-il bouillir. Ou frire. Il va me jeter comme une tranche de lard dans quelque gigantesque poêle pleine de beurre grésillant. »

Une histoire très drôle, pleine de géants et de jeux de mots, de mots mêlés, emmêlés… Le Bon Gros Géant ayant appris à parler et à lire et écrire tout seul, ses propos sont parfois un peu confus !

Toute mon admiration à Camille Fabien qui a assuré la traduction, ça n’a pas dû être simple tous les jours !!

Bref, deux romans devenus des « classiques » de la lecture anglo-saxonne qu’il faut lire, et faire lire, sans hésiter.

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De cet auteur, nous vous avons déjà présenté :

Bizarre, bizarre (nouvelles, littérature adulte)

Charlie et la chocolaterie (roman jeunesse)

Un article de Libération vous présentant d’autres romans de cet auteur.

L’Express vous propose un chapitre inédit de « Charlie et la Chocolaterie »

Sans oublier le Hors-Série du magazine LIRE présenté ici par le blog « les petites madeleines »

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Si ça vous tente, sur le blog de Chicky Poo, « La planque à libellules » il y a un challenge spécial Roald Dahl ! Moi je participe déjà avec ces deux articles, et vous ?

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Lectures de Mai

Lectures de mai

Lectures diverses et variées de ce mois-ci :

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Un conte : La petite poule rousse et le renard russe de Maud Riemann aux éditions Bilboquet (2005)

Un conte traditionnel. La petite poule  vit seule, mais elle a beaucoup d’amis. Elle est très gentille et n’hésite jamais à rendre service, à recoudre ou raccommoder ce qui a besoin de l’être. Le renard, qui a faim, va se servir de la gentillesse de Maroussia pour essayer d’en faire son déjeuner… L’histoire est amusante, mais ce qui est encore plus chouette, ce sont les illustrations. Ce sont des collages et on a vraiment une impression de 3D, c’est très réussi !

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Lectures de maiUn album : La maison de J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti chez Gallimard (2010)

C’est une très jolie poésie, dans laquelle une maison nous raconte sa vie. Construite en 1656, une année de peste nous dit-elle, elle traverse les siècles, tombe en ruines puis renaît, différente mais pas forcement plus belle…

Chaque double page illustrée est à la fois identique (c’est la même maison, le même endroit) et en même temps très différente selon les saisons et le temps qui passe.

Un album découvert parce que je cherchais d’autres livres de Roberto Innocenti dont j’ai lu récemment le très effrayant « La petite fille en rouge » (un détournement du Petit Chaperon Rouge).  A découvrir pour ses splendides illustrations !

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Une bd : Le Lectures de maibeau voyage de Springer & Zidrou chez Dargaud (2013) – Ado/Adulte

Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre.

Une histoire triste, touchante et émouvante, mais je n’ai pas vraiment aimé les illustrations et du coup, je l’ai lu très vite, trop vite sans doute…

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Un p’tit dernier ? Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions des Fourmis Rouges (2014) Lectures

Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. Mais un jour, un garçon trouve un morceau de bois bien droit et solide et décide de l’utiliser pour repousser le ciel de toutes ses forces.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, très belle, un genre de légende aborigène sur les débuts de la terre. J’ai eu un peu plus de mal avec les couleurs, juste un bleu très sombre et un rouge orangé avec quelques touches de blanc. On se croirait presque dans un volcan ! Une ou deux comme ça, je trouve ça beau, tout un album, ça a un côté « agressif » (le mot est mal choisi, je ne sais pas trop comment expliquer l’effet que ça me fait !) Lectures

La petite fille en rouge

RougeLa petite fille en rouge

Aaron Frisch & Roberto Innocenti

Gallimard (2013)

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Une actualisation du «Petit Chaperon rouge» de Charles Perrault, mise en scène par Roberto Innocenti dans l’univers minéral et bétonné d’une banlieue contemporaine. (Gallimard)

Prix Sorcières 2014

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Sophia, le petit chaperon rouge de cette histoire, vit avec sa mère et sa sœur  dans une forêt de béton et de briques, une ville. Sa grand-mère n’est pas très en forme et elle aimerait bien un peu de compagnie, oui mais voilà, elle habite de l’autre coté de la ville et pour y arriver, il faut traverser « le bois », un centre commercial de rêve… Éblouie par la féérie du « bois », Sophia perd son chemin et se trompe de sortie.

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J’ai trouvé cette version moderne du Petit Chaperon Rouge beaucoup plus effrayante et glaçante que les versions classiques ! Peut-être parce qu’on s’identifie plus facilement aux personnages et aux lieux… Il est indiqué « A partir 8 ans », et là, pour le coup, il me semble judicieux de respecter l’âge indiqué si vous voulez éviter que vos p’tits bouts fassent des cauchemars !

Les illustrations sont pleines de détails, beaucoup de pub, de tags, de pauvreté et de misère, et tout cela dégage une atmosphère vraiment particulière, que j’ai trouvé très « violente » et vraiment oppressante ! C’est une grande ville quoi, inhumaine, où « Tout le monde vous voit, mais personne ne vous voit ». Une si bonne définition de la ville !!

C’est un album qui m’a pour ainsi dire donné le même frisson que quand on lit un thriller…

Rouge

D’autres avis, d’autres images avec Jérôme, Noukette, Le tiroir à histoires, Blandine, Le bateau livre.

Si avec tout ça, vous n’avez pas compris qu’il faut absolument le lire… ;)

Un illustrateur à suivre !

Le site de l’illustrateur (en italien ou en anglais)

Un article du Monde qui parle du travail d’Innocenti

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Pénélope Bagieu

Pénélope Bagieu

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Pénélope Bagieu California DreaminCalifornia Dreamin’

Pénélope Bagieu

Gallimard (2015)

Présentation de l’éditeur : Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible. À l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

Mon avis : Ce roman graphique est une sorte de biographie de Cass Elliot (Mama Cass, future chanteuse des Mamas and Papas), une chanteuse décédée très jeune (32 ans) et presque oubliée chez nous aujourd’hui… Et pourtant, si on vous met la musique (voir ci-dessous) ça ne vous dit vraiment rien ? Une bd qui nous plonge dans le monde des années 60 (vie communautaire, alcool, drogue, musique…) Le dessin au crayon paraît parfois un peu bâclé, mais l’histoire est passionnante et j’ai passé un très bon moment avec « Mama Cass » !

Une vidéo de la chanson des Mamas and Papas qui a donné son titre à ce roman graphique.

Une petite vidéo (plutôt drôle) d’elle chantant « Dream a little dream of me » et quelques pages de la bd sur le site de l’éditeur.

De Pénélope Bagieu, Sophie vous avait déjà parlé de « La page blanche » également brièvement présenté dans l’article sur les albums incontournables de 2012.

Elles ont beaucoup aimé aussi : Noukette, Maël

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Pénélope Bagieu Cadavre Exquis

Du même auteur, j’ai aussi lu celui-ci (il y a déjà quelques années !) mais je me souviens qu’après un début un peu laborieux, j’avais au final beaucoup aimé !

Cadavre exquis

Pénélope Bagieu

Gallimard (2010)

Présentation de l’éditeur : Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d’accueil dans les salons – de l’automobile ou du fromage – et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L’amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d’Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l’écrivain ?

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Pénélope Bagieu est une jeune illustratrice (née en 1982). C’est grâce à son blog « Ma vie est tout à fait fascinante » qu’elle s’est fait connaître.

La bd de la semaine

Voilà, c’était ma « bd de la semaine » hébergée aujourd’hui par Yaneck

SignatureNat