De A à Z : abécédaire

abécédaireAlbum abécédaire pour enfants

de A à Z  : abécédaire

Peggy Nille

Nathan, octobre 2017
48 pages, prix : 14,95 €
978-2-09-257619-9

Thèmes : animaux, abécédaire, 

 

Depuis quelques mois mini hérissonne se passionne pour les lettres. En majuscule elle les reconnait maintenant toutes, et en écrit une bonne partie, du coup les abécédaires, elle aime beaucoup. Celui-ci, de Peggy Nille, est assez classique, avec une page par lettre et des illustrations qui correspondent, mais les illustrations sont belles, et on retrouve la majuscule accompagné de la minuscule (d’imprimerie), ce qui permet de commencer à repérer qu’une même lettre a plusieurs formes.

Anna l’ânesse atterrit sous l’averse

Beaucoup de vocabulaire, une reconnaissance des objets, animaux et fleurs vraiment sympathique, avec même quelques pièges pour l’adulte ! Heureusement en fin d’ouvrage, on retrouve la liste alphabétique de tout ce qui se trouve sur les pages, ce qui permet de ne pas confondre gecko, bonobo et autre kaki ! Un album à la fois très sympathique, qui invite à la découverte à la fois de la nature, des lettres, du vocabulaire, et même un peu de la poésie tant l’auteur fait chanter ses petites phrases, toutes en allitération et assonance.

Les illustrations de cet abécédaire se prête bien à l’observation, car elles ne sont pas parasitées par des décors sans lien avec la lettre. Ainsi à chaque page, chaque détail est soigné, ainsi hérisson, hibou et hirondelle côtoient herbe et houx !

Un bel abécédaire à découvrir avec les enfants !

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L’alphabet des animaux

A la maison on lit, mais on chante aussi parfois… et sur le thème de l’abécédaire, je vous conseille L’alphabet des animaux de Natasha St Pier. Un album qui propose des chansons ludiques, drôles, avec beaucoup de vocabulaire et des mélodies… entêtantes mais adorées par mini hérissonne.
Toutes les chansons ne sont pas aussi belles, aussi drôles, aussi touchantes, mais ces 26 chansons sont intéressantes, même sans se rendre compte du lien avec l’alphabet (c’est le cas pour ma mini pour le moment!)

paru en octobre 2017 – 18€ avec livret (édition limitée)

 


 

+ Challenge Albums 2018

+ le site de Peggy Nille

+ De Peggy Nille nous vous avons déjà présenté : Lily mène l’enquête, ainsi que 2 livres où elle est illustratrice :

Voyages

La fête del'aigleTu chantes comme une casserole

Ar-Men, l’enfer des enfers – BD Ado/ Adulte

 

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Ar-Men

L’ENFER DES ENFERS

Emmanuel Lepage

Futuropolis (2017)

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Comme dit le dicton : Qui voit Sein, voit sa fin.

(En entier c’est : « Qui voit Molène voit sa peine. Qui voit Ouessant voit son sang. Qui voit Sein voit sa fin. Qui voit Groix voit sa croix.) Et en voyant cette carte (merci Wiki) on comprend aisément pourquoi !

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La chaussée de Sein est un récif granitique de 25 kms qui part de la pointe du Raz. Son point culminant (15 m !) se situe sur l’île du même nom. De nombreux navires se fracassaient sur ses rochers avant la construction du phare Ar-men (et même après d’ailleurs !)

Des légendes bretonnes disent qu’il s’agit du territoire sacré du Bag Noz le vaisseau fantôme, avec à sa barre l’Ankou, le valet de la mort (d’habitude il conduit une charette, ça change un peu !)

Plusieurs “chapitres” composent ce bel album. Au départ, c’est Germain, un des deux gardiens du phare qui raconte le quotidien et puis aussi les “visites” de sa fille, à laquelle il conte des légendes, comme celle de la ville d’Ys engloutie par les flots…

Un jour, après une grosse tempête, Germain découvre une histoire gravée sous le crépi de l’escalier. Une histoire qui va le projeter dans le temps, en 1850, avant (et pendant) la construction du phare (démarrée en 1867 – terminée en 1881)

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Depuis toujours, j’adore les contes et légendes. Et ça tombe bien, la Bretagne, qui m’a adoptée depuis près de 30 ans, en regorge.

Ce magnifique roman graphique (je trouve que la couverture -trop sombre- ne rend pas hommage à certaines pages intérieures – splendides !) mélange la dure réalité de la construction d’un phare –Ar Men-, la vie sur une île balayée par le vent et la mer, Sein avec la légende de la ville d’Ys, ville créée pour Dahut, la fille bien-aimée du Roi Gradlon.

C’est une bd assez conséquente (plus de 90 pages) et je pensais en la démarrant n’en lire que quelques pages avant d’aller me coucher. Je n’aurai pas dû la commencer le soir ! Je l’ai bien entendu lu d’une traite, totalement envoutée. Et je l’ai reprise le lendemain pour m’attarder sur certaines illustrations (voilà 3 fois que je la relis. Je vais être obligée de me l’acheter !)

J’ai tout aimé dans cette bd : L’histoire, envoûtante, les illustrations, magnifiques (on “voit” le mouvement des vagues, l’intensité lumineuse du phare… c’est magique !) et les couleurs, superbes !

Un vrai gros coup de cœur que je vous conseille de lire toutes affaires cessantes ! ♥ ♥ ♥

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D’autres que moi ont aimé : L’étagère imaginaire – Mo’ – Antigone – Jérôme – Brize – Caro – Lecturissime – Eimelle – Blandine – Bricabook – Sandrine – Saxaoul

Nous vous avions déjà présenté deux bd d’Emmanuel Lepage : Un printemps à Tchernobyl + Oh, les filles

Deux articles de presse et radio plein de détails : Le Télégramme, France Inter

Interview de l’auteur par Un amour de BD

 

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

Et cette bd participe aussi au Challenge “Un max de BD en 2018” de Kobaitchi

Pour la ligne 42) Qu’on aimerait faire lire au monde entier

Et c’est encore grâce aux participants de la BD de la semaine que j’ai fait cette super découverte !! Les liens vers leurs articles un peu plus haut…

Les petites victoires – BD ado/adulte

victoires

Les petites victoires

Yvon Roy
Rue de Sèvres (2017)

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Dans cette bd de 150 pages (mais qui se lit très vite) on suit tout d’abord la vie de Marc et Chloé, puis on assiste à l’arrivée de leur bébé, Olivier. Bébé dont ils ne vont pas tarder à s’apercevoir qu’il n’est pas tout à fait “comme les autres”. Après quelques examens, le diagnostic tombe, sans appel, tel un couperet : Olivier est autiste. Très vite, Marc, le père se rebelle contre les explications des “spécialistes” que, d’une part, il ne comprend pas, et que, d’autre part, il ne supporte pas.

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Ayant lu il y a relativement peu de temps “Ce n’est pas toi que j’attendais“, j’ai, comme d’autres, comparé ces deux bd. Pourtant ce n’est pas vraiment comparable. Les deux bd ont été écrites par des pères qui avaient envie, besoin peut-être de partager leur expérience. Les deux parlent de handicap, dont l’un, la trisomie, est franchement visible, quand l’autre, l’autisme, ne se voit pas, ne se comprend pas, au premier abord.

S’il y a plus d’émotions qui passent, me semble t-il dans la bd de Fabien Toulmé, c’est parce qu’il nous parlait avant tout de lui, de son ressenti, de ses émotions. Dans les petites victoires, Yvon Roy témoigne de l’apprentissage qu’il fait du handicap de son fils, non pas en lisant des bouquins ou en écoutant les médecins, mais en étant très présent pour lui, en l’observant, en l’écoutant et surtout, surtout, en l’aimant ! Car pour moi, ce qui ressort vraiment de cette bd, c’est qu’Yvon Roy est un père extrêmement patient et aimant.

J’ai adoré tout ce qu’il a inventé pour mieux communiquer avec son fils “les yeux, les yeux, les yeux…” Ce qu’il a fait avec son fils ne fonctionnerait peut-être pas pour d’autres, mais il montre qu’avec beaucoup d’amour et de patience on peut améliorer les choses, et je pense que c’est valable pour tout le monde, pas seulement pour les autistes !

Et j’imagine que le jour où il a réussi à prendre son fils dans ses bras a dû être une “grande” victoire !

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Moi qui ne lis jamais de témoignages ou très peu, je trouve très intéressantes toutes ces bd qui m’apprennent des choses :

Une autre bd qui parle de l’autisme : La différence invisible

Une bd qui parle de handicap (trisomie) et de la relation père-enfant : Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé

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Pour feuilleter les premières pages, c’est ici

D’autres que moi ont parlé de cette bd et accessoirement m’ont donné envie de la lire !! Avec, vous le verrez, des avis plus ou moins enthousiastes…

Noukette / Caroline / Mo’/ Stephie / blb / Le petit carré jaune / Mes échappées livresques / Azilis / Les lectures de mylène

Cette semaine nous sommes chez Noukette

Bye Bye Bollywood : un petit tour en Inde

bye bye bollywoodRoman pour adolescents
sélectionné pour le 30e prix des Incos 5e 4e 2018-2019 

Bye Bye Bollywood

d’Hélène Couturier

Syros, 2017
148 pages
9782748523799, 10,99€

Thèmes : adolescence, culture / religion / tradition, vacances

Une comédie de mœurs aux bienfaits prodigieux : rire et sagesse garantis !

Nina et sa petite sœur Garance sont ravies, leur mère les emmène en vacances en Inde. Hotel de luxe, piscine, et belle vie type Bollywood, elles imaginent déjà les vacances…. Sauf que leur mère a plutôt prévu une retraite spirituelle..

Nina va avoir bien du mal à s’habituer à l’ashram, son rythme, ses repas, la méditation… et aux deux seuls autres jeunes présents, Jésus et sa petite sœur. L’adolescente n’est pas habituée à ce monde déconnecté de tout, lent et calme… et ce n’est pas la connexion erratique du cyber-café, qui en plus n’est pas à côté, qui va la réconcilier avec l’Inde. Tâche ménagère, téléphone éteint, yoga obligatoire… Nina débarque en plein cauchemar.

On début Bye Bye Bollywood sur un ton très léger, et malgré le côté feelgood qui ressort au fil des pages, il y a aussi des thèmes plus profonds abordés, et notamment la condition des femmes en Inde. Si l’amourette de Nina et ses préoccupations souvent futiles prennent une grande part dans l’histoire, ce sont véritablement ce côté feministe et humaniste qui rendent le roman intéressant. Un mélange étonnant mais qui fonctionne finalement plutôt bien, avec cette héroïne râleuse au grand coeur, et des personnages secondaires qui apportent d’autres regards.

La découverte de l’Inde à travers les ashrams et le mariage forcé, pour des adolescents, c’est un pari osé mais finalement réussi grâce à la légerté du reste de l’histoire et l’humour lié à notre héroïne déstabilisée. Après cette lecture vous n’aurez pas forcément envie de passer vos vacances dans un ashram, mais vous aurez sans doute envie d’en savoir plus sur le gang des femmes en sari rose le “Gulabi Gang“. 

Photo : www.gulabigang.co.za

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