Le convoyeur – Monde post-apocalyptique

convoyeurViolence d’un monde post-apocalyptique
BD Ado/Adulte

LE CONVOYEUR

Armand & Roulot

Le Lombard (2021)

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Série en cours- 2 tomes parus

T1 : Nymphe – T2 : La cité des mille flèches

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Le convoyeur était enfant lorsque la rouille est arrivée. La rouille, cette bactérie qui a modifié le fer, le rendant fragile, friable. Celui présent dans les armatures des bâtiments, des voitures, des armes. Et aussi celui présent dans le sang des êtres vivants, amenant de terribles mutations chez les humains. Pour survivre, certains se sont isolés, d’autres se sont mis en bande pour piller plus facilement ou monnayer leur protection. Le convoyeur, lui, livre des colis ou retrouve des personnes. Et il respecte toujours ses contrats. “Sa parole est sa loi”. En échange, il n’a qu’une seule exigence : que les personnes lui ayant demandé un service avale un œuf…

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J’ai bien aimé ce premier tome. Armand est un illustrateur que j’aime beaucoup, tant pour ses paysages souvent dévastés, que pour ses personnages, qui ont de vraies “gueules”. L’univers de cette histoire est sombre mais je crois que c’est une bd qui plaira aux amateurs de westerns tragiques ou de thriller fantastique. Quand au héros de l’histoire, le convoyeur, on a du mal à savoir qui il est en réalité. De quel côté penche t-il ? Le bien, le mal ? Ou est-ce qu’il essaie simplement de survivre comme les autres ? On ne sait pas non plus exactement ce que font ses “œufs” aux personnes qui les avalent… Bref, j’ai hâte de lire la suite, et comme le tome 2 est à côté de moi…

Un univers très sombre, un personnage mystérieux mélange de “cow-boy solitaire” et de Mad Max et un premier tome  qui nous laisse avec de nombreuses questions…

Ajout du 14/10/22 : J’ai été très déçu par le 3ème tome… L’histoire d’amour ne m’a pas convaincue.

https://www.lelombard.com/uploads/actualite/BD-CONVOYEUR-DimitriArmand-TristanRoulot-Extrait-A.jpg

Voir quelques pages (site de l’éditeur)

Illustré par Dimitri Armand, nous vous avons déjà présenté : Texas Jack et Sykes

Le blog de Dimitri Armand (plus en service ?)

Une interview des deux auteurs

Cette semaine nous sommes Au milieu des livres chez Moka

Après le monde – Timothée Leman

Que faire quand tout le monde a disparu ?
BD jeunesse

après

APRÈS LE MONDE

Timothée Leman

Sarbacane (2020)

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Après une soirée à faire la bagarre avec son père et sa sœur, Selen se réveille seule. Il n’y a plus personne dans la maison.

Il y a des mois, des années ? Héli aussi s’est retrouvé seul dans la maison de ses parents un matin en se réveillant. Aujourd’hui c’est décidé, il va aller vers la tour blanche. Une de ces tours qui sont apparues un jour sans qu’on sache pourquoi ni comment. Mais c’est après leur apparition que les gens ont commencé à disparaître…

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Waouh ! Après le monde m’a franchement impressionnée. C’est la première BD de cet auteur, Timothée Leman, et c’est vraiment une réussite. Les illustrations sont douces et belles, dans une couleur sépia légèrement teintée de rose et plus rarement d’autres couleurs. Les personnages sont expressifs (ils ont de très grands yeux !) et le suspense est conservé jusqu’au bout. Les grincheux trouveront peut-être que ça manque d’explications. Pour une fois, je suis tout à fait satisfaite de celle que l’on nous donne !

Des éditions Sarbacane, je connaissais et appréciais les albums et les romans. Je constate qu’ils ont autant de goût pour le choix de leurs bandes dessinées.

Un jeune auteur à suivre !!

Et une BD à découvrir d’urgence bien sûr.

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Petite bio de l’auteur sur le site des Utopiales

Voir quelques planches sur le site de l’éditeur

De cette maison d’éditions, déjà présentés (il y en a d’autres, n’hésitez pas à chercher !) :

Côté Albums : Le magnifique “Alix et Alex“, le splendide “Les riches heures de Jacominus Gainsborough“, 3 non moins splendides albums de Max Ducos, Un week-end de repos absolu

Côté Romans : La fourmi rouge, Colorado Train, Amour, vengeance et tentes quechua, Songe à la douceur

Coté BD : Méa culpa, j’en ai déjà lu une ! Dans la forêt

Sweet tooth – Série post-apocalyptique

sweetÂmes sensibles, s’abstenir…

Noté à partir de 12 ans  (je dirais 14/15 ans)

SWEET TOOTH

Jeff Lemire

Urban Comics (2015/2016)

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Sweet tooth raconte l’histoire de Gus. Il vit dans une cabane, dans les bois, avec son Papa. Leur habitation se situe au cœur du parc National du Nebraska. A part son père, Gus n’a jamais vu personne. Son père lui a dit que sa mère était morte quand il était tout petit. Gus a appris des tas de choses de son père et celui-ci lui a fait promettre de ne jamais, jamais quitter les bois… Mais un jour, la maladie a rattrapé le père et il est parti au ciel rejoindre la maman de Gus. Et celui-ci s’est retrouvé seul. Enfin, pas pour longtemps. Des chasseurs sont arrivés. Et ils n’étaient pas gentils, non, c’était “les méchancetés” dont le père de Gus parlait. Du coup, Gus a suivi le grand costaud.

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C’est un enfant de 9 ans, Gus, qui nous raconte son périple. Gus est un enfant un peu spécial, un hybride, mi-humain, mi-cerf. Forcé de quitter les bois protecteurs suite au décès de son père, il va suivre un homme. Cet homme, c’est Jepperd, le grand costaud. Un ancien joueur de hockey qui ne pense qu’à se battre. Il m’a fait penser à Parker, un homme renfermé et violent qu’il ne faut pas embêter.

Je n’ai pas envie de vous en dire plus. Il y a beaucoup de choses dans cette histoire. Beaucoup d’action, une part de “mythologie”, une part de réalité aussi (la façon dont nous traitons la terre, la nature). Et des personnagesQue vous aurez du mal à quitter, une fois la dernière page tournée !

J’ai adoré cette histoire ♥

 

Pourtant ce n’était pas gagné, il a fallu tout le pouvoir de persuasion de mes collègues de la BD de la semaine pour que je tente le coup, parce que les couvertures et les illustrations ne me tentaient pas du tout au départ. Je ne dirais pas que je trouve les dessins de Jeff Lemire “beaux”.

Mais ils illustrent parfaitement cette histoire et c’est le principal. J’ai aimé aussi que les cases ne se ressemblent pas, tantôt longilignes, tantôt pleine page et parfois même dans l’autre sens. Il y a comme un côté “cinématographique” dans sa façon de raconter et d’illustrer cette histoire.

Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre, aller voir les avis de Noukette, Jérôme et Mo’

 

sweet sweet

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Voir un extrait du tome 1 (un peu déformé, dommage)

La BD de la semaine, c’est chez

Le passeur – une bande dessinée plutôt “Adulte”

  PasseurLe passeur ♥

Hermann & Yves H.

Coll. Aire Libre

Dupuis (2016)

° ° ° ° °

Dans un monde désolé, qu’on imagine post-apocalyptique, un homme et une femme, Sam et Sam cherchent un passeur qui doit les mener vers un monde meilleur… Ils ont trouvé un prospectus parlant de ce “paradize” et de son passeur avec un plan et de l’argent sur un cadavre. Depuis, ils marchent à travers le désert… Ils arrivent enfin dans la ville où doit se trouver ce fameux passeur. Une ville morte, où rien ni personne ne bouge…

Passeur

° ° ° ° °

Franchement, le scénario est digne d’un bon film d’horreur… L’ambiance est glauque, sordide. On sait, on sent que ça risque de mal, très mal finir. J’en ai encore des frissons, rien qu’à regarder la couverture. Les couleurs, les visages inexpressifs de certains personnages, tout est fait pour flanquer la trouille ou du moins, mettre très mal à l’aise… Un univers sombre, très très sombre ! Si vous ne me croyez pas, allez jeter un œil sur la vidéo de présentation ci-dessous…

Si vous êtes adepte des “Feel good books” et autres “Happy end”, passez votre chemin, ceci n’est pas pour vous…

Déprimés s’abstenir !

Bon, ceci dit, j’aime bien les happy end aussi et j’ai adoré cette bd !! Alors si vous aimez Hermann, ou si vous aimez les histoires bien sombres, laissez-vous tenter !

Passeur

D’Hermann, j’ai lu “Les tours de Bois-Maury”, “Comanche”, “Bernard Prince” (j’ai toujours toute la collection !!) ou encore “Jérémiah” qui avait déjà cette ambiance post-apocalyptique, mais avec l’humour en plus. Ici, l’humour n’est pas de mise…

Hermann a eu de nombreux prix tout au long de sa carrière (voir en bas de page de son site), le dernier en date étant le Grand Prix au festival d’Angoulême 2016 pour l’ensemble de son œuvre.

° ° ° ° °

Pour aller feuilleter quelques pages

Le site d’Hermann (une page est consacrée à son fils, Yves H.)

La bd de la semaineCette semaine, nous sommes accueillis par Noukette

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