L’homme sous l’orage – RL 2025

hommeRentrée littéraire 2025

L’homme sous l’orage ♥

Gaëlle Nohant

L’Iconoclaste (2025)

*****

Éditeur : Hiver 1917. Le front s’enlise, l’arrière s’épuise. Une nuit d’orage, un visiteur demande asile à Isaure, la propriétaire d’un domaine viticole. Avant le conflit, c’était un peintre talentueux reçu au château, désormais c’est un déserteur que la maîtresse de maison renvoie sèchement. Saisie de compassion, Rosalie, la fille d’Isaure, le cache au grenier. Mais avec lui, les périls s’invitent au cœur de la demeure.
Peut-on agir sur le destin? Le fugitif, la jeune fille et la mère refusent la place qui leur a été assignée. Ils s’émancipent et se confrontent, tissant un fascinant roman de guerre, d’amour et de liberté. Pour eux comme pour nous, l’orage se lève, il faut tenter de vivre. 

*****

J’avais déjà très envie de lire son roman précédent “Le bureau d’éclaircissement des destins” parce qu’il parle des Archives Arolsen. Mais je n’en ai pas encore eu l’occasion. Alors quand j’ai vu que ce roman-ci était disponible à la médiathèque, je l’ai emprunté tout de suite, histoire de voir si j’aimais le style de l’autrice (spoiler : j’aime beaucoup !!)

En plus, il a tout à fait sa place dans mon challenge “Pages de la Grande Guerre” (lien plus bas). Alors ?

Alors j’ai beaucoup aimé cette histoire. Elle se passe en France, en 1917, mais nous ne “verrons” jamais la guerre, seulement ses conséquences.

Sur les soldats blessés et hospitalisés. Ou sur un soldat qui a déserté après avoir survécu à 3 ans sur le front. Sur la vie d’une femme, bourgeoise aisée, qui prend en main le domaine familial. Et sur une jeune fille, élevée par les sœurs, qui va perdre son innocence au milieu de tout ça.

Les personnages sont tout à fait crédibles, avec leurs qualités et leurs défauts. Ils ont tous des raisons, que l’on pourra trouver bonnes ou non, pour faire ce qu’ils font.

Et j’ai vraiment beaucoup aimé le style de Gaëlle Nohant. C’est fluide, à la fois bien écrit et facile à lire, accessible.

Et c’est une très belle histoire qui parle aussi de passion, de désir et de peinture…

A lire !

*****

Il fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL

Et participe au challenge ABC chez Enna

ABC

Ainsi qu’à mon challenge “Pages de la grande guerre

Pages

La brigade des souvenirs – série jeunesse

BrigadeAventure, histoire et humour
A partir de 9 ans

La brigade des souvenirs

Carbone, Cee Cee Mia, Marko

et, selon les tomes Maëla Cosson ou HadH (pour les couleurs)

Dupuis (2021-2025)

*****

5 tomes parus, série en cours

*****

Chaque tome est une histoire différente. A chaque fois, à partir d’un papier ou d’un objet, les enfants vont enquêter et remonter dans le passé pour comprendre ce qui est arrivé et ainsi satisfaire leur curiosité. A la fin de chaque tome, un dossier documentaire de 8 pages permet d’aller plus loin.

Les petites histoires qui parlent de la grande Histoire, je trouve que c’est toujours une excellente idée ! Et si ça peut faire que les enfants s’intéressent à l’Histoire, j’applaudis des deux mains.

En tous cas, moi j’ai passé un très bon moment avec cette série, même si, oui, parfois, ça va un peu vite (c’est pour les enfants à partir de 9 ans en même temps…)

Mylène avait déjà présenté les trois premiers tomes de cette série il y a longtemps, je l’avais notée, puis oubliée… Après avoir lu une autre BD “Piments zoizos“, j’ai cherché ce qu’il y avait comme livres sur “les enfants de la Creuse“. Et je suis tombée sur le tome 2 de cette série. Quand j’ai vu que le tome 1 parlait de la première guerre mondiale, j’ai emprunté toute la série !

*****

T1 : La lettre de Toinette

En essayant de rattraper leur chien, trois enfants, Tania, Alban et Théo se retrouvent dans les ruines d’une ancienne école. Là, ils découvrent une lettre qui semble très vieille, cachée dans une boite à gâteaux.

Leur curiosité va les pousser à enquêter pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, pendant la première guerre mondiale, entre Toinette et Ernest.

Une jolie manière de parler de la première guerre mondiale et de donner quelques infos sur la façon de faire des recherches généalogiques. Forcement, ça m’a plu !

L’avis de Mylène

*****

T2 : Mon île adorée

Camille vient d’acheter un vieil appareil photo dans une brocante. A l’intérieur, une pellicule que Camille et les enfants vont développer ensemble. Ils y trouvent des photos d’un petit garçon noir qui semble être sur une île puis une photo du TGV (ça donne une idée de la date ! Le premier train date de 1981 et l’exil des enfants de la réunion a cessé en 1984).  La “brigade des souvenirs” décide de rechercher cet enfant pour lui rendre ses photos…

On parle donc ici de ce scandale des enfants de la Creuse : de jeunes réunionnais (certains orphelins, mais pas tous) envoyés en France soi-disant pour avoir une vie meilleure, faire des études… Et qu’on a en fait totalement coupés de leur famille, de leur culture pour en faire de la main d’œuvre bon marché dans les campagnes françaises.

L’avis de Mylène

*****

T3 : La voiture de Bob

Ici il est question de droit des femmes et de féminisme. Les enfants trouvent une voiture dans le garage du grand-père de Théo, un ancien mécanicien. Atteint de la maladie d’Alzheimer, celui ne peut vivre seul. La mère de Théo souhaite vendre le garage, et c’est lors d’un grand rangement que débute cette nouvelle aventure. A qui appartient cette belle voiture ?

L’avis de Mylène

*****

T4 : Le mur de Hans

En cherchant des trucs à vendre pour une brocante, les enfants tombent sur des cartons qui appartiennent à leur père. Celui-ci les autorise à fouiller dedans, mais il souhaite conserver de vieilles cassettes audio, souvenir d’un correspondant allemand.

Ce tome ci parle de la chute du mur de Berlin et de la guerre froide.

*****

T5 : Le tableau de Rachel

Alors qu’ils emménagent dans leur nouvelle maison avec leur père, Tania et Alban, accompagné de Théo découvrent une pièce secrète. Là, ils trouvent un chaton tout mignon et… un tableau. Après quelques recherches, ils s’aperçoivent que c’est un tableau qui a été volé à son propriétaire juif, par les nazis, pendant la guerre !

Le thème de ce tome 5 est, comme vous l’aurez compris, la spoliation d’œuvres d’art par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Très intéressant !

*****

Les histoires sont intéressantes, les dossiers très instructifs et les dessins sympa et très colorés. Une réussite pour initier les enfants à l’Histoire.

Une série pleine de pep’s comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous !

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSlALJnvuw3aLcQWQzwTg0tgJ63sT-rBfnuRw&s

*****

Une série recommandée par La revue française de Généalogie

Une bd qui participe à plusieurs challenges

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Au challenge “Pages de la grande guerre” sur ce blog

Pages

Ainsi, bien sûr, qu’à la BD de la semaine, chez Blandine

LE GRAND INCIDENT ♥

incidentLE GRAND INCIDENT

Zelba

Futuropolis & Louvre Éditions (2023)

*****

Paris. La foule fait la queue au Louvre, comme d’habitude. Ou presque. En effet, suite au “grand incident “, le Louvre a fermé, et, quand il a rouvert, de nouvelles règles sont apparues. Les messieurs de plus de 18 ans sont priés de laisser leurs vêtements, tous leurs vêtements, au vestiaire…

Mais, me direz-vous, comment en est-on arrivé là ?? Pour le savoir, il faut retourner 6 mois en arrière. Le Louvre, un jour comme les autres. Des ados tripotent les sculptures de femmes nues, font des remarques désobligeantes, voire franchement sexistes. Depuis 30 ans, Teresa fait le ménage au Louvre. Et elle entend les plaintes des statues de femmes dénudées qui en ont assez… Le moment du grand incident n’est pas loin.

*****

C’est de l’humour absurde, mais pas seulement.

On parle ici de la façon dont sont représentés les corps nus dans l’art, selon qu’ils sont masculins ou féminins. Pour les hommes, la nudité est souvent une façon de montrer leurs muscles et leur virilité. Alors que le corps des femmes est souvent comme à l’abandon, soumis ou carrément agressé.

Il y a un côté pédagogique aussi, avec de nombreux exemples de sculptures ou de peintures.

Côté mise en page, il n’y a pas de cases. Les illustrations se “superposent” un peu parfois donnant de drôles de perspectives, des personnages très grands par exemple. Il y a des décors qui sont comme esquissés au crayon bleu ou rouge. De magnifiques reproductions de statues ou de tableaux et des personnages avec de drôles de nez, un peu grotesque. C’est très varié !

Bref, c’est amusant, intelligent, pédagogique, féministe. En un mot ? Excellent ! ♥♥♥

*****

C’est une autrice-illustratrice que je découvre avec cet album. Mais j’avais déjà entendu parler de sa précédente BD, autobiographique et beaucoup moins drôle, puisqu’elle parle de l’euthanasie : Mes mauvaises filles

Le blog de Zelba (inactif depuis 2023 mais vous pouvez quand même aller voir ses dessins)

Son compte FB et son Insta

Une courte biographie sur le site de l’éditeur

Cette semaine, nous sommes chez Moka, Au milieu des livres

Automne en baie de somme – BD

baieBD Ado/Adulte

Automne en baie de Somme

Philippe Pelaez & Alexis Chabert

Grand Angle

Bamboo (2022)

*****

1896. Le meilleur policier de Paris, Amaury Broyan, se retrouve à patauger dans le sable humide de la baie de Somme. En effet, à bord d’une goélette ensablée, on a retrouvé le corps d’un célèbre industriel. Notre policier soupçonne rapidement la veuve, qui hérite de tout et ne s’en cache pas. Mais il découvre également l’existence d’une maîtresse, Axelle Valencourt, un modèle qui a posé pour de nombreux artistes, dont Alfons Mucha.

Dans le même temps, il mène une autre enquête, plus personnelle. Sa fille est décédée des suites d’un avortement et il cherche celui qui est responsable de cette grossesse non désirée.

*****

 

Le titre est un peu trompeur… Si le cadavre de l’industriel est bien découvert à bord d’un bateau échoué dans la baie de somme, toute la suite de l’histoire se déroule à Paris !

Mais ce n’est pas très grave. Le titre est joli et attirant, tout comme la couverture d’ailleurs.

J’ai tout aimé dans cette BD.

L’histoire, les illustrations et les couleurs ainsi que les différentes “parties”, rythmées par des textes de Nelly Roussel, une femme de lettres féministe et libertaire dont je n’avais jamais entendu parler. Et ces “extraits” donnent très envie d’aller lire ses écrits !

C’est aussi une bd qui se passe en partie dans le monde de la peinture et qui par moment est un peu dessinée “à la manière de” Mucha.

Un polar historique, poétique et féministe, qui se passe dans le milieu de la peinture à Paris,
ça ne pouvait que me plaire et ça m’a effectivement beaucoup plu !

Chaque tome est une histoire complète. Mais ça se passe à la même époque et avec le même enquêteur si j’ai bien compris. J’ai hâte de lire le “suivant” : Hiver à l’Opéra ! Hiver, à l'Opéra - histoire complète

*****

Une bd découverte grâce à Eimelle et que Jojo a apprécié aussi !

Cet album participe à la BD de la semaine chez Noukette