Blues 46 d’Eric Stalner et Laurent Moënard

Blues

Road movie

Blues 46
de Eric Stalner et Laurent Moënard

Tome 1 La chanson de septembre, 2004
Tome 2 Allegro Furioso, 2005

Dargaud, 14,95€

Présentation de l’éditeur :

Tout commence par une rencontre entre deux personnages qui n’auraient jamais dû se croiser, Guéric et Alain.
Le premier sillonne la région à bord de sa vieille DS et se fait de l’argent en revendant des ouvrages anciens précieux à des collectionneurs fortunés. Le second est un adolescent au caractère bien trempé qui se balade avec pour seul compagnon un furet. Leurs destins vont se croiser au bord d’une route, un jour d’automne, transformant définitivement leur vie…

Mon avis :

La très belle couverture de cette BD m’aura suffit pour avoir envie de la lire… je ne savais rien de l’histoire, mais je me suis lancée avec Alain dans cette aventure abracadabrantesque!

Un pauvre collectionneur/revendeur de vieux livres prend en autostop, de façon un peu forcée, Alain, jeune adolescent qui semble en fuite. Des hommes armés à ses trousses, on ne sait pas tout de suite ce qui oblige Alain a fuir ainsi, mais les rencontres se multiplient rapidement, et après un bon paquet de pages, on est toujours dans l’expectative. Pourtant on continue de tourner les pages avec avidité… et les mystères se résolvent peu à peu, tandis que le danger se fait plus présent au fil des pages. On cumule aussi les surprises, tant autour des personnages principaux que secondaires…

J’ai particulièrement apprécié que l’auteur n’édulcore pas trop l’histoire, même si pour le coup, on a des méchants vraiment méchants, des morts, de la prison…. Tout le monde n’est pas gentil, loin de là, même les gentils sont un peu (beaucoup?) méchants… bref une BD réaliste, bien qu’un peu poussée dans l’accumulation!
Ça bouge, les personnages sont absolument irrésistibles, avec un coup de cœur pour le vieux taxidermiste un peu fou!

En deux tomes ce road movie a le temps de prendre son envol, de nous surprendre, et de nous amener à une fin… je n’en dis pas plus!

Partenariat Rentrée Littéraire #3 : Editions Rue Fromentin [complet]

*** Pour toutes les informations, règles, conditions…. merci de lire cet article ***

Je vous propose  aujourd’hui un livre des éditions Rue Fromentin en partenariat (2 exemplaires)

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* Place de Chine de Roland Hélié *

Peut-on contrer l’oubli avec un livre ? Peut-on se raconter sans «recomposer », sans céder à l’anecdote, à l’apitoiement ou l’auto satisfaction ? Avec Place de Chine, Roland Hélié propose un récit autobiographique unique qui prend la forme d’une lutte contre l’oubli, le bras armé du temps qui passe.

Place de Chine débute comme un négatif, au sens photographique du terme, du Je me souviens de Georges Pérec : « J’ai oublié ».
Une litanie qui en dit plus que bien des souvenirs, bien des journaux intimes. Ou comment se raconter « en creux » ; par le manque,
par ce qui échappe à la mémoire, par ce qui résiste à l’écriture. Le texte alterne les registres de langage comme autant d’audaces et
passe de la généalogie ironique à la langue administrative de l’état civil, en trouvant, à chaque étape, le juste équilibre entre récit et fragments de vie.

Car la langue de Roland Hélié est à part. À l’autofiction et l’autobiographie, il oppose une exigence poétique : celle de l’exactitude, celle du mot juste. Pour écrire, il supprime, il élague, s’inspirant ainsi de la mécanique même de l’oubli. Son approche évoque la rigueur poétique de Francis Ponge (Roland Hélié est d’ailleurs originaire de Montpellier, comme lui), la force d’attraction de Beckett ou encore l’inventivité formelle de Georges Perec. Un texte sur la mémoire et la perte de mémoire ; la redécouverte d’un écrivain et d’une prose d’une grande force, refusant le compromis et l’effet pour viser au plus juste et au plus intime.

Place de Chine est le premier titre d’une nouvelle collection de Rue Fromentin : la contre-allée. Elle regroupe des textes qui mettent en avant l’exigence littéraire et l’expérimentation formelle.

L’auteur :
Roland Hélié est né en 1958 à Montpellier. Il n’a pas écrit d’autres livres depuis Place de Chine (1991). Il s’est ensuite consacré aux musiques du monde (il vit, dans un village de la Drôme, entouré de sa collection de 10 000 enregistrements) et à la cinéphilie.

 

* 50 pages *
Envois limités à la France / Europe

 

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Liliba et 32octobre recevront ce livre !

Merci, et à bientôt pour un autre partenariat

 

L’île du sommeil de Fabrice Colin

L’île du sommeil

de Fabrice Colin

Roman jeunesse dès 9 ans

Flammarion, juin 2011
Castor Poche, 175 pages
9782081247079, 6€50

Thèmes : Enfance, Rêves, Coma, Cauchemars

Présentation de l’éditeur :
Après un accident de vélo, Eelian se retrouve dans un monde parallèle, peuplé de créatures extraordinaires : Elemm, le grand cerf, Oloon, l’homme-loup, le Picancroque, avec sa tête de citrouille, et Marvelle, la fée végétale.
Tous l’entourent de leur affection, et Eelian en oublie presque ses parents et son grand-père, qui attendent son réveil. Pourtant, Eelian devra bientôt affronter d’effrayants personnages : le pirate Minuit-moins-une et le terrible docteur Mortès.

Mon avis :

Voici un petit livre qui m’a tout d’abord paru un peu facile. Une couverture enfantine, un ton adapté. Je trouvais ça agréable, parfait pour des enfants, pourtant un peu creux. Il me manquait ce quelque chose que je trouve et retrouve pourtant avec plaisir dans les livres de Fabrice Colin. Un peu déçue alors ? Non, car j’ai trouvé en terminant ce livre ce qui me manquait et le dernier chapitre, pourtant court, m’a donné un regard plus positif sur le livre.

Eelian se retrouve sur une île étrange après une chute de vélo. Les personnages qu’il y côtoie sont tous extraordinaires : homme loup, tête de citrouille, gros nounours… avec eux il va vitre une aventure fabuleuse à la recherche de la sortie…

Si le décor est bien planté, j’ai eu plus de mal à me familiariser avec les personnages, trop “volatiles”. Puisque nous sommes dans l’imaginaire, il ne s’agit pas de rentrer dans les détails sur ces personnages, qui m’ont pour beaucoup semblé lointain. Même Eelian qu’on suit tout au long de cette histoire n’est pas très attachant, rendant l’identification au personnage plus difficile. Je pense sincèrement que ce livre touchera beaucoup plus les enfants, qui entreront sans doute plus facilement dans ce monde que moi. C’est un véritable conte qui nous est offert ici, un apprentissage de la vie qui passe par la peur de la mort.

Je ne me suis pourtant pas ennuyée un instant dans ce récit, car les rebondissements s’enchainent sans temps morts. On ne peut s’empêcher de penser à d’autres récits imaginaires, et on trouve finalement le récit trop court. Je pense que c’est là mon principal problème. J’aime la plume de Fabrice Colin mais ce livre s’adressant à un public plus jeune que les précédents romans que j’ai pu lire de lui, je me suis sentie frustrée. J’aurais aimé plus de détails, plus d’aventures…

 Leiloona dit cela bien mieux que moi : “quand le rêve prend fin, c’est le lecteur lui-même qui aurait voulu ne pas se réveiller de Noctance.

 

Le blog de Fabrice Colin, où il parle de ces livres un peu, mais de sa vie beaucoup. Dont les mots m’ont beaucoup touchés dernièrement, parce que si personnel… et si universel en même temps… Et puis la rentrée littéraire ne le laisse pas sans voix, je dirais même qu’il approche sans le savoir les 1% :)

 

Rentrée Littéraire 2011 – Premier Bilan (Challenge)

Bonjour à tous!

voici seulement 15 jours que la rentrée littéraire a commencé, et pourtant de nombreux titres ont déjà été lu! Nous sommes 70 à participer pour le moment au challenge 1%, plus de 80 sur le groupe facebook, déjà 2 partenariats proposés, mais surtout…

82 titres différents déjà lu!

sur plus de 650 forcément c’est peu, mais nous avons dépassé les 10% !

Voici les titres les plus commentés pour le moment :

1er
Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan, avec 6 avis déjà !

2ème (égalité avec 3 avis)
Skoda de Olivier Sillig
Retour à Kyllibegs de Sorj Chalandon
Famille modèle d’Eric Puchner

Et 3ème avec 2 avis
Les Morues, de Titou Lecoq
Tu de Sandrine Soimaud
Chiens féraux – Felipe Becerra Calderon
La femme au miroir – Eric-Emmanuel Schmitt
Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé
L’unique objet de mon désir, de Frédéric Teillard
Le premier été d’Anne Percin
La femme tigre de Téa Obreht
Jeanne et Marguerite de Valérie Peronnet
Cheyenn de François Emmanuel
Chroniques de la dernière révolution – Antoni Casas Ros
Le pacte des vierges de Vanessa Schneider
Héritage de Nicholas Shakespeare
Et te voici permise à tout homme – E. Abécassis

A noter que le Amélie Nothomb de la rentrée Tuer le père, n’a pour le moment été chroniqué qu’une seule fois (comme beaucoup d’autre donc…) Courage il nous reste 570 livres à lire pour avoir tout chroniqué… :) Heureusement vous trouvez beaucoup d’autres avis sur le site des chroniques de la rentrée littéraire, par des blogueurs, menés par Abeline (encore bravo pour ton superbe travail!) mais aussi sur Libfly, Babelio, Librairie Dialogue et sans doute beaucoup d’autres….

Pour retrouver tous les avis sur ces livres, je vous invite à voir cet article !