Le Dieu oiseau – Roman jeunes adultes

Dieu

Le Dieu Oiseau

Aurélie Wellenstein

Scrinéo (2018)

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Tous les 10 ans a lieu une terrible compétition entre les 10 clans de l’île. Le clan gagnant a tous les droits sur tous les autres clans. 10 ans auparavant, Faolan a vu sa famille se faire massacrer sous ses yeux. Lui a été « sauvé » par le fils du chef, Torok, qui en a fait son esclave et son jouet.

Faolan attend avec impatience la compétition grâce à laquelle il espère bien se venger. Mais Torok le laissera-t-il faire ?

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Bon, pour tout dire, j’ai bien cru que j’allais arrêter ma lecture tellement j’ai trouvé ça violent et sanglant. Mais impossible de laisser tomber Faolan ! Je voulais vraiment savoir si il allait se sortir de sa situation et le cas échéant, comment… Bref, âmes sensibles s’abstenir, le Dieu Oiseau est une histoire passionnante et prenante, mais sombre, très très sombre… Une plongée dans les recoins les plus noirs de l’âme humaine, jusque dans la folie et au-delà.

Un extrait : « Pour la millième fois, le garçon passa en revue les épreuves de sélection qui l’attendaient : natation, course, escalade, maniement des armes ou lutte, confrontation avec un animal. Ces défis mobilisaient les compétences requises par le futur champion : une fois désigné, le vainqueur des sélections devrait en effet nager pendant des heures jusqu’à l’île sacrée de Mahoké, le dieu-oiseau, puis courir pour devancer les neuf autres concurrents, se battre contre eux, affronter les animaux sauvages et enfin, escalader la falaise où nichaient les sternes de mer et trouver le premier, dans une anfractuosité de la roche, l’oeuf doré conçu tous les dix ans par Mahoké. »

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Deux romans de cette auteure sont déjà parus chez Scrinéo : Le Roi des fauves (2015), qui a reçu le Prix des Halliennales et Les Loups chantants (2016), qui a reçu le Prix Elbakin.

Déjà présentés sur le blog : « Chevaux de foudre » et « La fille de Tchernobyl » parus chez Magnard Jeunesse, et La mort du temps chez Scrinéo.

Le bidule – Album jeunesse au charme « rétro » !

bidule

Le bidule

Corinne Boutry & Toni Demuro
Coll. Rêves bleus
Éd. D’Orbestier (2015)
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« Monsieur Banal ne faisait jamais rien d’extraordinaire ». Ainsi commence cet album de petit format (14,5 x 21 cm).

Et en effet, chaque jour ressemble au précédent, Mr Banal a une vie très bien réglée. Jusqu’au jour où… Il trouve quelque chose par terre, un « bidule ». Quelque chose de tout petit, mais qui, progressivement, va prendre une grande place dans sa vie jusqu’à la chambouler totalement.

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La jolie histoire que voilà ! Comment, grâce à un petit déclic, un petit « bidule », un homme jusque là réservé et sans aucune fantaisie, va, petit à petit, s’ouvrir aux autres…

Une histoire simple, mais très agréable, avec même une pointe de suspense puisqu’on met un certain temps à nous dire ce qu’est ce fameux bidule ! (non je ne vous dirai pas ce que c’est, vous n’avez qu’à lire l’album et pis c’est tout !)

C’est la couverture de cet album qui m’a tout d’abord attirée. Je trouve le point de vue original. Pas vraiment une « contre plongée », mais plutôt un point de vue qui part presque à ras du sol, à hauteur des yeux d’un chat… (Et puis la bagnole est super belle !) J’ai aimé aussi le dégradé du ciel en grandes bandes. Bref, je trouve cette couverture très jolie !

Et j’ai également beaucoup aimé les illustrations intérieures et la façon, très originale, qu’à l’illustrateur « d’apposer » la couleur en larges bandes (ce qu’on ne voit pas, bien sûr, sur l’image que j’ai choisi ci-dessous…) pour le ciel, la végétation, le sol… Une histoire avec un petit air rétro puisque je pense qu’elle se passe dans les années 40/50 si l’on en croit les meubles et les voitures, mais qui aurait pu se dérouler à n’importe quelle époque.

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Un ♥ pour ce très bel album dont j’ai bien aimé l’histoire et adoré les illustrations !

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Le nom de l’auteure ainsi que celui de l’illustrateur ne me disaient rien à priori… Erreur ! En cherchant un peu, je me suis aperçue que Corinne Boutry avait adapté le conte « La légende du papier découpé de Yangzhou » (très joliment illustré par Isaly) que je n’ai pas encore lu mais que j’avais noté en le voyant passer sur un blog… (j’ai retrouvé, c’est sur celui de Blandine Vivrelivre).

Et en ce qui concerne l’illustrateur, Toni Demuro, j’ai été attirée à de nombreuses reprises par des couvertures d’albums qu’il a illustré : Je ne les ai pas encore lus, mais ça viendra !

    

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Le blog de l’auteure Corinne Boutry

Celui de l’illustrateur Toni Demuro

C’est ma   participation au challenge albums 2018

challenge albums 2018

Petit Elliot – La grande famille – Album

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Petit Elliot

La grande famille

Mike Curato

Casterman (2016)

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Petit Elliot, nous vous en avons déjà parlé, avec le premier tome de cette petite série : « Petit Elliot dans la grande ville ». Celui-ci est le 2ème. Un 3ème tome « Petit Elliot et la fête foraine » est paru fin 2017 (pas encore lu !), et le 4ème « Petit Elliot à la campagne » est prévu pour octobre 2018 (et j’ai vu sur le site de l’auteur qu’il y en a un sur Noël).

Dans cet album, Petit Elliot l’éléphant à pois et son amie la souris habitent ensemble. Mais aujourd’hui, la souris a une réunion de famille (Parents, grand-parents, 15 frères, 19 sœurs, 25 tantes, 27 oncles, 147 cousins…) et Petit Elliot reste seul dans l’immeuble désert. Il décide alors d’aller se promener, mais partout autour de lui les gens sont en couple, avec leurs enfants, leurs amis… Il se sent seul. Et triste.

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Une seconde histoire aussi mignonne que la 1ère (même si elle est moins gourmande ! ;) ) qui montre que même si on n’a pas de famille, on peut être accueilli (adopté ?) par des personnes avec qui on sera bien et avec qui on formera une famille (même sans « liens du sang »).

Et comme je l’avais déjà noté dans la présentation du premier volet des aventures du Petit Elliot, il n’est pas étonnant que les illustrations me plaisent autant ! Dans cette Interview de Mike Curato, dans laquelle il explique sa façon de travailler, il dit s’être inspiré des tableaux de Edward Hopper, un peintre américain que j’aime beaucoup.

Dernier « détail » mais qui a son importance : il y a des gens de toutes les couleurs/nationalités dans les illustrations et je trouve ça vraiment très bien !

Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Le site de Mike Curato

Cet album participe au challenge « Je lis aussi des albums 2018″

challenge albums 2018

Le Yéti et l’Oiseau

Un Yéti poilu et effrayant et un petit oiseau peuvent-ils être amis ?

Yéti et l'oiseauAlbum jeunesse dès 4 ans

Le Yéti et l’Oiseau

de Nadia Shireen

Nathan, 2018
initialement paru en anglais en 2013
9782092580400, 11,50€

Thèmes : amitié, différence, peur, oiseau

Dans la forêt lointaine vivait un Yeti. Enorme, poilu, effrayant… et seul ! Un jour, tombe sur sa tête une étrange petite chose… un oiseau !

Le Yéti, décrit comme effrayant, apparaît dès les premières pages immenses… mais attachant ! Il semble doux, ce Yéti que tout le monde fuit, et quand il rencontre un petit oiseau, on est bien content pour lui. Un petit oiseau tout orange, adorable, bavard, et qui surtout n’a pas peur du Yéti. Entre eux s’installe une complicité agréable qui donne à cette histoire une douceur incroyable.

Le Yéti et l’oiseau jouent tous les deux, ils rient, s’amusent… et les autres animaux se rendent alors compte que ce Yéti n’est pas si méchant qu’il y paraît. Mais l’oiseau doit continuer sa route. Le yéti restera-t-il tout seul ?

Nadia Shireen offre un très bel album sur l’amitié, l’acceptation de la différence et la tolérance. Un très joli message à faire passer aux enfants, dès 3-4  ans. Ma mini hérissonne, 3 ans, n’a pas vraiment accroché à ses personnages pourtant sympathiques, car elle ne voyait tout simplement pas pourquoi ce joli Yéti n’avait pas d’ami… Comme quoi les différences ne sont pas importantes quand on est petit… ou alors ma fille aime trop les monstres, dinosaures et autres grosses bêtes pour comprendre qu’on les rejette !

Le Yéti et l'oiseau

Photo de http://milleviesenune.com/

 

 

Les illustrations et la mise en page dynamique, alternant planche type BD et grands aplats, permettent de rendre ce livre très vivant. Le petit oiseau est vraiment adorable, et le Yéti le devient aussi très rapidement ! Un joli album, au texte simple et aux personnages attachants.


 

+ De Nadia Shireen nous vous avons déjà présenté ses petits animaux en forme : Phoque, Renard polaire

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