Coucou ! T’es qui, toi ? Album BB

CoucouAlbum tout carton de 0 à 2 ans

Coucou ! T’es qui, toi ?

Julie Lardon & Boris Sabatier

La poule qui pond (2018)

*****

Sur la couverture, un petit derrière gris avec une longue queue rose. 1ère page, on voit que c’est une souris ! Qui dit « Coucou ! T’es qui, toi ? » au gros postérieur orange qui occupe la page de droite… Page suivante, la réponse : « un chat !« , qui à son tour dit « Coucou ! T’es qui, toi ? » au popotin marron de la page de droite… Et ainsi de suite, jusqu’à la fin, qui réserve une petite surprise !

http://www.lapoulequipond.fr/wp-content/uploads/2017/09/Coucou-t-es-qui-toi3-1024x512.jpg http://www.lapoulequipond.fr/wp-content/uploads/2017/09/Coucou-t-es-qui-toi4-1024x512.jpg

*****

Je suis sûre que les tout-petits vont adorer essayer de deviner quel animal se cache à la page suivante ! Et le côté répétitif de la question font qu’ils vont très vite « piger le truc » et raconter l’histoire avec vous… Rigolade assurée !!

Carré, avec un format pas trop grand pour les petites mains (17 x 17 cm), une couverture qui me semble lavable, parfait pour une séance de grignotage… ;)

*****

Des mêmes auteurs, nous vous avons déjà présenté « Célestin le pingouin« .

Le site de l’illustrateur

La poule qui pond : nous vous avions présenté cette jeune maison d’édition (née en 2014) dans ce billet

Il participe au Challenge Albums

challenge albums 2018

Moins qu’hier (plus que demain) Fabcaro encore – BD

MoinsDes portraits de couples sur un ton décalé, absurde, hilarant !
Bande dessinée adulte *

Moins qu’hier
(plus que demain)
Fabcaro

Glénat (2018)

*****

Ça commence à 6h58 avec Géraldine et Fabien qu’on va retrouver à plusieurs reprises au fil de la bd. Fabien essaie de joindre Géraldine sur son portable mais elle ne répond pas. Il lui laisse un message « Oui, c’est moi… Tu t’es levée hyper tôt dis donc… J’imagine que tu  es allée acheter des croissants, c’est adorable, ça tombe bien j’ai une faim de loup… » Image suivante : « En plus, je vois que tu as pris ta valise… ça sent le p’tit déjà ultra-copieux ça… Petite cachottière… »

*****

Le ton est donné, et ça va être comme ça tout au long de la journée avec les différents couples rencontrés. J’ai également adoré la planche de la page 10 à 8h42 avec Émeline et Philippe (vous pouvez la lire sur le site de l’éditeur, voir lien ci-dessous).

Fabcaro :

C’est encore une belle découverte faite grâce au groupe de la bd de la semaine ! Le dessin, les couleurs, ne m’auraient pas attiré plus que ça je l’avoue, et pourtant il aurait été vraiment dommage de passer à côté, c’est trop drôle !

Un humour décalé, absurde, noir parfois, fait de cynisme, de non-dit (ou de trop dit !), de bêtise, de déni… J’adore !!!

Et mon conjoint, à qui je l’ai fait lire (et qui n’est pas un gros lecteur de bd à part les classiques de son enfance), m’a dit à la fin de sa lecture : « il en a fait d’autres ? »

Le steak haché de Damoclès

La réponse est oui ! Et j’ai d’ailleurs lu « Le steak haché de Damoclès » aux éditions La cafetière (qui a édité 9 bd de Fabcaro, avis aux amateurs…) Une courte bd d’inspiration autobiographique (sympa mais un peu moins amusante que ses bd plus récentes…)

*****

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

Du même auteur, déjà présenté ici : Et si l’amour c’était aimer ? (avec un micro-avis sur Zaï zaï zaï zaï)

D’autres que moi l’ont lu : Sabtail, Mespagesversicolores, Noukette, Jérôme

* Si je parle de « BD adulte » c’est uniquement parce que le côté parfois très noir ou cynique des relations de couple présentées ici risquent de ne pas faire rire des ados…

Cette semaine, nous sommes chez Moka, au milieu des livres !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Miss Pook et les enfants de la lune ♥

PookUn instant j’ai cru (re)voir Mary Poppins ! Mais un instant seulement…
Roman à partir de 11 ans

Miss Pook et les enfants de la lune T1
Bertrand Santini

Grasset jeunesse (2017)

*****

En ce jour de décembre 1907, Monsieur Hector Dubenpré rentre chez lui au volant d’une des mille automobiles en circulation à cette époque dans Paris. Il en est à la fois très heureux et très fier. Sa joie est toutefois légèrement gâchée par le fait que sa femme a embauché une gouvernante pour leur fille Élise, et cela, sans l’avoir consulté au préalable.

Dès le lendemain, il convoque donc Miss Pook (la nouvelle gouvernante !) pour lui préciser ce qu’il attend d’elle.

*****

En découvrant Miss Pook au début du roman, j’ai revu « Mary Poppins » ! La gouvernante anglaise joyeuse, un brin rebelle avec qui tout est facile, intéressant et amusant… Mais en fait… Bon, vous verrez bien !! Les apparences sont parfois trompeuses…

Miss Pook et les enfants de la lune est un conte à la fois cruel et merveilleux comme seuls savent l’être les contes ! La plume facétieuse de Bertrand Santini apporte à cette histoire beaucoup d’humour en plus d’un brin de subversion (Alors comme ça les adultes disent des bêtises aux enfants ?)

Peut-être bien mon « Santini » préféré, après le Yark, indétrônable !! (Quoi que… Hugo de la nuit était très beau aussi !)

*****

Extrait :

« Sa nouvelle gouvernante avait l’art de rendre les besognes faciles et les devoirs amusants. Avec elle, les promenades se changeaient en chasse au trésor, les mathématiques en jeu de devinettes et les cours de bonnes manières en scènes de théâtre ponctuées d’éclats de rire. »

*****

Bref, je l’ai lu avec grand plaisir et j’attends la suite avec impatience.

Une lecture parfaite pour Halloween !

 Du même auteur, nous vous avons présenté : Le journal de Gurty T1, le journal de Gurty T2, le yark et Hugo de la nuit

*****

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les trois pommes de Maria Keil

Un album original, sobre et ludique.

les trois pommes

Album pour la jeunesse

Les trois pommes
de Maria Keil

Editions Chandeigne, septembre 2018
40 pages

Thèmes: amitié, partage

 

«Un jeune garçon, trois pommes et l’envie de partager… Des prétendants plus nombreux que les fruits… Comment satisfaire tout le monde?»

 

Ce n’est pas la première fois que je découvre un album créé à partir de collages mais celui-ci a quelque chose de différent. Son originalité réside dans le fait que les illustrations des enfants en noir et blanc sont stylisées, cela fait donc ressortir les images d’immenses pommes bien rouges, presque tentantes. «Les trois pommes» illustre parfaitement les dilemmes de l’enfance face au partage, à la peur de décevoir et au désir d’être accepté.

Avec beaucoup d’humour, nous suivons le petit protagoniste dans ses choix et le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers ne sont pas toujours judicieux. Maria Keil a réussi, avec des mots simples et un graphisme sobre, à donner beaucoup de profondeur à cette histoire d’amitié enfantine. Tout comme une bande dessinée, les dialogues sont inscrits dans des phylactères. C’est une très belle découverte.

Petit bonus, véritable pédagogue dans l’âme, Maria Keil a réservé une surprise à ses petits lecteurs en leur proposant au début et à la fin de l’ouvrage des patrons représentant les personnages (à découper ou à photocopier). Grâce à ce procédé, les enfants peuvent soit continuer l’aventure soit créer de nouvelles histoires. J’ai beaucoup apprécié ce supplément très ludique, l’enfant est vraiment acteur par rapport à ce qu’il se passe dans l’histoire.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais j’ai appris qu’elle est une figure majeure à Lisbonne où elle a laissé une empreinte artistique considérable.


+ Réedition d’un classique portugais, paru pour la première fois en 1988

+ Présentation de Maria Keil (1914-2012) sur le site de l’éditeur.

+ L’article de Télérama

~Melissande~