Le château de la magie interdite de Sophie Anderson

Une plongée dans un monde onirique où la magie est source de pouvoir

Le château de la magie interdite

Roman fantastique pour la jeunesse à partir de 11 ans

Le château de la magie interdite

de Sophie Anderson

Ed. L’école des loisirs , coll. Médium,

janvier 2025, 368 p., 17 euros

Thèmes: Russie, magie, traditions, culture, château, initiation, fantastique

 

Présentation de l’éditeur: “Olia s’y connaît un peu en secrets. Ses parents sont les gardiens du château de Mila, un palais aux dômes dorés, aux jardins luxuriants et aux innombrables pièces. Il y a celles qui apparaissent et disparaissent, et des celles qui se cachent depuis des siècles. La seule personne à pouvoir y accéder est Olia. Alors qu’elle cherche un refuge lors d’une violente tempête, elle tombe sur un passage secret qui mène à une partie du château qu’elle n’a jamais vue auparavant. Un étrange réseau de pièces qui cache le secret du passé du palais… et la vérité sur ceux qui tentent de le détruire.”

 

Avec ce dernier roman, Sophie Anderson prouve une fois de plus que la magie et la sagesse des anciens prennent une place importante dans la littérature pour la jeunesse. En effet, l’héroïne, Olia va être guidée par sa grand-mère et aidée par un esprit domestique. C’est toujours un plaisir de se plonger dans un folklore et des traditions peu connus.

Dans Le château de la magie interdite, de nombreux thèmes sont abordés comme par exemple la transmission intergénérationnelle mais aussi le passage de l’enfance à l’adolescence et les choix que cela implique.

Le château de la magie interdite est un conte initiatique qui nous enseigne que ce qui est essentiel se retrouve toujours. Ainsi, à travers son périple pour sauver la demeure familiale, Olia apprendra des choses sur le monde surnaturel par-delà le dôme ainsi que sur elle-même.

En essayant de préserver son bien et en pensant agir pour le mieux, l’ancêtre de notre héroïne s’est fourvoyée. Mais au fond, est-ce à nous de réparer les erreurs de nos ancêtres? En faisant ses propres choix, la petite fille apprendra à grandir.

Le château de la magie interdite est donc un très beau roman d’apprentissage. La plume de Sophie Anderson est tout simplement magique!

 

+ Mon roman coup de coeur de cette auteure: La maison qui parcourait le monde de Sophie Anderson

+ Une série où la magie peut être alliée ou ennemie, présentée par Hérisson: Lily et la magie défendue de Holly Webb

“La maison qui parcourait le monde” de Sophie Anderson

La maison qui parcourait le monde est un roman atypique magnifiquement illustré !

 

La maison qui parcourait le monde couverture

Roman fantastique pour la jeunesse dès 11 ans

La maison qui parcourait le monde

de Sophie Anderson

illustré par Elisa Paganelli

Editions L’école des loisirs, septembre 2020,
illustration de couverture de  Melissa Castrillon
collection Medium, 15,50 euros

***

Thèmes: initiation, épreuve, mort, deuil, amitié

***

 

Présentation de l’éditeur: “Tout ce que veut Marinka, 12 ans, c’est un ami. Un véritable ami. (…) Mais c’est difficile quand votre grand-mère est une Yaga, une gardienne qui guide les morts dans l’au-delà. C’est encore plus difficile quand vous vivez dans une maison qui parcourt le monde, vous emportant avec elle. (…) Alors, quand Marinka tombe sur l’occasion de se faire un véritable ami, elle n’hésite pas à enfreindre toutes les règles… (…)”

 

Tout d’abord, je tiens à m’attarder sur l’objet livre qui est magnifique! La couverture (réalisée par Melissa Castrillon) donne le ton: les illustrations d’Elisa Paganelli sont sobres et très poétiques. Cela se marie merveilleusement bien avec le côté mystérieux du récit. Dès le départ, j’ai été conquise!

L’histoire de La maison qui parcourait le monde sort vraiment de l’ordinaire. Je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à ce type d’intrigue mais c’était une bonne surprise. Si le fantastique est bien présent, il permet surtout d’aborder de manière originale le chagrin causé par le deuil. Sophie Anderson exploite avec brio un panel d’émotions. Il s’en dégage d’ailleurs une question essentielle: comment vivre avec le sentiment de culpabilité qui survient après la perte d’un être cher?

Bien entendu, la mort n’est pas l’unique thème du roman. Mais la grand-mère de Marinka étant une célèbre Yaga, difficile d’ignorer les âmes défuntes attirées par les feux magiques de leur maison. Rassurez-vous, il n’y a rien de morbide. Au contraire, les morts se souviennent avec tendresse de leur vie passée. Mais je n’en dirai pas plus au risque de vous révéler des informations cruciales.

Marinka est bien trop jeune pour comprendre tous les enjeux qu’impliquent la fonction exercée par sa grand-mère. C’est pourquoi elle fera des erreurs et en paiera les conséquences. La maison qui parcourait le monde est un roman initiatique différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Les personnages sont attachants, j’ai aimé découvrir la vie de cette petite fille dans une maison de Yaga. À un moment donné, l’histoire prend une tournure à laquelle on ne s’attend pas du tout et c’est très bien pensé de la part de l’auteure.

En somme, il s’agit d’un roman particulier, aux thématiques un peu tristes mais présentées de manière douce et poétique. De plus, l’auteure livre un message d’espoir à la fin du récit. Je vous invite à le découvrir.

 

~Melissande~

 

+Un roman ado abordant d’une autre manière le deuil, présenté par Hérisson: ‏Le soleil est pour toi de Jandy Nelson

+Un récit atypique, également présenté par Hérisson : Le bonheur de A à Z de Barry Jonsberg