Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Bahia de tous les saints

BahiaBahia de tous les saints

Jorge Amado

Traduit du brésilien (portugais) par

Michel Berveiller et Pierre Hourcade

Gallimard (1938 / vo 1935)

*****

Éditeur : Dans le Brésil du Nord-Est, le picaresque Antonio Balduino incarne la peine et les rêves du peuple noir. Enfant perdu (de Bahia), mauvais garçon, boxeur professionnel, initié des macumbas, travailleur sur les plantations de tabac, docker, employé de cirque, Antonio cherche toujours « le chemin de la maison ». Il a des amours – irréelles – avec la blanche Lindinalva et une liaison avec la trépidante Rosenda Roseda. Une grève lui permettra de découvrir ce qu’est la solidarité et donnera un sens à sa vie : la lutte pour la libération.

*****

J’avoue que j’ai eu un peu de mal avec le style, la façon dont c’est écrit. C’est un peu confus parfois, un peu décousu mais ce n’est pas désagréable pour autant. J’ai eu juste un peu de mal à m’y remettre à chaque fois…

Terminé. Et je ne sais toujours pas quoi en penser. Ça ne m’a pas déplu. Mais pour un livre vendu comme étant “Un des livres majeurs de la littérature latino-américaine”, je suis quand même un peu déçue…

L’avez-vous lu ? Aimé ? N’hésitez pas à me dire dans les commentaires ce qui vous a plu ou déplu !

*****

Jorge Amado avait 22 ans lorsqu’il a écrit Bahia de tous les saints.

D’autres livres qui se passent au Brésil : Le libraire de la Favela (roman jeunesse) – Les mains dans la terre (roman ado)

*****

Un roman qui participe à deux challenges

2025 sera Classique aussi !

et l’ABC challenge chez Enna (lettre B)

LA PETITE FILLE ET LE POSTMAN

postmanLA PETITE FILLE ET LE POSTMAN

Bertrand Galic (scénario)

Roger Vidal (dessin et couleur)

Christina G. (assistante couleur)

Vents d’Ouest

Glénat (2023)

*****

Éditeur : San Francisco, 1906. Jenny vient de perdre sa maman sous les décombres du monstrueux tremblement de terre et se retrouve donc seule avec son beau-père, au milieu de la cité dévastée. L’homme, complètement désemparé, profite alors d’une faille dans le règlement des postes pour éloigner la fillette. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, il va pourtant bel et bien l’expédier tel un colis, légalement, à l’autre bout du pays… Et c’est Enyeto, un facteur amérindien à l’allure imposante, qui va être chargé de l’accompagner jusqu’à sa destination finale : Chicago, Illinois ! Ainsi débute un long périple, un road-movie équestre et ferroviaire mettant en scène deux êtres que tout oppose a priori.

*****

Le postman n’a pas le choix, il doit prendre la petite fille et l’emmener jusqu’à la maison de ses grands-parents. Le père a payé pour l’envoi et le colis ne dépasse pas le poids. Pendant ce long trajet, le postman et la fillette vont lier connaissance et se mettre à s’apprécier…

C’est une bd que j’ai voulu lire dès que j’ai vu cette couverture flamboyante. Et cette histoire franchement ! Quand on voit à la fin, dans une double page documentaire, que ça s’inspire d’une histoire vraie… On croit rêver !! Et pourtant…

J’ai bien aimé les dessins, les personnages sont expressifs et les couleurs lumineuses. La mise en page est variée avec des vignettes de tailles très différentes. C’est plutôt “vivant” !

Bref, j’ai beaucoup aimé cet album !

Mon seul (petit, tout petit) bémol, c’est la fin, ouverte (alors qu’il y a bel et bien écrit “FIN” !) J’aurai bien aimé une suite en fait…

*****

Voir un extrait (site éditeur)

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

Qui a tué Glenn ? Polar

GlennLa 1ère enquête de Miss Maple
La brebis la plus intelligente du monde

Qui a tué Glenn ?

Léonie Swann

Traduit de l’allemand par Frédéric Weinmann

Nil éditions (2007 / vo 2005)

*****

Éditeur : Sur une pâture de la verte Irlande, le berger George Glenn est retrouvé assassiné, mais personne dans le pays n’est capable de découvrir son meurtrier. Alors son troupeau prend les choses en main. Ces moutons-détectives ont en commun le désir de s’élever au-dessus de leur condition.
Aux côtés de Sir Ritchfield (le doyen), d’Othello (un bélier noir au passé mystérieux) et de Zora (une brebis philosophe et alpiniste qui aime flirter avec les abîmes), Miss Maple, la plus sage d’entre tous, s’arroge la direction de l’enquête.

*****

On peut penser à beaucoup d’adjectifs pour qualifier un mouton : petit, gros, laineux, blanc, doux ou encore gentil… Mais “intelligent” n’est vraiment pas le premier qui me viendrait à l’esprit ! Et pourtant, c’est ainsi que les autres moutons qualifient Miss Maple, une des brebis. Du coup, quand ils trouvent leur berger mort avec une bêche dans l’estomac, c’est elle qui va diriger l’enquête. Parce que s’il faut compter sur les humains, hein, on n’est pas sortis de l’auberge (de l’étable pardon).

C’est un premier roman très amusant ! C’est vraiment une enquête, sauf qu’elle est menée par des moutons. Qui s’arrêtent parfois (souvent) pour manger (brouter), parce que manger c’est important (dormir aussi). Chacun a sa personnalité, ses qualités. Et s’ils comprennent beaucoup de choses, certaines choses que font ou disent les humains leur échappent parfois (d’où certains quiproquos !).

Petit bonus : un mini flip book. Dans le bas de chaque page de droite, il y a un petit mouton. Quand on feuillète rapidement le livre, le mouton bouge et saute !

Un roman avec lequel j’ai passé un très bon moment.

****

Challenge Polar et Thriller chez Sharon

Challenge Dames en noir chez Zofia

Le secret de Miss Greene

GreeneLe secret de Miss Greene

Nicolas Antona & Nina Jacqmin

Le Lombard (2025)

*****

Éditeur : Jusqu’en 1967, aux États-Unis, toute personne ayant une ascendance africaine, même lointaine, était considérée comme noire, avec toutes les conséquences que cela pouvait avoir. C’est pourquoi, à l’orée du 20e siècle, Belle Greener devint Belle Greene da Costa et, cachant ses racines africaines, gravit les échelons de la haute société new-yorkaise. Mais peut-on conserver un tel secret une vie durant, même si cette dernière vous donne l’occasion de fleurir dans la lumière des blancs les plus puissants d’Amérique… ?

*****

L’histoire est étonnante, je ne connaissais pas du tout cette règle de “l’unique goutte de sang“. (Règle abolie en 1967 seulement !!)

Une personne dont un ancêtre, même très lointain, était noir, devait se déclarer comme homme ou femme de couleur… La “bonne” société américaine ayant très peur de la “noirceur” invisible des métis aux cheveux lisses et au teint clair. Évidemment, pour ces métis qui se déclaraient “colorés” la vie était différente de celle qu’ils auraient eu en étant “blancs”. Ce qui amenait certaines personnes à faire un acte dangereux : le “passing”. Se déclarer blanc. Le risque ? Être dénoncé avec lynchage public, prison et même la mort ! Et bien sûr, pas question d’avoir d’enfants, le risque que les “gènes noirs” ressortent étant bien trop grand…

Années 1900 : Belle, sa mère et ses frères et sœurs font un pacte. Étant “clairs” de peau, ils vont tenter de se faire passer pour blancs. Ce qui implique de grands sacrifices : Refaire sa vie ailleurs, là où on ne connait personne, quitter ses amis, ne pas avoir d’enfants… Mais la ségrégation est trop pesante. Ils veulent vivre une vie “normale” !

Dotée d’un nouveau nom, Belle Da Costa Greene, amoureuse des livres, commence par travailler à l’accueil d’une bibliothèque. Puis elle va travailler à l’université de Princeton. Avant qu’on lui propose un poste encore plus prestigieux : Diriger la bibliothèque Morgan à New York !

Le Secret de Miss Greene : un portrait faisant écho aux luttes actuelles

A la fin de la bande dessinée, un dossier historique de 4 pages permet de comprendre comment on a su que Belle Greene avait caché ses origines “noires”… Très intéressant !

Un bel album qui m’a permis de découvrir une femme intéressante et passionnée, ainsi qu’une règle que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup aimé les dessins ronds et doux, les personnages expressifs, la mise en page ainsi que les couleurs variées.

Une lecture très plaisante !
*****

Feuilleter les premières pages (site éditeur)

De ces deux auteurs, nous vous avions présenté le très beau : “La tristesse de l’éléphant

Cette semaine nous sommes chez Moka, Au milieu des livres

Et cette BD participe également au Challenge d’Enna, l’African-Americain History Month