La guitare de Palissandre

guitareLa guitare de Palissandre

Kristina Gavran

Traduit du Croate par Chloé Billon

Éditions Bleu et Jaune (2022 / vo 2018)

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Une Lecture Commune avec Fanja du blog Lecture sans frontières

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À des siècles d’intervalle, cinq femmes évoluent chacune dans son monde et son histoire, des temps mythiques, pleins de superstition, à l’époque contemporaine, avec ses codes. Pourtant, leurs destins sont étroitement imbriqués grâce à une guitare d’exception. Personnage à part entière, elle rythme les chapitres, tel un leitmotiv.

Composé à l’instar d’une œuvre musicale, le roman La Guitare de palissandre évoque, dans une écriture ciselée et à travers de subtiles nuances d’interprétation, l’émancipation féminine et le rapport à l’art et à la nature.

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Gagné lors d’un concours en décembre 2022, je n’avais toujours pas pris le temps de le lire… En allant sur le blog de Fanja, j’ai vu qu’elle comptait le lire en 2026. C’était une bonne occasion pour le sortir de ma pal.

Et ça aurait été dommage de ne pas le lire parce que j’ai beaucoup beaucoup aimé cette lecture !

La construction du roman est originale : On suit 5 femmes à travers les âges. Au départ, j’ai cru que c’était des nouvelles. Mais non. Chaque histoire suit son cours et petit à petit les histoires se complètent et se rejoignent formant une seule et même histoire.

En fait, c’est l’histoire de 5 femmes et d’une guitare. De la plantation de la graine qui va donner l’arbre dont le bois va servir à la fabrication de la guitare, jusqu’à la personne qui va en jouer, en passant par le luthier qui va la fabriquer… C’est très bien fait !

L’autrice a une jolie plume de conteuse. Les 5 femmes ont des caractères différents, vivent à des époques très différentes, mais un lien les unit.

Une très jolie découverte que je vous recommande !

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Un roman qui a participé à de nombreux prix dans son pays d’origine et ailleurs :

  • Finaliste du prix T-Portal (meilleur roman de l’année)
  • et du Prix de littérature de l’Union européenne 2020
  • Il a remporté le prix Mirko Kovač pour la meilleur œuvre d’un jeune auteur en 2019

La collection “Fiction Europe” aux Éditions Bleu et Jaune

Une lecture également appréciée par Ingannmic et Keisha

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Le challenge ABC (lettre G) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)

Freedom ! L’incroyable aventure de l’Underground Railroad

FreedomFreedom !

L’incroyable aventure de l’Underground Railroad

Jennifer Dalrymple

Justine Brax (Ill.)

Albin Michel Jeunesse (2021)

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Éditeur : Freedom ! retrace le combat pour la liberté de l’Underground Railroad, ce Chemin de fer clandestin américain qui a largement œuvré pour l’abolition de l’esclavage. Racontée à travers la voix d’Harriet Tubman, figure emblématique de ce mouvement, et celles d’autres activistes, voici la véritable histoire de la résistance à l’esclavage organisée par ce réseau de libération des esclaves du Sud des États-Unis, qui a permis à nombre d’entre eux de rejoindre le Nord.
Un récit historique passionnant, une mémoire à entretenir.

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Conseillé à partir de 6 ans par l’éditeur, personnellement ça me semble un peu juste… Sauf à être accompagné dans cette lecture.

Déjà pour la longueur du texte, le livre fait 91 pages. Puis parce qu’il y a plusieurs textes en anglais (des chansons essentiellement) qui ne sont pas traduites. Et aussi à cause du vocabulaire, pas forcement toujours très simple. Bref, un peu compliqué à l’âge où l’on débute la lecture ! Je le préconiserai plutôt à partir de 10/11 ans. (si vous l’avez lu, que vos enfants l’ont lu, n’hésitez pas à me donner votre avis à ce sujet !) Le site Ricochet propose cette lecture à partir de 8 ans.

Ce léger bémol mis à part, j’ai beaucoup aimé cette lecture.

L’album est grand (j’adore), la couverture superbe et le papier utilisé très épais et très agréable à feuilleter.

Le sujet, l’esclavage, n’est pas très gai bien évidemment.

Mais c’est traité de telle façon, avec de petits  encadrés qui traitent de différents sujets que ce n’est pas “plombant”. La mise en page, à la façon d’un vieux journal intime usé (encadrés, “faux” articles de journaux) est très originale. Et j’ai beaucoup aimé les illustrations également, magnifiques, à l’image de la couverture.

Un très bel album documentaire
que je vous recommande vivement !
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Je connaissais déjà un peu le sujet, ayant déjà lu plusieurs documentaires, dont :

Harriet Tubman, La femme qui libéra 300 esclaves de Anouk Bloch-Henry chez Oskar (2019)

La femme noire qui montra le chemin de la liberté d’Éric Simard toujours chez Oskar (2016)

Sur l’esclavage :

Un joli conte : Coton Blues

Un roman jeunesse : Marche à l’étoile

Des romans “adulte” :

Et lu et adoré, mais non présenté : Underground Railroad de Colson Whitehead ♥

James de Percival Everett (2025)

Nous serons tempête de Jesmyn Ward (2025)

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Déjà présentés sur ce blog :

De Jennifer Dalrymple : Merveille des merveilles

Illustré par Justine Brax : La robe rouge de Nonna et ŌUKI et le mystère de la nuit

Site de Justine Brax

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Une lecture qui participe au challenge d’Enna, l’African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

DOWNLANDS

Downlands

Coup de cœur ♥

DOWNLANDS

Norm Konyu

Glénat (2025)

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Éditeur : James Reynolds, 14 ans, habite dans un petit village du sud de l’Angleterre. Après le décès soudain de sa sœur jumelle Jennifer, il demeure hanté par ses dernières paroles : elle aurait aperçu un terrifiant chien noir peu avant de mourir. Or dans le folklore local, l’apparition de cette créature est considérée comme un présage funeste. Avec l’aide d’une vieille voisine, Mme Walker, que les enfants du village surnomment craintivement « la sorcière », James se plonge dans l’histoire locale, et part à la découverte des légendes, croyances et faits divers des hameaux avoisinants. Ses investigations le mèneront bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer…

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Indiqué à partir de 10 ans par l’éditeur, j’avoue que j’aurai tendance à dire plutôt à partir de 13/14 ans… Cette histoire parle de la mort, de présages funestes, de fantômes et me paraît un tantinet trop compliquée et effrayante pour un enfant de 10 ans.

J’ai adoré cette BD !

J’ai aimé cette histoire qui ressemble à un conte, les dessins originaux et leurs splendides couleurs.

(Plein de planches sur BDGest)

C’est une histoire qui parle du passage du temps, des échos, des empreintes que les vies laisseraient dans certains endroits. Certains parleront de fantômes ou d’ombres entraperçues du coin de l’œil…

Et ça parle aussi du deuil. Ce jeune garçon, James, a perdu sa sœur jumelle et ne peut l’accepter. Il va tout faire pour essayer de comprendre ce qui lui est arrivé. D’autres histoires, d’autres destinées se mêlent au fil des pages. Les fils se croisent et finissent par former une trame tout à fait cohérente.

Quant au dessin, je l’ai trouvé magnifique. Et que dire de ces couleurs qui se chevauchent comme de légers voiles….

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Cette semaine nous sommes chez

Les quatre filles du Dr March

MarchLE” roman de mon enfance ♥
Roman illustré

Les 4 filles du Dr March

Louisa May Alcott

Illustré par Nathalie Novi

Traduit par Janique Jouin-de-Laurens

(éditions Gallmeister)

Tibert éditions (2022)

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Lu aussi par Une ribambelle d’histoires et Jojo en herbe

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Ce roman a tellement bercé mon enfance que j’ai du mal à croire qu’on puisse ne pas le connaître… C’est sans doute celui que j’ai le plus relu. Mais pour ceux qui seraient passés à côté, voici le résumé :

Meg, 16 ans, Jo, 15 ans, Beth, 13 ans et Amy, 11 ans sont les quatre filles de Monsieur et Madame March. C’est une famille qui a été riche autrefois, d’ailleurs la tante March vit toujours dans une grande et belle maison bourgeoise, mais qui a été ruinée. Le père (selon les versions il est pasteur ou médecin) est parti sur le front aider les soldats (cela se passe pendant la guerre de Sécession). Nous suivons le quotidien de ces quatre sœurs aux caractères très différents. Meg est la plus raisonnable, Jo (ma préférée évidemment !) la plus impulsive, Beth est très timide et Amy… Pffou… Comment dire ça diplomatiquement ? J’avais toujours envie de lui donner des claques tellement elle m’agaçait par sa frivolité et son égoïsme !!

Bref. Les quatre sœurs vivent avec leur mère et la bonne, Hannah à Concord (Massachusetts). Les deux plus âgées travaillent un peu pour aider leur mère à joindre les deux bouts. Toute la famille est inquiète pour le père qui est au front. La vie n’est pas très facile, mais la joie et la bonne humeur règne dans la maison des March.

March

Édition originale américaine (1868) – Wikipédia

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C’est un roman en partie autobiographique selon la page Wikipédia qui lui est consacrée. On m’a offert cette nouvelle version il y a quelques temps déjà, mais je ne l’avais pas encore (complètement) lue. J’avoue que j’avais un peu peur que ma lecture “adulte” n’efface mes bons souvenirs d’enfance !

La première impression : Qu’est-ce qu’il est beau !! Les illustrations sont vraiment magnifiques et j’adore toutes les “décorations” de page. C’est un vrai plaisir que de l’ouvrir. Il est également gros et lourd ! Je ne me souvenais pas d’un si gros pavé…

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Pour plus d’illustrations et de détails sur ce magnifique ouvrage, c’est par ici

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Cette lecture participe à plusieurs challenges

Le challenge “Classiques” sur ce blog

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Ainsi qu’au mois américain chez Belette !