James – RL 2025

James

Une libre réécriture des aventures d’Huckleberry Finn de Mark Twain

James

Percival Everett

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut

Éditions de l’Olivier (2025 / vo 2024)

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National Book award : Fiction / American book award 2024

Prix Kirkus 2024 / Prix Pulitzer 2025

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Éditeur : Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn, en un héros inoubliable.

James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.

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On ne va pas se mentir, ce n’est pas le livre le plus drôle du monde… Vu le sujet (esclavage, Mississippi, dans les années 1860…) on s’en serait douté. Mais il y a tout de même, à plusieurs reprises, des pointes d’humour. Tout au long de cette histoire, on est avec James. On le suit, on le plaint, on a peur pour lui.

Dès le départ, on sait que “Jim le nègre” qui passe presque pour un idiot aux yeux de tous, est en fait un homme qui sait lire, écrire et qui est à la fois intelligent et cultivé. Mais cela, il doit impérativement le cacher…

C’est un roman qui fait à peine 300 pages. Je l’ai lu très vite, à la fois parce qu’il se passe beaucoup de choses et parce que je voulais connaître la suite ! Certains passages sont franchement stressants. C’est un livre d’aventure mais également un livre qui pousse à la réflexion.

Je vous le recommande chaudement, c’était une très bonne lecture !

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Dans ce roman vous entendrez parler du “cakewalk“, il s’agit d’une danse inventée par les esclaves pour se moquer de leurs maîtres.

Un roman qui aurait toute sa place dans le African American History Month Challenge chez Enna (mais c’est en février !)

Il fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL

Bulles silencieuses

silencieusesBulles silencieuses

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Je n’en avais pas sous la main et n’ai pas eu le temps d’en chercher une…

Alors je vous donne quelques idées de BD sans texte lues et aimées !

J’ai toujours un peu de mal à me lancer dans une BD sans texte.

Pourtant, le genre recèle quelques petites merveilles !

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Clin d’œil

Une très belle bd, qui n’est pas sans texte mais dont le titre est approprié pour ces bulles silencieuses :

Silence de Comès ♥♥♥

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Quelques BD ado/adulte sans texte

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Béatrice – Joris Mertens

Un océan d’amour – Lupano et Panaccione

Tout seul – Chabouté (non présenté sur ce site, mais c’est un coup de )

La grande aventure – Bouzard

Betty Boob – Cazot et Rocheleau

Là où vont nos pères – Shaun Tan

Love Le renard – Brrémaud (coup de cœur de Sophie)

Mister O – Trondheim (lu et bien aimé, mais non présenté) Il y a aussi Mister i Deux BD dans lesquels des petits personnages meurent à la fin de chaque page ! Et pourtant, c’est drôle.

A travers – Haugomat : Un univers surprenant ! (lu, non présenté)

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En jeunesse

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La série Anuki et aussi Myrmidon

Billy Symphony – Périmony (dernier livre présenté)

Passe-passe – Cuvelee & Dawid

La tempête – Wautier

Les éditions de la Gouttière ont de nombreuses BD jeunesse sans texte

Je n’ai pas lu celle-ci, mais elle à l’air adorable : Le monde sauvage, le Renard roux

D’autres bd sans texte proposées par ici

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La BD se retrouve chez Fanny du blog Mes Pages Versicolores

Allons voir quelles merveilles ont déniché les autres participants !

La fille aux papillons ♥

papillonsLa fille aux papillons

Rene Denfeld

Traduit par Pierre Bondil

Rivages Noir (2020)

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Éditeur : En enquêtant sur la disparition de sa sœur, Naomi, « la femme qui retrouvait les enfants », croise le chemin d’une fille des rues de Portland nommée Celia. Naomi tente de faire reconnaître le viol dont a été victime Celia et remonte la trace d’une série de meurtres de jeunes filles. Un roman réaliste et sensible sur le monde de l’enfance meurtrie.

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De cette autrice, je vous ai déjà présenté “Trouver l’enfant” qui est le tome précédent celui-ci. Je pense qu’on peut les lire séparément, ce sont deux enquêtes différentes, mais ce serait dommage. Beaucoup des choses qui se passent dans le premier tome voient leur prolongation/suite/fin arriver ici. Pour moi, c’est clairement une suite, même si ce n’est indiqué nulle part. Il est vrai qu’on peut lire “Trouver l’enfant” et s’arrêter là… Bref.

Naomi est plus que jamais sur la trace de sa sœur. Elle n’accepte plus d’enquêtes, il lui faut d’abord la retrouver. Cette recherche la conduit à Portland, où des enfants (des filles) vivants dans les rues sont kidnappés et tués. Sa route va croiser celle de la jeune Celia.

Des méchants, des prédateurs, on ne saura pas grand-chose, sauf qu’ils existent. On saura tout par contre de ces enfants des rues abandonnés de tous ou presque. Par quoi passe leur survie, où ils dorment, ce qu’ils mangent. Leur vie quotidienne est terrible. Ils ont 10, 11, 12 ans et presque personne ne les voit sauf ceux qui profitent abusent d’eux.

C’est un polar “social” qui ne cache rien des inégalités et des horreurs de cette ville. La gamine, Celia, qui s’est enfuie de chez elle après avoir été abusée, arrive quand même à rester positive, à avoir des rêves même si elle n’attend plus rien des adultes. C’est dur, c’est triste mais malgré tout il y a une grande douceur dans l’écriture et même un peu de poésie avec ces papillons qui font rêver Celia.

Bref, j’espère que Rene Denfeld continuera à écrire des histoires avec cette enquêtrice, parce que j’adore la façon dont elle écrit et parce que cette femme qui retrouvait les enfants” est une enquêtrice vraiment très spéciale.

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Challenge Les Dames en noir chez Zofia

Le chant de l’hiver. Mercy Thompson T.14 de Patricia Briggs

Une nouvelle aventure fascinante pour notre coyote préférée!

le chant de l'hiver 14

Roman fantastique (bit-lit/ urban fantasy) pour adultes

Le chant de l’hiver

Mercy Thompson T.14

de Patricia Briggs

Editions Milady/Bragelonne,

coll. Bit-lit, 480 pages, 22 euros, avril 2025

 

Sujets: mythologie, urban fanbtasy, bit-lit, monstres, dieux, faes

 

Présentation de l’éditeur: “Dans le monde surnaturel, il existe des créatures qui appartiennent à l’hiver. Mercy n’en fait pas partie mais, en véritable coyote, elle sait s’adapter.

Son compagnon, Adam, dirige la meute du bassin du Columbia, qui a pour mission de protéger les habitants des Tri-Cities. Une lourde responsabilité gourmande en temps et en énergie. C’est pourquoi quand il devient évident que son frère Gary a besoin d’aide, Mercy a l’intention de se rendre seule dans le Montana. Mais Adam ne laisserait jamais sa compagne aller au-devant du danger sans lui.

Bloqués par une tempête d’une violence extraordinaire, Mercy et Adam se retrouvent piégés dans une auberge perdue au milieu des montagnes, où ils découvrent que les difficultés de Gary ne représentent qu’une infime partie d’un problème bien plus grave. Une magie ancienne est à l’œuvre et, à moins de réussir à la contrer, elle pourrait bien provoquer la fin du monde…”

 

Je suis une grande fan de Mercy et de son univers depuis de nombreuses années et, une fois de plus,  j’ai été conquise par ce nouveau tome.

À mes yeux, l’autrice renoue avec les éléments qui ont fait le succès de sa saga: des créatures mythologiques puissantes, des liens indéfectibles et des mystères à résoudre.

Lire Le chant de l’hiver c’est se plonger tout entier dans une intrigue savamment étudiée dont on ressort émerveillé.

On retrouve avec plaisir certains protagonistes et on en découvre de nouveaux, tout aussi fascinants.

Dans Le chant de l’hiver, Patricia Briggs prend le temps de mettre en place le récit. Comparé à certains tomes précédents, tout se fait en douceur et sans scènes spectaculaires ou horrifiques.

Il s’agit donc d’une sorte de tome “charnière” qui permet à certains personnages de continuer à évoluer dans l’univers surnaturel des Tri-Cities. J’apprécie aussi cette manière de mener le récit, en douceur mais en exploitant toujours au maximum les sentiments des protagonistes.

J’ai passé un agréable moment avec Le chant de l’hiver, je ne peux que vous le conseiller! Et la magnifique illustration de couverture, signée comme toujours Daniel Dos Santos, est également un atout non négligeable! ;)

 

~Melissande~

 

+ Pour découvrir davantage le travail de cet excellent illustrateur c’est par  ici!

+ En urban fantasy ado, je vous ai présenté Akata Witch de Nnedi Okorafor