A l’ombre des murs

ombreConte steampunk
BD Ados/Adultes

A l’ombre des murs

Arnaud Le Roux & Marion Laurent

Futuropolis (2009)

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Dans une ville, à l’ ombre de hauts murs, des gens attendent le passage de la Reine. Nul indication de temps ni de lieu. Obligé de regarder passer le carrosse royal avec ses oncles et tantes, un jeune garçon s’ennuie. Dès qu’il peut, il file rejoindre ses amis. Avant de les retrouver, il rencontre une jeune fille, Jude, qui dit s’être enfuie d’un orphelinat. Tâche -c’est le jeune garçon- lui propose de l’accompagner car ses amis sont débrouillards et pourraient bien l’aider. Tout ce petit monde se réfugie chez un inventeur qui vit au milieu d’un bric-à-brac de machines… Ce qu’ils ignorent, c’est que la jeune fille est recherché par la pègre locale…

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Le scénario est assez léger, il ne se passe pas grand-chose dans cet album qui fait quand même 110 pages. En le refermant, vu le peu d’explications données sur un certain nombre de choses, je me suis dit qu’il s’agissait d’un tome 1. Il semblerait que non.

Malgré tout, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ! Le dessin est mignon (j’ai trouvé que les personnages avaient un peu tous les mêmes têtes, mais on les différencie bien quand même) et j’ai beaucoup aimé cette couleur sépia. C’est surtout l’ambiance médiévale et steampunk qui m’a plu. Et le trait de l’illustratrice, très doux.

On ne peut que se demander ce qui s’est passé dans cette ville ceinte de murs (qu’y a t-il derrière ? On ne le saura pas.) Des machines qui ne fonctionnent plus, une ambiance plutôt médiévale et une société totalitaire, voilà tout ce qu’on aura en guise d’explications.

Les deux auteurs ont fait deux autres BD ensemble, apparemment bien meilleures, toujours chez Futuropolis.

J’irai voir !

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Le site de l’illustratrice

Et cette semaine, LA BD de la semaine est chez Stephie, du blog Mille et une frasques

Suzette ou le grand amour

SuzetteSuzette

ou le grand amour

Fabien Toulmé

Delcourt/Mirages (2021)

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Suzette vient de perdre son mari Bernard. En sortant du cimetière, elle dit à sa petite fille : “je n’arrive même pas à être triste”. Le dimanche suivant, Noémie lui demande ce qu’elle a voulu dire par là. Sa grand-mère se contente de lui dire que “c’est compliqué”.

Puis, lors d’une autre visite de sa petite fille, elle lui explique comment elle a connu son mari, Bernard et comment ils se sont mariés. Quelle jeune fille “innocente” elle était à l’époque. Bref, tout ce qu’elle lui raconte surprend Noémie et l’amène à réfléchir à sa propre vie avec son amoureux, Hugo.

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Suzette ou le grand amour est une histoire qui m’a bien plu. C’est beaucoup plus “léger” que les deux autres romans graphiques que j’avais lu de Fabien Toulmé, mais il y a tout de même pas mal d’interrogations sur la vie.

Et sur la façon dont on se mariait autrefois. Sans se connaître l’un l’autre, sans connaître son corps, sans avoir eu d’explications sur l’acte sexuel… Et comment on restait mariés, même si on ne s’aimait plus parce que ça ne se faisait pas de divorcer…

Le dessin est très simple avec assez peu de détails en arrière-plan et assez peu de couleurs différentes (jaune, orange et bleu la plupart du temps, rouge et gris pour le passé). Mais les personnages sont tout de même expressifs. Et il y a de l’humour !

Une jolie lecture !

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Lire un extrait (site de l’éditeur)

Du même auteur : L’Odyssée d’Hakim et Ce n’est pas toi que j’attendais♥

Son blog

Et cette semaine, LA BD de la semaine est Dans la bibliothèque de Noukette

La fille dans l’écran – BD

filleDeux pays, deux vies, une rencontre
BD Ado/Adulte

LA FILLE DANS L’ÉCRAN

Manon Desveaux & Lou Lubie

MARAbulles

Marabout (2019)

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La fille dans l’écran, c’est Coline. Elle vit à Périgueux, chez ses grands-parents. Elle adore dessiner et voudrait être illustratrice. Tout le monde lui dit qu’elle a “un bon coup de crayon”. Mais elle a dû quitter l’école suite à une phobie scolaire et des crises d’angoisse. En cherchant des modèles d’animaux pour illustrer son premier livre, elle tombe sur un site de photographies, d’un dénommé Laurent. Elle lui envoie un mail pour lui demander l’autorisation de se servir de ses clichés.

L’autre fille dans l’écran, c’est Marley. Elle est en couple et vit à Montréal au Canada. Venue au Québec pour faire des études de photographie, elle a fini par devenir “adulte et responsable”. Elle a fait le choix de prendre un travail alimentaire, d’être barista (barmaid). Et a complètement abandonné la photo.

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Plusieurs thèmes sont abordés dans cette jolie bd. La phobie scolaire et les crises d’angoisse. Les choix que l’on est amené à faire dans sa vie. Faut-il forcement abandonner ses rêves, ses passions, pour devenir un adulte responsable ? Ou au contraire s’y accrocher de toutes ses forces ? Les deux filles ont fait des choix différents, mais ce n’est facile ni pour l’une, ni pour l’autre.

On assiste à la rencontre virtuelle de ces deux jeunes filles passionnées. C’est fragile, doux et tendre à fois !

Une jolie découverte.

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Sinon, j’ai hâte de lire la bd de Lou Lubie intitulée “Et à la fin ils meurent, la sale vérité sur les contes de fées“. Rien que le titre, j’adore !! Une autrice que je vais suivre.

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  • Prix Égalité Jeunesse de Cherbourg-en-Cotentin 2021
  • Miglior Libro di Scuola Europea – Festival Romics (Italie) 2020
  • Grand Prix BD des élèves d’Auch 2019-2020
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Lire les premières pages (site de l’éditeur)

Le site de Lou Lubie

Une autre de ses BD présentée sur ce blog : Goupil ou Face (sur la cyclothymie, super intéressant !)

Le site de Manon Desveaux

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D’autres avis : Les lectures de Caro, Stephie

Et cette semaine, LA BD de la semaine est chez Moka, Au milieu des livres

Les gens de rien T1 : Jusqu’au printemps

rienLes gens de rien T1

Jusqu’au printemps

Charles Masson

Delcourt (2021)

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Charles Masson a rencontré Marie en consultation. Arrivée trop tard pour soigner un cancer à la gorge, il va l’accompagner jusqu’à l’issue tristement certaine de sa maladie. Touché par la force de caractère de sa patiente, très isolée, il en apprend davantage sur elle grâce aux confidences de sa meilleure amie, une vie discrète et exemplaire de professeure de CP entièrement consacrée à ses élèves.

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Quand j’ai vu cette BD à la bibliothèque, le nom de l’auteur m’a tout de suite attiré. De Charles Masson, j’ai déjà lu et beaucoup aimé “Soupe froide“. Le portrait d’un SDF qui s’enfuit dans la nuit à cause d’une soupe qu’on lui a servi froide. Le résumé n’est pas super aguicheur je le reconnais. Pourtant, c’est une bd à lire. Pleine d’humanité !

Bref. Du coup, quand j’ai vu celle-ci, malgré un sujet pas super fun non plus (une femme atteinte d’un cancer de la gorge) je l’ai tout de suite empruntée. Et de fait, malgré un sujet grave et plutôt triste, c’est une bd toute douce et pleine de bonté, de bienveillance que nous offre Charles Masson.

Son dessin a beaucoup évolué entre ces deux bd. Soupe froide, sa 1ère bd, était en noir et blanc avec un dessin assez “brouillon”. Celle-ci a des couleurs (le passé est plus coloré que le présent) et des traits plus affirmés.

A priori il devrait y avoir plusieurs tomes (au moins 4, suivant les saisons ?) puisqu’il s’agit d’une série intitulée “Les gens de rien”, dont “Jusqu’au printemps” serait le tome 1. A vérifier…

Un auteur que je ne peux que vous recommander chaudement !

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BandeauLesGensDeRien

Lire un extrait (site de l’éditeur)

 

 

 

Et c’est le grand retour de la BD de la semaine !

Chez Fanny – du blog Mes pages versicolores