Cheval de Guerre de M. Morpurgo [LC#Guerre]

En ce 11 novembre (11/11/11) nous avons décidé avec Liyah nous aussi de parler de la guerre… Une nouvelle lecture croisée donc, pour laquelle Liyah vous présente un album : Six hommes de David McKee. Moi pour changer je ne suis pas en avance et je n’ai pas eu le temps de programmer mon article… Mais aujourd’hui je vous parle de la première guerre mondiale, d’un point de vue original… celui d’un cheval!

Cheval de guerre

de Michael Morpurgo

roman jeunesse

Gallimard Jeunesse, 2002
Folio Junior, 201 pages
9782070619474, 6€70

Thèmes : Première Guerre Mondiale, Amitié, Relation homme-cheval

Présentation de l’éditeur :

Joey, le cheval de ferme, devient cheval de guerre en 1914.
Il va alors vivre l’horreur des combats auprès des Britanniques, des Français, ou du côté des Allemands. Pour lui, les soldats, les paysans ou les vétérinaires ne sont pas des ennemis mais des hommes, chez qui il rencontre la bonté comme la méchanceté. Joey partage leurs souffrances et leurs peurs et sait leur redonner de l’espoir. Grâce à Joey, découvrez une très belle et bouleversante histoire d’humanité, racontée avec simplicité par un grand auteur pour la jeunesse.

Mon avis :

Voici un roman original sur la première guerre mondiale. Original car le narrateur, Joey, est un cheval! Sous ses yeux c’est toute la guerre que l’on va suivre, de l’Angleterre à la France, d’un côté comme de l’autre.

C’est roman réellement émouvant, vraiment magnifiquement écrit, et qui nous permet de découvrir beaucoup de chose sur la première guerre mondiale. Les relations homme – animal y sont particulièrement exacerbées, on y découvre donc des personnages attachants, et d’autres dont on a du mal à comprendre la sauvagerie. Pourtant ce qui est le plus touchant dans ce roman c’est justement l’amour fort qui va relier Joey à des hommes. Contre la logique de la guerre souvent, en montrant tous les hommes dans l’égalité. Ainsi que ce soit du coté français / britannique ou du côté allemand, Joey va nous montrer des hommes bons et sensibles….

Un très beau témoignage fictif sur la première guerre mondiale, un des plus beau roman jeunesse sur ce thème !

Cette belle histoire vient d’être adaptée pour le cinéma, avec une sortie prévue en février 2012 ! Réalisé par Steven Spielberg, studios DreamWordks Pictures.

La bande annonce :

+ Pour aller plus loin sur la première guerre mondiale : Ressources et bibliographie jeunesse.
+ D’autres livres sur la Première Guerre Mondiale sur mon blog : Le journal d’Adèle de Paule du Bouchet
+ Une édition existe, illustrée par François Place… ça doit être chouette la mienne est celle d’origine… sans les illustrations !

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Je me souviens, Rebecca de Nathalie Somers

Je me souviens, Rebecca

de Nathalie Somers

Roman historique pour adolescents

Nathan, août 2011
(Poche Histoire), 222 pages
9782092532287 , 5€50

Thèmes : Seconde Guerre Mondiale, Résistance, Chambon-sur-Lignon, adolescence, amour

Présentation de l’éditeur :

André vit au Chambon-sur-Lignon, village du Massif central où, en pleine Seconde Guerre mondiale, la population cache des réfugiés juifs.
Un jour, une jeune fille à l’étincelante chevelure rousse arrive dans sa classe. Elle dit s’appeler Simone, mais André devine vite que c’est un faux prénom, qui dissimule son origine juive. Dans l’espoir de la voir plus souvent, il décide alors de devenir messager pour un chef local de la résistance, chez qui la jolie nouvelle est logée…

Mon avis :

Le Chambon-Sur-Lignon, centre de ce roman, se situe à quelques kilomètres de chez moi, autant dire que j’étais séduite d’avance !

En pleine Seconde Guerre Mondiale nous suivons André, adolescent d’un famille nombreuse que la guerre ne touche pas vraiment. En zone libre, ils étaient pauvres, ils sont pauvres. Pourtant il n’ignore rien de ce que le pasteur organise dans leur village. Ces gens et enfants qui vont et viennent… ces juifs…

Un jour pourtant, grâce à une tignasse rousse, André va s’impliquer dans la résistance. Il connaît le plateau, sait où se cacher, comment aller plus vite que par les routes… L’histoire d’un adolescent qui se construit, d’un village qui résiste, de l’amour aussi.

C’est bien écrit car on ne s’appesantit pas sur les situations difficiles ni sur la guerre. Elle est là, toujours, il faut la combattre, mais nous ne sommes pas sur le front. Une histoire d’ado, pour les ado, touchante, qui nous entraine dans la froideur de l’hiver du plateau.
Un texte intéressant pour le devoir de mémoire, car il y apporte la légerté brisée de l’adolescence. Seul le dernier chapitre m’a paru superflu, mais finalement avec le recul, connaître la fin, c’est bien aussi.

Ce texte a un écho particulier ici, dans la Montagne. Parce qu’André et Simone aurait pu exister. Parce que le Chambon-Sur-Lignon a vraiment résisté ainsi. Parce que j’ai rencontré des résistants altiligériens marqués par cette guerre. Parce que même notre collège porte le nom d’un de ces résistants. Que la plaque commémorative existe vraiment aussi… A noter que la famille de l’auteur a vécu cette histoire, c’est sans doute pour cela que le Plateau est si bien décrit, jusque dans son climat…

Extraits (pour que vous compreniez mieux le temps qu’il fait chez moi, et la beauté des paysages)
“Tout en fermant un bouton de sa veste, André Durand se dit que cette matinée de juin n’avait rien d’estival. Cela ne le surprenait guère cependant. Pour un natif du Chambon-Sur-Lignon comme lui, le climat du Plateau n’était plus un mystère. Il savait depuis longtemps qu’il ne fallait jamais se fier au calendrier pour choisir sa tenue vestimentaire. “En avril ne te découvre pas d’un fil. En mai fait ce qui te plaît” Eh bien, non ! Par ici, même en mai il ne vous était pas permis de faire ce qui vous plaisait ! Pas plus d’ailleurs en juin, juillet ou août, car la météo était capricieuse, et la nature avait toujours le dernier mot.”
“Il aimait ce pays, cette région du Plateau située à la limite du Velay et du Haut-Vivarais, que les gens d’ici appelaient “la Montagne”. Il aimait sa nature encore sauvage, le parfum de sa terre fraichement labourée et le gargouillement des ruisseaux qui venaient grossir le Lignon. Même si parfois la vie y était dure, il trouvait sa récompense dans le sentiment d’intense liberté que le Plateau lui offrait. […]
André aussi aimait la Montagne, mais […] il devait bien l’admettre il rêvait d’une vie moins rude et d’une nature moins indomptable. Le froid qui vous gelait les orteils d’octobre à avril […] et que dire des congères de neige qui atteignaient parfois deux mètres de haut ?”

+ pour en savoir plus sur cette histoire, et ce que l’on en fait aujourd’hui…

+ L’avis d’Argali

+ Sur la seconde guerre mondiale : L’envolée sauvage, La mouette, et Etranger à Berlin (non exhaustif, juste quelques livres jeunesse sur mon blog…) mais je vous conseille aussi l’album Otto de Tomi Ungerer, et les romans de Yael Hassan, dont le garçon qui détestait le chocolat, c’est un crime de ne pas vous en avoir déjà parlé, je le garde pour un jeudi de Ronde des Livres Ces livres dont je n’ai pas parlé!

+ Des challenges :

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La malédiction de Jérusalem 1 d’Alain Absire

La malédiction de Jérusalem

1 Le chevalier à l’armure d’argent

d’Alain Absire

roman historique jeunesse

Éditions Éveil et Découvertes, 2010
9782353660148, 8€90
123 pages

Thèmes : Moyen-Age, Croisades, Jérusalem, Chevalerie, Sorcellerie, Musulman, Lèpre

Présentation de l’éditeur :
Un redoutable chevalier croisé, dont le visage est dissimulé par un masque d’argent inamovible, et le corps recouvert par une armure de mailles du même métal dont il est prisonnier, est sous le coup d’une malédiction en réparation d’un meurtre abominable qu’il a commis.
Durant la prise de Jérusalem, en 1099, un écuyer, Guillaume de Crèvecoeur (13 ans), dont le seigneur vient d’être tué, s’attache à ses pas, ainsi qu’une toute jeune Musulmane du nom de Zakia. Batailles, magie, sorcellerie, mais aussi attachement d’un jeune garçon pour le maître qu’il veut délivrer du sortilège dont il est victime…, Le chevalier à l’armure d’argent, dont ” La malédiction de Jérusalem ” est le premier épisode, est un récit d’aventures palpitant construit autour de la première croisade.
Il te permettra de percer les mystères d’une époque lointaine, et d’imaginer la vie d’un garçon courageux et d’une petite Musulmane emportés dans le tourbillon de la plus grande expédition armée du moyen âge.

Mon avis :

Au coeur des Croisades, un roman historique pour adolescent entre bataille, mystère et amitié.

On suit Guillaume de Crèvecoeur au beau milieu des combats de la prise de Jérusalem. Batailles sanglantes et meurtrières se mèlent ici à la sorcellerie quand il rencontre Le chevalier d’argent. Enfermé par magie dans son armure, il doit expier se péchés pour espérer en sortir. Ajoutons à cette petite bande une musulmane, Zakia, qu’ils sauvent de la mort, et on obtient un trio intéressant, bien équilibré.

Le vocabulaire d’époque, les détails historiques, les descriptions… c’est très bien pour qui cherche à découvrir la vie et l’histoire de l’époque, mais cela m’a paru assez lourd, surtout au début de l’histoire. Malgré les batailles j’ai ressenti un manque d’action, le page turner est assez faible… Cela manque en fait de punch je trouve, et j’ai commencé à me sentir à l’aise dans le roman et a apprécié les personnages qu’à quelques pages de la fin de ce roman, me donnant envie de lire la suite, notamment pour connaître un peu l’histoire de ce Chevalier énigmatique…

Toute la partie avec les lépreux est surprenante, car il est rare d’avoir autant de détails dans un roman jeunesse, mais c’est bien mené, tout en respect et cela apporte une vraie touche originale au roman. De même les quelques pages documentaires de la fin apporte un réel plus à l’ouvrage, mais renforce son aspect très documentaire, moins plaisir peut-être ?

Au final un roman très intéressant, mais peut-être un peu trop historique pour accrocher vraiment le jeune lecteur ? En tout cas un roman qui peut être conseillé aux garçons qui apprécieront les détails sanglants je pense!

 

Merci à Lire pour le plaisir  et Éveil et Découvertes pour ce partenariat!

+ Des challenges :

 

 

 

 

Une robe couleur du temps de Bianca Turetsky

Une robe couleur du temps

de Bianca Turetsky

roman pour adolescente (avec un brin de SF)

Hachette, août 2011
9782012023628, 13,90€
275 pages

Louise, 12 ans, n’a qu’un mot à la bouche : la mode, la mode, la mode ! 

Mon avis :

J’ai ouvert ce roman rose persuadée de me lancer dans de la chick-litt, pourtant, même s’il est beaucoup question de mode, c’est bien différent de cela.
La mode a donc une place extrémement importante dans la vie de Louise, 12 ans. Collège, soirée, fête, comme toutes elle voudrait être la plus belle. Et elle ne manque pas d’argent. Pourtant ce qu’elle aime ce sont les vêtements vintage, qu’elle achète d’occasion dans des friperies. Un peu de tout, pas trop cher. Elle est passionnée, se renseigne sur le sujet, et aime aussi les films anciens. Seuls ses cours d’histoire ne l’intéressent pas vraiment.

Un jour, une robe va la transporter à bord d’un navire, au début du 20ème siècle, à la place de l’actrice à qui a appartenu cette robe. C’est presque déjà trop vous en dire, mais sans cela impossible de comprendre la puissance de l’histoire. C’est une histoire de mode, une histoire de fille oui, mais c’est surtout l’histoire de la confrontation entre deux époques, et celle de l’acceptation de soi. Une belle histoire, plus profonde qu’il n’y paraît, avec son lot d’actions et de surprises.

La mise en page colorée est harmonieuse. Illustrations, chapitres encadrés de couleur, beau papier, c’est vraiment joli mais est-ce indispensable à l’histoire ? Je trouve intéressant d’avoir une représentation graphique des robes de l’histoire, mais j’ai trouvé le reste un peu superflu, cachant la réelle histoire du roman.

Un roman qui se lit tout simplement, avec plaisir, mais qui n’a pas vraiment su me surprendre. Si l’héroïne découvre les situations, nous avons presque trop d’indice permettant de deviner les choses. Un roman léger sans prise de tête mais qui parle très bien de la mode, en créant des ponts intéressants entre deux époques et en insérant des informations et citations réelles tout au long de l’histoire.

Extraits :

“La robe était d’un rose parfait : couleur barbe à papa, chewing gum et Marylin Monroe. Louise avait l’impression d’être vraiment belle grâce à elle ! Elle se fit un énorme sourire. Le miroir lui renvoya l’image d’une pauvre fille à la bouche bourrée de bagues hyper voyantes. Déprimée, elle revint vite à la réalité.”

+ Le  site (anglais) : http://timetravelingfashionista.com/ (d’où sont prises les images)

+ L’avis de Lael (un coup de coeur)

+ L’avis de Clarabel

+ La fiche sur Lecture Academy

+ des challenges :

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