Le soldat désaccordé

désaccordé

Un amour aussi fou que la guerre

Le soldat désaccordé

Gilles Marchand

Aux forges de Vulcain (2022)

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Une Lecture Commune avec Isabelle

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Éditeur : Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.

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Ayant perdu une main dès le début de la guerre, un ancien soldat fait tout pour aider ses camarades toujours au front. La guerre finie, il enquête. Sur des fusillés à tort ou pour retrouver les dépouilles de soldats disparus. Un jour, une femme fait appel à lui pour retrouver son fils, disparu pendant la guerre et dont elle est persuadée qu’il est vivant. Et là va commencer une longue enquête, faite de déplacements, de recherches administratives et de questions.

Il y avait urgence, m’expliqua-t-telle. Son fils avait disparu à la guerre. Urgence. Neuf ans après sa disparition. Elle ne remarqua pas mon étonnement et m’expliqua que son Émile n’avait plus donné de nouvelles depuis 1916. Son dernier courrier avait été envoyé de Verdun. Mais il n’était pas mort, elle en avait la certitude.

Je ne pus réprimer un violent élan de désespoir. Des mères et des femmes de poilus persuadées que leur soldat était toujours vivant quelque part, j’en avais rencontré beaucoup. Beaucoup trop. Il n’y avait rien à faire. Pas de corps, pas de deuil. J’avais mené quelques enquêtes, étais même parvenu à débloquer quelques situations permettant de mettre un nom sur une tombe ici ou là. Mais retrouver un poilu vivant, cela ne m’était jamais arrivé.

Gilles Marchand est un vrai conteur et j’aime beaucoup son écriture. Dans ce roman-ci, il nous invite à vivre une histoire d’amour impossible entre un jeune soldat français et une jeune alsacienne, en pleine première guerre mondiale…

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Du même auteur, j’ai déjà lu et beaucoup aimé : “Une bouche sans personne” et “Les promesses orphelines” (non présenté !)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Pages de la grande guerre (sur ce blog)

Pages

Le challenge ABC (lettre M) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre S) de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 5/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

Une soupe à la grenade

soupeUne soupe à la grenade

Marsha Mehran

Éditions Picquier (2021 / vo 2005)

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Éditeur : Trois jeunes sœurs ayant fui l’Iran au moment de la révolution trouvent refuge dans un petit village d’Irlande pluvieux et replié sur lui-même. Elles y ouvrent le Babylon Café et bientôt les effluves ensorcelants de la cardamome et de la nigelle, des amandes grillées et du miel chaud bouleversent la tranquillité de Ballinacroagh. Les habitants ne les accueillent pas à bras ouverts, loin s’en faut. Mais la cuisine persane des trois sœurs, délicate et parfumée, fait germer d’étranges graines chez ceux qui la goûtent. Les délicieux rouleaux de dolmas à l’aneth et les baklavas fondant sur la langue, arrosés d’un thé doré infusant dans son samovar en cuivre, font fleurir leurs rêves et leur donnent envie de transformer leur vie.

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Un roman conseillé par une collègue, à qui je parlais des bons petits plats qu’on trouvait dans “La bâtarde d’Istanbul” qui m’avait fait saliver tout au long de ma lecture… Dans celui-ci également, beaucoup de descriptions de plats et même une recette à chaque chapitre.

Bref, de quoi faire soupirer rêver les gourmandes comme moi ! Derrière cette histoire de sœurs qui ouvrent un restaurant, il y a la révolution iranienne et la fuite devant la violence et l’insécurité. Rien n’a changé finalement depuis ce roman qui a été inspiré à l’autrice par la fuite de ses parents en 1979, à la chute du Shah.

Au fil des pages et des recettes, on comprendra pourquoi les 3 sœurs ont pris la fuite. Et, en même temps qu’elles, on apprendra à connaître les habitants de cette petite ville.

Une jolie lecture, gourmande et parfumée, qui m’a beaucoup plu !

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Lire quelques pages (site éditeur)

Gone with the wind T1

GoneGone with the wind T1

Pierre Alary

D’après l’œuvre de Margarett Mitchell

Rue de Sèvres (2023)

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Éditeur : Scarlett O’Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des États-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux. Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle. Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours. L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.

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“Mamzelle Scarlett ! Mamzelle Scarlett !” (crié par une vieille femme noire, Mammy, qui a un fort accent du sud des États-Unis) Voilà la 1ère chose qui me vient à l’esprit quand je pense à “Autant en emporte le vent“.

La 2ème ce sont les visages de Vivien Leigh (Scarlett) et Clark Gable (Reth Butler) qui sont les rôles principaux du film de Victor Fleming (sorti en 1939 aux USA et après la guerre en Europe). Le roman de Margarett Mitchell dont sont tirés le film et la bd est, lui, paru en 1936.

C’est tout à la fois un drame et une romance qui se déroulent pendant la guerre de Sécession. Scarlett est une jeune fille décidée et amoureuse. Pourtant, lorsque la guerre éclate, le plus important pour elle devient de conserver Tara, le domaine familial. Très combative, elle sera prête à tout pour ça.

Je ne vous cache pas que j’avais adoré le film (il faudrait que je le revoie). L’histoire, les acteurs, les couleurs ! Notamment lors de l’incendie d’Atlanta, le rendu était magnifique… Et il y a beaucoup beaucoup plus dans ce film qu’une “simple” histoire d’amour.

Bref. Revenons à la BD. J’ai trouvé que l’histoire était bien respectée, les dessins sont beaux, les couleurs lumineuses. Rien à redire de ce côté là.

Par contre, du côté du caractère des personnages, j’ai un petit bémol : La Scarlett dont je me souvenais (celle du film donc) était beaucoup plus chipie, limite peste que celle qui est présente dans cette histoire. Ici, on a surtout envie de la plaindre. Alors que dans le film on avait parfois envie de lui mettre des claques !!

On verra bien dans le tome 2 si son caractère s’affirme un peu plus ! (il est sorti début 2025 mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire…)

Gone with the wind : le cinéma avait tout dit, la BD s'y colle pour la 1re fois, autant en emporte toujours le vent avec le souffle de Pierre Alary - Branchés

Feuilleter quelques pages (site éditeur)

Avec Fabien Nury au scénario : Silas Corey

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Cette semaine nous sommes chez Blandine

Une lecture qui participe également à d’autres challenges

Le challenge ABC (A) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)

La dame au petit chien – Tchekhov

dameLa dame au petit chien

Suivi de Récit d’un inconnu

Anton Tchekhov

Traduit du russe par Vladimir Volkoff

Librio (Texte intégral)

L’âge d’homme (1993 / vo 1899)

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Une Lecture Commune avec Isabelle du blog “Une ribambelle d’histoires” et Jojo du blog Jojo en Herbe

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Éditeur : La Dame au petit chien promène son ennui et son chien sur la digue d’une station balnéaire de la mer Noire. Un homme solitaire la remarque, l’aime, mais ne peut triompher plus tard de toutes les barrières qui se dressent sur le chemin de leur bonheur.
 De toutes les nouvelles écrites par Tchekhov, La Dame au petit chien est l’une des plus célèbres.

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Je crois bien que c’est la première fois que je lis du Tchekhov. Et j’ai trouvé ça très accessible !

Dmitri Gourov, banquier et coureur de jupons, est venu à Yalta pour se reposer de sa femme et leurs 3 enfants.

A moins de quarante ans, il avait une fille de douze et deux fils lycéens. On l’avait marié tôt, quand il n’était encore qu’étudiant de deuxième année, et maintenant sa femme avait l’air une fois et demie plus vieille que lui. C’était une grande femme aux sourcils froncés, raide, altière, digne, et, comme elle le disait elle-même, d’avant-garde.

Il remarque une jeune femme et entreprend de la séduire. Mais, rentrant ensuite chez lui, il s’aperçoit qu’elle lui manque.

L’histoire en elle-même est très courte (20 pages) et n’est pas spécialement originale. C’est une histoire d’amour et d’adultère. Mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de douceur dans l’écriture. Il ne se passe pas grand-chose, mais on suit les sentiments et l’évolution des deux personnages. Deux personnes mariées sans amour, qui, vieillissant, le découvre par hasard. C’est triste, mais c’est beau !

Une nouvelle qui m’a bien plu. Je lirai l’autre rapidement.

Anton Tchekhov et la dame au petit chien, sculpture à Yalta. Auteur de la photo : Наталья Филатова

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Une lecture qui participe à plusieurs mois et challenges

Les gravillons de l’hiver (122 pages) chez La petite liste

Gravillons

Le mois Russe chez Bianca

Le challenge ABC (lettre T) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre D) de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 4/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026