Jours de sable – BD sur le Dust Bowl ♥

sableFiction à caractère historique
Roman graphique

Jours de sable ♥

Aimée de Jongh

Dargaud (2021)

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Jours de sable se déroule aux États-Unis dans les années 30. John Clark a 22 ans, il habite à New York où il fait des photos pour un journal local. Ce jour là, il est à Washington et court se présenter pour un poste de photographe dans une agence gouvernementale. Ses photos sont convaincantes, il est embauché et part pour l’Oklahoma. Il est chargé de prendre des photos dans le Dust Bowl (bassin de poussière : la terre est totalement desséchée et s’envole, formant des tempêtes de poussière) pour montrer au gouvernement et aux américains les conditions de vie des fermiers dans cette région particulièrement sinistrée. On lui a fournit une liste de choses à photographier, qu’il est libre de suivre ou non : Tempêtes de sable ou de poussière, maisons abandonnées, familles sur le départ, enfants orphelins… Cette mission va changer sa vie.

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J’ai adoré ce roman graphique

Pour ses très belles illustrations et sa mise en page variée (illustrations “pleine page”, sans cadres, grandes, petites…). Pour son côté “instructif” aussi, je ne connaissais pas vraiment ce “Dust Bowl” même si j’ai lu les Raisins de la colère (pdf) de Steinbeck (magnifique roman que je vous recommande !). Il y a d’ailleurs un dossier documentaire à la fin et des photos d’époque agrémentent la BD.

Et pour ce personnage, qui se pose des questions sur son travail, pourquoi il le fait, ce qu’il ressent en le faisant. Malgré un thème difficile (la poussière sème la désolation et la mort sur son passage) il y a beaucoup de douceur dans les couleurs de cet album. Et beaucoup d’humanité dans l’histoire.

A lire sans hésitation !

C’était une Lecture Commune avec Blandine, allez donc voir ce qu’elle en a pensé.

Les avis de Bidib, Sabine et Eimelle

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Lire un extrait (site de l’éditeur)

Le site de l’illustratrice Aimée de Jongh sur lequel vous pourrez voir des illustrations ainsi qu’un compte rendu de son voyage aux États-Unis.

Elle a également illustré : L’ obsolescence programmée de nos sentiments

Cette semaine nous allons chez Stephie

Une BD qui participe également au Mois Américain sur Instagram

(pas chez Titine cette année, elle prend une pause)

Merci à Belette pour les logos !

Ferrailleurs des mers – Roman SF

ferrailleurs

Ados / JA

FERRAILLEURS DES MERS

Paolo Bacigalupi

Au Diable Vauvert (2013)

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Un monde post-apocalyptique, non loin des côtes de la Louisiane ; des adolescents –visiblement très pauvres- luttent pour leur survie. Ce sont des ferrailleurs.

Ils travaillent sur des pétroliers échoués sur la plage, ramassant des métaux, de la ferraille pour gagner de quoi subsister. La vie est dure, ils vivent –survivent plutôt !- dans des sortes de bidonville avec parfois à peine de quoi manger. Ceux-là sont pourtant privilégiés car ils ont du travail ; d’autres doivent mendier ou se prostituer…

Un jour, un accident change la façon de voir les choses de Nailer. Et quand il fait une importante découverte, il ne peut se résoudre à faire « ce qu’il faudrait » pour s’en emparer…

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La 1ère partie de ce roman

Les 100 premières pages, avec la vie des ferrailleurs, leurs codes, leur travail, m’a beaucoup plu. On plaint sincèrement Nailer qui n’a d’autre famille qu’un père ultra-violent qui le bat régulièrement et on souhaite vraiment qu’il s’en sorte, qu’il accède à une vie meilleure.

Dans la seconde partie (Nailer a fait une découverte et il a fait un choix) je me suis sentie moins concernée par ce qui arrive aux personnages, j’ai eu l’impression d’une esquisse de roman et j’ai trouvé vraiment dommage que la dernière partie ne soit pas plus fouillée…

C’est vrai en particulier pour un des personnages, Tool, qui aurait mérité un peu plus d’attention, j’ai été vraiment déçue de sa « sortie », on aurait aimé en savoir plus sur lui et ses semblables.

La fin m’a également laissé un peu sur ma faim…

C’est peut-être dû au fait que c’est un roman « jeunesse ». Il ne fait que 300 pages, ce qui n’est pas énorme par rapport à la complexité du monde présenté.

Il n’en reste pas moins que j’ai passé un très bon moment, c’est un bon roman d’aventure/SF et j’attends la suite en poche (Les cités englouties, où l’on retrouve Tool) avec impatience.

Les cités englouties” n’est pas vraiment la suite, mais ça se passe dans le même univers et on retrouve des personnages… Et il y a un 3ème et dernier tome à cette “série” : Machine de guerre.

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Ce roman a obtenu le prix Locus (2011) dans la catégorie « Roman pour la jeunesse ».

Pour lire le début, c’est par ici

Et j’ai toujours deux autres romans de cet auteur dans ma pal : La fille automate et

Les misérables – Adaptation BD

misérablesAdaptation BD

Ado / Adulte

LES MISÉRABLES

T1 : Fantine

L’Hermenier, Looky & Samh

Jungle Pépites (2019)

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D’après l’œuvre de Victor Hugo (1862)

à lire en pdf ici

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Après 19 ans de bagne, Jean Valjean est enfin libéré. Il a marché pendant 4 jours, il aimerait manger et se reposer. Malheureusement, à cause de son passeport jaune (qu’on donnait aux bagnards libérés) aucune auberge ne souhaite l’accueillir. Monseigneur Myriel l’accueille à sa table, sous son toit et le traite comme tous ses invités, avec gentillesse et respect. Grâce à cet homme, qui lui a fait confiance, Jean Valjean va devenir un autre homme : Monsieur Madeleine. De son côté, Fantine a été abusée par son amour pour un jeune homme. Celui-ci rentre chez ses parents, la laissant seule avec un enfant à naître.

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Les Misérables :

Si je connais cette histoire, ce n’est pas parce que j’ai lu le roman (bien que le tome 1 de l’intégrale soit dans ma pal) mais grâce au film avec Gérard Depardieu (ainsi qu’aux multiples adaptations réalisées d’après cette œuvre, que ce soit les films, pièces de théâtre ou bandes dessinées, dont j’ai pu lire les résumés ou voir des extraits).

A première vue et avec le peu de connaissances dont je dispose, je dirais que l’histoire d’origine à l’air d’avoir été respectée, même si on se doute qu’elle a été un peu “compressée”. Dans la BD, la rencontre entre Jean Valjean et Petit Gervais a lieu à la page 16. Dans le roman, c’est à la page 131…

Bien évidemment aussi, ce qui fait des “Misérables” un classique de la littérature française, c’est l’écriture de Victor Hugo. Mais ce que j’aime dans les adaptations, c’est qu’elles peuvent donner envie de lire l’œuvre d’origine ! Ce que j’ai fait à plusieurs reprises…

J’ai bien aimé les couleurs plutôt vives et les illustrations. Sauf que j’ai trouvé que les visages manquaient parfois un peu d’expression. Par contre j’ai bien aimé les décors, les costumes et la mise en page, variée (les cases). Je lirai la suite !

http://www.editions-jungle.com/IMG/png/pages_de_les-miserables-t01-int-light_page_1.png

Le cahier final m’a bien plu, c’est une bonne idée, mais il aurait pu être un tout petit peu plus étoffé. Il a été réalisé par Éléonore de Gé, qui propose une courte biographie de Victor Hugo, une petite présentation de l’époque et des jeux pour les plus jeunes. La bd en elle-même est un bel ouvrage, solide et avec un signet, bien pratique !

Voir par ici l’avis de Blandine

Une bd qui participe à deux challenges :

https://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2017/11/Logo-Rouge-BD-de-la-semaine-250x250.jpg Cette semaine, c’est chez Stéphie

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Cette année, je (re)lis des classiques

Faits d’hiver – roman pour adolescent

FaitsDeux visions d’une même chose…
Roman à partir de 12/13 ans

FAITS D’HIVER

Cathy Ribeiro

éd. Le Muscadier (2017)

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Faits d’hiver ou faits divers ? Un peu des deux. Elie, un vieil homme, vit seul dans sa maison landaise depuis qu’il a perdu sa femme, Marcelle, trois ans auparavant. Les jumeaux, Tony et le narrateur, sont arrivés du Nord avec leur mère et les “petits” Ludo, Lola et Jimmy. On les a logé dans une maison où ils ont juste des matelas par terre pour dormir. Pas de meubles. Et pas d’argent pour en acheter ou même payer le chauffage. Et c’est avec cette histoire de bois de chauffage que vont se croiser les deux histoires.

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Une histoire plutôt triste

il faut bien le dire mais dans laquelle on s’attache beaucoup aux deux narrateurs. Alternativement, on entend les voix d’Elie ou d’un des jumeaux (on ne peut pas se tromper, les polices de caractères ainsi que le langage sont différents).

Elie vit seul avec son vieux chien et ses souvenirs.

Les jumeaux s’occupent de leur mère et de leurs frères et sœur.

Les deux ont des raisons pour agir comme ils le font. Et on les comprend, même si on ne les approuve pas. Les deux sont à plaindre. Ils se débattent pour “survivre”, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. J’ai bien aimé suivre les deux façons de penser.

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Biographie de l’auteur sur le site des Incos

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté de nombreux titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de ZagapoïEmma, La peau noire des anges, Plastique apocalypse, Dysfférent, jours de soleil (nouvelles) Sur le dos de la main gauche (nouvelles), Les murs bleus, Trouver les mots et Pipriat Paradise.

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Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone