Lucie et les lucioles de Mayalen Goust et Arnaud Moine

Lucie et les lucioles


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Auteur : Arnaud Moine 

Illustrateur : Mayalen Goust

Editeur :  Editions Chocolat ! Jeunesse

Paru le 01/10/2009

 ISBN 
978-2-917516-10-2

Nb. de pages 30 pages
Prix 12€

 

 

 

Thèmes : Enfance, Curiosité, Lucioles

 

 

Présentation de l’éditeur :

L’immense montagne qui fait face à la maison de Lucie l’a to ujours fascinée.
 » On doit voir le monde entier de là-haut. « , pense-t-elle souvent. Un beau soir, la fillette entreprend d’aller vérifier si le
point de vue est aussi féerique qu’elle l’imagine : la voilà bientôt perdue dans les bois sombres des flancs de la montagne…

 

 

Avis :

Ce mois ci dans le cadres des Mercredis de l’album, il fallait présenter un
livre de Mayalen Goust ou Emily Gravett… et moi j’adore les deux! Comme Emily Gravett a déjà eu un article, et me semble plus connue, j’ai préféré vous parler d’un album illustré
par Mayalen Goust, un vrai coup de coeur pour moi, que j’ai découvert au salon du livre de St Priest l’année dernière.

Publié dans une superbe maison d’édition Chocolat ! jeunesse (dont il faut absolument que je vous parle pour un lundi
découverte) cet album Lucie et les lucioles est splendide!

L’histoire est très bien, mais puisqu’il s’agit de parler de Mayalen Goust, c’est plutôt sur l’illustration que je vais vous
dire quelques mots… bien que j’ai toujours trouvé dur de parler sans que vous puissiez voir…

Lucie est une petite fille qui me fait un peu penser à Blanche Neige, fragile, qui a un peu l’air d’un ange. Avec sa petite cape
blanche, ses cheveux noirs et ses bottes rouges ressortent dans les illustrations. Ce que j’aime particulièrement c’est à la fois le style très réaliste, très rond des visages, mais aussi les
couleurs utilisées, et la manière de les faire cohabiter. De nombreuses pages présentent un fond sombre, de sorte que l’illustration qui ressort n’est qu’une petite partie de la page illustrée.
Difficile à expliquer, mais cela donne beaucoup de profondeur aux illustrations. La puissance des illustrations vient aussi du point de vue choisi, souvent on se place au dessus du personnage,
comme si on l’observait de l’extérieur… On a alors moins peur, mais pourtant encore plus peur pour elle, car on voit ce qui l’entoure, et qu’elle ne voit pas.

Les bottes rouges et le parapluie rouge sont deux repères dans ces illustrations sombres, comme une touche d’espoir…
représentée plus loin par la lune, et les lucioles bien sûr, ces lumières qui vont la guider, car ce texte est très poétique.

 

Je vous souhaite vraiment d’avoir l’occasion de regarder les illustrations… le livre semble indisponible pour le moment, mais
espérons que ce ne soit que passager. En attendant feuilletez quelques pages en ligne
ici!

 

Plus quelques images de son travail d’illustration en général (piochées sur le web – Attention ces illustrations sont la
propriété de Mayalen Goust et des différents éditeurs représentés / Flammarion / Chocolat! / Magnard)


 

 

 

 

 

 

 

  C-Herisson08


Lundi découverte 15 : Keesog

 

 

L’histoire :

Keesog est une maison d’édition jeunesse, mais aussi vidéo (spécialisée dans le cinéma d’animation). Née en 2006, elle est
dirigée par Cédric Rouzé.

Indépendante, elle est diffusée par Arcadès Diffusion.

 

Les livres :

Le site internet n’étant pas mis à jour depuis 2007, il est possible qu’il existe d’autres livres que ceux dont je vais vous
parler… L’éditeur est invité à m’en donner les titres pour que je mette l’article à jour ! Edit : Le site est en cours de raffraichissement, il sera donc bientôt à jour ! http://keesog.fr

 

Mon avis sur :

nonolespiegle.jpgNono l’espiègle tome 1 : l’incontrôlable chipie de Nunzia Privitera

Ce roman sorti en 2007 a une couverture colorée, assez enfantine, qui correspond plutôt bien au livre. C’est avant tout l’humour
qui prime dans ce petit roman d’une centaine de page, qui nous fait découvrir la vie de Nono, une petite fille particulièrement espiègle. Afin que son père ne perde pas son travail (alors que
l’entreprise est rachetée par des japonais) Nono va tout mettre en oeuvre pour changer les choses. Elle décide alors d’apprendre à parler japonais, mais aussi de s’essayer à l’hypnose. Le roman
passe de situation drôle à situation drôle, ce qui en fait un roman complètement tiré par les cheveux mais agréable à lire. J’ai aimé suivre Nono, notamment le passage où elle va hypnotiser une
de ses professeurs. Un ensemble sympathique, mais qui, quelques jours après la lecture, ne m’a pas laissé énormément de souvenirs… C’est dommage j’ai pourtant passé un bon moment pendant ma
lecture. A conseiller dès 8 ou 9 ans, malgré l’indication dès 10 ans, car il est vraiment très accessible, et les 100 pages passent d’autant plus vite qu’il est écrit très gros.

Des fiches pédagogiques, dans le livre et sur le site internet, accompagne ce roman, pour une utilisation possible en classe
(CM2 c’est pas mal, cela permet aussi une découverte du collège!). Le tome 2 est sorti en 2009.

Tome 1 6€ ISBN 2952958602

Tome 2 8€ ISBN 2952958610

 


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La lune qui boudait de Cédric Rouzé et Sophie Leta

Un album pour les petits très sympathique ! Tout se passe dans le ciel, alors que la lune et son amie l’étoile se font la
tête… C’est un album sur le ciel nocturne, mais aussi sur l’amitié, les disputes, les réconciliations… L’histoire est simple, elle fait souvent sourire, car plusieurs raisons de dispute sont
évoquées (et voler la dent de lait à une étoile, euh, vous imaginez!). L’histoire en elle même me plait, mais sans plus… Sauf que le petit plus qui fait que cet album est superbe existe, et
c’est l’illustration! Une deuxième histoire  prend
presque forme dans les illustrations, et permet, à de nombreuses pages, de suivre aussi ce qui se passe sur terre pendant ce temps… Des enfants
qui rêvent aux chats qui se font la cour (une rose entre les dents…) en passant surtout par une famille de hérissons trop mignonne :) Les illustrations permettent de découvrir toute la portée
de l’histoire, de jouer avec les petits sur l’illustration, et ça j’adore!

La lune qui boudait – 13€ – ISBN 2952958629

 

Merci à M. Rouzé !

 

Le site de l’illustratrice, avec une photo des hérissons, dans le livre :

http://img842.imageshack.us/img842/5640/img2044z.jpgTous droits réservés Keesog / Sophie
Leta


Marie-Aude Murail – 3 romans

Ayant tous les livres de Marie Aude Murail (sauf Miss Charity :( je n’ai pas pu me décider à ne vous parler que d’un seul de ces livres… C’est donc quelques livres que j’aime qui seront réunis dans cet article :)

 

Amour, vampire et loup-garou 

http://www.decitre.fr/gi/85/9782211048385FS.gif« Le jeune Nicolas s’est-il vraiment noyé à Montalivet ? Pourquoi le docteur Victor a-t-il confié qu’il avait fait un
faux rapport d’autopsie ? Et qu’allait-il chercher au Centre d’études des phénomènes paranormaux lorsqu’on l’a assassiné ? D’où vient ce halètement dans le parking souterrain ? Qui est vraiment Hugo Knocker, qui se prétend étudiant en psychiatrie et a de sérieuses difficultés d’élocution ? Pourquoi a-t-il toujours un problème avec les manches de son pull-over ? Et pourquoi redoute-t-il l’arrivée de la pleine lune ? Et pourquoi Marianne ne se sent-elle plus tout à fait la même ? »

Non ce livre ne vient pas de paraître suite au succès de Twilight !Ce livre il date de 1998 et je l’ai lu quand j’étais au
collège… pourtant il m’a laissé un fantastique souvenir. Celui d’une histoire qui a du punch, et qui vous scotche du début à la fin. Télépathie, télékinésie, le fantastique est présent à chaque page, pourtant les héros sont des adolescents ! Ca commence fort, avec la description de la torture d’une jeune femme, et ça continue très fort avec action, suspense… et ça fait même un peu peur parfois !

Un livre dont le titre attirera les ado en ce moment… une bonne occasion pour moi de le ressortir des rayons :)

 

Maïté coiffure

http://www.decitre.fr/gi/96/9782211071796FS.gif« Louis Feyrières doit faire un stage d’une semaine, comme tous les élèves de troisième.
Où ? Il n’en sait rien. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’aime pas l’école et qu’il ne se sent bon à rien.  » J’ai ma coiffeuse qui prend des apprentis, dit Bonne-Maman, lors d’un repas de famille. Stagiaire, c’est presque pareil.  » Coiffeur ? C’est pour les ratés, les analphabètes, décrète M. Feyrières qui, lui, est chirurgien. Louis se tait. Souvent. Mais il observe. Tout le temps. Comme il n’a rien trouvé d’autre, il entre comme stagiaire chez Maïté Coiffure. Et le voilà qui se découvre ponctuel, travailleur, entreprenant, doué! L’atmosphère de fièvre joyeuse, les conversations avec les clientes, les odeurs des laques et des colorants, le carillon de la porte, les petits soucis et les grands drames de Mme Maité, Fifi, Clara et Garance, tout l’attire au salon. Il s’y sent bien, chez lui. Dès le deuxième jour, Louis sait qu’il aura envie de rester plus d’une semaine chez Maïté Coiffure. Même si son père s’y oppose. »

Un roman autant pour les filles que les garçons, qui sert souvent en collège pour montrer qu’il n’y a pas de métiers homme ou femme ni de sous métiers.

Une histoire touchante, intéressante, qui donne envie de devenir coiffeur ! Paru tout d’abord dans Je bouquine, l’histoire a ensuite été agrémentée pour ressortir à l’Ecole des Loisirs. Cette version longue est peut être plus difficile d’accès pour les jeunes qui n’aiment pas du tout lire, mais elle permet de mieux voir les relations entre les personnages, et les motivations de Louis. On sent Louis se métamorphoser, devenir un jeune homme, plus sur de lui, mieux dans sa peau.

 

Baby Sitter Blues

http://www.decitre.fr/gi/30/9782211092630FS.gif

« Comment faire quand on veut absolument le même magnétoscope que les copains, et qu’on ne dépasse pas les cent francs d’argent de poche par mois ? Emilien décide de se lancer dans le baby-sitting.
A vingt francs de l’heure, il a calculé qu’il serait bientôt au bout de ses peines. Il se fait une réputation de raconteur d’histoire et potasse sa nouvelle bible :  » Comprendre et aimer son enfant « . Il affronte Martin qui dit toujours non, et Axel qui dit :  » Tu ne m’attraperas pas.  » Il aime surtout Anthony, qui a
seulement six moi. Seulement voilà, avec l’entrée en troisième, la situation se corse, et la mère d’Emilien supprime télévision et baby-sitting.

Emilien se reconvertit, donne des cours de français à une fille qui fait plus de fautes qu’on ne peut en inventer même exprès, prépare des rédactions idiotes, ce qui le mène tout droit dans le grenier d’Amandine. Et là, ça se complique, parce qu’Amandine est vraiment une fille bizarre. »

Ma première remarque concernant ce livre, est qu’une nouvelle version est parue en 2007, remasterisée en quelque sorte. Dans la 4ème de couverture que vous avez là, il s’agit d’acheter un magnétoscope… Les élèves d’aujourd’hui ne savent même plus ce que c’est, et dans la nouvelle version il s’agit d’un PC. Et Emilien
gagne 15€/heure. [15€ c’est beaucoup, presque trop même, et rare sont les baby sitter aussi bien payé je crois!]

Bref, ce premier tome de la série Emilien, qui comprend 7 tomes, est un des meilleurs, puisqu’il y a l’attrait de la découverte.
Emilien c’est un garçon attachant, et les petits qu’ils gardent (ou plus grand) sont souvent à la fois détestable et sympathique. Un mélange dynamique, pour un garçon qui va beaucoup apprendre grâce à cette expérience. Une peinture très juste de la jeunesse, et qui plait aussi beaucoup aux jeunes.

A noter que la couverture ne plait pas à tout le monde (et pas à moi…) mais que la nouvelle bien que très différente n’est pas beaucoup mieux (selon moi bien sûr!!)

La suite des aventures d’Emilien est aussi très intéressante, avec une mention particulière pour « Sans sucre merci » qui aborde le difficile problème du diabète.

Je voulais vous présenter quelques titres supplémentaires, comme la série Nils Hazard, plus policière, ou La fille du docteur Baudoin, plus grandes ados, mais le temps me manque… et je sais bien que si l’article est plus long, vous n’allez pas tout lire. Ils viendront donc plus tard sûrement, de même que Le tueur à la cravate, un des derniers Marie Aude Murail, qui est splendide !!

 

 Les références :

Amour, vampire et loup-garou de Marie Aude Murail.- Ecole des loisirs (Médium), 1998.- 2 211 04838 2  / 9€

Maïté coiffure de Marie Aude Murail.- Ecole des loisirs(Médium), 2004.- 2 211 07179 1  / 9,50€

Baby Sitter blues .- Ecole des loisirs(Médium), 2000.- 2 211 09263 2  / 5€ (nouvelle édition 2007 6€ 978-2-211-08260-0)


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Web Dreamer d’Anne Mulpas

Web Dreamer


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  Auteur : Anne Mulpas

  Editeur : Sarbacane

  Collection : Exprim’

     01/09/2010
  237 p.
  15,50 €
  ISBN
  978-2-84865-381-5
 

 


  Roman adolescent 

 

 

 

Thèmes : Internet, Virtuel, Famille, Adolescence

 

 

Présentation de l’éditeur : 

« Mathis a un vrai problème avec la communication.
Au lycée, les autres le terrifient, il n’ose pas leur parler : on le surnomme  » Oui-Non « . Un jour, pour voir, il surfe sur
Internet, et c’est alors que l’interface devient., vivante. Elle l’appelle ! Il la suit, et passe de l’autre côté de la Toile, pour un périple onirique au pays des merveilles virtuelles. De
niveau en niveau, de porte en porte, Mathis explore des mondes, rencontre personnages inquiétants ou merveilleux et voit se dessiner des réponses aux questions qu’il n’a jamais osé (se) poser…
« 

 

 

  Avis :

Mathis est un adolescent comme j’en croise presque tous les jours, qui a du mal à se méler aux autres, à leur
parler. A la maison, depuis que sa soeur est partie, ce n’est pas beaucoup mieux. Alors peu à peu il commence à surfer. On pourrait imaginer la suite en roman sur les jeunes et le web, et c’est
bien cela, mais de façon totalement métaphorique. Il n’y a pas de règles, pas de méfiance, pas de lois. Au lieu de tout cela il y a un parcours initiatique, dans les méandres d’un espace virtuel
totalement onirique et matérialiser. Le tout mélant dialogues, introspections, descriptions, mais aussi signe et description informatique, pour mieux symboliser ce monde étrange. Un petit côté
Alice au pays des merveilles aussi, avec un monde onirique, des portes, un guide un peu étrange…

Un roman dans la vague de la collection Exprim’, à l’écriture particulière, souvent proche de l’oral. Une écriture
proche des adolescents, et de leur mode de pensée. Et parce que je le répète, le virtuel n’est pas diabolisé, le roman est aussi à suivre sur le blog http://webdreamer.over-blog.com où l’on trouve musique, poèmes, vidéos…

 

Anne Mulpas signe une fois de plus (après La fille du papillon et Il n’y a pas d’ange) un roman qui touchera les
adolescents, et leur montrera le virtuel d’une façon novatrice.

 

Extraits :

 

« Défilé des pages. Fatigue et déception, Mathis se frotte les yeux.

Les idées dansent dans sa tête.

Le désir, ça déborde forcément des définitions. Je ne manque de rien, et n’empêche, je désire. Alors quoi ? D’où ça vient, de
quelle source ? Comment mettre en mots ce qui m’empêche de dormir. »

 

« Rouge incandescence, univers à la pâleur somnolente, et les doigts et le code :

search&request

engine that helps you find exactly what you’re looking for.« 

 

 

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