RDL# Petits Romans

Ronde des Livres, de courts avis sur des petits romans pour les enfants !

La sorcière le prince et le crapaud

de Clobulle

Une adorable histoire de sorcière pour les petits, sur l’acceptation de soi, l’amour, et les apparences… Barbichette est une sorcière avec 3 poils au menton et elle est bien seule! Heureusement, Mambo son crapaud est toujours là pour la distraire. Malgré tout elle aimerait bien trouver un prince charmant… un peu de magie, et la voici transformée en princesse Séréna… Direction le grand bal du prince Fripouille!

Avec des illustrations de Nadine Van der Straeten vives et colorées.

Petit Roman – Rageot, 2012

Un pirate à l’école

de Christine Palluy 

Une histoire un peu loufoque mais qui permet de parler de l’école et des pirates. C’est simple, assez court, mais drôle et cela permettra aux enfants de rêver. Le vocabulaire compliqué est expliqué et on donne même la prononciation de certains mots.

Les illustrations d’Yves Calarnou s’adaptent parfaitement à l’ensemble puisqu’on découvre avec plaisir ce professeur pirate!

Mes premiers j’aime lire – Bayard poche, 2004

Suzanne est à la hauteur

de Fred L.

Un album sur la différence et l’acceptation de soi. Suzanne est très grande, vraiment très grande avec ses immenses jambes qu’elle a bien du mal à caser… Un voyage initiatique lui permettra de s’accepter et de se faire accepter.

Le vocabulaire est assez compliqué, il ne faut donc pas se laisser tromper par le petit format presque album du livre, c’est presque un petit roman, à réserver aux enfants à partir de 8-9 ans, avec accompagnement. Ca vaut le coup pourtant car l’histoire est prenante et intéressante.

Une collection que je découvre chez Talents Hauts : les Papareils, une collection à conseiller !

Talents Hauts, 2011 – 13€

Nulman

Christophe Lemoine 

L’histoire du cousin de Superman. Ce garçon pas bien doué accumule les chutes… Pas facile à l’école, surtout quand on tombe amoureux de GénialGirl! Un roman franchement barré, bourré d’humour avec une morale plutôt sympa, mais qui risque d’avoir du mal à trouver son public…

Thierry Magnier – Petite Poche, 2005

On zappe la télé

de Nathalie Charles

Un petit roman très sympathique sur un groupe d’ami qui se lance le défi de ne pas allumer d’écran pendant une semaine. pas de télé, de console, d’ordinateur. L’ennui ? pas du tout car ils en profitent pour se voir, organiser des jeux, des sorties… et tout le monde se prend au jeu. Sympathique message pour rappeler qu’il ne faut pas devenir des légumes devant l’écran… au risque d’être une courgette moisie ;)

Les illustrations de François Foyard sont très vives et colorées, un peu trop peut être, mais comme un  petit hérisson se cache au détour d’une page, c’est parfait!

Petit roman, Rageot, 2011

+ Challenge YA#2

Maestro – Xavier Laurent Petit

Roman pour adolescent

Maestro

de Xavier-Laurent Petit

Ecole des Loisirs, 2005
9782211081085, 8,50€

Thèmes : Bolivie, Travail des enfants, musique

 Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers… Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre. Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia, sa petite sœur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme qui se dit chef d’orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui. La musique a-t-elle le pouvoir d’effacer la peur et la solitude ? se demande Saturnino.

Saturnino et sa petite sœur Luzia tentent de survivre de petits boulots dans la rue. En Bolivie pour les enfants laissés pour compte, orphelins, il faut être cireur de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, chiffonniers pour espérer manger, tout en vivant la rue. Survivre et faire attention aux milices qui n’hésitent pas à faire disparaître certains enfants.

Un jour pourtant Saturnino et Luzia rencontre un vieil homme, un chef d’orchestre, qui les invite dans une maison, pour faire de la musique. La musique peut-elle cependant effacer la peur, la faim, la solitude ?

Une très belle histoire sur fond d’Amérique latine avec un jeune personnage principal attachant. Il se démène pour s’occuper de sa petite sœur, dans un univers sombre et froid… Une vraie belle leçon de courage mais aussi un témoignage poignant sur la situation des enfants des rues.

La part belle est laissée à la musique, mais tout en restant totalement réaliste dans le récit. Tout ne va pas mieux du jour au lendemain, nous ne se termine pas très bien non plus. J’ai réellement apprécié que Xavier-Laurent Petit, après un si beau début sans faux semblant ne nous laisse pas sur une impression trop positive, tout en allant au bout de l’histoire, en nous donnant en voir le destin de ces enfants.

C’est à la fois poignant et dérangeant et la part de la musique dans le récit lie tout cela à merveille…

+ Challenge YA#2

Blues 46 d’Eric Stalner et Laurent Moënard

Blues 46
de Eric Stalner et Laurent Moënard

Tome 1 La chanson de septembre, 2004
Tome 2 Allegro Furioso, 2005

Dargaud, 14,95€

Présentation de l’éditeur :

Tout commence par une rencontre entre deux personnages qui n’auraient jamais dû se croiser, Guéric et Alain.
Le premier sillonne la région à bord de sa vieille DS et se fait de l’argent en revendant des ouvrages anciens précieux à des collectionneurs fortunés. Le second est un adolescent au caractère bien trempé qui se balade avec pour seul compagnon un furet. Leurs destins vont se croiser au bord d’une route, un jour d’automne, transformant définitivement leur vie…

Mon avis :

La très belle couverture de cette BD m’aura suffit pour avoir envie de la lire… je ne savais rien de l’histoire, mais je me suis lancée avec Alain dans cette aventure abracadabrantesque!

Un pauvre collectionneur/revendeur de vieux livres prend en autostop, de façon un peu forcée, Alain, jeune adolescent qui semble en fuite. Des hommes armés à ses trousses, on ne sait pas tout de suite ce qui oblige Alain a fuir ainsi, mais les rencontres se multiplient rapidement, et après un bon paquet de pages, on est toujours dans l’expectative. Pourtant on continue de tourner les pages avec avidité… et les mystères se résolvent peu à peu, tandis que le danger se fait plus présent au fil des pages. On cumule aussi les surprises, tant autour des personnages principaux que secondaires…

J’ai particulièrement apprécié que l’auteur n’édulcore pas trop l’histoire, même si pour le coup, on a des méchants vraiment méchants, des morts, de la prison…. Tout le monde n’est pas gentil, loin de là, même les gentils sont un peu (beaucoup?) méchants… bref une BD réaliste, bien qu’un peu poussée dans l’accumulation!
Ça bouge, les personnages sont absolument irrésistibles, avec un coup de cœur pour le vieux taxidermiste un peu fou!

En deux tomes ce road movie a le temps de prendre son envol, de nous surprendre, et de nous amener à une fin… je n’en dis pas plus!

La bicyclette rouge

La bicyclette rouge  (Titre original : Palgan jajoenkoe) de Kim Dong Hwa
(traduit du corréen par Ket
te Amoruso).- Edition Paquet

   Tome 1. Yahwari (2005).

                                                              
Tome 2. Les roses trémières (2006).

     Tome 3. Les mères (2006).


                     Tome 4 ..., et de nouveau le printemps
(2009)

La bicyclette rouge, c’est l’histoire simple de gens de la campagne coréenne, des paysans, pauvres mais attachants. Les jours passent et se ressemblent au fil des saisons, mais un jeune facteur
sait écouter leur peines et leur joies et trouver les mots… Des mots qui résonnent aussi en nous…
Cette série de manhwa (entre la BD et le manga) est tout simplement délicieuse… si on ne cherche que le calme de la campagne… les histoires sont agréables mais ne se suivent pas, ne se
finissent pas toujours… j’ai apprécié ce moment de paix pendant quelques histoires, mais j’ai préféré ensuite fractionné ma lecture en petit moment plaisir plutôt que de risquer de m’ennuyer…
C’est tout un exemple de cette vie paysanne corréenne, toute une philosophie de la vie… Souvent en lisant j’ai pensé à ces haïkus japonnais qui disent tant en si peu de mot… Là bas les
maisons ne sont pas appelées par le numéro, mais par leur particularité, leur poétique : « La maison jaune dans la verdure, La maison aux nombreux chiens, La maison où l’on se repose, La
maison la plus jolie sous le ciel étoilé
… »

Les dessins m’ont attirés, sur la couverture… avant de me repousser dans les premières pages… et puis finalement on s’habitue à ces traits tirés à l’extrème, en totale opposition avec ce
jeune facteur à l’air toujours un peu ébahi…

Kim Dong Hwa est un auteur de manhwa coréen, très connu dans son pays, que beaucoup compare à Taniguchi. Il a réalisé tous les
dessins à l’ordinateur.

« Un jour mon fils m’a offert un ordinateur avec
l’argent qu’il avait gagné grâce à un petit boulot. J’étais tellement heureux comme un enfant qui aurait reçu en cadeau son premier crayon, que j’ai dessiné sur ce nouveau support toute la
nuit : la montagne, le champ, les arbres, les fleurs sauvages, la bicyclette rouge et enfin le facteur… »


D’autres avis :
Gadins et bouts de ficelles
A livre ouvert
Sort de ta bulle

N’hésitez pas à me laisser un lien vers votre article
!