Bug 1 d’Enki Bilal #BD

Bug, une bande dessinée d’anticipation passionnante sur l’impact du numérique dans le monde, doublé d’un véritable récit d’aventure qui se rapproche même du thriller ! Incontournable pour tous les fans de science-fiction !

Bug Enki Bilal

Bande dessinée – Science-Fiction

Bug
livre 1

Enki Bilal

Casterman, novembre 2017
9782203105782, 18€
88 pages
Disponible en pdf et epub
gratuit

Thèmes : numérique, dystopie, famille, mémoire, informatique, suspense

***

Enki Bilal est un nom incontournable de la bande dessinée pour adulte de ces dernières années, même s’il n’avait rien publié depuis 2014. Artiste, peintre, auteur, il a un trait reconnaissable, qui confère à ses bandes dessinées un univers particulier. Bug est sa nouvelle série de science-fiction, un récit d’anticipation visionnaire, très réussi.

L’intrigue de Bug

Dans ce tome 1 Enki Bilal nous offre un début sans temps mort, avec une situation de départ qui s’ancre dans notre mode de vie actuelle : toutes les mémoires numériques, le web, les disques durs, les clés usb… tout a disparu, tout a été effacé ! Comment, pourquoi ? C’est bien ce que tente de comprendre l’ensemble des politiques internationales. Dans cette société futuriste encore plus connectée que la notre, c’est un drame ! Sans le numérique, beaucoup sombrent dans la folie, en manque. Les politiciens s’accusent les uns les autres. Les jeunes ne savent plus comment vivre. Les connectés médicaux décèdent, bref c’est la panique la plus complète sur Terre… mais aussi dans l’espace où une mission revenant de Mars est retrouvée avec un seul survivant, un homme qui pourrait détenir une partie des réponses, Kameron Obb…

Entre anticipation et récit d’aventure, Bug nous offre une belle réflexion sur notre monde ultra connecté, son avenir, et les dangers qui reposent sur cette utilisation à outrance. Grâce à des personnages intriguants et un récit aux multiples point de vue, ce premier tome réussi pleinement son rôle de découverte de la situation, de mise en place des personnages, mais aussi de turn-over ! Quelle frustration que de devoir s’arrêter dans ce récit !
Les dessins -peintures- d’Enki Bilal, offrent toujours une ambiance ambiguë, et je n’apprécie que moyennement ce style en bande dessinée. J’ai toujours du mal à m’habituer à ses personnages dans ses récits, et si j’ai eu cette même impression au début, l’intrigue a finalement pris le dessus pour me happer dans cet univers. Et puis il faut dire que graphiquement, esthétiquement, les points de vue d’Enki Bilal sont extrêmement fins, cinématographiques, puissants. Le cadrage est travaillé, les changements de points de vue aussi !

Personnages de Bug

Résultat de recherche d'images pour "bug bilal"

Les relations entre les personnages, qui évoluent tout doucement dans ce premier tome, sont riches de promesse… tout comme les intermèdes réguliers qui permettent de présenter les différents aspects de cette crise numérique mondiale. Le tout est parsemé de réflexions justes et brillantes sur notre société et la situation, qui apportent une touche d’humour noir à ce récit.

Bug, un premier tome très réussi d’anticipation, avec une situation qui permet de réfléchir sur notre monde actuel – le principe d’une dystopie -, tout en créant un véritable univers d’aventure, avec des personnages attachants. J’ai hâte de retrouver Kameron Obb dans le tome 2 !


Les petits plus : 

+ Bande dessinée offerte dans le cadre de l’opération Priceminister 1 blog 1 BD.
+ Le site d‘Enki Bilal
+ Sur le site de Casterman

+ Challenge Petit Bac 2018 : mot unique

+ L’avis de Blondin, beaucoup plus habitué que moi aux titres de Bilal !

+ Participation à la BD de la semaine, tous les billets chez Noukette (évidemment je m’étais encore trompée ^^)

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Kiki de Montparnasse – Roman graphique

Kiki

Kiki

Kiki de Montparnasse par Man Ray

Kiki de Montparnasse ♥

Catel & Bocquet

Coll. écritures

Casterman (2007)

OooOooO

De cette femme, Alice Prin dite « Kiki« , je ne savais qu’une chose : qu’elle avait été la muse du photographe Man Ray et je connaissais surtout cette célèbre photographie « le violon d’Ingres » (1924) où l’on voit Kiki, de dos, à qui l’on a ajouté les ouïes d’un violon (voir photo, l’original est visible à Beaubourg).

Mais Kiki, célébrée Reine de Montparnasse n’a pas été que modèle, même si elle a inspiré, en plus de Man Ray, de nombreux peintres tels que Amedeo Modigliani, Chaïm Soutine ou encore Foujita. Cette femme a été tour à tour modèle, chanteuse, actrice, danseuse, peintre et amoureuse.

Cette biographie, un pavé de près de 400 pages se lit très facilement. La bd elle-même fait 336 pages, puis il y a une bio chronologique de Kiki et enfin 25 pages de notices biographiques présentant les personnes les plus importantes dans l’histoire de Kiki.

Kiki était une femme libre, qui faisait ce qui lui plaisait (voir la scène avec Fujita, très drôle !) et n’avait pas sa langue dans sa poche. Comme pas mal de femmes aujourd’hui me direz-vous, certes, mais sa vie à elle a démarré en 1901 et c’était sûrement beaucoup moins facile qu’aujourd’hui (en France j’entends) à cette époque là.

Pour écrire cette présentation, je feuilletais la bd pour retrouver certaines infos, et, de fil en aiguille, je l’ai relu ! C’est vous dire si elle m’a plu.

OooOooO

  • 2008 : Prix de public Essentiel à Angoulême pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Grand prix RTL pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Prix mille pages pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Prix du meilleur album des Lyons de la BD pour Kiki de Montparnasse

OooOooO

Un site qui montre de nombreuses photos et peintures représentant Kiki.

Kiki

Alice PRIN alias Kiki 1901-1953

Des mêmes auteurs, nous vous avons déjà présenté le magnifique « Joséphine Baker »

Dans cette belle collection « écritures » j’ai aussi lu « Blankets » et « Habibi » de Craig Thompson, ainsi que le terrible « Soupe froide » de Charles Masson que j’ai lu mais pas présenté. Mo’ du Bar à BD en parle très bien.

Le site de l’illustratrice Catel où vous pourrez voir d’autres illustrations.

Celui de José-Louis Bocquet (pas mis à jour depuis juin 2015 ?)

Chez l’éditeur, Casterman, vous pourrez feuilleter les premières pages.

Kiki

Cette semaine nous sommes reçus par Noukette 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La guerre des Lulus 1914

lulusLa guerre des Lulus ♥

T1 : 1914 La maison des enfants trouvés
Régis Hautière & Hardoc
Casterman (2013)
*****
Une bd découverte grâce à l’opération 48h BD

Série en cours, 5 tomes parus (le 5ème et dernier en octobre 2017)
* * * * *

Abbaye de Valencourt – Orphelinat, été 1914. Ludwig, Lucas, Luigi et Lucien, quatre orphelins surnommé « les lulus » font le mur pour aller passer la journée dans leur terrain de jeu préféré, le petit bois qui borde l’Abbaye. Quatre orphelins d’âge différent, dormant dans la même chambre, et soudés par des années de confidences faites à la nuit tombée.

Cet après-midi là, l’orage gronde au loin dans un ciel pourtant vide de nuages. Quand ils se décident enfin à rentrer à l’orphelinat, il est vide… Tout comme le village, désert !

* * * * *

Un tome par année de guerre, des enfants survivants seuls derrière les lignes ennemies (en France – proche de la frontière Belge) et que l’on voit grandir au fil des tomes c’est ce qu’ont voulu faire les deux auteurs. Je n’ai, pour le moment, lu que le premier tome (la suite va venir très bientôt !) mais le pari est déjà réussi puisque l’on « croit » à cette histoire et que l’on s’inquiète pour ces enfants une nouvelle fois abandonnés…

Une histoire qui m’a beaucoup plu, il y a beaucoup de « bagarres » entre ces 4 jeunes garçons, mais une sorte d’amour fraternel aussi, ils se connaissent bien et prennent soin les uns des autres. On ne voit pas à proprement parler la guerre, juste des soldats qui passent dans le village. Rien de « choquant » donc, dans ce premier tome.

Les illustrations m’ont beaucoup plu également, les visages des enfants sont très expressifs et il y a pas mal de vignettes avec des vues en « plongée », ce que j’aime beaucoup, je trouve que ça donne plus de relief.

J’ai bien aimé aussi le fac similé de journal, daté du 21 mai 1915, avec des illustrations supplémentaires et la lettre de l’instituteur… Mon seul regret : que ça se lise aussi vite (et bien sûr, je n’ai pas la suite…) Tant pis, en attendant… Je vais le relire !

Régis Hautière, un auteur que j’ai découvert récemment, et qui me plait décidément beaucoup !

* * * * *

Une lecture commune avec Blandine

D’autres on aimé aussi : Lasardine, Moka, Noukette et Jérôme

* * * * *

Pour feuilleter quelques pages

Le blog d’Hardoc

De Régis Hautière, nous vous avons déjà présenté : Abélard, Un homme de joie

Le blog de Régis Hautière

 

     

Aujourd’hui, la BD de la semaine est chez Noukette et cette bd participe également au challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Une soeur – Bd ado/adulte

sœur Une sœur

Bastien Vivès
Casterman (2017)
*****

Antoine 13 ans et son petit frère Titi 9 ans, sont en vacances au bord de la mer, dans la maison familiale, quelque part dans le sud de la Bretagne. Dans la voiture, ils ont entendu leurs parents parler d’une amie de la famille, Sylvie, qui a fait une fausse couche. Le lendemain, quand ils se réveillent, une jeune inconnue dort dans le lit d’à côté. Elle s’appelle Hélène, elle a 16 ans et c’est la fille de Sylvie. Antoine, qui par bien des côtés est encore un petit garçon, va, en une semaine avec Sylvie, quitter l’enfance…

*****

J’aime beaucoup le dessin de Bastien Vivès. Ce qui me gênerait peut-être chez d’autres, l’absence de traits du visage par exemple (parfois il n’y a pas de nez, pas d’yeux, pas de bouche !) ne me dérange absolument pas ici. Il y a, je trouve, une grande douceur dans son dessin, et à la façon dont se tiennent les personnages, on comprend bien leurs émotions.

Tout est bien vu. La relation des deux frères, les relations entre Antoine et Hélène, celles avec les autres ados… Les parents sont très peu présents et ne se rendent pas vraiment compte de ce qui se passe.

Quelques passages ‘initiatiques » sont un peu cru (une bd plus à partir du lycée que du collège à mon avis) et je mentirais si je disais que rien ne m’a « choqué ». Ces deux jeunes qui sont au départ comme un frère et une sœur ou encore deux copains et qui finissent par « jouer au docteur » (je ne dis pas ça par excès de pudibonderie, mais parce qu’il n’y a pas « d’acte sexuel » à proprement parler) m’ont surprise. J’ai, en fait, surtout été étonnée par l’âge du jeune garçon, qui n’a que 13 ans (et fait très « bébé » par certains côtés).

En bref : j’ai beaucoup aimé le dessin, la relation entre les deux frères et la douceur qui émane de toute cette histoire !

sœur

Le blog de Bastien Vivès

Pour feuilleter la bd et voir une vidéo de présentation, rendez-vous sur la page de l’éditeur Casterman

Du même auteur, j’ai lu aussi :

sœur sœur sœur

La 1ère bd de cet auteur que j’ai lu, « Dans mes yeux » m’a beaucoup plu. Par ses couleurs, vives, chaudes, lumineuses et le dessin au crayon de couleur, original. De plus, on est à la place de la personne, on voit par ses yeux, c’est assez particulier, mais très réussi.

La 2ème « Le goût du chlore » m’a déçue. Une rencontre à la piscine, des couleurs et une ambiance froides, très peu de dialogues et des dessins que j’ai trouvé moins beaux. Ceci dit, on s’y croirait, on sent presque l’odeur du chlore…

La 3ème « Polina » m’a énormément plu. A un détail près, j’ai tout de suite détesté le nez de Polina (trop appuyé, trop noir ?) mais ce doit être le seul défaut que j’ai trouvé à ce roman graphique aérien (on « voit » les danseuses en train de virevolter).

L’avis enthousiaste de Lasardine, fan de Vivès

Cette semaine, nous sommes reçus par Moka

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer