Janvier-Février 2017 : j’ai lu aussi…

Janvier – Février 2017

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 janiver Roman (dès 8 ans) : Superchat Pitre de Florence Hinckel  et Joëlle Passeron (ill.)- Nathan (2016)

Pitre est un chat. C’est le premier Chastronaute de l’histoire ! Mais c’est aussi un chat qui aime mettre le bazar dans la corbeille à linge sale, manger des sardines, faire la sieste et jouer avec sa balle fétiche… En parlant de balle, Pitre s’aperçoit que le chat de la voisine, Malo, lui a volé ! En partant à la reconquête de sa balle, Pitre s’aperçoit qu’il a d’étranges pouvoirs…

Une aventure pleine de rebondissements (et de mots difficiles, mais expliqués ; il faut dire que “béotien” quand on a 8 ans, ce n’est tout de même pas évident !)

C’est frais, ça bouge et c’est amusant !

Du même auteur, Florence Hinckel, nous vous avons présenté “Bleue“, “Théa pour l’éternité“, “U4, Yannis

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Nouvelles (Ados) : Jours de neige de Claire Mazard – Ed. Le Muscadier ((2016) janvier

Jours de neige est un recueil de 6 nouvelles que j’ai apprécié.

La première “6 décembre 2014” qui raconte la journée d’un couple qui va participer à un jeu télévisé, est triste et terriblement cynique.

La suivante “J’suis polie… Je demande juste…” est très dure, mais se termine sur une note positive.

La 3ème, “Palais de lumière” montre comment on peut confondre amour et consommation ! Je l’ai trouvée très triste.

Celle qui suit, “La nouvelle”, sur le monde du travail et les petits chefs, est épouvantable !

La 5ème, “Une nuit magique”, sur le non-dit, est très étrange…

Et la dernière “Madame Mathieu” illustre bien le monde actuel ! Et elle est terrible…

Ce sont des nouvelles très courtes, le recueil fait 80 pages. Impossible de vous raconter les histoires, ça gâcherait tout !

Mais si vous tombez sur ce petit recueil, n’hésitez pas, prenez-le !!

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 janvier BD : Aliénor, la légende noire de Delalande, Mogavino et Gomez – Delcourt (2013) – Tome 2 sur 5 parus

Fait partie de la collection Histoire & Histoires  et de la série “Les Reines de Sang” (où l’on trouve aussi “Frédégonde la sanguinaire”, “Isabelle, la louve de France” et “Tseu Hi, la dame dragon”) Que des p’tites nanas sympas, quoi !!

J’avais découvert le tome 1 en 2015, grâce aux 48h de la bd et il m’avait beaucoup plu ! J’ai donc demandé au Père Noël de m’apporter la suite…

Toujours aussi ambitieuse, Aliénor continue à comploter, trahir et mentir, à tirer les ficelles grâce à son mari, le roi Louis VII, amoureux et naïf ! Elle est impitoyable et ne reculera devant rien pour assouvir sa soif de vengeance ou de pouvoir… L’histoire est toujours aussi passionnante (même pour une “nulle” en Histoire comme moi !) et les dessins et couleurs, toujours aussi beaux ! Vivement la suite… Le tome 5 est sorti en juin 2016.
janvier

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Album (0-3 ans): Lola et Olga d’Olivier Dunrea – éd. École des loisirs (2004)

Lola et Olga sont deux petites oies. Lola porte des bottes rouges, Olga, des bottes bleues roi. Tout ce que fait Lola, Olga le fait aussi. Enfin… Presque !

Un petit album rigolo aux couleurs vives et joyeuses qui montre qu’on peut être amis et garder tout de même son autonomie !!

 

 

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Théa pour l’éternité

Thea Pour LéternitéThéa pour l’éternité

Florence Hinckel

Collection Soon

Éditions Syros (2012)

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Les 40 premières pages, on fait la connaissance de Théa, de sa famille, ses amis, son lycée, bref, on la suit dans sa vie quotidienne. Jusque là, rien de bien particulier, ni de spécialement excitant. Mais à partir des pages 39/40, il se passe quelque chose qui va changer en profondeur la vie de Théa…

Ce qui est vraiment intéressant dans ce roman, c’est la prise de conscience de Théa. Et toutes les questions qu’on se pose à la fin. Est-ce qu’être jeune éternellement c’est si intéressant que ça ? Est-ce que l’être humain est “fait” pour ça ? On voit vite les avantages, mais les inconvénients ?

Une certaine critique de notre société “jeuniste” dans ce court roman qui m’a beaucoup plu (peut-être aussi parce qu’ayant plus de 45 ans, j’ai appris que je faisais partie des seniors dans le monde du travail, ce qui m’a un peu choquée, je l’avoue).

Bref, beaucoup de questions très intéressantes nous trottent dans la tête après cette lecture ! On y parle de science, mais aussi et surtout d’éthique et du “pourquoi” de certains de nos choix. Avec quelques liens pour aller plus loin dans les dernières pages.

De cette auteur, je n’avais jusqu’à présent lu qu’un seul livre, très récemment, car il s’agit de U4. Yannis. J’avais bien aimé son écriture et son personnage, du coup, quand je suis tombée sur “Théa pour l’éternité” je me suis dit que j’allais essayer.

Ce livre fait partie de la sélection Ricochet et il a eu de nombreux prix (voir sur la page qui est consacrée à ce livre sur le site de l’auteur).

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L’auteure : Florence Hinckel est née en 1973. Elle a publié de nombreux romans jeunesse chez Syros, Gallimard Jeunesse, Nathan, Rageot, Talents Hauts, Sarbacane… Pour enfants ou adolescents, elle aime explorer tous les genres, avec depuis peu une affection particulière pour le roman d’anticipation. On peut retrouver toute son actualité ici : http://florencehinckel.com

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Ce livre a une particularité pour moi. C’est en effet mon premier livre lu sur tablette !! Je n’avais jusque là jamais essayé, n’en possédant pas, mais n’était, de toute façon, pas fan de la lecture sur écran (l’ordi, au bout d’un moment, ça fait mal aux yeux !!).

Mais le Père Noël (je devrais plutôt dire “la Mère Noël“) est passé par là et m’a fort gentiment apporté une tablette qui contient déjà… Un sacré paquet de bouquins ! Il fallait donc que j’essaie (tous ces livres a portée de main sans les lire ? Impossible !)

Et je dois dire que j’ai revu mon “avis” sur les tablettes. En fait, la luminosité est différente de l’écran d’ordinateur et ça ne fait donc pas mal aux yeux. En plus, l’avantage pour une bigleuse comme moi, c’est qu’on peut régler la taille de la police de caractère et même l’interlignage ou les marges. Et ça, c’est un vrai plus. Un autre avantage et qui est de taille : le poids ! C’est très léger, bien plus qu’un bouquin, ce qui, quand on vieillit, compte aussi. Un dernier truc sympa ? On peut lire sous la couette sans déranger son voisin !! Finalement, je crois que je vais peut-être bien devenir une adepte… SignatureNat

U4 * Yannis * Stephane * Koridwen

 

U4U4.YANNIS — Florence Hinckel

U4.STEPHANE — Vincent Villeminot

U4.KORIDWEN — Yves Grevet

U4.JULES — Carole Trébor

 Syros/Nathan (à paraître le 27 août 2015)

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4 auteurs réunis autour d’un projet commun, soutenus par 2 maisons d’éditions = 4 romans et 4 personnages pour 4 histoires (une “même” histoire vécue différemment par chacun !)

Les auteurs ont créé les personnages féminins et les auteures se sont chargées des personnages masculins.

Dans une interview à 4 voix (plus celle qui pose les questions !) les auteurs nous expliquent la naissance du projet : Une rencontre sur un salon en 2013, où un joyeux groupe se forme, des idées jaillissent et décision est prise d’un projet commun.

Dans un petit livret très chouette les deux maisons d’édition nous présentent l’univers post-apocalyptique de ces romans puis chaque roman séparément ainsi que quelques mots de chaque auteur.

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U4Yannis

U4.YANNIS Florence Hinckel

Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout– peut-être qu’il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger… Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris…

Mon avis : Yannis est un personnage sympathique, assez “timide” au début, il s’affirme au fil des pages. L’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire, mais les personnages, l’ambiance, font que l’on y croit et qu’on tourne les pages pour connaître la suite. La fin, qui n’en est pas une, m’a un peu déçue, mais j’attends de lire le 2ème roman (Stéphane) pour avoir une idée plus globale puisque les 4 romans vont ensemble…

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U4.SU4-StéphaneTEPHANE Vincent Villeminot

Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris…

Mon avis : Finalement, j’ai préféré le premier tome que j’ai lu. Tout simplement parce que j’ai préféré le personnage de Yannis, plus humain, à celui de Stéphane, plus dure. Et puis Yannis est un ado équilibré, il a été aimé, il est gentil, il veut juste s’en sortir, rebâtir quelque chose. Alors que Stéphane a plus souffert, on ne sait rien de sa mère, elle a le sentiment que son père s’est plus occupé de son boulot que d’elle, elle pense plus à elle-même qu’aux autres. Je l’ai trouvée beaucoup moins sympathique que Yannis…

Au final, une idée intéressante, des romans agréables à lire, mais le tout ne me laissera pas un souvenir inoubliable… Je ne peux pas en dire beaucoup plus pour ne pas dévoiler l’histoire, mais il y a une sorte de “non-fin” qui ne m’a pas plu ! On reste sur sa faim si je puis dire… Sauf, sauf… s’il y a une suite de prévu ?  

SignatureNat

U4. KORIDWEN — Yves Grevet

Koridwen est une jeune bretonne, que l’on va suivre dans cette aventure. Vivre seule, appréhender ce qui l’entoure. Koridwen est touchante, par son côté très sympathique et attentif aux autres. Elle va se faire accompagner dans son périple par son cousin, handicapé mental, qu’elle n’a pas voulu laisser derrière elle. Mais ce qui fait la force de Koridwen, ce sont ses origines. Son nom, donné par sa grand mère, un peu sorcière, et les secrets de cette dernière qui l’aide à s’adapter à ce nouveau monde.

Koridwen va faire de nombreuses rencontres sur sa route, des personnages sympathiques, d’autres moins… mais tous ont un fort potentiel qui donne un véritable peps à cette histoire ! On croisera aussi bien sûr les trois autres héros, mais sans trop en dévoiler sur eux. Juste assez pour avoir envie de lire les autres tomes pour les découvrir, et avoir leur point de vue sur certaines situations.

Le mystère est présent tout au long du livre, et il ne faut pas s’attendre à avoir trop de réponses… mais la fin m’a suffit comme elle est, dans les secrets qu’elle renferme et ceux qu’elle met en lumière !

J’ai maintenant hâte de découvrir les autres personnages, même si j’ai peur qu’ils me plaisent moins.

U4 est une série originale qui tire toute sa force de ses personnages, des personnages que l’on découvre peu à peu, au fil des tomes. Une quadrilogie dystopique prenante qui renferme bien des mystères… et des surprises !

Sophie Hérisson

+ L’avis d’Azilis

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

#Bleue de Florence Hinckel #SF

Roman de science fiction pour adolescents

#Bleue

de Florence Hinckel

Syros, 29 janvier 2015
collection Soon
978-2748516869, 15,90€

Si on vous proposait de supprimer toute souffrance émotionnelle pour les enfants et les adolescents, que décideriez-vous ?

Silas est un adolescent comme les autres, ultra connecté aux réseaux sociaux. Sauf qu’il n’a pas vraiment le choix. Dans son époque, c’est une obligation, un lien social virtuel qui permet d’avancer dans la vie. Si on ne poste pas, c’est qu’il y a un problème, et une cellule d’aide se charge d’intervenir. Plus déconcertant encore, la peine, la tristesse, n’existe plus vraiment ! La Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle (CEDE) a été mise en place pour effacer la douleur des souvenirs, sans effacer le souvenir en lui même. A chaque intervention, un point bleu reste sur le poignet. Si les adultes ont le choix, ce n’est pas le cas des mineurs, pour qui l’intervention est automatique en cas de traumatisme.

Silas, notre ado comme les autres, est un peu à part quand même. Parce que ses parents le sont, et parce qu’il aime le calme, loin des reseaux. Pourtant quand sa petite amie Astrid meurt dans un accident, il doit avoir recours à la CEDE et prend peu à peu conscience du monde qui l’entoure différemment.

Il paraît qu’avant, la rue était beaucoup moins sûre. Mais aujourd’hui, l’oblitération est entièrement prise en charge par l’État, ce qui fait qu’un gars comme ce SDF peut en bénéficier autant qu’il le souhaite. Bien entendu, il sera toujours sensible au dénuement, à la sensation de froid ou de faim, mais il peut oublier la douleur morale qui en découle. Ainsi, tous ceux qui ne souffrent plus de leurs conditions de miséreux n’ont plus aucune raison d’être agressifs. Après tout, il faut bien qu’il y ait des pauvres, des moins pauvres et des riches dans notre société ! C’est comme ça depuis toujours, et puisqu’il n’y a pas de travail pour tout le monde, à quoi bon en souffrir ?

Dans ce roman de science fiction en deux parties on découvre un monde tellement proche du notre que l’on ne peut s’empecher de se projeter, et d’avoir peur ! Quel bonheur de ne plus ressentir la douleur, mais quel malheur en même temps… Ce roman est magnifiquement bien construit, les rebondissements sont réellement saisissants. Le turn-over est assuré du début à la fin, sans répis, avec un besoin de connaître le dénouement grandissant.

La sensibilité des personnages offre un récit touchant. Entre engagement et histoire d’amour, Florence Hinkel fait vivre des situations difficiles à des adolescents auxquels on s’attache. Gagner son autonomie ne va pas sans combat, dans notre monde comme dans celui ci !

Un magnifique roman qui allie suspense, resistance et amour dans une histoire prenante, très ancrée dans la réalité pour de la science-fiction…

 + Challenge YA#4