Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Une bouche sans personne

bouche

Une bouche sans personne

Gilles Marchand

Aux forges de Vulcain (2016)

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Éditeur : Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi ?

Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.

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Un homme, dont on sait juste qu’il est comptable, fan des Beatles et qu’il a une cicatrice qu’il cache en permanence sous une écharpe, va tous les soirs, en sortant du travail, rejoindre deux hommes, Sam et Thomas dans le café d’une femme, Lisa. Depuis 9 ans, ensemble, ils discutent, jouent aux cartes et écoutent de la musique.
Un soir, ayant renversé son café sur son écharpe, il part précipitamment. Le lendemain, Sam, Thomas et Lisa lui proposent de déposer son fardeau. Et c’est ainsi qu’il va commencer à raconter son histoire. Peu à peu, le café où il parle et où il « lève le voile » sur sa vie, soir après soir, se remplit.
Au fil des pages, on ressent sa solitude et son isolement dû justement à cette fameuse cicatrice. Une vie bien réglée, des souvenirs soigneusement refoulés et cette cicatrice encore et toujours, bien cachée sous les écharpes.

A un moment, je l’avoue, j’ai failli arrêter ma lecture… ça devenait de plus en plus farfelu (voir le tunnel dans les poubelles et la garde de soldats de plomb) et je ne comprenais plus rien (manque de références de ma part sans doute !).

Mais l’écriture me plaisait et j’étais curieuse de savoir ce qui était arrivé à ce petit garçon.

C’est un roman étrange, une rencontre entre la petite histoire et la grande. Difficile d’en dire beaucoup plus sans dévoiler l’intrigue, ce qui serait dommage.
Il faut se laisser porter par cet étrange roman, se laisser guider par ce narrateur dont on se demande parfois s’il a vraiment toute sa tête…

Au final, un roman qui m’a beaucoup plu, même si certaines choses m’ont sans doute échappé. La fin, terrible, m’a secoué.

Une bouche sans personne est le 1er roman (solo) de Gilles Marchand.
Il a été Finaliste du prix Georges-Brassens, a fait partie de la Sélection Cultura « Talents à découvrir » 2016 et également de la première sélection du prix Landerneau.

Avis précédemment publié sur le site Anamor qui n’existe plus…

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La grande peste (en 2 tomes)

PesteLA GRANDE PESTE

Éric Stalner

(scénario et dessin)

Cédric Simon

(Scénario)

Claudia Palescandolo

(Couleur)

Les Arènes BD (2021)

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T1 : Le quatrième cavalier / T2 : Le labyrinthe et la guerre

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Éditeur : En 1347, une maladie inconnue frappe l’Europe. En cinq ans, elle fait 25 millions de morts. Un diptyque historique fictionnel et documenté à découvrir pour les amateurs d’Histoire, par l’auteur de Saint-Barthélémy (Les Arènes).

Baldus, jeune membre de l’ordre des chevaliers Hospitaliers, navigue en mer Méditerranée au large de Rhodes lorsque son navire croise le chemin d’une galère byzantine à la dérive. Les Hospitaliers l’abordent et ne trouvent à son bord que des cadavres rongés par un mystérieux mal : la pestilence. Alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur navire pour fuir la maladie, un cavalier émerge sur le pont de la galère et décime ses frères d’armes. De son bataillon, seul Baldus survit miraculeusement à l’attaque. S’engage alors une course-poursuite effrénée à travers une Italie ravagée par ce mal inconnu. Au fil de sa fuite, Baldus s’enfonce dans sa propre folie et découvre celle des hommes.

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Peste

En lisant cette bande dessinée, on apprend comment et pourquoi la peste s’est propagée tout autour du bassin méditerranéen. (oui par les rats ! Mais pas seulement…)

En plus d’une bonne histoire, il y a plusieurs double-pages avec des cartes et des infos historiques (sur l’ordre des hospitaliers, les chasses aux sorcières, les flagellants…) C’est très bien fait, à la fois divertissant et didactique, j’aime !

On se promène à travers l’Italie et la France avec les deux personnages, Alixe et Baldus. C’est très beau. J’aime beaucoup les dessins d’Éric Stalner et les couleurs utilisées selon les pages et les moments de l’histoire donnent bien l’ambiance !

peste

C’est un diptyque emprunté à la bibliothèque mais je vais me l’acheter afin de pouvoir le relire.

Une bd à la fois belle, distrayante et instructive, what else ?

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Cette semaine nous sommes chez Fanny

Une soupe à la grenade

soupeUne soupe à la grenade

Marsha Mehran

Éditions Picquier (2021 / vo 2005)

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Éditeur : Trois jeunes sœurs ayant fui l’Iran au moment de la révolution trouvent refuge dans un petit village d’Irlande pluvieux et replié sur lui-même. Elles y ouvrent le Babylon Café et bientôt les effluves ensorcelants de la cardamome et de la nigelle, des amandes grillées et du miel chaud bouleversent la tranquillité de Ballinacroagh. Les habitants ne les accueillent pas à bras ouverts, loin s’en faut. Mais la cuisine persane des trois sœurs, délicate et parfumée, fait germer d’étranges graines chez ceux qui la goûtent. Les délicieux rouleaux de dolmas à l’aneth et les baklavas fondant sur la langue, arrosés d’un thé doré infusant dans son samovar en cuivre, font fleurir leurs rêves et leur donnent envie de transformer leur vie.

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Un roman conseillé par une collègue, à qui je parlais des bons petits plats qu’on trouvait dans “La bâtarde d’Istanbul” qui m’avait fait saliver tout au long de ma lecture… Dans celui-ci également, beaucoup de descriptions de plats et même une recette à chaque chapitre.

Bref, de quoi faire soupirer rêver les gourmandes comme moi ! Derrière cette histoire de sœurs qui ouvrent un restaurant, il y a la révolution iranienne et la fuite devant la violence et l’insécurité. Rien n’a changé finalement depuis ce roman qui a été inspiré à l’autrice par la fuite de ses parents en 1979, à la chute du Shah.

Au fil des pages et des recettes, on comprendra pourquoi les 3 sœurs ont pris la fuite. Et, en même temps qu’elles, on apprendra à connaître les habitants de cette petite ville.

Une jolie lecture, gourmande et parfumée, qui m’a beaucoup plu !

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Lire quelques pages (site éditeur)

Gone with the wind T1

GoneGone with the wind T1

Pierre Alary

D’après l’œuvre de Margarett Mitchell

Rue de Sèvres (2023)

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Éditeur : Scarlett O’Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des États-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux. Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle. Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours. L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.

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“Mamzelle Scarlett ! Mamzelle Scarlett !” (crié par une vieille femme noire, Mammy, qui a un fort accent du sud des États-Unis) Voilà la 1ère chose qui me vient à l’esprit quand je pense à “Autant en emporte le vent“.

La 2ème ce sont les visages de Vivien Leigh (Scarlett) et Clark Gable (Reth Butler) qui sont les rôles principaux du film de Victor Fleming (sorti en 1939 aux USA et après la guerre en Europe). Le roman de Margarett Mitchell dont sont tirés le film et la bd est, lui, paru en 1936.

C’est tout à la fois un drame et une romance qui se déroulent pendant la guerre de Sécession. Scarlett est une jeune fille décidée et amoureuse. Pourtant, lorsque la guerre éclate, le plus important pour elle devient de conserver Tara, le domaine familial. Très combative, elle sera prête à tout pour ça.

Je ne vous cache pas que j’avais adoré le film (il faudrait que je le revoie). L’histoire, les acteurs, les couleurs ! Notamment lors de l’incendie d’Atlanta, le rendu était magnifique… Et il y a beaucoup beaucoup plus dans ce film qu’une “simple” histoire d’amour.

Bref. Revenons à la BD. J’ai trouvé que l’histoire était bien respectée, les dessins sont beaux, les couleurs lumineuses. Rien à redire de ce côté là.

Par contre, du côté du caractère des personnages, j’ai un petit bémol : La Scarlett dont je me souvenais (celle du film donc) était beaucoup plus chipie, limite peste que celle qui est présente dans cette histoire. Ici, on a surtout envie de la plaindre. Alors que dans le film on avait parfois envie de lui mettre des claques !!

On verra bien dans le tome 2 si son caractère s’affirme un peu plus ! (il est sorti début 2025 mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire…)

Gone with the wind : le cinéma avait tout dit, la BD s'y colle pour la 1re fois, autant en emporte toujours le vent avec le souffle de Pierre Alary - Branchés

Feuilleter quelques pages (site éditeur)

Avec Fabien Nury au scénario : Silas Corey

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Cette semaine nous sommes chez Blandine

Une lecture qui participe également à d’autres challenges

Le challenge ABC (A) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)