La Maîtresse des épices – Les Étapes Indiennes

épices
Roman

LA MAÎTRESSE DES ÉPICES

Chitra Banerjee DIVAKARUNI

Traduit de l’anglais par Marie-Odile Probst

Picquier poche (2002/ vo 1997)

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Résumé de l’éditeur : Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l’art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de ” Première mère ” sur une île secrète de sa terre natale, l’Inde, au prix de l’obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute.

C’est ainsi que dans ce quartier d’immigrés d’Oakland, en Californie, elle se penche humblement, secrètement, sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l’épice-racine, clef intime qui restaure l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo, au cœur généreux et plein de compassion, violera un à un les interdits, dont celui de l’amour, au risque de remettre en cause ses pouvoirs.

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Le début de ce roman m’a un peu surprise et même déroutée. Puis je me suis laissée envoûter par la voix de cette conteuse et par cette histoire colorée au parfum d’épices. Une histoire qui mêle les coutumes et les traditions, celles de l’Inde, et la vie quotidienne d’immigrés dans l’Amérique moderne. Les choix à faire entre traditions et modernité. Les souffrances dues à la qualité d’immigré. Celles dues au fait d’être une femme. Il y a beaucoup de souffrance, mais beaucoup d’amour aussi dans ce très joli conte !

A lire si vous aimez les épices, les histoires d’amour, l’Inde et sa cuisine bien sûr.

Un joli roman qui m’a beaucoup plu !

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Chez le même éditeur : Mes sacrées tantes (nouvelles)

Un roman lu dans le cadre du challenge

#lesetapesindiennes (Instagram)

Les étapes Indiennes (Facebook)

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Chez Blandine et Hilde

Un roman qui participe aussi à l’Objectif PAL chez Antigone

car il était sur mes étagères depuis plus d’un an.

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Mes sacrées tantes – Nouvelles Indiennes

tantesRecueil de 8 nouvelles
Ado/Adulte

Mes sacrées tantes

Bulbul SHARMA

Traduit de l’anglais (Inde) par Mélanie Basnel

Picquier poche (2009)

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Le pèlerinage de Mayadevi

Pour son anniversaire (68, 70 ou 75 ans, elle ne savait plus très bien) Mayadevi décida de se rendre à Londres pour voir son plus jeune fils, Amit. Celui-ci, parti 40 ans plus tôt à l’âge de 18 ans, n’était en effet jamais revenu et elle souhaitait le revoir avant de mourir. La chute est amusante.

L’atterrissage à Bishtupur

Neelima faisait le désespoir de son père. Celui-ci, homme cultivé et ayant un point de vue moderne sur l’émancipation des femmes, souhaitait donner la meilleure éducation possible à sa fille. Mais Neelima ne voulait pas aller à l’école, elle voulait se marier ! C’est assez drôle et ça donne une bonne idée de certaines coutumes indiennes.

Les tantes et leurs maux

Meera, 14 ans, était à la fois très excitée et très embarrassée. C’était la première fois qu’elle partait en voyage sans ses parents. D’où l’excitation. Mais elle voyageait avec trois tantes un peu excentriques qui passaient leur temps à se faire remarquer, d’où l’embarras… Une histoire très drôle !

Une très jeune mariée

Le traumatisme vécu par une jeune enfant que l’on a marié et qui se retrouve loin de ses parents dans sa nouvelle demeure, celle de son mari, guère plus âgé qu’elle. On apprend pas mal de choses sur certaines coutumes et il y a pas mal d’humour aussi !

Les premières vacances de R. C.

Rathin Chandra Banerjee était un homme sérieux, avec une vie très organisée et des règles très précises. Ce matin là pourtant, il surprit tout le monde en décidant d’emmener toute la maisonnée en vacances. Vacances, pourtant, qui n’avaient rien d’un voyage d’agrément, comme il le fit tout de suite comprendre. C’était plutôt une sorte de pèlerinage. Où comment on peut être amené à lâcher prise !! Une histoire pleine de rebondissements pour cet homme à la vie réglée comme du papier à musique…

Jusqu’à Simla en tonga

Ananda était en route pour prendre un poste de traducteur auprès des britanniques quand il vit Anima. Il tomba aussitôt amoureux d’elle et la demanda en mariage. Après un long et fatigant voyage, ils arrivèrent à Simla et s’installèrent dans une maison. Au fil du temps, Anima et Ananda s’éloignèrent l’un de l’autre. Une drôle d’histoire qui parle de l’accession à l’indépendance de l’Inde et qui se termine le 15 août 1947.

Une trop grande épouse

Rupbala était une femme d’un mètre soixante quinze. Rien d’extraordinaire, sauf que son mari, qui ne faisait qu’un mètre soixante, en avait pris ombrage.  Le mariage avait été conclu par les parents alors que tous deux étaient enfants et la différence de taille invisible à ce moment là. Rupbala apprendra que sa taille peut servir et même être appréciée !

La vie dans un palais

Un jour, le mari de Gita s’en alla. Du coup, celle-ci décida de faire la même chose et d’aller à la ville chercher du travail. Mais le reste de la famille ne l’entendait pas de cette oreille…. S’émanciper n’est pas une chose facile !

J’ai passé un bon moment avec ce recueil de nouvelles. N’ayant que peu de connaissances sur l’Inde, j’ai parfois été surprise par le poids de la famille, des coutumes ou traditions… Un glossaire, bienvenu, clos ce recueil.

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INDE : Romans, BD et nouvelles déjà lus

  1. BD : India Dreams (T1) de Maryse et Jean-François Charles
  2. Roman : La tresse de Laetitia Colombani
  3. Nouvelle : Aucune terre n’est la sienne de Prajwal Parajuly
  4. Roman : L’extraordinaire voyage du Fakir… de Romain Puertolas

 

Les littératures de l’Inde aux éditions Picquier

 

Challenge “Les étapes indiennes” proposé par Hilde du Livroblog

Du sang sur la toile – Polar – Mois du Japon (2)

polarMois du Japon
Polar adulte

Du sang sur la toile

MIYABE Miyuki

Éd. Philippe Picquier (2010)

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Présentation de l’éditeur : Une vie imaginaire peut-elle s’achever dans le sang ? Un homme est retrouvé lardé de vingt-quatre coups de couteau sur un chantier de construction dans la banlieue de Tôkyô. Rapidement, les inspecteurs du DPM, le département de la police métropolitaine de la capitale, découvrent que cet homme, en apparence bon père de famille, menait secrètement plusieurs vies, dont l’une se déroulait sur Internet, où il s’était créé une seconde famille, virtuelle.

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L’ayant lu sur plus d’une semaine, j’ai parfois eu du mal à me rappeler qui était qui… Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver avec des noms et prénoms étrangers comme les noms japonais lorsqu’on n’a pas trop l’habitude (j’avais eu le même souci au départ avec certains polars nordiques).

Pourtant, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce polar bien ficelé.

Une fascinante histoire qui mêle amour, haine, famille, collègues de travail, vie réelle et virtuelle. Une enquête redoutablement bien menée !

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On surnomme Miyuki MIYABE “la reine japonaise du crime“.

De cette autrice, Sophie vous avait déjà présenté : La librairie Tanabé (récits policiers)

Chez le même éditeur, d’autres romans de Miyuki Miyabe.

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C’est ma 2ème participation pour le challenge “Un Mois au Japon2020

Et en plus, je suis dans le thème de la semaine qui est “Femmes japonaises à l’honneur” (De plus en plus incroyable, non ?)

Chez Lou et Hilde

Ainsi qu’à l’objectif PAL chez Antigone

(Dans ma pal depuis plus de 2 ans…)

Feng, un conte par Thierry Dedieu

FengFENG

Thierry Dedieu

Picquier Jeunesse (2012)

C’est une réédition, il est sorti en 1995 aux éditions du Seuil

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Feng est un petit paysan chinois passionné par les cerfs-volants. Il part retrouver un vieux sage dont on dit qu’il maîtrise les secrets des cerfs-volants et du vent. Le vieux maître accepte, non pas de lui enseigner son art “Un lion qui imite un lion est un singe“, mais de le mettre sur la voie en lui prodiguant quelques conseils…

Feng

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Présentation de l’éditeur : C’est l’histoire initiatique d’un élève qui demande à son maître le secret du cerf volant qui vole au dessus des cieux. Réédition et adaptation graphique d’un livre paru en 1995 aux éditions du Seuil, Prix Alphonse Daudet (jury Goncourt).

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FengJ’ai trouvé l’histoire très jolie, à la fois conte initiatique et conte chinois ; elle nous apprend qu’on apprend mieux par soi-même, en observant, en faisant, plutôt qu’en apprenant bêtement par cœur ou en copiant… Mais ce que j’ai vraiment adoré, ce sont les illustrations ! Le fond est un mélange de jaune et de vert ou de jaune et de beige selon les pages (cela doit avoir un nom, je ne le connais pas !) et les dessins sont très délicats. La double page sans texte qui montre Feng sur sa barque partant à la recherche du monastère est superbe, on dirait un vieux tableau avec ses tampons dans le bas de la page… Fait au fusain ou à la craie grasse ?

Le format (plus de 34 cm de hauteur) est également assez inhabituel pour un album.

Dans la première version de ce conte (couverture rouge et noire à droite) les illustrations étaient en noir & blanc sur fond gris. La version que j’ai lu est dans les tons marrons /ocre / beige avec parfois un peu de vert, d’or ou de rouge… Superbe !

Pour avoir une idée des illustrations de la première version

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Un auteur que je vous conseille vivement d’aller découvrir si vous ne le connaissez pas encore !

Albums de cet auteur déjà présentés sur ce blog : J’ai adopté un crocodile / Un mur sur une poule, Bob et Marley : le cadeau (2ème album présenté) , Yakouba / Aagun, Le maître des estampes

Son site ici

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