Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

L’assassin de l’ agent de police

agent

Enquête policière et critique sociale

L’assassin de l’ agent de police

Maj Sjöwall & Per Wahlöö

Traduit du suédois par Philippe Bouquet

Série “Grands Détectives”

Éditions 10/18 (1987 /vo 1974)

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Éditeur : Au fin fond de la campagne suédoise, un cadavre de femme est retrouvé dans un marécage. C’est la personnalité de son voisin qui intéresse particulièrement la police. Mais comme souvent, les apparences sont trompeuses et les préjugés, tenaces. C’est alors qu’une fusillade oppose des flics à des adolescents. L’un des policiers décède et Malm organise la chasse à l’ado survivant. Les méthodes employées montrent que la militarisation des forces de police a bel et bien commencé. Martin Beck et Lennart Kollberg sont sur les deux affaires. Plongés dans une ambiance provinciale peu familière, ils vont croiser une vieille connaissance que tout désigne comme un coupable idéal. Les appels au lynchage, la médiocrité de la presse, la crétinerie des flics de base menacent de faire dégénérer la situation. Écœuré, Lennart Kollberg décide de quitter la police.

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En faisant quelques recherches, je me suis aperçue que ce tome était le 9ème d’une série qui en compte 10. Mais franchement, à part quelques moments où ils parlent d’enquêtes passées, ce n’est vraiment pas gênant.

Ce qui m’a surprise en revanche, c’est la critique plutôt virulente de la société. Que ce soit pour critiquer le système de santé et le mauvais état des hôpitaux, ou pour parler de nombreux morts à cause d’une police dont certains se prennent pour des cowboys ou sont tout simplement insuffisamment formés. En fait, ce roman a été publié en 1974 et je pense que la Suède a beaucoup changé depuis !

Kollberg n’était pas une mauviette mais cela ne l’empêcha pas de recevoir un choc en entrant dans le service. Il regarda le pense-bête que Månsson lui avait remis. Si, c’était bien là. Quand au fait qu’il se trouvait en Suède, il le savait déjà.

Le bâtiment datait du XIXème siècle et la salle commune comportait une trentaine de lits. La plupart des patients étaient apparemment en bien triste état car le local résonnait de gémissements et d’appels à l’aide. L’odeur était pestilentielle et le spectacle dans son ensemble ressemblait fort à celui d’une infirmerie de campagne au cours de la guerre de Crimée. Les lits n’étaient même pas séparés par des paravents ou par des tentures.

Même si ce n’est pas tout à fait la même chose, cela m’a rappelé les enquêtes de Varg Veum de Gunnar Staalesen qui est très critique aussi envers la société norvégienne cette fois-ci…

La bonne surprise, c’est qu’en rangeant mon étagère “littérature nordique” j’ai vu que j’avais un autre roman de ces deux auteurs, le tome 3 “L’homme au balcon”.

En bref : Une très bonne lecture !

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Un hiver polar chez Alexandra

Pour le bingo je coche les 3 cases : Scandinavie / Arme à feu et Féminicide

(3ème participation)

Logo du Challenge Un hiver polar 2025-2026

Escapades européennes : polars scandinaves (Suède) chez Cléanthe

https://www.danslabibliothequedecleanthe.fr/wp-content/uploads/2025/03/20250313_174813-1-scaled.jpg

Thrillers et Polars chez Sharon

C’est le 8è/26 pour En sortir 26 en 2026

En 2026

Le challenge ABC (lettre S) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre A) de Sophie (sur ce blog)

Marshal Bass T1

MARSHAL BASSMarshal

T1 : Black & White

Macan (Scén.) & Kordey (Dessin)

Desko (Couleur)

Delcourt (2017)

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Éditeur : Dans cette nouvelle série, Macan et Kordey retracent les aventures du premier marshal afro-américain. Située pendant la période la plus troublée du western, l’histoire de River Bass est celle d’un héros très seul.

Arizona, 1875. Un gang d’esclaves affranchis, dirigé par un mystérieux Milord, terrorise tout un état. River Bass, premier afro-américain de l’US Marshal Service, est le seul à pouvoir l’infiltrer. Il a accepté l’étoile pour le respect et l’égalité, mais il ne sera confronté qu’à la cruauté du monde. Bass sera démasqué par le gang infiltré et son combat pour la justice s’arrête là . Commence alors celui pour sa vie…

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La couverture de ma BD est différente de celle que vous pourriez trouver en librairie ou médiathèque parce qu’il s’agit de la version réalisée pour les 48H BD en 2022. Voici donc bientôt 4 ans (les prochaines 48h BD c’est les 3 et 4 avril 2026) que cette bd traînait dans ma pal. En effet, j’avais bien aimé la couverture et le côté “western noir”. Et puis, pour 2 euros, ça vaut le coup de tenter un truc qu’on ne connait pas.

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Alors, qu’est-ce que j’en ai pensé ? A vrai dire, j’ai trouvé que ça allait un peu vite. Le Marshal Bass trouve tout de suite le gang et réussi à l’infiltrer sans problème. Quand aux dessins, ils sont bien faits, j’ai trouvé qu’ils manquaient peut-être un peu de finesse, qu’ils étaient un peu “figés”. Et le tout est assez sombre. Et violent, comme beaucoup de westerns ou de polars.

J’ai trouvé dommage que certaines choses soient survolées, comme l’esclavage (le gang ce sont des esclaves affranchis) ou encore le racisme (à part une discussion intéressante pages 21 et 22 entre le colonel responsable des US Marshals et un de ces adjoints blanc, qui ne comprend pas pourquoi il a embauché un noir).

Spoil qui n’en est pas un puisqu’il y a 12 tomes parus : Le Marshal Bass se verra confier une nouvelle enquête et, cette fois-ci, pour rechercher un homme blanc…

Le tome 12, final de cette série est sorti en mai 2025.

Pour cette histoire, le scénariste s’est inspiré d’une histoire vraie. Celle de Bass Reeves, “premier adjoint noir de l’United States Marshals Service à l’ouest du Mississippi” (Wikipédia).

Je suis très mitigée en fait ! Ça ne m’a pas déplu, mais d’un autre côté, je ne suis pas sûre de lire la suite… Au final, c’est surtout une BD avec beaucoup d’action. Je lirai sans doute le tome 2 quand même, pour voir comment ça évolue.

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Feuilleter les 10 premières planches (éditeur)

L’avis de Belette, qui a plus apprécié que moi, même si elle lui a trouvé quelques défauts aussi.

Cette semaine nous sommes chez Noukette
Pour un spécial “Bulles d’enquête” !
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Et cet album participe également au AAHM challenge chez Enna
puisqu’on y parle de gang d’esclaves affranchis, du 1er US Marshal noir et de racisme…

Patte de velours, oeil de lynx

PatteLittérature suédoise

Patte de velours, œil de lynx

Maria Ernestam

Traduit du suédois par Esther Sermage

Gaïa Éditions (2015 / vo 2014)

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Éditeur : Sara et Björn ont quitté la vie citadine pour s’installer à la campagne dans la maison qu’ils viennent de rénover. À la clé, un grand jardin à défricher, paradis d’espace et de liberté pour eux comme pour leur chatte, Michka.

Le couple d’en face, uniques voisins, leur réserve un accueil plus que cordial, thermos de café et brioches maison en guise de cadeaux de bienvenue. Ils n’ont qu’un seul défaut, leur propre chat, Alexander, un animal belliqueux qui défend son territoire toutes griffes dehors.

Tel chat, tel maître ? Les cicatrices du passé et la fragilité des êtres révèlent parfois de bien sombres desseins. Au fond du jardin ou derrière les rideaux tirés, une guerre des nerfs s’engage.

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Ce n’est pas réellement un “polar”, au sens où il n’y a pas de policier ou d’enquêteur. C’est plutôt un thriller car il y a un vrai suspense et une réelle tension dans cette histoire ! Et il y a également pas mal d’humour. Mais il y a tout de même un cambriolage avec agression (et là on parle de la police) et un gros gros problème de voisinage…

C’est un tout petit livre (il fait 104 pages avec la postface) que j’ai lu d’une traite hier soir. Et il m’a beaucoup plu ! J’ai vraiment apprécié le style de l’autrice.

Du coup, j’ai été très contente de constater que j’avais trois autres romans de cette autrice dans ma pal !

Les oreilles de Buster” / “Toujours avec toi” et “Le peigne de Cléopâtre” qui sont par contre beaucoup plus gros que celui-ci (ils font entre 375 et 450 pages) Les avez-vous lus ? Aimés ?

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Lire les deux premiers chapitres (site éditeur)

Un roman qui participe à de nombreux challenges

Les gravillons de l’hiver (104 pages) chez La petite liste

Gravillons

Un hiver polar chez Alexandra

Pour le bingo je coche les cases : Vengeance / Jalousie et Chat !

Logo du Challenge Un hiver polar 2025-2026

Escapades européennes : polars scandinaves chez Cléanthe

https://www.danslabibliothequedecleanthe.fr/wp-content/uploads/2025/03/20250313_174813-1-scaled.jpg

Thrillers et Polars chez Sharon

C’est le 7è/26 pour En sortir 26 en 2026

En 2026

Le challenge ABC (lettre E) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre P) de Sophie (sur ce blog)

Nous serons tempête ♥

tempêteNous serons tempête ♥

Jesmyn Ward

Belfond (2025)

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Une Lecture Commune avec Enna (sauf qu’elle l’a lu en anglais !)

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Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et n’est guère plus âgée quand son maître, qui est aussi l’homme qui a violé sa mère, se débarrasse d’elle avec d’autres esclaves.
Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle-Orléans, Annis tente de se raccrocher à la vie et aux enseignements de sa mère : se battre, toujours, avec les armes et les sagesses qu’elle lui a transmises. Avec la mémoire aussi, celle de ces femmes qui, avant d’être arrachées à leur terre, ont été les guerrières des rois du Dahomey. Et avec la seule force qui lui reste, sa connaissance des plantes, des abeilles, de cette nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs et qui pourtant est nourricière pour qui l’honore.
Et puis, quand Annis se sent sombrer, elle peut encore implorer Aza, l’esprit de sa grand-mère, capable de faire gronder l’orage et tomber la pluie. Celle qui, quand la faim et la douleur se font trop fortes, lui murmure qu’un jour, elle et ses frères et sœurs de malheur seront tempête…

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Que dire de cette histoire ? Qu’elle est terrible ? Certainement proche de la réalité ? Que je l’ai adorée ?

Tout cela est vrai. J’ai beaucoup aimé ce récit et j’ai aimé, cette fois encore, l’écriture fluide, poétique et émouvante de Jesmyn Ward. C’est touchant, c’est troublant aussi quand on se dit que tout cela a bel et bien existé. (Et que cela existe encore, sous une forme ou une autre…)

La jeune Annis, esclave et fille d’esclave (sa mère a été violée par le maître), séparée de sa mère, vendue, se retrouve sur la route de la Nouvelle Orléans. Et on se rend compte de ce qu’on probablement subit de nombreux esclaves : la fatigue ou plutôt l’épuisement, la faim, les viols, les coups, la peur… En a-t-il fallu du courage, à ceux qui ont osé se rebeller ou s’enfuir !!

Le côté fantastique de cette histoire, avec Aza, un esprit qui joue avec le vent et qui parle à Annis, aide à “supporter” toutes ces horreurs. Grâce à cet esprit et aux rencontres qu’elle fait, Annis arrive à garder l’espoir d’une vie meilleure.

Une très belle histoire que je vous recommande chaudement !

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De la même autrice : Le chant des revenants

AAHM chez Enna

Le challenge ABC (lettre W) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre N) de Sophie (sur ce blog)