Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Hoka Hey ! ♥

HokaHOKA HEY !

NEYEF

LABEL 619

Rue de Sèvres (2022)

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Georges est un jeune indien Lakota d’une dizaine d’années. Le Révérend qui l’a recueilli (pour lui servir de domestique) lui a dit que tous les américains devaient connaître la parole de Dieu. Georges a donc décidé d’apprendre la Bible par cœur pour être un bon américain. Son vœu le plus cher est d’aller étudier la médecine à l’université.

Suite au décès du Révérend, il se retrouve avec un groupe de cavaliers composé de deux indiens (un homme et une femme) et d’un irlandais. Il va les suivre dans leur périple et apprendre ce qu’être un indien veut dire…

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C’est un western qui parle d’indiens qui ne veulent pas rester dans les réserves où on les a parqués. Qui ont été marqués par certains hommes blancs de différentes façons et qui veulent se venger. Une BD qui parle aussi d’initiation, d’amitié et de liberté.

Ce n’est pas une histoire très gaie, même s’il y a des passages où l’on sourit. Et c’est franchement violent par moments, comme l’a été la conquête de l’Ouest.

On suit donc cette petite bande dans sa chevauchée à travers les grands espaces de l’ouest américain qui sont magnifiquement représentés. Les illustrations et les couleurs sont un régal pour les yeux. Certaines planches, avec la lumière rasante du soleil couchant sont splendides, à l’image de la couverture.

Hoka Hey, c’est un cri. Un cri que Georges, jeune indien Lakota, va apprendre à pousser en retrouvant ses racines indiennes.

Il y a une atmosphère particulière, l’histoire est originale et couleurs comme illustrations sont superbes.

Un auteur à suivre !

On en parle sur les blogs : GambadouLa valse des pagesPépitaThe Cannibal Lecteur

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C’est aussi un beau cadeau à demander au Père Noël ou à glisser sous le sapin !

226 pages en grand format (24×32 cm) avec un dos toilé.

Pour le prix tout à fait honnête de 22,90 euros.

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Lire les premières pages (site éditeur)

C’est un album qui a reçu plusieurs prix :

 

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

LE GRAND INCIDENT ♥

incidentLE GRAND INCIDENT

Zelba

Futuropolis & Louvre Éditions (2023)

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Paris. La foule fait la queue au Louvre, comme d’habitude. Ou presque. En effet, suite au “grand incident “, le Louvre a fermé, et, quand il a rouvert, de nouvelles règles sont apparues. Les messieurs de plus de 18 ans sont priés de laisser leurs vêtements, tous leurs vêtements, au vestiaire…

Mais, me direz-vous, comment en est-on arrivé là ?? Pour le savoir, il faut retourner 6 mois en arrière. Le Louvre, un jour comme les autres. Des ados tripotent les sculptures de femmes nues, font des remarques désobligeantes, voire franchement sexistes. Depuis 30 ans, Teresa fait le ménage au Louvre. Et elle entend les plaintes des statues de femmes dénudées qui en ont assez… Le moment du grand incident n’est pas loin.

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C’est de l’humour absurde, mais pas seulement.

On parle ici de la façon dont sont représentés les corps nus dans l’art, selon qu’ils sont masculins ou féminins. Pour les hommes, la nudité est souvent une façon de montrer leurs muscles et leur virilité. Alors que le corps des femmes est souvent comme à l’abandon, soumis ou carrément agressé.

Il y a un côté pédagogique aussi, avec de nombreux exemples de sculptures ou de peintures.

Côté mise en page, il n’y a pas de cases. Les illustrations se “superposent” un peu parfois donnant de drôles de perspectives, des personnages très grands par exemple. Il y a des décors qui sont comme esquissés au crayon bleu ou rouge. De magnifiques reproductions de statues ou de tableaux et des personnages avec de drôles de nez, un peu grotesque. C’est très varié !

Bref, c’est amusant, intelligent, pédagogique, féministe. En un mot ? Excellent ! ♥♥♥

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C’est une autrice-illustratrice que je découvre avec cet album. Mais j’avais déjà entendu parler de sa précédente BD, autobiographique et beaucoup moins drôle, puisqu’elle parle de l’euthanasie : Mes mauvaises filles

Le blog de Zelba (inactif depuis 2023 mais vous pouvez quand même aller voir ses dessins)

Son compte FB et son Insta

Une courte biographie sur le site de l’éditeur

Cette semaine, nous sommes chez Moka, Au milieu des livres

Le Horla – BD

HorlaAdaptation d’un classique

LE HORLA

de Guillaume Sorel

D’après l’œuvre de Guy de Maupassant

Rue de Sèvres (2014)

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Éditeur : Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, lorsque d’étranges phénomènes commencent à se produire. Quelqu’un boit la carafe d’eau sur sa table de nuit, des objets disparaissent ou se brisent, une fleur est cueillie par une main invisible… Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu’un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrissant de ses provisions. Pis encore, cet être, qu’il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant… Du Horla ou de l’homme, l’un des deux doit périr. Le Horla, comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu’il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l’angoisse, la hantise du suicide et la peur de l’invisible.

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Lire les premières planches (site éditeur)

Du même auteur, j’avais bien aimé : Bluebells wood

De Maupassant, présentés sur ce blog : Contes de la Bécasse (pas mon préféré !) – La parure

Un site consacré à Maupassant sur lequel on trouve le horla en pdf.

 

Cette semaine, nous nous retrouvons Au milieu des livres avec Moka

Cette BD participe également au challenge “2024 sera classique aussi !

2024

Glacé d’après le roman de Bernard Minier

GlacéAdaptation du roman policier du même nom

GLACÉ

Thirault & Mig

d’après Bernard Minier

Éd. Philéas (2022)

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Éditeur : Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée quand l’ADN d’un des détenus les plus notoires de l’asile, Julian Hirtmann, accusé d’avoir tué et violé plusieurs femmes, est retrouvé sur le corps du cheval… et quelques jours plus tard, le premier meurtre a lieu. Une histoire sombre de folie et de revanche semble alors se dérouler.
Le commandant Martin Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière. Aidé par la capitaine de la gendarmerie Irène Ziegler, il doit utiliser toutes leurs compétences pour résoudre ce mystère et mettre fin aux agissements d’un des criminels les plus diaboliques qui soit.

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Cette bd reprend la première enquête du Commandant Servaz, Glacé. Je l’ai lu il y a plusieurs années (il est sorti en 2012). Mais j’ai eu l’impression que l’histoire avait été bien respectée. Elle m’est apparue beaucoup moins longue par contre, comme zippée ! Et c’est forcément le cas car le roman fait plus de 700 pages et la bd une centaine… Non seulement il n’y a pas de descriptions (partiellement remplacées par les illustrations) mais le suspense est forcement moindre.

La mise en page, faite de petites cases avec beaucoup de gros plans sur les visages donne un aspect un peu étriqué, un peu serré à l’ensemble.

L’ambiance est bien rendue par contre dans les illustrations, avec ces couleurs froides, ces dégradés de bleu et vert qui donnent le frisson.

Par contre, je n’ai pas du tout aimé le visage des hommes notamment, aux traits anguleux, figés et parfois un peu trop ressemblants.

A choisir, je vous conseille de lire le roman !

L’avis de Belette (alias TheCannibalLecteur)

D’autres polars en BD que j’ai beaucoup aimés : Automne en baie de sommeBertille & Bertille

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C’est le jour des “Bulles frissons” et c’est chez Blandine