Marshal Bass T1

MARSHAL BASSMarshal

T1 : Black & White

Macan (Scén.) & Kordey (Dessin)

Desko (Couleur)

Delcourt (2017)

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Éditeur : Dans cette nouvelle série, Macan et Kordey retracent les aventures du premier marshal afro-américain. Située pendant la période la plus troublée du western, l’histoire de River Bass est celle d’un héros très seul.

Arizona, 1875. Un gang d’esclaves affranchis, dirigé par un mystérieux Milord, terrorise tout un état. River Bass, premier afro-américain de l’US Marshal Service, est le seul à pouvoir l’infiltrer. Il a accepté l’étoile pour le respect et l’égalité, mais il ne sera confronté qu’à la cruauté du monde. Bass sera démasqué par le gang infiltré et son combat pour la justice s’arrête là . Commence alors celui pour sa vie…

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La couverture de ma BD est différente de celle que vous pourriez trouver en librairie ou médiathèque parce qu’il s’agit de la version réalisée pour les 48H BD en 2022. Voici donc bientôt 4 ans (les prochaines 48h BD c’est les 3 et 4 avril 2026) que cette bd traînait dans ma pal. En effet, j’avais bien aimé la couverture et le côté “western noir”. Et puis, pour 2 euros, ça vaut le coup de tenter un truc qu’on ne connait pas.

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Alors, qu’est-ce que j’en ai pensé ? A vrai dire, j’ai trouvé que ça allait un peu vite. Le Marshal Bass trouve tout de suite le gang et réussi à l’infiltrer sans problème. Quand aux dessins, ils sont bien faits, j’ai trouvé qu’ils manquaient peut-être un peu de finesse, qu’ils étaient un peu “figés”. Et le tout est assez sombre. Et violent, comme beaucoup de westerns ou de polars.

J’ai trouvé dommage que certaines choses soient survolées, comme l’esclavage (le gang ce sont des esclaves affranchis) ou encore le racisme (à part une discussion intéressante pages 21 et 22 entre le colonel responsable des US Marshals et un de ces adjoints blanc, qui ne comprend pas pourquoi il a embauché un noir).

Spoil qui n’en est pas un puisqu’il y a 12 tomes parus : Le Marshal Bass se verra confier une nouvelle enquête et, cette fois-ci, pour rechercher un homme blanc…

Le tome 12, final de cette série est sorti en mai 2025.

Pour cette histoire, le scénariste s’est inspiré d’une histoire vraie. Celle de Bass Reeves, “premier adjoint noir de l’United States Marshals Service à l’ouest du Mississippi” (Wikipédia).

Je suis très mitigée en fait ! Ça ne m’a pas déplu, mais d’un autre côté, je ne suis pas sûre de lire la suite… Au final, c’est surtout une BD avec beaucoup d’action. Je lirai sans doute le tome 2 quand même, pour voir comment ça évolue.

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Feuilleter les 10 premières planches (éditeur)

L’avis de Belette, qui a plus apprécié que moi, même si elle lui a trouvé quelques défauts aussi.

Cette semaine nous sommes chez Noukette
Pour un spécial “Bulles d’enquête” !
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Et cet album participe également au AAHM challenge chez Enna
puisqu’on y parle de gang d’esclaves affranchis, du 1er US Marshal noir et de racisme…

DOWNLANDS

Downlands

Coup de cœur ♥

DOWNLANDS

Norm Konyu

Glénat (2025)

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Éditeur : James Reynolds, 14 ans, habite dans un petit village du sud de l’Angleterre. Après le décès soudain de sa sœur jumelle Jennifer, il demeure hanté par ses dernières paroles : elle aurait aperçu un terrifiant chien noir peu avant de mourir. Or dans le folklore local, l’apparition de cette créature est considérée comme un présage funeste. Avec l’aide d’une vieille voisine, Mme Walker, que les enfants du village surnomment craintivement « la sorcière », James se plonge dans l’histoire locale, et part à la découverte des légendes, croyances et faits divers des hameaux avoisinants. Ses investigations le mèneront bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer…

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Indiqué à partir de 10 ans par l’éditeur, j’avoue que j’aurai tendance à dire plutôt à partir de 13/14 ans… Cette histoire parle de la mort, de présages funestes, de fantômes et me paraît un tantinet trop compliquée et effrayante pour un enfant de 10 ans.

J’ai adoré cette BD !

J’ai aimé cette histoire qui ressemble à un conte, les dessins originaux et leurs splendides couleurs.

(Plein de planches sur BDGest)

C’est une histoire qui parle du passage du temps, des échos, des empreintes que les vies laisseraient dans certains endroits. Certains parleront de fantômes ou d’ombres entraperçues du coin de l’œil…

Et ça parle aussi du deuil. Ce jeune garçon, James, a perdu sa sœur jumelle et ne peut l’accepter. Il va tout faire pour essayer de comprendre ce qui lui est arrivé. D’autres histoires, d’autres destinées se mêlent au fil des pages. Les fils se croisent et finissent par former une trame tout à fait cohérente.

Quant au dessin, je l’ai trouvé magnifique. Et que dire de ces couleurs qui se chevauchent comme de légers voiles….

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Cette semaine nous sommes chez

La grande peste (en 2 tomes)

PesteLA GRANDE PESTE

Éric Stalner

(scénario et dessin)

Cédric Simon

(Scénario)

Claudia Palescandolo

(Couleur)

Les Arènes BD (2021)

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T1 : Le quatrième cavalier / T2 : Le labyrinthe et la guerre

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Éditeur : En 1347, une maladie inconnue frappe l’Europe. En cinq ans, elle fait 25 millions de morts. Un diptyque historique fictionnel et documenté à découvrir pour les amateurs d’Histoire, par l’auteur de Saint-Barthélémy (Les Arènes).

Baldus, jeune membre de l’ordre des chevaliers Hospitaliers, navigue en mer Méditerranée au large de Rhodes lorsque son navire croise le chemin d’une galère byzantine à la dérive. Les Hospitaliers l’abordent et ne trouvent à son bord que des cadavres rongés par un mystérieux mal : la pestilence. Alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur navire pour fuir la maladie, un cavalier émerge sur le pont de la galère et décime ses frères d’armes. De son bataillon, seul Baldus survit miraculeusement à l’attaque. S’engage alors une course-poursuite effrénée à travers une Italie ravagée par ce mal inconnu. Au fil de sa fuite, Baldus s’enfonce dans sa propre folie et découvre celle des hommes.

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Peste

En lisant cette bande dessinée, on apprend comment et pourquoi la peste s’est propagée tout autour du bassin méditerranéen. (oui par les rats ! Mais pas seulement…)

En plus d’une bonne histoire, il y a plusieurs double-pages avec des cartes et des infos historiques (sur l’ordre des hospitaliers, les chasses aux sorcières, les flagellants…) C’est très bien fait, à la fois divertissant et didactique, j’aime !

On se promène à travers l’Italie et la France avec les deux personnages, Alixe et Baldus. C’est très beau. J’aime beaucoup les dessins d’Éric Stalner et les couleurs utilisées selon les pages et les moments de l’histoire donnent bien l’ambiance !

peste

C’est un diptyque emprunté à la bibliothèque mais je vais me l’acheter afin de pouvoir le relire.

Une bd à la fois belle, distrayante et instructive, what else ?

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Cette semaine nous sommes chez Fanny

Gone with the wind T1

GoneGone with the wind T1

Pierre Alary

D’après l’œuvre de Margarett Mitchell

Rue de Sèvres (2023)

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Éditeur : Scarlett O’Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des États-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux. Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle. Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours. L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.

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“Mamzelle Scarlett ! Mamzelle Scarlett !” (crié par une vieille femme noire, Mammy, qui a un fort accent du sud des États-Unis) Voilà la 1ère chose qui me vient à l’esprit quand je pense à “Autant en emporte le vent“.

La 2ème ce sont les visages de Vivien Leigh (Scarlett) et Clark Gable (Reth Butler) qui sont les rôles principaux du film de Victor Fleming (sorti en 1939 aux USA et après la guerre en Europe). Le roman de Margarett Mitchell dont sont tirés le film et la bd est, lui, paru en 1936.

C’est tout à la fois un drame et une romance qui se déroulent pendant la guerre de Sécession. Scarlett est une jeune fille décidée et amoureuse. Pourtant, lorsque la guerre éclate, le plus important pour elle devient de conserver Tara, le domaine familial. Très combative, elle sera prête à tout pour ça.

Je ne vous cache pas que j’avais adoré le film (il faudrait que je le revoie). L’histoire, les acteurs, les couleurs ! Notamment lors de l’incendie d’Atlanta, le rendu était magnifique… Et il y a beaucoup beaucoup plus dans ce film qu’une “simple” histoire d’amour.

Bref. Revenons à la BD. J’ai trouvé que l’histoire était bien respectée, les dessins sont beaux, les couleurs lumineuses. Rien à redire de ce côté là.

Par contre, du côté du caractère des personnages, j’ai un petit bémol : La Scarlett dont je me souvenais (celle du film donc) était beaucoup plus chipie, limite peste que celle qui est présente dans cette histoire. Ici, on a surtout envie de la plaindre. Alors que dans le film on avait parfois envie de lui mettre des claques !!

On verra bien dans le tome 2 si son caractère s’affirme un peu plus ! (il est sorti début 2025 mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire…)

Gone with the wind : le cinéma avait tout dit, la BD s'y colle pour la 1re fois, autant en emporte toujours le vent avec le souffle de Pierre Alary - Branchés

Feuilleter quelques pages (site éditeur)

Avec Fabien Nury au scénario : Silas Corey

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Cette semaine nous sommes chez Blandine

Une lecture qui participe également à d’autres challenges

Le challenge ABC (A) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)