QAANAAQ

QaanaaqQAANAAQ

Mo Malø

La Martinière (2018)

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C’est le 1er tome d’une série d’enquêtes qui en compte 4 pour le moment

QAANAAQ – DISKØ – NUUK – SUMMIT

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Éditeur : Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?

Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

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Côté tourisme, Qaanaaq à l’air d’être un charmant village très coloré au bord de l’eau (on peut voir passer de gros blocs de glaces sur certaines photos) mais un peu trop froid pour moi (-20° l’hiver à 12° l’été). Allez voir les photos, c’est vraiment mignon !

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Blague à part, j’ai passé un très bon moment avec ce polar.

Le Groenland est un endroit tout à fait dépaysant (mais où je ne mettrais jamais les pieds) et l’enquête est intéressante. En effet, au cours de l’enquête du policier danois, Qaanaaq Adriensen, on apprend plein de choses sur les us et coutumes des habitants. Le policier groenlandais qui le seconde, Apputiku, est tout à fait charmant et m’a parfois bien amusé.

Bref, un bon moment de lecture et de détente !

Ajout d’avril 2026 : J’ai lu “Diskø” et j’ai beaucoup aimé aussi ! Le personnage du policier, Qaanaaq Adriensen, prend un virage étonnant…

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Un hiver polar chez Alexandra

Pour le bingo je coche la case : Police scientifique

Et la prime climatique ?

(J’avoue, c’est pour ça que j’ai sorti ce livre de ma pal !!!)

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Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC (lettre M) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre Q) de Sophie (sur ce blog)

Le secret de la Ferme-Grise

secretNouvelle

Le secret de la Ferme-Grise

Mary Elizabeth Braddon

Traduit de l’anglais par Charles Bernard-Derosne

Éditions du Masque (2004 / vo 1861)

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Une Lecture Commune avec Jojo, Isabelle et Alexielle !

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4ème de couverture : Dans l’ombre et dans un coin de la chambre était suspendu un portrait du dernier propriétaire de la ferme, une figure franche et ouverte avec de longs cheveux châtains et des yeux bleus…

L’idée du défunt la poursuivit dans sa solitude… Et si ce portrait allait prendre la forme d’un fantôme et s’approcher d’elle ?

Une sueur glacée perla en grosses gouttes sur son front pur.

L’héroïne de cette nouvelle de Mary Elizabeth Braddon (1835-1915), telle la Rebecca de Daphné du Maurier, nous entraîne dans le noir labyrinthe imaginé par une grande prêtresse du roman policier victorien.

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Une histoire qui commence tristement par l’enterrement d’un homme. Son frère cadet, Dudley, est ravagé par le chagrin. Ils habitaient tous deux dans la ferme de leurs parents la “Ferme-grise”. Au sein d’une campagne anglaise sombre et humide. Heureusement, dans son malheur, Dudley est efficacement secondé par son intendant, Ralph. Le précieux Ralph, toujours là pour donner son avis, servir le vin, ouvrir la porte…

Dudley finira pourtant par se marier, avec une jolie jeune fille gaie et innocente, Jenny.

Je n’en dis pas plus. Mais vous vous doutez que ce joli tableau va s’effriter… Petit à petit, on s’aperçoit que les gens ne sont pas ce qu’ils semblent être.

L’angoisse monte au fil des pages et la fin est terrible pour l’un des personnages…

Une nouvelle qui m’a beaucoup plu, j”en lirai d’autres de cette autrice que je ne connaissais pas .

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Vous pouvez lire cette nouvelle sur la Bibliothèque Numérique Romande : Elle s’appelle “L’intendant Ralph

Elles l’ont lu aussi : Martine (Plaisirs à cultiver) – Bianca (Des livres, des livres)

Un roman qui participe à de nombreux challenges

Les gravillons de l’hiver (92 pages) chez La petite liste

Gravillons

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Pour le bingo je coche les cases : Campagne anglaise / poison / vengeance

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Le challenge ABC (lettre B) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre S) de Sophie (sur ce blog)

Et au challenge 2026 sera Classique aussi ! Sur ce blog

Une femme au téléphone

femmeQuelle mère/femme insupportable !!

Une femme au téléphone

Carole Fives

Gallimard (2017)

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“Je tricote pour le petit. Je lui fais une écharpe avec une vieille pelote de laine qui me restait, j’ai voulu l’utiliser mais c’est trop épais pour moi, et puis la couleur est moche… Mais enfin du moment que c’est fait main, c’est bien. C’est combien de centimètres une écharpe pour un bébé ? Un mètre ? Tu es sûre ? Mais un mètre c’est énorme pour un bébé non ?” Charlène, la soixantaine, est restée jeune. Mais quand le vide l’envahit soudain, elle enchaîne les appels téléphoniques à sa fille. Mère touchante et toxique à la fois, elle l’atteint toujours là où ça fait mal.

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De cette autrice, j’avais lu et beaucoup aimé “Tenir jusqu’à l’aube“. Un roman poignant sur une mère célibataire.

Ici, on parle encore de solitude, mais c’est celle d’une mère. Qui passe son temps à raconter sa vie au téléphone à ses enfants. Et à leur faire des reproches. C’est un très court roman, il fait 103 pages, et heureusement ! Cette femme est affreusement pénible.

Alors oui, elle est malade. Peut-être bipolaire ou “simplement” très anxieuse. Mais elle est surtout très égoïste et sans empathie aucune. Une mère toxique, très certainement.

Sur la 4ème de couverture, on peut lire un avis de Bernard Pivot “Jamais je n’ai autant ri. Toujours drôle, touchante, émouvante. De la dynamite de bonne humeur.”

J’avoue que je ne suis pas d’accord avec lui. Cette histoire ne m’a pas fait rire du tout. J’étais triste à la fois pour cette femme visiblement dérangée et pour ses enfants devant la supporter…

C’est tellement criant de vérité en fait, que j’avais juste envie de l’étrangler ! Heureusement que je n’ai pas quelqu’un comme ça dans mon entourage, c’est tout bonnement insupportable. Mais ceci dit, bien vu et bien écrit, parce que ça m’a fait bondir plus d’une fois ! ;)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Les gravillons de l’hiver (103 pages) chez La petite liste

Gravillons

Le challenge ABC (lettre E) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre P) de Sophie (sur ce blog)

L’immeuble Yacoubian

Yacoubian

L’immeuble Yacoubian

Alaa El Aswany

Traduit de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier

Collection Babel

Actes Sud (2006 / vo 2004)

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Lecture Commune avec Blandine

Une lecture recommandée par Rachel ;)

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Éditeur : L’auteur est un vrai Égyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz.
Il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège.

Il ne juge pas, mais préfère nous montrer les espoirs puis la révolte de Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier ; l’amertume et le mal de vivre de Hatem, homosexuel dans une société qui lui permet de jouir mais lui interdit le respect de l’amour ; il nous fait partager la nostalgie d’un passé révolu du vieil aristocrate Zaki ; l’affairisme louche mêlé de bigoterie et de lubricité d’Azzam ; la dérive de la belle et pauvre Boussaïna, tout cela à l’ombre inquiétante du Grand Homme, de ses polices et de ses sbires de haut vol comme l’apparatchik El-Fawli, et à celle non moins inquiétante d’un islam de combat, qui semble être la seule issue pour une jeunesse à qui l’on n’a laissé aucun autre espoir.

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Si j’ai bien aimé l’écriture et le “témoignage”, la vision d’une certaine époque, j’avoue avoir eu beaucoup plus de mal avec tous les passages sur la religion. Même si, à mon avis, ils sont plus donnés à titre “critique” pour montrer l’exagération de certains, que par prosélytisme…

Dans ce roman, on découvre la vie de plusieurs personnages au sein d’un monde où la corruption, la pauvreté et les inégalités sont importantes. Et où les homosexuels doivent être prudents, où les femmes ne sont pas encore voilées, même si elles sont souvent “à la merci” des hommes.

C’est aussi le passage d’un monde “occidentalisé” à un monde islamique et gouverné par la stricte obéissance à Dieu.

La nostalgie de certains personnages m’a rappelée celle de ma grand-mère qui a vécu en Égypte (à Héliopolis) de sa naissance en 1920, jusque dans les années 50 (où les étrangers, mes grands-parents étaient italiens, n’étaient plus les bienvenus…). Elle gardait de cette époque et de cette vie un merveilleux souvenir !

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Un film tiré du roman a été réalisé en 2006 par Marwan Hamed

La littérature Africaine sur les blogs (+ ma pal Africaine)

Un roman qui participe à plusieurs challenges

Et c’est le 6è/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

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