Les braves gens du Tennessee

bravesTennessee – Années 60
Littérature américaine

Les braves gens du Tennessee

Erskine Caldwell

Belfond (1972 / VO 1969)

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Grover Danford est propriétaire d’un haras de poneys hérité de son père et qui se trouve à Wolverton Tenessee. Grover s’est marié avec Madge, une femme de la ville qui aime surtout le compte en banque de son mari. Il aimerait qu’elle lui donne un héritier pour reprendre le haras, mais 2 ans après leur mariage Madge ne le laisse toujours pas approcher et encore moins la toucher.

Jeff Bazemore, un jeune métis de 17 ans qui travaille au haras, va un jour être dans un gros pétrin. Recherché par des braves gens descendants directement du Ku Klux Klan, il ne devra son salut qu’au courage de son patron. Une fuite angoissante au milieu de la nuit, et pour aller où ?

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J’ai beaucoup aimé cette lecture ! C’est à la fois drôle et dramatique. Drôle grâce à certains personnages (coucou Effie et sa chanson !) et certaines scènes. Dramatique parce que ça se passe dans le sud des États-Unis, à une époque, pourtant pas si lointaine, où l’on ne tolérait pas qu’un noir et une blanche (et inversement) s’aiment…

C’est un livre qui se lit très facilement, ce qui ne l’empêche pas de soulever un certain nombre de problèmes : Ségrégation raciale, racisme, haine, jalousie, bêtise…

Une lecture très agréable que je vous recommande chaudement ! Ne serait-ce que pour la scène avec Effie, trop drôle !

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De cet auteur, j’ai déjà lu et apprécié : Haute tension à Palmetto

Dans ma PAL, du même auteur, il me reste “La route du tabac”.

Ce roman participe au challenge d’Enna, le African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

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A notre challenge à Blandine et moi : 2022 en classiques

2022

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ainsi qu’à l’Objectif PAL chez Antigone

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et au Challenge Petit Bac d’Enna

4ème ligne – Catégorie Lieu

Ouest

Haute tension à Palmetto

tension

Littérature Américaine

HAUTE TENSION A PALMETTO

Erskine Caldwell

Belfond Vintage (2015/vo 1950)

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Vernona, une jeune fille séduisante et qui cherche sa voie, arrive à Palmetto, petite bourgade tranquille et endormie du sud des États-Unis, pour y être la nouvelle institutrice.

Sa jeunesse, sa beauté et sa liberté vont déclencher une tension, pour ne pas dire des ravages dans la population mâle, du plus jeune au plus vieux, il n’y aura pas un homme pour rester indifférent à ses charmes. Toute cette passion d’un coup, cela va bien sûr déclencher des colères, des jalousies, des bagarres et un drame.

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Alors là, je dis non ! Préfacer un roman pour le remettre dans le contexte d’une époque, ok. Pour expliquer sa place dans l’œuvre de l’auteur, pourquoi pas.

Mais une préface qui vous résume tous les points importants de l’histoire, non ! Je n’étudie pas ce livre pour l’école, je le lis pour mon plaisir. Où est le plaisir –et surtout celui de la découverte-, si on vous a déjà tout résumé ?? Conclusion, la préface est intéressante, mais lisez-là après avoir lu le roman.

Bref. C’est un roman dramatique, mais aussi comique, les personnages pas très dotés côté cerveau étant de vraies caricatures, le tout confinant parfois à la farce.

C’est le premier roman d’Erskine Caldwell que je lisais (lu en 2015) mais j’en lirai d’autres, c’est certain, car c’est plaisant. Une peinture pas forcement très idéale de l’Amérique, contrairement aux films de super héros. Un auteur qui a beaucoup été interdit et on peut comprendre pourquoi, sa description de l’homme blanc vivant dans un trou paumé du sud des États-Unis n’étant pas des plus flatteuses.

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Lire les premières pages

Du même auteur : Les braves gens du Tennessee

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les suprêmes – Roman Feel-good

suprëmes

On rit, on pleure et on s’attache
Premier roman

Les Suprêmes

Edward Kelsey Moore

Actes Sud (2014)

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Lecture commune autour de l’auteur

J’ai lu le 1er tome, Enna le deuxième !

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Odette, Clarice et Barbara Jean ont la cinquantaine et sont amies depuis la fin des années 60. Tout le monde les appelle “Les Suprêmes” à cause du célèbre groupe de chanteuses des années 70 (je n’ai pas résisté à l’envie de vous mettre une petite vidéo tout en bas du billet).

Les trois amies sont très différentes. Odette, née dans un sycomore, est une femme très décidée. A ses heures perdues, elle converse aussi avec le fantôme de sa mère. Clarice, stoïque, endure les frasques répétées de son mari en résistant à l’envie de le tuer. Barbara Jean, quand à elle, est une belle femme sexy meurtrie par l’existence et recueillie par les deux autres.

Depuis qu’elles se sont rencontrées, ces trois là ne se sont plus quittées. Chaque dimanche, elles se goinfrent dans le restaurant où elles se retrouvent. Et en profitent pour se raconter leurs problèmes ou les derniers commérages.

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J’ai passé un très très bon moment avec ce livre.

Les 3 femmes (sans parler de leurs maris) ne sont pas exemptes de défauts (Odette est un peu trop directe, Clarice un peu “acide” et Barbara Jean picole dans son coin…) Mais ce sont de “belles” personnes, des amies fiables et drôles.

Il y a de l’amitié, de l’humour, de l’amour, de la tendresse, un peu de violence parfois mais c’est un livre vraiment positif au final, un “feel good” comme on dit en français – même si j’ai versé ma petite larme à plusieurs reprises !! On y parle finalement assez peu de ségrégation (c’est en “toile de fond”, ça fait partie de la vie…).

Lire les premières pages (site de l’éditeur)

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L’avis d’Enna sur le 1er tome

Un autre roman “feel-good” qui m’avait beaucoup plu : Beignets de tomates vertes

C’est ma 2ème participation de l’année au challenge d’Enna, le African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

ainsi qu’à l’Objectif PAL chez Antigone

Les Suprêmes (pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas !)

Le Diable au corps – Roman

diableL’amour, toujours l’amour ! Thème de février
du challenge 2022 en classiques

Le Diable au corps

Raymond Radiguet

Grasset (1923)

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1917. Marthe a 18 ans. Elle est fiancée à Jacques, parti sur le front. Elle va tomber amoureuse du narrateur, un jeune garçon de 15 ans, manipulateur et séducteur malgré son manque d’expérience.

Mais le jeune garçon est à la fois “apeuré” parce qu’il manque d’expérience (c’est sa “première fois” avec une femme) et perturbé par l’emprise qu’il a sur cette jeune femme. Son comportement devient étrange et capricieux. Il devient possessif et Marthe a parfois du mal à comprendre ce qu’il veut vraiment.

Leur passion va finir par être connue de tous. Le jeune garçon perd ses amis et connaissances. Il se croit amoureux de Marthe, mais l’est-il vraiment ?

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Le Diable au corps est un roman écrit par un jeune homme de 17 ans et inspiré par son expérience personnelle. C’est facile à lire et très bien écrit mais je dois dire que ça ne m’a pas passionné. J’ai retrouvé l’agacement que j’avais eu en lisant “Bonjour tristesse” de Sagan. Des jeunes gens de “bonne famille” égoïstes et tyranniques qui veulent le monde à leurs pieds.

Ce gamin qui se prend pour un homme parce qu’il a une maîtresse n’est pas franchement sympathique. Certains diront que je n’ai rien compris et que c’est fait exprès. Sans doute. Mais j’ai toujours du mal avec les personnages pour lesquels je ne peux avoir ni sympathie ni empathie…

Extrait : « Je vais encourir bien des reproches. Mais qu’y puis-je ? Est-ce ma faute si j’eus douze ans quelques mois avant la déclaration de la guerre ? Sans doute, les troubles qui me vinrent de cette période extraordinaire furent d’une sorte qu’on n’éprouve jamais à cet âge ; mais comme il n’existe rien d’assez fort pour nous vieillir malgré les apparences, c’est en enfant que je devais me conduire dans une aventure où déjà un homme eût éprouvé de l’embarras. Je ne suis pas le seul. Et mes camarades garderont de cette époque un souvenir qui n’est pas celui de leurs aînés. Que ceux qui déjà m’en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons : quatre ans de grandes vacances. »

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

2022 en classiques, l’Objectif PAL, De 14_18 à nous, le petit Bac (cat. gros mot – 1ère ligne)

2022      Ouest

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