Présumée disparue – Lectrices ELLE (13)

présumée

Roman policier adulte – Rentrée littéraire

PRÉSUMÉE DISPARUE
Susie Steiner

Equinox
Les arènes (2018)

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Une nuit, après une énième rencontre Internet ratée, Manon Bradshaw est envoyée sur une scène de crime.
Edith Hind, étudiante à Cambridge, belle, brillante et bien née, a disparu. Peu d’indices, des traces de sang…
Chaque heure compte pour la retrouver vivante. Les secrets que l’inspectrice Bradshaw s’apprête à découvrir auront des conséquences irréversibles, non seulement pour la famille d’Edith mais pour Manon elle-même.

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Au fil des jours et de l’enquête sur la disparition présumée d’Edith, on accompagne une équipe de policiers dans leur vie professionnelle (avec tous les soucis de pression hiérarchique, médiatique et de budget) mais aussi dans leur vie privée, qui est parfois bien “polluée” par ce travail prenant.

Un polar qui a l’avantage d’être plus psychologique que sanglant, et dans lequel, on entend à tour de rôle Manon, enquêtrice solitaire, maladroite dans les relations humaines et parfois gaffeuse, Davy, policier confronté quotidiennement à la misère humaine mais pourtant éternel optimiste, Helena, amie de toujours d’Edith, Myriam, mère éplorée de la disparue…

Par rapport à certains “page-turner”, le rythme est assez lent (mais on ne s’endort pas non plus hein !), ce qui nous permet de faire plus amples connaissances avec les différents protagonistes, mais néanmoins le suspense est présent tout au long du roman et jusque dans les dernières pages.

En bref :

Une enquête qui réserve de  drôles de surprises,  quelques fausses pistes, des personnages complexes et une enquêtrice humaine -malgré un fichu caractère- que j’aurai plaisir à retrouver dans un autre roman !

Une jolie découverte.

P.S : Je viens d’apprendre que l’on pourra retrouver Marion Bradshaw, l’enquêtrice, dans un autre polar à la rentrée 2019.

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ELLE

13ème lecture / 28

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C’est ma 17ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

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Rivière tremblante – Lectrices ELLE (10)

Rivière

Un roman sombre, très sombre…

RIVIÈRE TREMBLANTE

Andrée A. Michaud

Rivages/noir (2018)

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On suit deux histoires en parallèle :

En 1979, celle de Marnie, 11 ans, dont le meilleur copain, le presque frère, Michaël Saint-Pierre, 12 ans, a mystérieusement disparu par un après midi d’orage.

Puis, en 2009,  on est confronté à la terrible douleur de Bill, auteur de livres pour enfants, dont la petite fille, Billie, 8 ans et 9 mois, a également disparu sans laisser de traces…

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On m’a présenté ce roman comme un roman policier. Certes, il y a des disparitions et des enquêtes sur ces disparitions. Mais alors que dans un polar on suivrait le détective, le policier, l’enquêteur ou à l’inverse le meurtrier ou le responsable de la dite disparition, ici nous sommes avec les proches des victimes.

Et c’est surtout d’eux dont il est question. De leur incommensurable tristesse bien sûr (l’une a perdu son meilleur ami, l’autre sa petite fille) mais aussi de leur incompréhension, de leurs doutes, de leurs déchirements, leur envie d’en finir, leur culpabilité même…

Et la question suprême : peut-on faire son deuil quand on ne sait pas ce qui s’est passé ? Quand il n’y a pas de corps à enterrer, de cercueil sur lequel pleurer ? Comment continuer à vivre dans ces conditions ?

Ce n’est pas un polar “page-turner” avec moults retournements de situations. Ceux qui, lisant ce roman, s’attendront à un suspense d’enfer, risquent d’être déçus.

Cela s’apparente beaucoup plus à un roman psychologique. Mais “Rivière tremblante” est tout de même un roman noir, très noir dont j’ai beaucoup aimé l’écriture ! Et qui m’a bien donné envie de lire les autres romans de cette auteure, dont “Bondrée” dont j’avais entendu beaucoup de bien !

Extrait :

“Accroupie près de la pierre tombale d’une inconnue faisant face au couchant pour l’éternité, j’ai demandé à mon père de me venir en aide, j’ai prié la mère que je n’avais pas connue, morte trop jeune, broyée en plein soleil, j’ai imploré le ciel de m’envoyer un signe, et c’est à ce moment là que le cri a retenti, un cri d’effroi pouvant aussi bien venir du creux de la terre que des profondeurs de ma mémoire. Michael, ai-je murmuré d’une voix enrouée par la pluie et le froid, c’est toi Michael ?”

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ELLE

10ème lecture / 28

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C’est ma 11ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

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Sur le toit de l’enfer – Lectrices ELLE (6)

toit

Sur le toit de l’enfer

Ilaria Tuti

Coll. La bête noire
Robert Laffont (2018)
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Rentrée littéraire – Sortie prévue le 6 septembre
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Dans ce roman policier, deux histoires se déroulent en parallèle : La 1ère se passe en 1978 en Autriche. Magdalena est une jeune fille nouvellement employée dans une “école” d’un genre un peu spécial.

L’autre histoire se passe de nos jours, c’est l’enquête policière proprement dite : un homme a été retrouvé mort dans la forêt, nu et énucléé et ses yeux n’ont pas été retrouvés. On se doute bien sûr que les deux histoires sont liées. Mais comment ?

Pour couronner le tout, un nouvel inspecteur arrive de la ville et ses débuts avec le commissaire sont un peu chaotiques…

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Au départ, l’auteure prend son temps pour démarrer, il y a beaucoup de descriptions, ce n’est clairement pas un “page turner” mais ça permet de mettre en place une certaine ambiance… assez angoissante il faut bien le dire.

Les personnages sont assez atypiques. Le commissaire est une femme d’un certain âge et elle est malade. On sent vite qu’il y a des recoins sombres dans son passé, un secret, une énorme tristesse. L’inspecteur Massimo est intéressant également. Parfois agaçant dans son besoin de reconnaissance et d’affection, dans sa façon de chercher sans arrêt l’approbation de sa supérieure (qui ne lui facilite pas la tâche !!) Lui aussi semble fuir son passé.

Un rythme assez lent, beaucoup de descriptions (je me promènerais volontiers aux alentours de ce charmant village), des personnages avec du caractère et une atmosphère assez sombre et angoissante (le meurtrier tourne autour de certains enfants…) font de ce roman un polar original.

Battaglia est un personnage que j’aimerai retrouver. Une femme malade qui refuse de se laisser abattre, pleine d’empathie, y compris pour les “méchants”. En bref, une profileuse totalement atypique et tout à fait sympathique !

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Un extrait : (Il est question de Mathias – 10 ans)

“La forêt n’est pas un endroit pour les enfants.” Les propos de sa mère commencèrent à danser dans sa tête. (…)

Sur la plage de galets, ses amis l’attendaient assis en cercle. Lucia, Diego et Olivier. Cette vision suffit à dissiper ses craintes. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il n’y avait personne derrière lui. Personne ne l’avait suivi. Il scruta encore les ténèbres de la grotte, comme pour les défier. C’était lui le vainqueur, il était vraiment un chef. Et puis son sourire se figea, finit par s’effacer.

D’un coup, il en eut la certitude.

Il y avait quelqu’un, caché dans l’obscurité, qui l’observait.”

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ELLE

6 ème lecture / 28

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C’est ma 6ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

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La disparition d’Adèle Bedeau – Lectrices ELLE (4)

disparition

La disparition d’Adèle Bedeau

Graeme Macrae Burnet
Sonatine (2018)

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Rentrée littéraire – Sortie prévue le 30/08/2018
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Manfred Bauman avait une vie tranquille et bien réglée. Après qu’il ait raté son baccalauréat, son grand-père le fit embaucher dans une banque. Et depuis, il y travaillait toujours. Il mangeait tous les midis dans le même restaurant, « La cloche », qui avait autrefois appartenu à ses parents, où il buvait également quelques verres tous les soirs. Ses costumes étaient tous identiques, taillés par le même tailleur depuis des années. Et même pour la gaudriole, il avait ses habitudes…

Dans le fameux restaurant qui lui tenait lieu de cantine, travaillait une jeune et jolie serveuse, Adèle, que Manfred avait plaisir à observer, voire parfois à épier… Mais un jour, la jeune serveuse ne se présenta pas à son travail. Et deux jours après, Manfred recevait la visite de l’inspecteur Gorski, de la police de Saint-Louis. Et là, on ne sait trop pourquoi, Manfred raconta un mensonge… Il devint alors le principal suspect de l’enquête. Commence alors une quête pour la vérité. Mais laquelle ?

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La préface m’a un peu surprise, presque déstabilisée. Mais je n’en dis pas plus, je vous laisse la surprise !

C’est un polar que j’ai lu d’une traite. Il se déroule pourtant dans une petite ville française sans intérêt particulier avec des personnages assez banals, si ce n’est Manfred. Manfred qui n’est pas franchement sympathique, même si on ne peut s’empêcher de le plaindre un peu. Après avoir perdu ses parents, il a vécu avec ses grands-parents qui ne lui ont pas apporté beaucoup d’affection. Il est renfermé et a du mal dans ses relations avec les autres.

Même l’inspecteur n’a rien d’extraordinaire. C’est un homme qui essaie de faire son métier de son mieux. Il a commencé sa carrière il y a 20 ans avec un meurtre (résolu pour tous mais lui n’est pas satisfait) et maintenant il se retrouve avec une disparition inexpliquée qui pourrait bien être un meurtre également…

Il y a une ambiance particulière dans ce polar. Une ambiance un peu triste, un peu vieillotte, mais qui fait une partie du charme de ce roman. Et puis… Et puis il y a deux rebondissements franchement inattendus et qui changent tout.

Un polar à l’ancienne, une vraie/fausse préface qui met le doute, des personnages ambigus, une histoire plus complexe qu’il n’y paraît, mais une vraie réussite !!

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Extrait (page 20) :

« Manfred Baumann avait trente-six ans. Il portait ce soir-là, comme tous les soirs, une chemise blanche, un costume noir et une cravate qu’il avait légèrement desserrée. Ses cheveux bruns étaient coupés court, avec la raie sur le côté. Il était plutôt bel homme, mais ses yeux papillotaient sans cesse, comme s’il cherchait à éviter les regards. Aussi les gens se sentaient-ils souvent mal à l’aise en sa compagnie, ce qui ne faisait que renforcer sa propre gêne. Une fois par mois, le mercredi après-midi, quand la banque où il travaillait était fermée, Manfred allait se faire couper les cheveux par Lemerre. Systématiquement, ce dernier lui demandait ce qu’il souhaitait, et Manfred répondait toujours : « comme d’habitude ».

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ELLE

4ème lecture / 28

C’est ma 4ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

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