Et si on jouait à chercher ? [livres d’énigmes]

Chaque semaine je propose aux élèves une nouvelle énigme au collège. Et je finis après 4 ans à tourner un peu rond avec mon livre d’énigmes. J’ai donc chercher de nouvelles alternatives, et j’ai trouvé des coffrets sympathiques, de 8 ans à … très vieux!

Ma boite à énigmes

François Aulas

illustré par Benoît Perroud

Cette boite à énigmes propose 84 fiches. En ouvrant la boite, c’est à dire en tirant la bobinette, on découvre des fiches cartonnées très colorées. Elles sont classées en 6 thématiques, avec des intercalaires : * illusions d’optique * calcul mental * problèmes logiques * formes impossibles * énigmes, paradoxes et jeux de mots * atelier, pour créer soi-même des casse-tête

Le petit plus c’est que les fiches illustrées proposent en haut un classement par niveau, ce qui permet d’avancer progressivement dans les énigmes.  La partie illusions d’optique est intéressante pour les enfants mais elle ne propose pas réellement des énigmes, juste des pièges visuels, certains très connus d’autres plus inattendus. Les problèmes logiques m’ont beaucoup plus parlés puisqu’ils proposent des énigmes assez mathématiques, souvent liées à la géométrie… avec un peu de logique rien d’impossible donc! Dans formes impossibles on joue beaucoup avec les allumettes, le calcul mental offre de nouveaux problèmes mathématiques et les énigmes reprennent, avec parfois plusieurs questions sur une même carte, des énigmes classiques ou novatrices.

J’ai trouvé parfois le classement un peu aberrant, voir sans grand intérêt, je préfère finalement que tout soit mélangé pour piocher un peu hasard, et ce problème est principalement visible dans la partie atelier qui propose des choses très différentes. Certaines cartes expliquent comment créer une charade ou créer un puzzle, mais d’autres sont en fait de nouvelles énigmes mais qui nécessite d’écrire, découper…

Bien que connaissant déjà la plupart des énigmes j’ai apprécié de piocher au hasard dans cette boite, les problèmes logiques ayant ma préférence.

 Les élèves eux adorent, notamment les illusions d’optique, seul le format carte n’est pas très pratique pour prêter l’ouvrage. Il est dons sur mon bureau, et les élèves me demandent à chaque mois… du coup je me rend compte qu’il est très demandé!

Tourbillon, novembre 2012 – 15,95€ – 9782848017464

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Usborne a aussi choisi ce format carte pour ses boites à énigmes. Trois boites séparées, toutes sur le même principe : de fiches nettoyables  accompagnées d’un feutre.

                            

Jeux de logique * Casse-tête * Jeux de maths

Ces trois boites s’adressent à un public un peu plus jeune, avec des illustrations et couleurs plus enfantines, mais aussi cette possibilité d’écrire sur les cartes. Les questions sont formulées plus simplement, avec plus de personnalisation. Les jeux tiennent sur une fiche et permettent de résoudre des petites énigmes de logique ou de maths.  De nombreux jeux permettent d’appliquer des notions apprises en cours ou de faire travailler sa mémoire, un outil pédagogique intéressant, à conseiller aux enfants dès 8 ans, idéal en primaire donc.

Pas de classement par niveau à l’intérieur des fiches et un ordre aléatoire, à chacun donc de piocher au hasard et de chercher un peu.  Certaines énigmes nécessitent plus de connaissances que d’autres, ou plus de temps, mais elles pourront permettre d’instaurer un dialogue avec l’adulte autour d’un point plus compliqué par exemple.

De 70 à 90 énigmes par boite (50 fiches), de quoi tenir de longues heures en s’amusant, en essayant aussi grâce au brouillon, mais surtout pas en regardant la réponse. Heureusement elles sont sur des fiches séparées, il suffit donc de bien les cacher :)

 J’aime beaucoup ce principe d’écriture sur les cartes c’est très ludique et cela permet de faire finalement comme un cahier d’activités logiques, mais qu’on peut recommencer autant de fois qu’on le souhaite, ou le prêter! Je n’ai pas encore testé avec les élèves, c’est un peu plus compliqué à gérer avec les feutres…

Usborne, 2012 – 9,10€ par titre – parution le 14/02/2013

Difficile de terminer cet article sans quelques questions ;)

1- Par quel tour de magie, 2036 divisé par 4 peut-il être égal à dix? 2- Quelle est la suite ? L – M – M – J – ? 3- Le jour de l’anniversaire de sa tante Amandine, Louis lui demande son âge. Elle lui répond : “j’ai 44 ans si on ne compte ni les samedis, ni les dimanches, ni les lundis. Je hais les lundis.” Quel âge a-t-elle ?

A vous de jouer ?

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Zombie Business de Jesse Petersen

Zombie Business

de Jesse Petersen

roman fantastique , action/humour

Bragelonne, septembre 2011
Milady, 280 pages
9782811205843, 6€

 

 Thèmes : Zombie, survie, combat, couple, mutant

 

 

Présentation de l’éditeur :
Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d’extermination.
Le marché est florissant : plein de zombies et donc plein de clients désireux de s’en débarrasser ! Sauf que… le cours du zombie s’affole quand certains s’avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.

Mon avis :

Ah… les zombies attaquent! Bon oui c’est régulier sur mon blog en ce moment, mais quand même, restez, on ne sait jamais, vous pourriez apprendre quelques règles indispensables pour votre survie!

Règle n°1 : Toujours avoir une arme à portée de main (et plutôt une qui ne fait pas trop de bruit, genre batte de base ball trafiquée)

Règle n°2 : s’y connaitre en management, ou piller une librairie pour prendre tous les livres sur la gestion d’une petite entreprise…

Règle n°3 :  être ami avec David et Sarah…

Et oui, David et Sarah à peine traumatisés par la transformation de leur entourage en zombies décident de créer Zombiebuster Extermination Inc. Au milieu des villes dévastées, dans les camps de réfugiés, ils font leur pub, et le bouche à oreille (et la contamination…) aidant, ils ont de plus en plus de travail. En échange de nourriture, de médicaments ou d’armes ils exterminent les zombies comme d’autres avant eux les cafards… Et le pire là dedans c’est que ça fonctionne! A eux deux ils forment une chouette équipe, pourtant des zombies format XL se mettent à trainer en ville… et ça se complique!

Bon disons le clairement, j’ai passé un très chouette moment avec ce roman qui allie très bien aventure, action, fantastique et humour. Parfois, aux réflexions de Sarah on a l’impression de se trouver à la limite de la chick lit tellement c’est futile, et le mélange est savamment dosé car c’est sympa à lire. Bon après soyons clair ça ne révolutionne pas le genre non plus, et c’est loin d’être un bon roman de zombies, ça profite plutôt de ce qui existe pour surfer sur la vague… J’ai apprécié cette légerté de ton, car on frissonne pas ou très peu, car alliée à de l’action malgré tout, et une vraie intrigue, avec de vrais surprises – je n’ai rien vu venir!!-

Un roman agréable à lire, qui me laisse de bons souvenirs, mais pas impérissable…

Il me semble que c’est la suite de Zombie Therapy, que je n’ai pas encore lu, mais que j’ai noté, du coup!

Dôme de Stephen King 1&2

Dôme

de Stephen King

Tome 1 & 2

Roman de “science fiction”

Albin Michel, 2011
Tome 1 : 9782226220585, 22€, 630 pages
Tome 2 : 9782226220592, 22€, 565 pages

Présentation de l’éditeur :
Le dôme : personne n’y entre, personne n’en sort.

Mon avis :
2 énormes pavés sortis en même temps, plus de 1000 pages, même pas de police xxl… et voilà que je me lance à le lire en pleine rentrée littéraire quand ma PAL déborde comme jamais… je suis comme ça dans mes choix de lecture, illogique et desorganisée au possible (les auteurs et éditeurs qui me lisent comprennent maintenant pourquoi ils attendent si longtemps certains de mes articles, quand d’autres sont en ligne le lendemain … :) Heureusement pour moi je suis entrée totalement dans l’histoire de ce livre et si je ne l’ai pas lu d’une traite j’en ai presque eu l’impression… 5 jours, c’est tout ce qu’il m’a fallu pour engloutir ce millier de page!

Quelques mots sur l’histoire, que le titre et la couverture dévoile. Un dôme infranchissable où se retrouvent enfermés quelques 2000 personnes. Alors que l’on découvre les personnages principaux on sent les personnalités sous-jacente… et très rapidement la pression monte sous ce couvercle venu d’on ne sait où…

J’ai apprécié de nombreux personnages même si j’ai trouvé d’emblée la dichotomie entre le bien et le mal trop prononcée, trop évidente, dès les premières pages. Pas de doute, on sait en qui on doit avoir confiance, et les surprises sont faibles. Là où le suspense devrait s’installer on sait déjà beaucoup de chose et si l’on a envie de connaître la suite c’est plus parce qu’on a un rôle de voyeyr dans cette histoire. Nous sommes finalement comme à l’extérieur du Dôme et l’on ne peut rien faire d’autre qu’observer… et tourner les pages.

Ne vous trompez pas, j’ai beaucoup aimé cette lecture, mais j’ai trouvé l’ensemble un peu moins corrosif que les anciens Stephen King (du moins mes souvenirs). Etrange de dire cela quand on sait que dès les premières scènes les cadavres se multiplient, mais j’ai trouvé que l’ensemble voulu rythmé s’emballait parfois sans grand intérêt. J’ai passé un agréable moment dans ce livre même si j’ai trouvé cela un peu facile dans l’explication, avec pour moi un sentiment de déjà vu, même si c’est dans un autre contexte (cf notamment un livre que j’adore… mais je ne peux pas trop en dire pour ceux qui n’ont pas lu…)

Ce huis-clos est cependant rudement mené, n’épargnant rien ni personnes, gentils, enfants, animaux, tout le monde est (presque) traité pareil par l’auteur. Pourtant c’est tourné de telle façon que par une fois je n’ai eu envie de pleurer ou de m’apitoyer sur les personnages et leur situation. On ne s’y attarde pas, on continue notre route. C”est ce sentiment qui me fait penser que notre rôle ici n’est pas si différent des “têtes de cuir”, comprenne qui pourra… et lira!

C’est à lire, car même si je n’ai pas eu l’impression de retrouver Stephen King, que je n’avais pas lu depuis longtemps, j’ai été emporté par cette histoire, d’un bout à l’autre.

 hebergeur image et comme ce livre totalise un bon millier de page, voici ma participation toute trouvée pour le défi de D. Fattore !

La bannie de Florence Mullot (et expérience de lecture numérique)

La BannieLa Bannie

de Florence Mullot

mars 2010
372 pages
16€ (papier)
5€ (numérique)

Présentation :
Nous sommes tous différents les uns des autres. Nous avons notre propre histoire, notre propre existence et un destin auquel nous ne pouvons échapper… C’est une règle immuable qui s’applique à tous. Mon nom est Mani et pour des raisons que je ne connais pas, j’ai été bannie par les peuples qui vivent dans mon monde. J’arrivais à faire face, jusqu’au jour où mon univers s’est écroulé à cause d’une ancienne prophétie…

La découverte de la lecture numérique :
Voici mon premier roman lu 100% en numérique. Voilà près d’un an que ce roman attend sagement. J’avais commencé deux fois de le lire sur PC, mais niveau confort de lecture c’était zéro! J’aime lire couchée, et le gros PC, bien que portable ne convenait vraiment pas. 372 pages. J’ai bien cru du coup que je ne pourrais jamais les lire… Et puis la tablette est arrivée à la maison, et c’est une vrai révélation pour moi. J’aime lire avec! Pas tout à fait autant qu’un livre papier, parce qu’il manque l’odeur de papier, mais sinon clairement j’aime ça! Finalement je n’ai pas acheté de Reader d’ailleurs, mais une vraie tablette numérique. Plus brillante, mais une fois la luminosité réglée c’est vraiment bon! Les applications pour lire des livres se trouvent facilement et gratuitement, avec de vraies bonnes options : on tourne d’un doigt, marque-page multiples avec titre, note, citation, surlignage… Moi qui déteste annoter les livres papiers je découvre là une toute nouvelle façon de faire, et ça me plait bien. Bon le temps de m’y mettre je m’en servirai plus la prochaine fois… Car l’inconvénient par contre c’est que retrouver un passage en feuilletant c’est beaucoup plus dur!

Mon avis :
Après un prologue un peu long à mon goût (j’aime les début in medias res) où l’on découvre l’histoire du monde, on rencontre notre héroïne la Bannie, et l’histoire peut commencer.

Son monde est bien différent du notre : les créatures magiques, légendaires ou de la création de l’auteur s’y côtoient pour former un monde fantastique vraiment intéressant. Avant tout c’est Mani que l’on suit, la Bannie, et ce roman nous présente tout son parcours, ses aventures, ses doutes, et ses rencontres surtout… Personnage principal elle n’est pourtant pas très attachante… elle n’est pas non plus antipathique en fait, loin de là, mais je pense que le temps qui s’écoule dans le livre n’aide pas. En effet le temps est différent du notre, les personnages pouvant vivre des centaines d’années, de grandes ellipses émaillent  ce roman, laissant souvent des scènes qu’on aurait aimé découvrir de côté. Les personnages évoluent sans nous, et du coup j’ai parfois eu l’impression d’avoir rater un chapitre. Des rencontres évoquées auxquelles on a pas assisté, des noms affectifs sans qu’on se soit rendu compte vraiment de l’évolution des liens, ce genre de petites choses qui m’ont souvent déstabilisée…

En dehors de ce petit écueil, sûrement voulu pour dynamiser l’histoire, j’ai trouvé l’intrigue bien menée. L’histoire classique d’un être à part qui va changer le cours des choses, mais surtout la découverte progressive d’un monde et des créatures qui le peuplent. Elfes, Magiciens, dragons, nains, fées se croisent… et s’entretuent car deux forces s’affrontent dans ce livre, pas toujours à égalité, mais déterminées…

J’ai apprécié toutes les rencontres, tous les chapitres où l’on découvrait une nouvelle “espèce”, leur pouvoir, leur histoire.. Des êtres à part, des destins liés, et une bataille finale impressionnante! L’auteur joue d’ailleurs avec nos nerfs, changeant de point de vue. Ainsi la bataille est racontée par plusieurs protagonistes et l’on suit donc l’attaque sur plusieurs fronts. Bien fait, on avance vite…

L’ensemble est réellement convainquant, avec une écriture naturelle qui rend parfaitement l’ambiance du roman, une bonne dose d’imagination, et un tome unique pour une histoire réellement complète. Tous les éléments sont rassemblés pour un roman fantastique qui sera apprécié tant par les ados que par les adultes.

 

+ Le site de l’auteur
+ Pour acheter le livre (papier ou pdf)

Extrait :
Mes yeux brûlants de larmes se levèrent sur un homme au visage triste. La lune me cachait ses traits mais l’espace d’un instant, je crus que…
—Papa ?
Ce ne pouvait être lui, je le savais au plus profond de moi. Mais que me coûtait-il de m’accrocher encore à cet espoir ? Comme pour me répondre, il s’abaissa pour que je puisse enfin le dévisager. Il lui ressemblait tant. Il ressemblait tant à mon père.