L’histoire de Malala

MalalaL’histoire de Malala

Celle qui a dit non aux talibans

Viviana Mazza

Gallimard Jeunesse (2015)

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 Malala n’a que onze ans lorsqu’elle décide d’élever la voix. Elle en a quinze quand, un jour comme tant d’autres, alors qu’elle rentre de l’école avec ses amies, les talibans tentent de la tuer. Pourquoi ? Dans son pays, le Pakistan, elle s’est opposée à ceux qui voulaient supprimer les droits des femmes.

Avec l’aide de sa famille, Malala a décidé de crier “non”. Presque une petite fille encore, elle a lutté sans armes ni violence, mais avec le courage des mots et de l’intelligence, avec la force de la vérité et de l’innocence.

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La journaliste Viviana Mazza nous raconte le combat exemplaire de Malala Yousafzai, jeune Pakistanaise qui a bravé la mort pour défendre le droit des femmes à l’éducation dans son pays. Un livre bouleversant.

Pour son combat exemplaire en faveur de l’éducation des filles au Pakistan,

Malala Yousafzai a reçu le Prix Nobel de la paix le 10 octobre 2014.

Vous pourrez écouter ici son discours à l’ONU (en anglais sous-titré français)

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Mon avis : Je lis assez peu de bibliographies, non pas que la vie des gens ne m’intéresse pas, mais je trouve ça souvent assez barbant à lire… Ici, pas de risques de s’ennuyer, c’est une courte vie (pour le moment !) qui est présentée ici, mais elle est racontée de façon “vivante” et il s’y passe plein de choses ! Pas toujours bonnes, hélas, vous l’aurez déjà compris en lisant le résumé.

A la fin, un glossaire de quelques pages permet de mieux comprendre un certain nombre de choses (nourriture, système scolaire…). Ce livre est classé en “roman” et non en biographie car l’auteur s’est servie d’un certain nombre de documents pour l’écrire mais elle a romancé le tout (inventé certains dialogues, fabriqué un personnage à partir de plusieurs personnes), tout en vérifiant toujours les faits.

Un livre important car il montre qu’on peut vaincre la bêtise, sans armes et sans violence !

SignatureNat

♥ ♥ Judy portée disparue ♥ ♥

Judy portée disparue

A partir de 13/14 ans

Judy portée disparue ♥

Anne Cassidy

Coll. Macadam

Ed. Milan (2007)

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L’auteure : Elle a d’abord été prof puis a décidé d’arrêter pour se consacrer à l’écriture. Ce qu’elle aime dans le polar, ce n’est pas de partir à la recherche du coupable mais de comprendre “pourquoi” le crime a été commis et aussi les répercutions sur l’entourage. Elle est connue pour avoir écrit “l’affaire Jennifer Jones” (Prix du meilleur livre pour adolescent en 2004 en Angleterre.)

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L’histoire : “L’émission sur les enfants disparus commença. L’animateur présenta les quatre enfants dont il serait question ce soir. En voyant la photo de Judy, j’oubliai tout autour de moi, absorbée par la télévision, incapable de détourner les yeux de l’écran. « Judy Hockney n’avait que cinq ans lorsqu’elle a disparu par un froid après-midi de novembre, il y a huit ans. C’était une enfant douée, bavarde, chaleureuse. Peu avant sa disparition, elle se trouvait avec sa soeur Kim. Après s’être disputée avec elle, Judy est partie seule de son côté et plus personne ne l’a revue.”

Huit ans. Huit ans déjà que Judy a disparu au coin de la rue. Pourtant, pour sa soeur Kim, Judy est partout. Pas un jour sans que Kim ne pense à elle. Pas un jour sans qu’elle croie l’apercevoir parmi les autres enfants. Judy n’est plus là ; mais elle prend toute la place. Et Kim ne vit plus que pour cet infime espoir : retrouver sa soeur.” (Quatrième de Couverture)

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Mon avis : Pfou… Que c’est difficile de sortir d’un roman comme ça… C’est un polar, oui, certes. Et j’ADORE les polars. Mais souvent dans les polars, on sait qu’il y a eu un crime et le roman tourne autour de la recherche de l’assassin, la quête des indices… Ici, rien de tel.

Une petite enfant a disparu, on ne sait pas ce qui s’est passé. Tout ce qu’on sait, qu’on ressent, c’est la douleur de la perte, pour ses parents, sa sœur, les proches. Et puis la terrible, la lancinante, l’invivable culpabilité de la sœur (9 ans à ce moment là) à qui on avait confié sa petite sœur de 5 ans et qui l’a “perdue”.

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Toute la vie des parents et de Kim tourne autour de la disparition de Judy, les parents ont monté une association pour les enfants disparus et Kim, elle, voit sa sœur partout. Un moment terrible, abominable : quand la mère (fatiguée, excédée, mais quand même !) se tourne vers sa fille aînée en lui disant :

“- Comme si je n’avais pas assez de problèmes, cria Maman. J’ai déjà perdu ma fille. Pourquoi faut-il toujours que tu rendes les choses plus difficiles ?

– Quoi ? J’étais liquéfiée.

– Chaque fois qu’on essaye de remettre ou d’aller de l’avant… Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées pour nous, il faut en plus qu’on te surveille pour que tu ne perdes pas complètement la boule.”

Pfou… J’étais estomaquée en lisant ça. Une mère peut-elle vraiment dire ça à sa fille, déjà traumatisée par la disparition de sa sœur ? Bon, ok, ok, c’est un livre, c’est une histoire, on se calme !! Vous l’aurez compris, un livre que j’ai beaucoup aimé et qui m’a vraiment touchée, bref, un coup de cœur ! J’en lirai d’autres du même auteur, c’est sûr !

SignatureNat

#scandale Sarah Ockler

Roman pour adolescents
cyber-harcèlement

#scandale

de Sarah Ockler

traduit par A. Guitton

Nathan, 2015
978-2-09-255608-5, 16,90€

Cyber-Harcèlement, addiction aux réseaux sociaux, adolescence, trahison, secrets… des thèmes très actuels dans la littérature pour adolescents, parce que d’actualité et proche de leur préoccupation. Sur ces pages, nous vous avons déjà parlé de M comme…, Banzai Sakura, Like Me : chaque clic compte, Treize Raisons, Action ou vérité, La liste

#Scandale est un de ces romans dont on ne peut pas dire qu’il soit original, ni magnifique au niveau du style, mais qui est plaisant à lire tout en traitant d’un thème intéressant. Ici, l’héroïne, Lucy, se fait voler son téléphone portable et des photos d’une soirée arrosée de fin de terminale sont publiés sur son compte facebook, ruinant la réputation de plusieurs amis, mais aussi la sienne. Le parcours pour s’en sortir sera long, semé d’humiliation et d’embûches, mais aussi, en fin de compte de belles rencontres.

Ce roman ne s’attarde que très peu sur le côté technique ou addictif, pour s’intéresser au côté humain, aux relations entre adolescents, aux amitiés et aux amours de ce groupe d’amis. Le lecteur s’attache rapidement à Lucy, cette tueuse de zombies en ligne, timide, qui se retrouve sous les feux des projecteurs. L’ensemble est assez limpide, on imagine une bonne partie des situations et dénouements, et pourtant quelques surprises nous attendent au détour des pages !

Les rapports humains sont intéressants dans ce roman, car ils offrent une panoplie de visages et de caractères bien différents. Le groupe s@tan, que l’on découvre peu à peu par exemple, offre un regard critique sur les réseaux sociaux, une façon d’apporter des touches de nuances, tout en montrant que les extrèmes ne sont pas faciles.

Un roman agréable à lire, on passe un bon moment en compagnie de Lucy tout en se rendant bien compte des dégâts que peuvent occasionner le partage de photos privées sur les réseaux sociaux.

+ Challenge YA

Si loin de Kaboul

Si Loin De KaboulSi loin de Kaboul
N. H. Senzai
Magnard Jeunesse (2015)

à partir de 11 ans

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L’histoire : Fadi fuit l’Afghanistan avec sa famille. Dans un moment de grand danger, en pleine nuit, alors qu’ils doivent grimper à toute allure dans un camion, Mariam, sa petite sœur, lui lâche la main pour ramasser sa poupée. Et dans le chaos, le camion s’en va sans elle… Aux États-Unis où il est en exil, Fadi tente l’impossible pour retrouver sa sœur.

Mon avis : Si loin de kaboul est un livre prenant sur un sujet pas si souvent évoqué : la fuite devant l’oppression, la guerre ou encore les dictateurs (ici, les Talibans)…

Une famille qui réussit à s’enfuir (après avoir donné tout ce qu’elle possédait ou presque aux “passeurs”) mais en perdant un de ses membres, la plus jeune des filles.

Un jeune garçon rongé par la culpabilité (c’est lui qui a “lâché” la main de sa sœur). Tout au long de ce roman, j’étais, bien sûr, triste pour la petite qui se retrouve seule, mais plus triste encore pour ce jeune garçon qui se sent coupable (alors qu’il n’y est pour rien, le pauvre !) et essaie par tous les moyens de réparer une “faute” qu’il n’a pas commise.

On partage aussi le quotidien des ces exilés, contraints à faire des métiers souvent bien loin du leur (le père, ingénieur, se retrouve chauffeur de taxi) pour faire vivre leur famille ainsi que la difficile intégration des enfants (après 11 septembre, les attentats ont fait remonter le racisme et la peur de l’étranger !)

Bref, un très joli roman à lire et à faire lire !

SignatureNat