Les petites distances – BD adulte

distances

Une jolie bd, triste et drôle à la fois…

Les petites distances ♥
Camille Benyamina & Véro Cazot

Casterman (2018)

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Max a un problème. Sa petite copine a oublié qu’il existait lorsqu’elle a rencontré un autre homme. Ses collègues de boulot ne se souviennent jamais de son prénom. Max se sent inconsistant, voire inexistant… Et plus ça va, plus il devient “transparent”.

Léonie a aussi un problème. Elle voit des choses. Des choses qui, à priori, n’existent pas (en tous cas, elle seule les voit !) et elle est aussi un peu maniaque.

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J’ai lu, ici et là, qu’il s’agissait d’une comédie romantique. J’avoue ne pas être tout à fait d’accord. Pour une comédie, ce n’est pas franchement drôle, même si pas mal de passages sont plutôt amusants. Et ce n’est pas si léger qu’on pourrait le croire… Sinon, je trouve qu’il y a bien plus de sexe que de romance !

Max a des problèmes pour s’affirmer et il finit par disparaître tellement il manque de “corps” comme lui dit sa psy (qui est la 1ère à l’oublier !). Et que dire de Léonie, qui est visiblement malade (schizophrène ?) puisqu’elle voit des choses qui n’existent pas ? C’est la partie pas drôle.

Ce qui est plus réjouissant, ce sont les discussions entre copines… Je vous passe les détails, vous irez lire ! Quelques pages érotiques font qu’on réservera cette bd aux adultes (ou grands ados !)

Une histoire originale et pleine de sensibilité qui m’a beaucoup plu, entre réalité et fiction, entre maladie et imaginaire. Et j’ai adoré les illustrations ! Cet orange rayonnant qui va si bien à Léonie, ces couleurs et ce trait tout doux, ces dessins parfois sans “cases”, tout m’a plu !

Une bd qui m’a charmée par ses illustrations et sa douceur !

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Pour feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Le site de l’illustratrice Camille Benyamina

Une bd vue chez Moka et LePetitCarréJaune

Cette semaine, ça se passe chez Moka, Au milieu des livres

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Vigile – Prix des Lectrices ELLE (27)

Vigile

Comment imaginer le quotidien sans l’être aimé ?

VIGILE
Hyam Zaytoun

Le Tripode (2019)

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Présentation de l’éditeur : Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir… il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.
Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun confie son expérience d’une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l’antichambre de la mort.

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Vigile : Qui se rapporte à l’état de veille, qui survient à l’état de veille

On sent bien l’angoisse ressentie par cette femme à l’idée de perdre son compagnon, son amant, son confident, le père de ses enfants. Et il n’est pas encore parti pourtant, mais le manque est déjà là, cruel.

Un court récit, 125 pages à peine, qui raconte l’un de ces moments dans une vie où l’on a l’impression que le temps s’est arrêté. Où plus rien ne compte, plus rien n’a d’importance que cette vie en suspens, presque entre parenthèses. Rien ne compte plus que les visites à l’hôpital et cette attente qui n’en finit pas : va t-il se réveiller ?

Un témoignage dans lequel on est un spectateur impuissant (mais pas un voyeur) de la détresse et de la douleur d’une personne qui sent partir l’être aimé.

A la peur de la perte s’ajoute l’angoisse du lendemain, du quotidien à assurer, seule avec deux enfants. Et la narratrice de s’interroger : Est-elle, sera t-elle une bonne mère ?

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Et ça n’a rien à voir avec l’histoire, mais je trouve la couverture absolument magnifique ! ♥

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur (en bas de page)

ELLE

27ème lecture / 28 +1

(Ordre de lecture, pas de présentation)

Du même éditeur : De pierre et d’os

Le bruissement du papier et des désirs – Roman

bruissement

Avis aux nostalgiques de “Anne… La maison aux pignons verts” !

Romance historique et familiale

Le bruissement du papier et des désirs
Sarah McCoy

Michel Lafon (2019)

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1837. Canada. Île-du-Prince-Édouard. La famille Cuthbert mène une vie paisible et campagnarde dans sa maison aux pignons verts. Le fils, Matthew, 21 ans, s’occupe des champs et des bêtes avec le père, Hugh. La fille, Marilla, n’a que 13 ans, mais elle a quitté provisoirement l’école pour aider sa mère à la maison. En effet, celle-ci est enceinte de 8 mois et doit rester couchée le plus possible, ayant fait, par le passé, de nombreuses fausses couches. Ce jour-là, Marilla est un peu nerveuse, car ils attendent la venue de la sœur de sa mère, sa tante Izzy, qu’elle n’a pas vu depuis l’âge de quatre ans et dont elle n’a absolument aucun souvenir…

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Si vous avez lu le roman “Anne… la maison aux pignons verts“, le résumé ci-dessus a dû vous rappeler quelque chose. Dans “la maison aux pignons verts“, Matthew et Marilla, se sentant vieillir, décident d’adopter un petit orphelin pour les aider à la ferme.

Dans ce roman-ci, sorte de “prequel”, on retrouve ces mêmes personnages, Matthew et Marilla, mais ils sont beaucoup plus jeunes.

Je ne suis pas une spécialiste d’Anne, la maison… Mais en lisant cette histoire, j’ai retrouvé ce côté “nature” et désuet qui m’avait beaucoup plu dans l’histoire d’Anne. Et cela m’a de nouveau donné envie d’aller là-bas ! Bon, il y a aussi des moments où j’ai eu bien envie de mettre quelques claques à Marilla… Preuve que j’étais totalement immergée dans cette histoire qui m’a beaucoup plu !

Par contre, pourquoi ce titre “Le bruissement du papier et des désirs” qui ne veut rien dire ? Il aurait été plus judicieux de traduire simplement le titre anglais “Marilla of Green Gables”…

A mon avis, Sophie ne saurait tarder à nous donner le sien, et, elle, c’est une connaisseuse !!

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Extrait :

“Pourtant, certains jours, Marilla n’avait pas envie de coudre à côté de sa mère, ni de suivre son frère dans leur jardin à la lisière du pâturage. Certains jours, aussi immoral que cela pût être, Marilla voulait profiter de la journée comme il lui plaisait. Quand elle parvenait à se libérer, elle courait dans les bois de sapins baumiers avec ses magazines et suivait le ruisseau vers l’endroit où il se jetait dans une petite mare séparée en deux par un érable qui poussait en plein milieu. Elle s’asseyait sur son île avec l’eau qui clapotait autour d’elle et lisait jusqu’à ce que le soleil commence à filtrer à travers les arbres.”

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Du même auteur, j’ai lu (présentés sur un autre blog à l’époque) :

Le souffle des feuilles et des promesses (2017)

Un parfum d’encre et de liberté (2016)

Et mon préféré : Un goût de cannelle et d’espoir (2014)

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Ce roman participe à deux challenges (les deux chez Enna !!) L’African-American History Month et le Petit Bac catégorie “Lecture”

Contes de la Bécasse – Maupassant

bécasse

Recueil de nouvelles

Contes de la Bécasse

Guy de Maupassant

Gallimard (1979)

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édition originale 1883
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En ce mois de Mars 2019,  le challenge “Cette année, je (re)lis des classiques” s’associe au “Challenge Contes et légendes” chez Bidib.

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Ce recueil contient 17 petites histoires ou nouvelles, mais elles n’ont en fait de “contes” que le nom du recueil ! Enfin, ça, c’est ce que je croyais, avant d’aller lire la définition du “Conte” donné par le Larousse : “Récit, en général assez court, de faits imaginaires.” Dont acte.

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  1. La 1ère histoire, “la bécasse” raconte une réunion de chasseurs, qui, tout en dînant, se racontent des histoires. Elle sert d’introduction à toutes les autres.
  2. Ce cochon de Morin est une histoire un peu grivoise et au final plutôt amusante, et qui, de nos jours, aurait pu s’appeler “#BalanceTonPorc” !
  3. La folle est une anecdote de guerre (de 1870 contre les Prussiens – les allemands). Très triste.
  4. Pierrot : Une histoire qui montre où peuvent mener l’avarice et la bêtise. Pauvre bête !
  5. Menuet : Évocation du temps jadis, triste et mélancolique.
  6. La peur : Encore des fusils, des gens qui attendent et qui ont peur…
  7. Farce normande : Une “blague” de noceurs à un mariage.
  8. Les sabots : “mêler ses sabots”, je ne connaissais pas l’expression (Normande à priori) ! La façon dont c’est raconté est très drôle !
  9. La rempailleuse : Un amour de 55 ans qui s’achève d’une bien triste façon !
  10. La mer : L’avarice, encore elle, peut mener à bien des horreurs…
  11. Un normand : Ah le cidre normand ! “Cidre adorable, piquant et sucré, frais et grisant” A déguster avec modération, contrairement au Père Mathieu !!
  12. Le testament : Auriez-vous osé, à l’époque, défier les conventions par amour ?
  13. Aux champs : Que la chute est cruelle !!
  14. Un coq chanta : J’avoue ne pas avoir vraiment saisi la chute de cette histoire… ?
  15. Un fils : Deux hommes se questionnent sur la paternité.
  16. Saint-Antoine : encore une histoire avec les prussiens et pas franchement drôle !
  17. L’aventure de Walter Schnaffs : Comment un soldat prussien se mit à l’abri. Plutôt drôle !
Plusieurs thèmes reviennent tout au long de ces contes :

La Normandie, les paysans, la chasse, les femmes, la paternité, la guerre. Il faut dire que Maupassant a passé sa jeunesse en Normandie et qu’il a 20 ans lorsque la guerre éclate (celle de 1870 contre les prussiens).

En lisant la préface d’Hubert Juin, on comprend qu’il y a beaucoup de l’auteur dans ces nouvelles, ses peurs, ses angoisses ou ses passions, telles la chasse ou les femmes.

Même si j’ai bien aimé la plupart de ces histoires, j’ai de loin préféré “le horla“, “Boule de suif” ou encore “la parure“, lus il y a déjà assez longtemps.

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Un site consacré à Maupassant

Vous pourrez le lire par ici.

Un livre qui participe aux challenges : Classiques, Contes et légendes, Objectif Pal et Petit Bac (catégorie animal)

Classique 

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